La procréation médicalement assistée (PMA) offre l'espoir de fonder une famille à de nombreuses personnes. Cependant, elle peut parfois augmenter les chances d'attendre deux bébés au lieu d'un. Cet article explore les risques associés à la grossesse multiple après une PMA, tout en soulignant les réalités et les considérations importantes pour les futurs parents.
PMA et Grossesse Multiple : Comprendre les Risques
La Procréation Médicalement Assistée (PMA) regroupe plusieurs techniques de reproduction assistée, et toutes ne présentent pas le même risque de grossesse multiple.
Stimulation ovarienne
La stimulation ovarienne est souvent la première étape d’un parcours de PMA. Des médicaments ou injections stimulent les ovaires pour favoriser la maturation de plusieurs ovocytes. Selon les données de l’Inserm, le risque de grossesse multiple passe d’environ 1 % naturellement à 5 % avec une stimulation légère, et peut atteindre jusqu’à 25 % avec les protocoles plus puissants. L’idée, c’est d’équilibrer au mieux : donner un coup de pouce à la nature, sans la bousculer.
Insémination Intra Utérine (IIU)
Ici, les spermatozoïdes du conjoint ou d’un donneur sont déposés directement dans l’utérus au moment de l’ovulation. Simple et efficace, cette technique est souvent associée à une stimulation ovarienne. C’est pourquoi les praticiens adaptent les traitements au plus près du profil de la patiente. Lors des Inséminations Intra Utérines (IIU), le suivi échographique au cours de la stimulation permet de compter le nombre de follicules matures.
Fécondation In Vitro (FIV)
La FIV consiste à féconder les ovocytes en laboratoire avant de réaliser un transfert embryonnaire dans l’utérus. Aujourd’hui, la tendance est au transfert d’un seul embryon, appelé SET (Single Embryo Transfer). Dans certains cas particuliers, les équipes médicales peuvent encore proposer un transfert de deux embryons, selon la qualité des embryons et l’âge de la patiente. Lors des transferts embryonnaires (FIV ICSI et TEC), le transfert d'un seul embryon est la règle (SET: single embryo transfert).
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Types de Jumeaux
Les jumeaux monozygotes, dits “vrais jumeaux”, proviennent d’un seul ovule fécondé qui se divise en deux. Ils sont identiques et partagent le même patrimoine génétique. Ce phénomène reste rare : environ 0,4 % des naissances naturelles, contre 1 à 2 % après une FIV (source : IVI, 2022).Les jumeaux dizygotes, ou “faux jumeaux”, résultent de la fécondation de deux ovules différents. Leurs chances augmentent lorsque plusieurs ovocytes sont libérés après une stimulation ou une insémination.
Risques Médicaux Associés à la Grossesse Multiple
Apprendre qu’on attend des jumeaux, c’est une double dose de bonheur… et une double dose de suivi ! Les grossesses de triplés, elles, restent extrêmement rares et font l’objet d’un suivi médical très encadré. En France, les équipes médicales assurent aujourd’hui un suivi attentif des grossesses gémellaires, et la plupart se déroulent sans incident. Les grossesses multiples, en particulier celles obtenues après une PMA, présentent des risques accrus pour la mère et les bébés.
Risques pour la mère
La grossesse de jumeaux est beaucoup plus contrôlée, avec une échographie par mois, des prises de sang régulières. Les risques d’une grossesse simple sont multipliés et les médecins contrôlent le diabète gestationnel, la préeclampsie, le retard de croissance des bébés.
- Diabète gestationnel: Le risque de développer un diabète gestationnel est plus élevé dans les grossesses multiples.
- Prééclampsie: La prééclampsie, une complication caractérisée par une hypertension artérielle et la présence de protéines dans l'urine, est également plus fréquente.
- Césarienne: La probabilité d'accoucher par césarienne est plus grande.
- Complications physiques: À partir du 7ème mois, je ne pouvais quasiment plus marcher à cause du poids sur mon bassin. Aujourd’hui encore, 4 mois après la naissance, j’ai encore du mal à marcher! Et j’ai pourtant toujours été très sportives et en bonne santé.
Risques pour les bébés
La grossesse de jumeaux est très difficile et les bébés naissent souvent prématurés, avec des complications.
