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Divorce avec 3 Enfants : Comprendre les Conséquences et Accompagner au Mieux

La séparation est une étape de vie transformatrice qui engendre une multitude de changements au sein d'une famille. Naviguer à travers cette période exige de comprendre la situation, d'aider les enfants à s'adapter, et de gérer les conflits et le stress inhérents. Aujourd'hui, plus de 315 000 enfants sont concernés par la séparation de leurs parents. L'âge moyen des enfants mineurs au moment de la séparation de leurs parents se situe autour de 8 ans. Cet article vise à explorer en profondeur les conséquences d'un divorce avec trois enfants et à offrir des pistes pour un accompagnement adapté.

La Réalité des Chiffres : Modes de Résidence et Accords Parentaux

Après une séparation, un enfant sur dix vit dans une famille recomposée. Plus précisément, 73% des enfants vivent chez leur mère, 17% en résidence alternée et 7% chez leur père. Dans 83% des cas, les parents parviennent à un accord sur le mode de résidence de leur enfant après leur séparation. Cependant, la réalité derrière ce chiffre est beaucoup plus complexe.

L'Impact Émotionnel sur les Enfants : Plus Que la Séparation, le Conflit

La manière dont se déroule la séparation des parents, les tensions familiales qui en résultent ainsi que l’environnement de vie après la rupture peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé, le bien-être et la scolarité des enfants. La séparation des parents est un choc pour les enfants comme pour les parents, mais c’est la tension constante et persistante entre les parents qui perturbe les enfants. Une situation de tension chronique compromet plus durablement le développement de l’enfant en faisant naître chez lui la frayeur, l'insécurité, la confusion, la détresse et l'agressivité. Donc davantage que la séparation du couple conjugal, c’est le conflit parental qui peut pour l’enfant être déstabilisant, voire destructeur. Il demeure que même dans le cas d’une séparation dite « apaisée entre les parents », celle-ci représente un moment généralement difficile pour l’enfant. La réaction des parents détermine en grande partie celle de l’enfant. Tout comme les adultes, celui-ci a besoin de temps pour s'adapter à ce changement, à cette nouvelle réalité : une rupture n’est jamais anodine dans la vie d’un enfant, quel que soit son âge, et ne peut être banalisée.

Les Réactions des Enfants Selon Leur Âge

Selon son âge, l’enfant aura des réactions différentes. De même, à chaque âge, les besoins à satisfaire pour favoriser son développement seront différents. Cependant, pour l'accompagner au mieux, il est nécessaire de parler avec lui et trouver les mots justes. Des sujets de la vie quotidienne concernant l’enfant comme l’éducation, le choix de l’école, du collège ou du lycée, les liens de l’enfant avec le reste de la famille et certains tiers, sa santé, ses loisirs et activités, la religion, etc… sont autant de sujets à aborder en famille lors d'une séparation.

Accompagnement et Soutien : Les Ressources Disponibles

Démarches administratives, aspects financiers, éducation des enfants, résidence alternée, relations ou conflits à gérer avec l’ex conjoint(e)… nombreuses sont les préoccupations des couples qui se séparent. Pour répondre à leurs besoins, la Caf et ses partenaires développent une offre globale qui combine un soutien financier et un accompagnement social. La Caf conseille, oriente et aide toutes les personnes confrontées à une séparation, qu’elles soient allocataires ou non. Pour accompagner au mieux ces familles, la Caf a articulé son action autour de trois axes qui constituent un socle d’intervention commun minimum sur chaque territoire :

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  • Le versement d'aides financières
  • L'information et l'accompagnement des parents
  • La gestion des versements des pensions alimentaires et le recouvrement des impayés

Près de chez elles, les principaux services et actions pour accompagner les familles séparées ou en cours de séparation sont :

  • Les services de médiation familiale
  • Les espaces rencontre
  • Les séances d’informations “être parents après la séparation”

La Garde Alternée : Une Option de Plus en Plus Préconisée

La garde alternée est de plus en plus préconisée à la suite d’un divorce ou d’une séparation. Si elle peut ne pas convenir à tous les enfants, elle leur offre néanmoins la possibilité de maintenir des liens avec leurs deux parents, en permettant à ces derniers de disposer de plus de temps pour se reconstruire.

Garde Alternée et Pension Alimentaire

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la garde alternée ne s’oppose pas à l’octroi d'une pension alimentaire, puisque cette dernière a pour but de garantir le bon entretien et l’éducation des enfants. En présence d’une garde alternée, si les besoins de l’enfant le nécessitent, et que les ressources du parent concerné le permettent, une pension alimentaire pourra alors être mise à sa charge. Cela sera par exemple le cas en présence de fortes disparités financières entre les parents, entraînant l’impossibilité pour l’un d’eux d’assumer seuls les frais engendrés pendant ses périodes de garde.

Rattachement Fiscal des Enfants

En règle générale, dans le cas d’une garde alternée, les avantages fiscaux liés aux enfants sont partagés en deux entre les parents. Ainsi, les parts fiscales des enfants reviendront pour moitié à chacun d’entre eux. Dans le cas où une pension alimentaire serait versée par l’un des parents, si l’enfant pour laquelle elle est versée est rattaché à son foyer fiscal, même pour moitié, il ne pourra alors pas en déduire le montant de ses revenus. De plus, elle ne sera pas imposable pour le parent bénéficiaire.

S’il s’avère que l’un d’entre eux assume en réalité à titre principal la garde des enfants, les parents pourront alors prévoir le rattachement exclusif des enfants à son foyer fiscal. Les règles fiscales classiques s’appliqueront alors en matière de parts fiscales et de déduction ou imposition des pensions alimentaires.

