Aujourd’hui, la malnutrition constitue un défi mondial majeur. Une personne sur onze souffre de la faim, tandis qu’une sur trois est en surpoids ou obèse. La malnutrition, conséquence directe d’une mauvaise alimentation, a de graves répercussions sur la santé et touche désormais tous les pays. Les Nations Unies estiment qu’elle touchera 2 milliards de personnes supplémentaires d’ici à 2050. Il est donc crucial de comprendre les causes, les conséquences et les solutions pour lutter contre ce fléau.
Définition et types de la malnutrition
Selon l’OMS, la malnutrition se définit par les carences, les excès ou les déséquilibres dans l’apport énergétique et/ou nutritionnel d’une personne. C’est un état nutritionnel qui est la conséquence d’une alimentation mal équilibrée en quantité et/ou en qualité. La sous-nutrition affaiblit directement le système immunitaire, augmentant le risque d’infections graves.
Il existe différents types de sous-nutrition :
- L’émaciation (ou sous-nutrition aiguë) : caractérisée par un faible rapport poids/taille, souvent signe d’une perte de poids récente et sévère due à une alimentation insuffisante et/ou à une maladie infectieuse. Les enfants émaciés présentent un risque accru de décès, mais cette condition peut être traitée.
- Le retard de croissance : un faible rapport taille/âge résultant d’une sous-nutrition chronique ou récurrente, souvent associée à des conditions socioéconomiques précaires, une mauvaise santé maternelle, des maladies fréquentes et/ou une alimentation inadéquate durant les premières années de vie. Le retard de croissance empêche les enfants de réaliser leur potentiel physique et cognitif. Un enfant sur quatre dans le monde souffre d’un retard de croissance.
- L’insuffisance pondérale : un faible rapport poids/âge, reflétant soit une émaciation, un retard de croissance, ou les deux.
- Les carences en micronutriments : un apport insuffisant en vitamines et minéraux essentiels, tels que l’iode, la vitamine A et le fer. Les femmes et les jeunes enfants sont les plus touchés par ce fléau.
Chiffres alarmants de la malnutrition
Les chiffres de la malnutrition sont inquiétants. A l’échelle mondiale, 733 millions de personnes souffrent de sous-alimentation. Parmi ces personnes, 148 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’un retard de croissance. La situation en matière de malnutrition est préoccupante : 2,83 milliards de personnes n’ont pas accès à une alimentation saine. Conséquence de la crise sanitaire actuelle, environ 135 millions de personnes supplémentaires risquent de souffrir d’insécurité alimentaire d’ici à la fin de l’année 2030. La crise sanitaire mondiale risque de se transformer petit à petit en une crise alimentaire.
Conséquences de la sous-nutrition chez les enfants
La sous-nutrition constitue une menace vitale pour les enfants. Elle affaiblit le système immunitaire et les expose à des infections fréquentes et graves, comme la pneumonie, la diarrhée ou le paludisme. Un enfant souffrant de sous-nutrition aiguë sévère a un risque de décès 9 à 12 fois plus élevé qu’un enfant bien nourri. Aujourd’hui, on estime que près de 45 % des décès d’enfants de moins de 5 ans sont liés à la sous-nutrition, soit parce qu’ils en souffraient directement, soit parce que leur organisme affaibli n’a pas pu combattre une infection.
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La nutrition joue un rôle central dans le développement cognitif, et un déséquilibre dans les nutriments essentiels peut entraver la croissance cérébrale. Ces carences ont des répercussions à long terme sur la réussite éducative et les perspectives professionnelles à l’âge adulte.
Facteurs contribuant à la sous-nutrition
Les facteurs de la sous-nutrition sont multiples et souvent interdépendants :
- Les conflits : Ils ont un impact direct sur la sécurité alimentaire en compromettant considérablement l’accès à la nourriture. Souvent obligées de fuir devant l’escalade de la violence, les personnes déracinées par un conflit perdent leurs fermes et leurs commerces ou leurs autres moyens locaux de production de nourriture, ainsi que leurs marchés. Les champs et les fermes abandonnés ne produisent plus de nourriture pour les circuits de distribution plus éloignés. Les conflits sont directement responsables de plus de la moitié des crises alimentaires aigües, qui menacent à court terme la vie et les moyens de subsistance de 258 millions de personnes dans le monde.
- Les changements climatiques : En l’espace de 30 ans, le nombre de désastres naturels - sécheresses, cyclones, inondations, etc. - liés aux changements climatiques ont augmenté de manière significative. Les effets du changements climatiques sont souvent dramatiques, dévastant des régions déjà vulnérables. Les infrastructures sont endommagées ou détruites, les maladies se répandent rapidement. Les agriculteurs ne peuvent plus faire pousser leurs récoltes et élever leur bétail et perdent ainsi leur source de revenus. Le dérèglement climatique pourrait entraîner des changements irréversibles et augmenter les risques pour la sécurité alimentaire mondiale. La Somalie, épicentre de la crise climatique qui frappe la Corne de l’Afrique en est l’exemple. On estime que 4 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire urgente.