- Prématurité: Les bébés issus de grossesses multiples ont un risque plus élevé de naître prématurément, ce qui peut entraîner des complications respiratoires, digestives et neurologiques.
- Retard de croissance: Un retard de croissance intra-utérin est également plus fréquent.
- Malformations congénitales: L'analyse des taux de malformations est délicate. Une tendance à l'augmentation des malformations urogénitales et cardiaques, ainsi que des maladies d'empreinte parentale est possible.
Impact Psychologique et Émotionnel
Les traitements et les échecs peuvent être difficiles à supporter. Un soutien psychologique peut s’avérer nécessaire. Au-delà des aspects médicaux, une grossesse multiple peut avoir un impact significatif sur le bien-être psychologique et émotionnel des parents.
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Charge mentale et organisation
Les trois premiers mois avec des jumeaux sont très durs (surtout si vous allaitez). Je n’ose même pas imaginer comment ce serait en tant que mère célibataire. Vous ne pourrez pas dormir, pas faire de sieste et il faudra bien vous organiser pour accueillir vos deux petits! Ce n’est qu’à partir du 4ème mois, que j’ai vraiment pu avoir du temps à moi et profiter de mes jumeaux, qui commençaient à être plus calmes. Le besoin d'organisation, le manque de sommeil et la fatigue peuvent entraîner un stress important.
Impact sur la vie de couple
La vie de couple aussi en prend un coup! L'attention est souvent focalisée sur les bébés, ce qui peut entraîner des tensions et un sentiment d'isolement.
Considérations financières
Enfin, au niveau économique, c’est (bien sûr) le double de frais. L'arrivée de plusieurs enfants simultanément peut représenter un défi financier important.
Parcours et Témoignages
Après un an d’essai bébé naturellement, je n’arrivais pas à tomber enceinte et j’a fait quelques examens. Le comptage folliculaire était plutôt positif (j’en avais 9) et ma FSH était à 6. De ce côté rien à signaler. J’avais par contre une AMH à 1.0 , ce qui voulais dire que ma réserve commençait à s’épuiser. J’avais alors deux solutions: faire une hystérosalpingographie pour vérifier si mes trompes étaient bouchées, et vérifier si je pouvais faire des inséminations, ou passer directement par la FIV. Expatriée à Madrid, j’ai été suivie à la clinique IVF-Spain Madrid pour mon traitement. Tout est allé très vite, et tout était plutôt simple jusqu’à la ponction. Ce jour et le lendemain ont été les jours les plus difficiles pour moi. L’attente des résultats est insupportable!! alors, le verdict est tombé, à J1: 7 ovocytes matures et seulement 2 fécondés !! 9 mois plus tard, me voilà avec deux merveilleux jumeaux, deux petits gars qui grandissent à grands pas! Le choix de transférer deux embryons a été très simple dans notre cas, car la fécondation avait été tellement désastreuse que je n’imaginais même pas que les deux allait tenir! On l’entend beaucoup et c’est vrai: c’est deux fois plus de bonheur!! Deux d’un coup à 35 ans, je n’aurais donc pas à faire une autre FIV plus tard et repasser par une autre grossesse. J’ai finalement accouché par césarienne à 37 SA, sans aucun problème, mais ce n’est pas toujours le cas!
