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Enfant Violent : Comprendre et Agir Face à l'Agressivité

L'agressivité chez l'enfant est une problématique complexe qui nécessite une approche nuancée et bienveillante. Plutôt que de parler d'un "enfant violent", il est préférable de se concentrer sur le "comportement violent" manifesté par l'enfant, car ce comportement ne définit pas l'enfant dans sa globalité. Il est important de comprendre que derrière un comportement agressif se cache souvent un mal-être profond, un débordement d'émotions que l'enfant n'arrive pas à gérer.

L'Agressivité : Une Étape du Développement ?

Une certaine dose d'agressivité fait partie intégrante du développement normal de l'enfant. Durant les premières années de sa vie, l'enfant découvre les limites du monde qui l'entoure, les règles qu'il doit respecter et les frustrations inhérentes à la vie en société. L'agressivité peut alors s'exprimer comme une manière de tester ces limites, d'affirmer son individualité et de communiquer ses besoins et ses émotions.

Avant l'âge de deux ans, l'agressivité se manifeste souvent par des coups, car l'enfant n'a pas encore les compétences verbales pour exprimer ce qu'il ressent. Vers deux ans, la fameuse période du "non" s'installe, marquant une étape importante dans l'affirmation de soi. Passé trois ans, l'agressivité physique tend à diminuer, car l'enfant comprend le pouvoir des mots et développe d'autres stratégies de communication.

Il est donc essentiel de ne pas dramatiser un coup de pied ou une morsure occasionnels. Il faut réagir en expliquant à l'enfant que ce n'est pas la bonne attitude, mais sans pour autant le stigmatiser ou le considérer comme violent.

Quand l'Agressivité Devient un Signal d'Alarme

Si, après trois ans, l'agressivité persiste, devient récurrente et intense, il est important de s'interroger sur les causes possibles. Un enfant agressif peut l'être parce qu'il se sent rejeté, qu'il manque d'attention, qu'il vit une situation stressante ou qu'il a des difficultés à gérer ses émotions. L'arrivée d'un nouveau bébé dans la famille, des conflits parentaux, des difficultés scolaires ou des problèmes relationnels avec les camarades peuvent être autant de facteurs déclencheurs.

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Il est donc crucial d'identifier la source de la souffrance de l'enfant afin de pouvoir l'aider à surmonter ses difficultés et à adopter des comportements plus adaptés.

Que Faire Face à un Enfant Agressif ? Conseils et Stratégies

Face à un enfant agressif, il est important d'adopter une attitude à la fois ferme et bienveillante. Voici quelques conseils et stratégies à mettre en œuvre :

  • Garder son calme : Lorsque votre enfant est agressif, il est essentiel de ne pas céder à la colère et de rester calme. Réagir avec agressivité ne fera qu'aggraver la situation et renforcer le comportement de l'enfant.

  • Exprimer clairement son désaccord : Faites comprendre à votre enfant, de manière claire et ferme, mais toujours calmement, que vous n'êtes pas d'accord avec son comportement et que ce n'est pas acceptable.

  • Adopter un comportement pondéré et serein : Les enfants s'identifient aux adultes qui les entourent. Adoptez vous-même un comportement pondéré et serein en cas de désaccord, que ce soit avec votre enfant ou avec une autre personne.

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  • Mettre des mots sur les émotions : Aidez votre enfant à identifier et à exprimer ses émotions. Mettez des mots sur ce qu'il ressent : "Je vois que tu es en colère", "Tu as l'air frustré". Cela l'aidera à prendre conscience de ses émotions et à les gérer de manière plus constructive.

  • Proposer des alternatives : Apprenez à votre enfant des manières alternatives d'exprimer sa colère ou sa frustration. Proposez-lui de taper dans un coussin, de dessiner, de crier dans un endroit isolé, de faire du sport, ou de parler de ce qu'il ressent.

  • Valoriser les comportements positifs : Un enfant agressif est souvent plus réprimandé que complimenté. N'oubliez pas de le féliciter lorsqu'il adopte une attitude adaptée, même dans une situation où il aurait pu ressentir de la frustration.