- Manque d’accès à l’eau potable et aux soins de santé : Aujourd’hui encore, 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable sûre alors que les maladies liées à l’eau favorisent le développement de la malnutrition. Mais au-delà du manque d’eau potable, l’accès insuffisant aux soins de santé est un facteur clé de la sous-nutrition. Dans de nombreuses régions, les populations vulnérables ne peuvent bénéficier d’un suivi médical, de vaccinations ou d’un traitement rapide des maladies infectieuses, ce qui aggrave leur état nutritionnel. L’insuffisance d’une offre de traitement nutritionnels dans les soins de santé primaires empêchent également une prise en charge précoce des enfants souffrant de sous-nutrition aiguë, retardant leur rétablissement et augmentant le risque de complications graves, voire de décès.
- Crises économiques et pauvreté : La plupart des crises alimentaires surviennent après un choc économique et beaucoup de personnes sont de plus en plus vulnérables face aux fluctuations des prix. Une inflation des prix augmentera indéniablement le prix des denrées alimentaires et favorisera l’insécurité alimentaire ainsi que la pauvreté. La pauvreté prive les familles des ressources les plus basiques : nourriture, soins, logement. Et les premières victimes sont les enfants et leurs mères.
- Inégalités de genre : Les femmes, victimes d’inégalités dans certains pays, n’ont pas d’accès à la nourriture ou les ressources suffisantes pour s’en procurer à leur faim. Les femmes représentent jusqu’à la moitié des productrices alimentaires dans les pays en développement et plus de la moitié de la main d’œuvre agricole mondiale. Les femmes mangent généralement en dernier, moins et moins bien, en particulier lorsque les conditions de vie du ménage se dégradent. Elles occupent souvent les emplois les moins rémunérés et les moins protégés socialement, et n’ont qu’un accès restreint aux ressources telles que les crédits.
Solutions et actions mises en œuvre
Face à ce défi complexe, plusieurs solutions et actions sont mises en œuvre par des organisations humanitaires et des gouvernements :
- Approche multisectorielle : Comme la faim a plusieurs causes, une approche multisectorielle est essentielle pour en venir à bout.
- Prévention de la sous-nutrition : Renforcer l’intégration des interventions nutritionnelles dans les soins de santé maternelle et reproductive et infantile, en soutenant la supplémentation des femmes enceintes, la consultation prénatale, l’allaitement maternel et une alimentation adaptée pour les jeunes enfants.
- Soutien à la production locale et à l’accès à la nourriture : Apporter un soutien à travers des programmes agricoles qui encouragent la production locale et des initiatives comme la distribution alimentaire ou les transferts monétaires. Récemment, 105 chèvres ont pu être achetées et distribuées à 35 foyers en Ethiopie, dans le district de Fentale. Ce panier de nourriture était très important non seulement pour moi, mais pour toutes les familles qui font partie du programme de parrainage. C’est formidable de savoir qu’il y a des gens qui nous aident. Ce panier de produits de première nécessité fait la différence dans notre quotidien.
- Renforcement de la résilience face aux crises climatiques : Agir pour renforcer la résilience des communautés face aux crises climatiques qui aggravent souvent l’insécurité alimentaire. Comme en Zambie où Action contre la Faim a aidé des agriculteurs à produire du niébé, un petit haricot noir qui résiste à la sécheresse et qui peut pousser dans les sols les plus secs.
- Traitement de la sous-nutrition aiguë : Une fois diagnostiqués, les enfants atteints de sous-nutrition aiguë sévère sont pris en charge avec des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi et un traitement médical, ceci se fait dans le cadre d’un suivi au niveau des centres de santé pour les cas sans complications médicales. Les cas les plus graves, nécessitent une hospitalisation, Action contre la Faim accompagne aussi les familles sur le plan de la santé mentale. L’UNICEF aide les gouvernements à développer des services ayant la capacité de traiter des enfants souffrant d’émaciation et travaille à garantir l’accès à des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (RUTF). En 2024, grâce au soutien de l’UNICEF, 12,2 millions d’enfants de moins 5 ans ont été dépistés pour identifier des cas de malnutrition.