Laura est de celles qui ont besoin de suivre le protocole d’une stimulation ovarienne pour être enceinte. Des traitements à répétition, des déceptions, des examens réguliers et l’espoir d’y arriver, enfin… Mais le jour où ça fonctionne, son si beau projet de famille va virer au cauchemar. Deux ans après la fin de mes études, je commence à me stabiliser professionnellement. Je suis alors déjà avec mon conjoint depuis plusieurs années et nous sommes confortablement installés dans une maison que nous aimons. À nos yeux, c'est le moment idéal pour fonder notre famille. Comme je souffre du SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), j'ai un peu de mal à tomber enceinte. Pour ma première grossesse, j'ai une stimulation ovarienne qui marche dès le deuxième cycle. Quelques mois après le début de la stimulation, nous nous rendons compte que ça ne marche pas super bien. J'ovule à peine… Et puis un beau jour, je fais un test, comme tous les mois et Ô joie, il affiche "enceinte 1-2 semaines". Malheureusement, je découvre deux jours plus tard que je fais une fausse couche. Le parcours PMA me pend au nez et je redoute cette option car je suis déjà à bout avec le protocole de stimulation, ses contraintes et ses effets secondaires comme les bouffées de chaleur horribles, les sautes d'humeur, l’extrême fatiguée et les symptômes de grossesse (nausées, ballonnements, seins sensibles, etc.), et tout ça sans réussir à tomber enceinte. Et puis la stimulation ovarienne est une sacrée charge mentale : prendre tel traitement de tel jour à tel jour du cycle, un autre traitement à un autre moment du cycle, sans compter les prises de sang et les échographies à des moments bien précis. Le protocole, c’est aussi avoir des rapports programmés, de telle date à telle date, à une certaine fréquence. À la fin, on ne fait plus l’amour par envie mais parce que c'est le moment. J'aime mon homme de tout mon cœur mais se forcer à avoir des rapports, juste pour le protocole, c'est vraiment dur. Avec les mois qui passent sans résultat, j’ai de plus en plus l'impression de subir tout ça pour rien. Alors je n'ose pas imaginer mon état si nous devons aller en PMA. J’ai peur de sombrer, peur de l'état dans lequel ça pourrait me plonger physiquement et psychologiquement. Alors il faut que je tombe enceinte ! Seul souci, l’échographie que je fais à chaque cycle pour connaître le nombre de follicules* mâtures après stimulation (et donc d’ovules potentiellement fécondables) tombe pendant les vacances de Noël. Une période durant laquelle ni ma gynécologue ni moi-même ne sommes disponibles. Puisque mon suivi ne peut pas être assuré, elle me demande de suspendre la stimulation et les rapports sexuels non protégés pour éviter de courir le risque d’une ovulation multiple et donc d’une grossesse qui le serait aussi. J'acquiesce devant elle mais je sais déjà que je vais continuer malgré tout. Après tout, qu'est-ce que je risque ? Une grossesse multiple ? Impossible, depuis des mois, malgré le traitement, j’ai à peine un follicule mâture quand ce n’est pas zéro… Alors je me dis que je ne cours pas de grand risque en me passant de l'échographie cette fois-ci… et puis… “ Dans ma tête, ça va très vite. Je m'écroule intérieurement. Je poursuis donc mon traitement malgré l'avertissement. Nous faisons tout pour que ça marche… et ça marche ! Une semaine après le nouvel an, je fais un test, puis deux, puis trois… ils affichent TOUS, une légère barre qui est confirmée par une prise de sang : je suis bien enceinte avec un taux bêta-HCG plutôt pas mal ! La première échographie arrive rapidement et, à force d’en faire dans le cadre de mon suivi, je commence à savoir décrypter les images et l'ambiance a toujours été au bavardage avec ma gynécologue. Mais pas cette fois… Je discerne tout de suite trois ronds noirs sur l'écran. Ma gynécologue reste silencieuse alors je dis sans y croire : "- Ne me dites pas qu'il y en a trois ? - Non, il y en a quatre !" Silence. Dans ma tête ça va très vite. Je m'écroule intérieurement. Je me dis que je vais devoir avorter car je ne peux pas avoir des quadruplés, ce n'est pas possible ! Je ne sais pas combien de temps le silence dure mais je me souviens que ma gynécologue prononce rapidement le terme "réduction embryonnaire". Je pense même que ce sont ses premiers mots. Elle nous explique qu'il s'agit d'une intervention médicale qui permet de mettre fin au développement de l'un des embryons tout en conservant les autres. Avec mon conjoint, nous sommes dévastés. Comment un si beau projet peut-il se transformer en cauchemar ? Au fond de nous, nous savons que nous allons accepter cette option. Après cette nouvelle, ma gynécologue nous accompagne énormément, elle