  • Partager des moments calmes et privilégiés : Même en période de stress, essayez de partager des moments calmes avec votre enfant en lui offrant toute votre attention. Écoutez-le et permettez-lui de s'exprimer.

  • Utiliser les jeux de rôle : Pour l'aider à prendre conscience de son comportement inadapté, placez-le en situation avec des jeux de rôle. Se mettre successivement dans la peau de chaque personnage l'aidera à appréhender les différents sentiments que l'on peut ressentir. Posez-lui des questions : qu'auraient dû faire les personnages ? Qu'est-ce que lui aurait fait ? Aurait-il été en colère ?

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  • Poser des limites claires et cohérentes : Il est important de poser des limites claires et cohérentes à votre enfant, et de les faire respecter. Les limites doivent être adaptées à son âge et à sa compréhension, et doivent être expliquées de manière simple et précise.

  • Ne pas céder au chantage : Votre enfant peut utiliser l'agressivité pour obtenir ce qu'il veut. Il est important de ne pas céder à son chantage, car cela renforcerait son comportement.

  • Ne pas répondre à la violence par la violence : Crier, frapper ou punir physiquement votre enfant ne fera qu'aggraver la situation et lui apprendre que la violence est une manière acceptable de résoudre les problèmes.

Comprendre les Causes Profondes de l'Agressivité

Pour aider efficacement un enfant agressif, il est essentiel de comprendre les causes profondes de son comportement. Plusieurs facteurs peuvent être en jeu :

  • Le manque d'affection et d'attention : Un enfant qui se sent rejeté, négligé ou incompris peut exprimer son mal-être par l'agressivité. Il peut chercher à attirer l'attention de ses parents, même de manière négative.

  • Les difficultés d'expression : Un enfant qui a des difficultés à exprimer ses émotions ou ses besoins peut recourir à l'agressivité comme moyen de communication.

  • Le mimétisme : Un enfant qui est témoin de violence à la maison, à l'école ou dans son environnement peut reproduire ce comportement.

  • Le stress et l'anxiété : Un enfant qui vit une situation stressante ou anxiogène peut devenir agressif.

  • Les troubles du comportement : Dans certains cas, l'agressivité peut être le symptôme d'un trouble du comportement, comme le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) ou le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH).

Maltraitance

Il est important de noter que les situations de maltraitance peuvent être ponctuelles ou durables, intentionnelles ou non. Leur origine peut être individuelle, collective ou institutionnelle. Les violences et les négligences peuvent revêtir des formes multiples et associées au sein de ces situations.

En 2022, 24 % d’un échantillon de 1 000 français de plus de 18 ans estimaient avoir été victimes de maltraitances graves au cours de leur enfance.

Les formes de violences

Les violences sexuelles ne se limitent pas au viol, mais concernent tous les actes à connotation sexuelle imposés aux enfants. On parle d’agression sexuelle pour désigner toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. Le viol en fait partie, et se caractérise par un acte de pénétration sexuelle (vaginale, anale ou buccale).

Depuis la loi du 3 août 2018 relative aux violences sexuelles et sexistes, le Code pénal précise que la contrainte peut résulter de la différence d’âge entre l’auteur et sa victime, ou de l’autorité que l’auteur exerce sur la victime.

De plus, les atteintes sexuelles commises sur un mineur sont punies par la loi même en l’absence de violence, de contrainte, de menace ou de surprise.

Les mutilations sexuelles, la prostitution de mineurs, la pédopornographie et la corruption de mineurs (c’est-à-dire le fait de le rendre témoin d’actes ou d’images à caractère sexuel : masturbation, relations sexuelles, pornographie, etc.) entrent également dans le champ des violences sexuelles.

En 2016, les forces de sécurité ont comptabilisé 19 700 enfants victimes de violences sexuelles. Ce chiffre ne représente que la partie révélée des atteintes, celle qui donne lieu à un dépôt de plainte.

La notion d'incestuel ou climat incestuel désigne un climat psychique et de relations interpersonnelles intrafamiliales proches de l'inceste (mais a priori sans passage à l’acte). Il s'agit plutôt d’une relation de dépendance érotisée entre un parent souvent omniprésent et son enfant, qui s'accompagne d'une confusion des places qui peut avoir autant de conséquences qu’une agression ou un viol physique.