- Nutrition scolaire : Mettre en place des cantines scolaires qui offrent chaque jour des repas complets, afin que les enfants bénéficient d’une nourriture équilibrée. Souvent, c'est le seul repas nutritif qu’ils reçoivent au quotidien. Cela est fondamental pour leur croissance et leur développement. Le projet SALAMA d’Un Enfant par la Main, soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD), lutte contre la malnutrition infantile à Madagascar en offrant notamment à plus de 1 900 enfants des repas équilibrés chaque jour. Il favorise leur santé et leur assiduité à l’école. Le projet Tambatra 2, financé par le Gouvernement princier de Monaco, renforce les cantines scolaires dans 12 écoles rurales de Madagascar. En partenariat avec le Gret et AVSF, il permet à plus de 1 700 enfants de bénéficier de repas équilibrés tout en impliquant les parents dans leur gestion. L’école maternelle de la commune qui accueille 121 élèves, ne disposait pas de cantine. Cette construction a permis d’impliquer professeurs et parents d’élèves qui ont participé activement à la mise en œuvre des activités. Des ateliers de nutrition ont ensuite été organisés pour fournir une formation / des conseils sur la pratique de la nutrition au personnel scolaire et aux parents d’élèves.
- Formation agricole : Dans de nombreuses régions rurales, les familles peinent à nourrir leurs enfants correctement. Les sols s’appauvrissent, le climat devient imprévisible, et les récoltes ne suffisent plus. Pour les aider à retrouver leur autonomie, des formations agricoles sont mises en place. Depuis 2020, le Kenya est confronté à une grave crise alimentaire, due à une invasion massive de criquets, à la sécheresse et à la pauvreté rurale. Là-bas, avec notre partenaire ChildFund Kenya, nous encourageons la culture de la patate douce, une plante nutritive et robuste.
- Dépistage précoce : Dans les zones reculées, détecter la malnutrition à temps peut sauver des vies. C’est pourquoi des agents de santé sont formés sur le terrain. Ils apprennent à utiliser des outils simples, comme le bracelet de mesure du périmètre brachial.
Comment agir face à la famine infantile ?
Selon l’IPC, organisme mondial en matière d’analyse de l’insécurité alimentaire et des conditions de famine dont l’UNICEF est un partenaire, la famine est un « un état de privation alimentaire extrême ». On parle de famine lorsque la crise alimentaire dans une région est considérée comme une « catastrophe » : la phase 5 de l’échelle de l’IPC. C’est ce qui s’est passé en 2011, en Somalie, après que 490 000 personnes ont connu des niveaux catastrophiques de crise alimentaire.
Déclarer l’état de famine dans une région, c’est essayer, tant que possible, de limiter le drame en allouant des ressources pour venir en aide aux communautés affectées. Les acteurs humanitaires tels que l’UNICEF déploient alors une réponse ciblée en fournissant de la nourriture, de l’eau, et des soins de santé.
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L’UNICEF focalise son action sur trois piliers : la distribution d’aliments thérapeutiques, de vitamines et de micronutriments.
Refus alimentaire chez l'enfant : Comprendre et agir
Le refus alimentaire de l’enfant, en particulier entre 2 et 5 ans, est un phénomène fréquent et le plus souvent sans gravité. Non, un enfant comme un adulte peut à certains moments moins manger, voire ponctuellement sauter un ou deux repas sans qu’il y ait de conséquence grave pour sa santé.
Recherchez alors, avec l’aide d’un professionnel si besoin, ce qui amène l’enfant à s’opposer à la nourriture. Ca peut être un moyen pour lui de vous signaler un mal être. Y a-t-il eu des changements dans la famille ? Une séparation ? Un décès ? Est-ce que tout se passe bien à la crèche ou à l’école ? Etes-vous assez disponible pour lui ?
Voici quelques conseils pour gérer les problèmes d'alimentation chez les enfants :
- Le même repas pour tout le monde : Les menus familiaux ne doivent pas être calqués sur les désidératas de l’enfant.
- Des repas familiaux : Les repas doivent être pris en famille, sans interférence (télévision et téléphones éteints) pour préserver ce temps familial.
- L’ambiance à table : Pendant le repas, l’ambiance doit rester conviviale, ce n’est pas le moment de régler ses comptes. On peut discuter ensemble de ce que chacun vit, et surtout pas de ce qu’on mange (sauf pour remercier le cuisinier ou la cuisinière !).
- Le respect de la satiété : Ne jamais forcer un enfant à terminer son assiette.
- Le rapport affectif : On mange pour se nourrir et pour participer au temps familial du repas. On ne mange pas pour faire plaisir à ses parents, et personne ne doit se vexer si l’enfant ne mange pas.
- Eviter tout chantage ou punition vis à vis de l’alimentation : L’alimentation n’est pas une monnaie d’échange, et ne doit pas donner lieu à des punitions.
- Eviter le grignotage en dehors des repas pour favoriser l’appétit au temps des repas : Lorsque le repas est terminé, l’enfant doit être prévenu qu’il devra attendre le repas suivant pour manger, même si il a faim entre les deux.