est d'un soutien très précieux. Le premier trimestre, on la voit tous les 15 jours pour une échographie de contrôle qui nous permet de surveiller le développement des quatre embryons. Et c’est un mois après la découverte de la grossesse multiple que nous apprenons que l'un des quatre embryons a cessé spontanément de se développer, les trois restants, eux, sont en parfaite santé. Environ deux semaines avant la réduction embryonnaire, nous rencontrons l'équipe de la maternité qui se chargera de l'intervention. Tout nous est expliqué dans les moindres détails : l'intervention, les risques (de la faire ou de garder les trois bébés), la suite. Le jour de la réduction embryonnaire, je suis assez anxieuse. Au bloc, j'ai une sédation (ce n'est pas le cas dans toutes les maternités), ce qui me permet de rester consciente tout en étant détendue. Mon compagnon reste à mes côtés pendant toute l’intervention. C'est une injection qui est faite à travers le ventre jusqu'au cœur du bébé (ce n'est pas douloureux, c’est pourquoi on n'est pas anesthésiée). Il faut rester parfaitement immobile et attendre que les bébés le soient aussi. Ça se fait sous échographie pour que le geste soit très précis. C'est plutôt rapide. Pour le choix de l'embryon, c'est le médecin en charge de l'intervention qui prend la décision après avoir fait tout un tas de contrôles, d’échographies, de prises de sang et de dépistages (comme celui de la trisomie 21) pendant le premier trimestre (c'est une des raisons pour lesquelles la réduction a lieu “si tard” dans la grossesse). Si une maladie, une malformation ou un trouble du développement mental est détecté chez l'un des embryons, ce sera lui. Si tous se développent bien alors on choisit le plus accessible pour minimiser les risques liés à l'intervention en elle-même. Après l’intervention, j’ai une grossesse assez surveillée, car dans le cas d’une réduction embryonnaire, les risques d’un décollement placentaire ou d’une fissuration de la poche des eaux sont plus élevés (car l'aiguille peut éventuellement avoir endommagé/fragilisé la grossesse). Malgré tout, on peut continuer notre vie et même travailler si le job est "tranquille", physiquement. Pour ma part, je fissure la poche des eaux vers la moitié de ma grossesse, ce qui me vaut d’être alitée jusqu'à la fin. Malgré ça, psychologiquement, la réduction embryonnaire reste compliquée à gérer, notamment parce que le bébé qui a subi l'injection reste dans le ventre jusqu'à l'accouchement. J’appréhende beaucoup cette réalité que je finis par intégrer en me disant qu’il n’existe pas de meilleur endroit que le ventre d’une mère pour que son bébé repose en paix. Et puis arrive l’accouchement et c’est là que je vis mal la séparation, notamment parce que légalement nous n'avons pas le droit de faire incinérer l’embryon qui, au stade où il en était lors de la réduction embryonnaire, est considéré comme un "déchet organique". En disant ça, j’ai l’impression qu’on ne le respecte pas, qu’on ne le considère pas et qu’on ne lui donne pas la possibilité de partir dignement. Et ça, je ne l‘accepte pas. Je m'inquiète aussi de l'impact que peut avoir la réduction embryonnaire sur les autres bébés qui se développent auprès de leur autre, sans vie. Est-ce qu'ils auront un genre de traumatisme ? J'ai pris le parti de raconter toute leur histoire à mes enfants, dès le début. J’ai beaucoup parlé aux bébés quand j'étais enceinte et je continue de le faire aujourd'hui. Je pense qu’à force d'entendre leur histoire, le jour où ils comprendront le sens de mes mots, ce ne sera plus une surprise. Nous ne voulons pas que cette épreuve soit prise comme une révélation et qu’ils le vivent comme un choc. Pour mon aîné, nous lui avons dit que, dans mon ventre, il y avait un petit ange qui s'est envolé quand les bébés sont nés. Cette version a eu l'air de lui suffire, il n'en parle jamais. C'est même plutôt moi qui lui en parle quand il voit que je suis triste. Je lui dis alors que notre petit ange me manque. Avec mon compagnon, nous avons pris cette décision pour permettre à notre famille d'exister dans les meilleures conditions, ce qui ne m’empêche pas de porter en moi le poids de ce choix, à chaque instant. Lorsqu'on choisit une réduction embryonnaire, on vit avec la culpabilité de ce geste et le fantôme de cet "enfant". Qu'aurait été notre vie si nous avions fait autrement ? C'est un sujet qui déclenche les jugements et les avis : "vous avez bien fait, j'aurais fait pareil", "mais quelle horreur, vous êtes des monstres !". Alors si vous aussi vous êtes confrontés à cela, protégez-vous et rapprochez-vous de gens qui ont aussi vécu cela mais si je sais que les témoignages sont rares car personne n'en parle.
