Les "douces violences" sont des actes brefs et fréquents, que l’adulte pense anodins, et qui mettent l’enfant dans une insécurité affective. En aucun cas, le parent ou l’adulte ne souhaite nuire à l’enfant, et pourtant celui-ci se prend ces remarques de plein fouet, ce qui le déconnecte de l’adulte aimant et l’isole affectivement.
La Nature Paradoxale des Douces Violences
Douces violences est un oxymore. Un oxymore est une figure de style qui réunit deux mots en apparence contradictoires. Il faut savoir qu’à un moment ou à un autre, nous allons nous retrouver dans l’une de ces douces violences. Soit parce que nous les avons subies quand nous étions petits, soit parce que nous la pratiquons sans vouloir faire de mal. Car il s’agit bien d’un acte inconscient. Il est conseillé de ne pas être dans le déni mais de simplement recevoir l’information et y réfléchir tranquillement.
- « En quoi cet acte est une douce violence ?
- En quoi cette elle insécurise mon enfant ?
- En quoi elle me déconnecte de mon enfant ?
- Pourquoi je pratique cette douce violence sans m’en rendre compte ?
Exemples Concrets de Douces Violences
Si les parents sont souvent exigeants sur les prestations fournies par une assistante maternelle, accepteraient-ils d’une tierce personne certains comportements qu’ils ont eux-mêmes avec leurs enfants ? Certes, vous me direz que le rôle d’assistante maternelle n’est pas celui de remplacer le parent. Et je vous répond justement qu’en tant que parent, vous avez la responsabilité de l’accompagnement de votre enfant. Cet accompagnement peut, mais surtout doit, être mené de manière positive. Ce n’est pas toujours évident de se rendre compte que l’on pratique des douces violences. Un bon moyen est de se mettre à la place de l’enfant et se demander si nous aimerions subir ces remarques.
Bien souvent, les deux principaux problèmes sont liés au coucher et au repas. Si votre enfant ne veut pas manger, c’est qu’il n’a pas faim ou qu’il n’aime pas. Mangez-vous quand vous n’avez pas faim ?
En fait, c’est très simple pour éviter ce genre de situation. Servez simplement à vos enfants des aliments bons pour la santé. Ils n’ont pas la capacité de comprendre qu’un fruit est meilleure pour la santé qu’un Kinder. Votre enfant ne se laissera jamais mourir de faim. Les soins et la toilette implique le corps de l’enfant. Bien souvent sa motricité ne lui permet pas d’agir seul. Il est dépendant de l’adulte. Personne n’aime être dépendant de quelqu’un. La gestion du sommeil est certainement le moment le plus compliqué avec de jeunes enfants. Soyons bien vigilant à ne pas se cacher derrière un pseudo besoin de sommeil de l’enfant, alors que l’on veut simplement avoir un moment de tranquillité.
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Voici les douces violences que nous avons pratiqués, et qu’il peut encore parfois nous arriver de faire :
- « Il est 20h, c’est l’heure de se coucher. »
- « Viens voir par ici toi! Oh tu as fait caca, tu pues. »
- « Non chéri, tu finis ton assiette avant d’aller jouer. Juste une dernière cuillère alors! »
- « Tu es fatigué mon chéri? »
- « Arthur, viens, dépêche-toi, on t’attend! »
- « Tu l’aurais vu ce matin, il a pris sa petite marche et il a réussi à ouvrir la porte tout seul. »
Impact et Réflexions
Le but de cet article est de nous faire réfléchir sur ces petits comportements que nous avons au quotidien, qui nous semblent anodins mais qui peuvent mettre nos enfants dans une insécurité affective.
Fétichisme des Couches et Paraphilie
Le fétichisme des couches est une paraphilie. Comme un fantasme, le fait de porter des couches nourrit votre désir et peut-être aussi, vous n'en parlez pas ici, votre pulsion sexuelle. Le fait de détourner un objet à usage médical ou utiliser dans l'enfance vous met dans un état infantile régressif. Il serait intéressant d'approfondir votre passé et vos relations avec votre mère afin de comprendre les mécanismes liés à ce fétichisme. Mais aussi pour clarifier ce que vous souhaitez, à savoir : mettre fin à ce fétichisme ou continuer à l'alimenter en mieux le comprenant. En effet, il serait intéressant de creuser du côté de votre crainte de devenir dépendant de ce rituel pour vous endormir ce qui affecterait possiblement votre vie de couple. Vous pouvez régler facilement ce problème en consultant un thérapeute.
Le Climat Incestuel : Une Violence Psychique Profonde
Quand on parle d'incestuel au sein d'une famille, on fait alors état d'un inceste "non agit", non "consommé" si je puis dire, qui laisse planer le doute, la confusion des actes et des non actes, plaçant l'enfant qui le subit dans un désarroi total et permanent. Néanmoins, et j'insiste sur ce point, l'incestuel est un viol psychique, une intrusion à tout niveau qui détruit l'enfant en profondeur, l'empêchant de se construire de manière sécurisante, le bloquant dans l'élaboration de sa personnalité et de son identité, le limitant dans sa conception du monde, de son environnement, créant la confusion mentale, physique et psychologique. C'est un meurtre psychique et je pèse mes mots.