Un enquête Inserm de 2021 indique que 13 % des femmes et 5,5 % des hommes ont subi des violences sexuelles dans leur enfance et 4,6 % des femmes et 1,2 % des hommes ont subi des violences incestueuses durant leur enfance.

Parmi les enfants, ceux qui sont en situation de handicap ont un risque 2,9 fois plus élevé d’être victime de violences sexuelles. Les enfants dont le handicap est lié à une maladie mentale ou à une déficience intellectuelle sont 4,6 fois plus victimes.

Le viol est puni de 20 ans de réclusion criminelle lorsque la victime est un enfant de moins de 15 ans ou lorsque l’auteur est un parent, un grand-parent, ou toute autre personne ayant autorité sur la victime.

Les violences physiques se traduisent par l’usage de la force ou de la violence contre un enfant, de telle sorte qu’il soit blessé ou risque de l’être : frapper (avec la main, avec le poing, avec le pied, avec un objet, etc.), mordre, brûler, empoisonner, droguer ou inciter à consommer des substances dangereuses (alcool, tabac, stupéfiants etc.), étouffer, étrangler, secouer, bousculer, noyer, etc. Les violences commises contre les enfants n’ont pas besoin d’être habituelles ou répétées pour tomber sous le coup de la loi.

En 2016, les forces de l’ordre ont recensé 131 infanticides, dont 67 commis dans le cadre intrafamilial. Parmi ces 67 enfants décédés sous les coups d’un parent ou d’un proche, près de quatre sur cinq avaient moins de cinq ans. À noter que ces chiffres ne rendent compte que des cas connus des forces de l’ordre.

En 2020, le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a dénombré 49 mineurs de moins de 18 ans décédés des suites d’un infanticide dans un cadre intrafamilial.

En 2021, le ministère de l’Intérieur constate +16 % de violences intrafamiliales non conjugales par rapport à 2020, une augmentation plus marquée pour les violences sexuelles (+26 %) que pour les violences physiques (+13 %).

Les cas de bébés secoués ne sont pas des faits isolés. Chaque année, plusieurs centaines d’enfants en sont victimes. Cette maltraitance, perpétrée volontairement par des adultes, parfois dans le déni de la gravité de leur acte, représente la forme la plus grave de traumatisme crânien de l’enfant.

En France, un bébé sur dix, victime de secouements, décède, les autres en subiront les conséquences toute leur vie. Le « syndrome » du bébé secoué est à l’origine de graves séquelles neurologiques qui se manifestent par des déficiences intellectuelles, visuelles ou motrices, ainsi que des troubles du comportement, de la parole ou de l’attention.

Le syndrome du bébé secoué n’est généralement pas une violence isolée. Les symptômes antérieurs suggérant une maltraitance sont particulièrement fréquents chez les bébés diagnostiqués.

Plus méconnues, peut-être plus difficiles à déceler que les violences physiques, les violences psychologiques ne sont pourtant jamais anodines, a fortiori lorsque la victime est un enfant.

La sécurité affective et relationnelle fait partie des besoins fondamentaux de l’enfant. Les violences faites aux femmes sont aussi, bien souvent, des violences faites aux enfants. Les violences au sein du couple ont des conséquences graves, parfois fatales, sur les enfants qui y sont exposés et en deviennent ainsi pleinement victimes. 143 000 enfants vivent dans un foyer où une femme a déclaré être victime de violences commises par son conjoint ou son ex-conjoint, qu’elles soient physiques et sexuelles. 42 % de ces enfants ont moins de 6 ans.

Les négligences sont le fait, pour la personne responsable de l’enfant (parents, grands-parents, etc.), de le priver des éléments indispensables à son bon développement et à son bien-être. Il peut s’agir par exemple de privations de nourriture, de sommeil, de soins, d’attention, etc. La négligence est ainsi une forme de maltraitance par omission, à savoir l’absence de mobilisation de l’adulte dont dépendent le présent et l’avenir de l’enfant.