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Ces témoignages illustrent les défis et les émotions complexes associés à la grossesse multiple après une PMA, soulignant l'importance d'un accompagnement médical et psychologique adapté.
Prévention et Gestion des Risques
La meilleure prévention reste le transfert d’un seul embryon en FIV, associé à un suivi très personnalisé. Et de votre côté, faire confiance à votre équipe reste la clé : chaque protocole est conçu pour vous, pas pour les statistiques. Le mot d’ordre : avancer pas à pas, avec les bons professionnels, sans chercher à tout contrôler. Un bébé, deux bébés… dans tous les cas, vous ne manquerez pas d’amour (ni de lessives, soyons honnêtes). La PMA n’a pas inventé la magie des jumeaux : elle l’a juste rendue un peu plus probable.
Transfert d'un seul embryon (SET)
Le transfert d'un seul embryon est devenu la pratique courante dans de nombreux pays afin de réduire le risque de grossesses multiples.
Suivi médical renforcé
Une grossesse post-FIV bénéficie des mêmes examens que toute grossesse. La grossesse post-FIV mérite un accompagnement attentif et personnalisé, mais elle ne doit pas être systématiquement considérée comme pathologique. Grâce à un suivi rigoureux et à l’écoute des professionnels de santé, elle peut être vécue avec sérénité. Un suivi médical régulier et attentif est essentiel pour détecter et gérer les complications potentielles. Les consultations prénatales obligatoires sont les mêmes : une par mois à partir du premier trimestre, jusqu’à l’accouchement. Par ailleurs, un suivi psychologique peut être recommandé. Sur le plan médical, une grossesse post-FIV bénéficie des mêmes examens que toute grossesse. Environ 9 jours après le transfert embryonnaire, une prise de sang est réalisée pour doser le taux de bêta-hCG (hormone chorionique gonadotrope). Ce dosage permet de confirmer la présence d’une grossesse. Par la suite, une première échographie est généralement prévue entre la 6e et la 8e semaine d’aménorrhée (SA) pour visualiser le sac gestationnel, vérifier l’implantation intra-utérine, et détecter les battements cardiaques embryonnaires.
Soutien psychologique
Un soutien psychologique peut aider les parents à faire face aux défis émotionnels et pratiques liés à la grossesse multiple et à l'arrivée de plusieurs enfants.
Grossesse Gémellaire Naturelle Après 40 Ans
Même sans traitement, certaines femmes de plus de 40 ans peuvent naturellement attendre des jumeaux. Ce phénomène est lié à une stimulation ovarienne plus intense en fin de cycle reproductif. Selon l’Inserm, le taux de jumeaux naturels augmente légèrement avec l’âge : autour de 1,3 % à 40 ans. De plus en plus de femmes deviennent mamans après 40 ans. Si la médecine permet aujourd’hui d’accompagner ces projets.
Hyperstimulation ovarienne
Rarement, une hyperstimulation ovarienne sévère peut survenir. Lorsque la stimulation la fait craindre, il est possible de l'éviter en déclenchant l'ovulation avec un agoniste du GnRH comme le Decapeptyl et en congelant tous les embryons (freeze all). Le transfert est réalisé dans un deuxième temps, lors d'un cycle, non stimulé. Exceptionnellement, l'augmentation de taille et de poids de l'ovaire suite à la stimulation peut le faire tourner sur lui même et entraîner une torsion des artères et des veines qui le vascularisent.
La loi en Espagne
La loi en vigueur en Espagne permet le transfert d’un maximum de 3 embryons à une femme pendant un traitement de procréation médicale assistée. Chez les femmes de plus de quarante ans qui utilisent leurs propres ovules, il pourrait être recommandé de transférer jusqu’à trois embryons, puisque le risque d’avoir une grossesse multiple sera extrêmement faible. La probabilité de grossesse après un traitement de procréation médicale assistée ne dépend pas uniquement du nombre d’embryons transférés, sinon également de la qualité des ovules de la femme, qualité qui est en étroite relation avec son âge. «Dans tous les cas», conclut le Dr López, «une fois que l’on connaît l’histoire clinique de la femme, ce sera le médecin qui recommandera le nombre d’embryons à transférer selon son cas».
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