La famille incestuelle perçoit l'enfant comme une projection d'elle-même, faisant partie d'un tout familial, un objet à façonner comme elle le souhaite. Grandir dans un climat incestuel, c'est évoluer dans une pensée sectaire. L'enfant ne peut penser par lui-même, ne peut exprimer d'émotions, ne doit jamais s'opposer à ses figures parentales sous peine de sanctions émotionnelles et psychologiques, se doit de rester "propre" et "sage" en toutes circonstances. Pour la famille incestuelle, un "bon" enfant ne l'est que s'il répond parfaitement à ses attentes. Être incestualisé(e), c'est comme avoir une petite puce dans le cerveau qui est systématiquement réactivée par la famille lorsque l'enfant, même devenu grand, sort des rangs, exprime un désaccord, manifeste son désir d'émancipation, aspire à montrer sa personnalité et/ou ses émotions.
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Toute la difficulté lorsque l'on subit l'incestuel réside dans le doute et la confusion perpétuelle qui gouvernent. Une personne ayant grandi sous le joug de l'incestualité sera toujours confrontée à ses questionnements internes, ne saura jamais dire si ce qu'elle a vécu était vraiment normal ou non, remettra en cause tout en minimisant les faits, se culpabilisera d'émettre un quelconque jugement sur son vécu et/ou son éducation, se jugera elle-même responsable de toutes ces difficultés et de tout ce mal-être inexpliquable qu'elle ressent depuis toujours.
Reconnaître les Signes d'un Climat Incestuel
Il est important de ne pas confondre devoir parental et incestuel. L'incestuel est un climat, une manière d'agir de l'ordre de la perversité et de l'emprise qui s'inscrit dans une éducation et dans un quotidien familial où les limites du corps et de l'esprit des uns et des autres ne sont clairement pas définies.
Exemples distinctifs du caractère incestuel :
- "Tu sors encore ce soir ?"
- "T'as vu le beau cul qu'elle a ta fille !"
Le parent incestuel agit en pleine conscience de ses actes bien qu'il énonce le contraire quand une faille dans le système vient à se manifester.
Subir une telle intrusion dans son identité profonde n'est pas sans conséquences. Outre les difficultés d'appréhension du monde environnant, il y a bien évidemment des séquelles dans tous les domaines qu'ils soient physiques, psychiques, cognitifs ou comportementaux.
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- perte/manque d'énergie vitale
- pathologies/douleurs physiques : maux de tête, migraines, maux de dos, troubles digestifs, endométriose, règles douloureuses…
- troubles du sommeil : insomnies, cauchemars récurrents, paralysie du sommeil…
- troubles du comportement alimentaire : alimentation émotionnelle, anorexie, boulimie…
- troubles psychiques et psychologiques : psychose, dépression, anxiété, angoisses, peur de la vie, peur de la mort, peur de la solitude, peur de l'abandon, idées suicidaires, peurs inexpliquables…
- difficultés de concentration/d'apprentissages/de mémorisation : perte, troubles de la mémoire…
- sensation de vide intérieur sans pouvoir se l'expliquer : se sentir comme une coquille vide, ne ressentir aucune émotion ou peu, avoir l'impression de ne pas être normal(e), avoir l'impression de venir d'ailleurs, impression de ne pas savoir qui l'on est, sensation de solitude extrême permanente
- pas ou peu de souvenirs d'enfance
- idéalisation de l'enfance
- difficultés à créer du lien social : méfiance excessive, anticipation anxieuse de l'avenir, dépendance affective…
- sur-adaptation à l'environnement : faux-self, impression de ne jamais être soi-même, porter un masque social permanent
- difficultés dans le rapport intime à l'autre : pas ou peu de libido, sensibilité accrue et désagréable à certaines caresses, impossibilité de toucher ou d'être touché(e), douleurs lors des rapports, vaginisme, impression de ne pas aimer la sexualité, impression de devoir se forcer pour faire plaisir à l'autre, impossibilité d'allier vie amoureuse/affective et rapport sexuel…
- tendance aux comportements obsessionnels et addictifs : drogue, alcool, sexualité, alimentation déréglée…
Surmonter l'Incestuel : Un Chemin vers la Reconnexion à Soi
Il est indispensable pour se détacher émotionnellement de sa famille incestuelle de faire un travail thérapeutique sur soi. Même si l'on ne parvient pas à être entendu(e) ou reconnu(e) par nos tiers, le principal, le seul fait essentiel et unique est de se reconnaitre soi-même pour enfin avancer et cesser la diffusion interne du poison que représente l'incestuel.
Prenez conscience de votre valeur en vous donnant dans un premier temps l'opportunité d'aller mieux et d'enfin savoir qui vous êtes.