La maltraitance est toujours lourde de conséquences pour les enfants qui en sont victimes. Les séquelles de la maltraitance ne sont pas seulement physiques : cicatrices ou douleurs, troubles sensoriels, troubles du sommeil, perte de capacités, état de santé durablement dégradé, handicap, voire décès prématuré. En effet, l’impact de la maltraitance sur le cerveau, sur la psychologie et sur le développement des enfants est largement documenté, les professionnels allant jusqu’à parler de psycho-traumatisme.

La maltraitance peut générer chez l’enfant des difficultés relationnelles, de la colère, de l’angoisse, ou encore de la détresse. Dans tous les cas, ce stress risque d’avoir des effets néfastes sur la santé :perturbation du développement cérébral, notamment dans le traitement de l'information, augmentant le risque de désordres de l'attention, des émotions, de la cognition et du comportement ;altération du développement du système biologique de la gestion du stress, générant un risque accru de problèmes anxieux, dépressifs et cardiovasculaires, ainsi que d'autres problématiques de santé à l'âge adulte ;risque significatif de difficultés émotionnelles et interpersonnelles, incluant des niveaux élevés de négativité, une faible maîtrise des impulsions et des désordres de la personnalité reliés à de faibles capacités de motivation, de confiance et d'affirmation de soi ;faiblesse des capacités d'apprentissage et du rendement scolaire, incluant des déficits des fonctions d'exécution et de régulation de l'attention, un QI peu élevé, des difficultés de lecture et un faible niveau d'étude.

Plus l’enfant est jeune et plus il est dépendant de son environnement. Face à une situation de danger ou de maltraitance sur mineurs, la loi oblige tout citoyen, qu’il soit ou non soumis au secret professionnel, à protéger les enfants et adolescents en danger (article 434-3 du Code pénal modifié par la loi n°2018-703 du 3 août 2018). Un professionnel soumis au secret peut (article 226-14 du CP) ou doit (article 40 du CPP), en fonction de son statut, se délier du secret afin de saisir les autorités administratives ou judiciaires compétentes. Même s’ils sont soumis au secret professionnel, le partage d’information à caractère secret (« secret partagé ») est possible dans l’intérêt du mineur pour les personnes mettant en œuvre la protection de l’enfance ou leur apportant leur concours (article L. 226-2-2 du CASF).L’accord du mineur n’est pas nécessaire, même s’il peut être recherché. S’agissant des détenteurs de l’autorité parentale, il convient de les en informer, sauf si cela est contraire à l’intérêt de l’enfant parce qu’ils sont auteurs des violences ou en contact avec l’auteur des faits. Si l’enfant évoque des éléments préoccupants, il est important d’être à ses côtés dans une démarche d’écoute et de protection. Il faut privilégier un accueil bienveillant : « J’ai entendu ce que tu me dis… C’est important d’en parler parce qu’il y a des choses qu’on peut faire pour aider les enfants quand c’est difficile… Je suis là pour t’entendre et t’aider… ».L’accueillir et l’écouter, en le prenant à part, dans un endroit calme en le laissant s’exprimer avec ses mots. Il convient d’éviter de questionner l’enfant par des questions fermées du type « où, quand, qui » ou d’employer des mots différents des siens (ne pas utiliser le vocabulaire de sexualité de l’adulte par exemple) qui induisent et polluent la parole des enfants. Le rassurer en lui disant qu’on le croit, que ce qu’il lui est arrivé n’est pas de sa faute, qu’il a bien fait de parler même si cela est difficile.Il est important d’être attentif à sa propre attitude en évitant de porter un jugement, de laisser paraître ses propres émotions et réactions. Il est utile d’expliquer à l’enfant que la loi interdit toute forme de violence et que le fait d’en parler pourra l’aider et enclencher une chaine de protection. Que faire lorsqu’un enfant se dit victime de violences ? La cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) peut être saisie par tout professionnel ou toute personne en contact avec un enfant en situation de danger ou de risque de danger par le biais d’un écrit (information préoccupante). À réception, elle le traite en interne et évalue dans un délai de 3 mois quelles suites donner. Cette structure est sous la responsabilité du président du conseil départemental. Elle s’articule avec les services de l’aide sociale à l’enfance, en lien avec le médecin référent de la protection de l’enfance. L’information préoccupante et le signalement judiciaire sont des écrits destinés à la CRIP et au parquet qui formalisent les inquiétudes au sujet d’un enfant ou d’un adolescent. S’il existe une situation de danger imminent et une nécessité de protection urgente, il convient d’adresser directement un signalement au procureur de la République (avec copie à la CRIP). Le doubler d’un appel téléphonique à la permanence du parquet des mineurs constitue également une bonne pratique. Un signalement effectué auprès du procureur de la République permettra au parquet d’évaluer la situation et de prendre toutes mesures administratives, civiles ou pénales nécessaire à la protection du mineur. Si cela est indiqué, le procureur de la République pourra saisir un juge des enfants en vue de l’ouverture d’un dossier en assistance éducative. Il décidera ou non, au vu des éléments dont il dispose, de l’opportunité de poursuites à l’encontre de l’auteur des faits.En cas de doute sur une situation d’enfant en danger ou en risque de l’être, il est possible d’appeler le 119, numéro national d’appel d’urgence gratuit et confidentiel pour toute situation d’enfant en danger, pour demander conseil. Il est aussi possible d’envoyer un écrit au 119 via le formulaire à remplir en ligne ou d’entrer en relation via un chat. Il doit être affiché obligatoirement dans tous les lieux accueillant habituellement des mineurs.Dans les situations de violences justifiant une prise en charge médicale urgente, les enfants et les adolescents doivent être adressés dans les services d’urgences pédiatriques territorialement compétents ou l'UAPED (unité pédiatrique enfance en danger) qui accueille les enfants et adolescents en urgence pour lesquels une situation de danger est suspectée. Ces services participent aux soins et aux traitements de ces situations en lien avec les services du département, les autorités judiciaires et les praticiens de terrain dans une volonté de parcours de soins. La loi prévoit des peines plus sévères en cas de violences à caractère sexuel (couramment appelées abus sexuels) sur mineurs. En outre, les délais pendant lesquelles des poursuites peuvent être engagées contre le(s) auteur(s) des faits sont allongés.