- Patience et détachement : Dans la très grande majorité des cas, votre enfant se remettra à manger normalement spontanément si vous vous désintéressez de ses petits troubles alimentaires. S’il n’a plus d’emprise sur vous par ce biais là, il reprendra rapidement une alimentation normale.
Si la baisse d’appétit persiste au-delà d’une semaine, il peut être utile de consulter un médecin pour éliminer la possibilité d’une infection telle qu’une infection urinaire, ou du nez ou de la gorge. En l’absence de problème infectieux, votre enfant peut être un petit mangeur : sa taille ainsi que son activité physique et intellectuelle sont normales, même si son poids est un peu inférieur aux valeurs de référence. Dans ces deux derniers cas, il ne sert à rien de l’obliger à manger. Les repas ne doivent en aucun cas devenir l’occasion de conflits.
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Certains parents aimeraient que leur enfant mange plus. Lorsque le problème est que l’enfant mange trop peu aux repas, avec une courbe de croissance normale, on s’aperçoit parfois que c’est la répartition de l’alimentation qui pose problème : un enfant qui boit du lait ou des boissons sucrées, ou qui grignote entre les repas, a un apport calorique élevé par ailleurs qui lui “coupe l’appétit” aux repas. En consultation, les pédiatres reçoivent des parents qui présentent leur enfant comme manquant d’appétit, alors que c’est en fait un enfant « difficile », « qui n’aime rien ». Après 6 ans, cela résulte généralement d’une mauvaise gestion de la phase de néophobie (un refus de tout nouvel aliment par peur). La néophobie s’observe, en moyenne, entre 18 mois et 6 ans. Pour familiariser votre enfant avec ces aliments et l’aider à dépasser sa peur, vous pouvez les lui présenter de façon répétée au fil du temps (sans le forcer à les manger, mais sans substituer systématiquement en cas de refus) et sous des formes différentes (choux fleurs au gratin, en purée, à la vinaigrette, au beurre…).
Dans certains cas, la perte d’appétit peut être un signe d’anorexie. La courbe de poids s’infléchit, bien que l’enfant présente un bon état général et reste satisfait de la situation. Certains signes sont pourtant évocateurs : il mange peu, enlève la sauce, rejette le gras, ne se met plus à table, exclut des aliments, les émiette, mange lentement… Il essaie de contrôler ses apports strictement avec des motivations (santé ou minceur) inhabituelles pour son âge. La perte d’appétit peut être pathologique, qu’elle soit brutale ou progressive. Elle est progressive dans beaucoup de maladies chroniques débutantes. Elle peut ainsi provenir d’une pathologie organique.
Si votre enfant (il ou elle) mange 4 repas équilibrés par jour depuis de nombreux mois ou année, sans difficultés au moment des repas, que sa courbe de croissance et sa forme sont parfaits, il a probablement tout ce qu’il lui faut ! Il faut savoir que certains enfants sont, de nature, plutôt minces, avec souvent des gens minces dans la famille. Par ailleurs on sait que les nourrissons sont plutôt potelés, puis les enfants sont plus minces jusqu’à 6 ans avant de « s’enrober » de nouveau ensuite. Une catégorie à part sont les enfants qui sont nés avec un poids insuffisant pour leur terme, qui vont rester minces et petits pendant leur 2 ou 3 premières années au moins. Ceci est aussi valable chez l’enfant de corpulence normale, ou malade !
Posez-vous la question de la répartition des aliments dans la journée. Posez-vous aussi la question du grignotage et des boissons. Mange-il entre les repas ? Quoi ? A -t-il accès au placard à biscuits, aux bonbons, à des sirops ? Les sodas et jus de fruits contiennent jusqu’à 20 morceaux de sucre par litre ! De même, boire du lait n’est pas boire mais manger.
Nous entrons là non dans le manque d’appétit, mais dans le domaine des enfants « sélectifs » voire hyper-sélectifs, qui ont un appétit normal mais une volonté qui domine celui-ci. Il faut savoir que le nourrisson, à partir de l’âge de 4 mois, va découvrir avec plaisir, progressivement, tous les nouveaux aliments. C’est ce qu’on appelle la diversification alimentaire. A partir de cet âge, il est conseillé d’introduire progressivement un maximum de goûts, puis de textures, en profitant de cette période que l’on appelle « néophilie ». Certains parents ayant peur que l’enfant ne mange pas assez et que cela ait des conséquences sur sa santé, feraient tout pour qu’il mange.
Dans tous les cas, avant de vous inquiéter outre mesure concernant le manque d’appétit de votre enfant, l’étude de sa courbe poids/taille et son examen clinique par votre médecin sont primordiaux.
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