Encoprésie : Comprendre et Accompagner
Devant une incontinence fécale chez l’enfant de 4 à 10 ans, on évoque souvent la possibilité d’un symptôme psychologique appelé encoprésie. En pratique le premier temps est TOUJOURS la consultation chez le pédiatre. Il réalisera un examen complet et posera le diagnostic adéquat. En cas d’encoprésie véritable il proposera une prise en charge conjointe pédiatrique et pédopsychiatrique. En effet l’encoprésie et la constipation sont souvent intriqués et il convient de prendre en charge les 2 simultanément.
L’encoprésie d’origine psychique est l’émission de selles dans la culotte à tout moment de la journée et le plus souvent volontaire. L’enfant argumente ne pas sentir les selles sortir, mais en réalité s’il n’a pas d’incontinence médicale (troubles sphinctériens, neurologiques), il perçoit pleinement la sensation de défécation. Pour autant, et c’est là toute la finesse de la psychologie infantile, il ne le fait pas exprès !!! L’enfant ne sait sincèrement consciemment pas pourquoi il fait si souvent dans sa culotte, et pourquoi malgré la gêne occasionnée et la colère de ses parents, ils ne stoppent pas cet étrange en symptôme en optant une fois pour toutes pour les toilettes !
L’encoprésie est donc l’expression d’une difficulté, et c’est ce que le pédopsychiatre va chercher à comprendre et à dénouer avec votre aide. La solution n’est donc pas dans la réaction des parents aux « accidents ». La sévérité, les prières ou les récompenses sont sans effets positifs. Il convient simplement de verbaliser ensemble le problème, sans le dramatiser, et de changer l’enfant tranquillement, de façon assez neutre, afin de ne pas entrer dans un jeu relationnel autour de ce symptôme.
Les principaux enjeux psychiques de l’encoprésie se situent autour de la relation parent-enfant.
L’enfant encoprétique est fréquemment un enfant assez proche d’un des deux parents, voir un peu fusionnel, qui peut se montrer dans la retenue avec les autres. En consultation, on découvre souvent chez ces enfants une répression inconsciente de leur agressivité, notamment à l’égard du parent collé. L’émission de selles intervient alors comme une décharge passive-agressive vis à vis de ce monde extérieur et de ces adultes qu’il pense devoir épargner de son agressivité consciente. Il est important en séance et à la maison d’accompagner ces enfants à élaborer leur agressivité et à appréhender les conflits avec moins de craintes.
Incontinence Urinaire et Fécale chez l'Adulte
Il existe des témoignages de personnes ayant commencé par des pertes urinaires et ayant ensuite développé des fuites anales. Les causes peuvent être diverses, allant d'accidents à des complications médicales. Il est important de consulter un professionnel de la santé pour un diagnostic et un traitement appropriés.
Clinophilie : Quand Rester au Lit Devient un Problème
La clinophilie, aussi appelée clinomanie, est un trouble psychiatrique pour le moins mystérieux. Une personne clinophile reste allongée dans son lit toute la journée parce que c’est l’endroit où elle se sent le mieux et le plus en sécurité. Rester couché devient comme une obsession ou une addiction.
La clinophilie n’est pas une maladie à proprement parler mais ce n’est pas non plus un caprice ou un simple trait de caractère. C’est un symptôme présent dans plusieurs maladies psychiatriques.
La clinophilie est très souvent associée à une pathologie psychiatrique, il s’agit alors d’une clinophilie dite secondaire. La dépression est la principale source de clinophilie. La schizophrénie est une autre maladie psychiatrique chronique et complexe, associant généralement des symptômes positifs (hallucinations, délires…), négatifs (mise en retrait, apathie…) et dissociatifs (désorganisation de la pensée, de la parole…). La clinophilie chez la personne âgée s’inscrit souvent dans un phénomène plus global de perte d’autonomie appelé syndrome de glissement.
La clinophilie est un trouble psychiatrique qui se soigne très bien du moment que l’on a réussi à en identifier la cause. Dans un premier temps, le patient clinophile est encouragé à parler de ses difficultés quotidiennes à un ou plusieurs professionnels de santé et à suivre une thérapie. En complément, la personne clinophile se voit généralement prescrire un ou plusieurs médicaments pour l’aider à aller mieux.
Acquisition de la Continence chez l'Enfant
La continence ne s’enseigne pas à l’enfant, il va en faire l’acquisition par lui-même, comme la marche. Ce n’est pas en faisant marcher l’enfant qu’il marchera, ni en le mettant sur le pot qu’il sera continent. Nous pouvons faire confiance à l’enfant, dans son rythme de développement. Ne pas accélérer cette acquisition permet d’éviter que des angoisses soient associées à la continence.
L’acquisition de la continence nécessite une maturation du système nerveux qui touche différents domaines. Une maturité motrice pour agir volontairement sur ses sphincters, une maturité affective et psychologique pour pouvoir accepter de perdre une partie de lui tout en préservant son intégrité, et une maturité intellectuelle et sociale.
Mettre en mots ce que l’enfant fait ou ressent peut l'aider à nommer ce qui se passe en lui. Proposer un pot sans imposer, et ritualiser les moments de change.
L’enfant est décrit comme « continent » quand il est capable d’identifier son besoin, de se retenir, d’aller de lui-même aux toilettes. L’enfant doit pouvoir décider s’il veut ou pas mettre une couche.
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