Les actions éducatives peuvent être prononcées à un titre administratif (AED) ou judiciaire (AEMO). L'AEMO est une mesure judiciaire civile ordonnée dans le cadre de la protection de l’enfance par le juge des enfants au bénéfice d'un ou de plusieurs enfants d'une même famille (article 375-2 du code civil). Elle consiste en l'intervention à domicile d'un travailleur social pour une durée variable (de 6 mois à 2 ans, renouvelable jusqu'aux 18 ans de l'enfant) en vue de permettre d’apporter aide et conseil à la famille, afin de surmonter les difficultés matérielles ou morales qu’elle rencontre. La mission de l’AEMO est de protéger les mineurs dont la santé, la sécurité ou la moralité sont en danger ou lorsque leurs conditions d’éducation sont compromises. Le travailleur social intervient à domicile pour soutenir et conseiller les parents dans leur rôle éducatif. Il les aide à retrouver leur autorité afin que les enfants grandissent dans un environnement stable et sécurisé. Le travailleur social référent de la mesure peut être amené à rencontrer toutes les personnes en contact direct avec l'enfant afin d'étayer son travail et d’accéder à une vision globale du contexte de vie de l'enfant. Il doit avant tout en avertir la famille et tenter d'obtenir son …

L'Adolescent Violent : Une Crise d'Identité ?

L'adolescence est une période de grands changements physiques, émotionnels et sociaux. L'adolescent est en quête d'identité, il teste les limites, il remet en question l'autorité parentale et il peut se montrer irritable, impulsif et agressif.

Il est important de distinguer les comportements "normaux" de l'adolescence des comportements qui сигнализируют d'un mal-être plus profond. Une agressivité ponctuelle, des crises de colère occasionnelles ou un manque de respect passager peuvent être considérés comme faisant partie du processus de développement. En revanche, une agressivité constante, des violences physiques ou verbales répétées, un isolement social ou des comportements autodestructeurs doivent alerter les parents et les inciter à consulter un professionnel.

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