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Responsabilité Civile du Fait des Enfants Mineurs

En droit français, les parents sont civilement responsables des dommages causés par leurs enfants mineurs. Ils sont ainsi tenus de prendre en charge l’indemnisation de ces dommages. Néanmoins, pour que cette responsabilité s’applique, les parents doivent cohabiter avec l’enfant concerné. En présence d’une garde alternée, deux conceptions sont alors possibles. Soit chacun des parents est exclusivement responsable des dommages causés par l’enfant pendant sa période de garde. Soit, et c’est la solution qui semble le plus s’imposer dernièrement, les parents sont responsables solidairement des dommages causés, qu’ils aient eu lieu ou non pendant leur période de garde.

Répartition des Aides Sociales

En cas de garde alternée, les allocations sociales peuvent être librement réparties entre les parents. En effet, ils peuvent par exemple décider qu’un seul d’entre eux percevra l’intégralité des prestations dues pour ou prenant en compte les enfants. Ils peuvent également choisir de partager pour moitié les prestations familiales, et attribuer les autres allocations à l’un d’entre eux. Pour cela, ils doivent cependant en faire la demande à leur Caf, et ce d’un commun accord. En l’absence d’entente sur le sujet, les prestations familiales seront alors d’office attribuées pour moitié à chacun d’entre eux et les autres prestations seront versées au parent les percevant jusqu’ici.

Depuis 2017, les allocations logement (APL) peuvent également être réparties entre les parents, en fonction de la durée annuelle de présence effective des enfants à leurs domiciles respectifs.

Rattachement à la Sécurité Sociale

Que les parents aient opté ou non pour une garde alternée, ils ont la possibilité de rattacher tous deux leurs enfants à leur caisse de sécurité sociale. Cela leur permet en pratique de recevoir le remboursement des dépenses de soins effectuées pour leurs enfants pendant leur temps de garde. Pour cela, ils doivent cependant remplir ensemble une déclaration de double rattachement et la communiquer à leurs caisses respectives. A défaut, les enfants seront considérés comme étant rattachés au parent ayant effectué en premier une demande de remboursement.

Les Défis Émotionnels et Comportementaux : Témoignages et Conseils

Lorsque vous traversez l’épreuve du divorce, il y a milliers de sujets à gérer et clairement c’est très compliqué. En 2012, alors que mon ex femme demandait le divorce, j’ai décidé de partir du domicile familial. Trop de mauvais souvenir et plus possible de supporter la cohabitation avec madame. Dans mon malheur, j’ai eu la chance de pouvoir mettre en place une garde alternée et voir mes enfants une semaine sur deux. Je ne vais pas insister sur l’importance d’avoir un accord ici mais, en partant, j’ai obtenu ce que je voulais. Mais j’ai oublié ce qu’en pensait mes enfants dans l’histoire. Bien entendu, si je leur avais demandé, il n’auraient pas été d’accord. C’est naturel. Alors mes enfants ont été très heureux de participer à la décoration de mon/leur nouvel appartement. C’est indéniable, on a bien rigolé et les faire participer les a tout de suite procuré ce sentiment d’adoption du lieu. Avec le temps, je me suis rendu compte que malgré ce bien être total chez moi, mes enfants avaient un réel attachement au domicile familial historique. J’ai laissé l’appartement à mon ex femme pour que les enfants puissent être bien et je ne le regrette pas. Mais, dans leur esprit, ce choix a permis de cultiver le souvenir de la famille unie. Il y a tant de souvenir dans ce lieux. Mes enfants ont toujours été biens, ils ont leur chambre, leurs jouets. Je ne veux surtout pas vous inciter à rester malgré vous si vous vous apprêtez à partir mais sachez juste que l’impact émotionnel lié à leur lieu d’habitation historique est très important sur les enfants. Les enfants, comme les adultes, sont bourrés de petites habitudes. Le chemin à l’école, les routines à la maison… Cela les façonne dès le plus jeune âge. Quand j’ai demandé clairement à mes enfants si ils voulaient que je me « batte » pour eux, j’ai eu une réponse franche et massive. Mais je vais devoir changer d’école ? Oui tout est dit et tout est vrai. C’est difficile pour un enfant de comprendre que les changements nous prennent parfois des choses mais que l’on n’en retrouve des meilleurs. Il ne faut pas avoir peur de sauter dans le vide. L’avenir leur a prouvé que si ce n’était pas eux qui partaient, un jour ce sont les autres qui partent. Sans ces événements, il peut être difficile d’apaiser les craintes de vos enfants car ils sont comme tout le monde. Les deux premiers points mènent d’une manière ou d’autre au danger du chantage émotionnel. Ce que j’entends par là, c’est utiliser des éléments de craintes (ou les créer) pour influencer les propos ou les choix des enfants. Quand vous divorcer avec des enfants, c’est quasi inévitable. Pleurer devant les enfants en fait partie. Non pas qu’il ne faille jamais le faire (j’ai moi-même pleuré devant mes enfants quand j’ai reçu la décision du JAF de ne pas m’accorder la garde de mes enfants). Bref, ne faite pas cela à vos enfants. Même si c’est facile. Même si vous êtes tentés. [mode petit diable sur l’épaule gauche activé] Mais c’est vrai que c’est tentant. Vous pourriez être ce parent que va continuellement plaindre vos enfants. Vous êtes une victime après tout. [mode petit ange sur l’épaule droite activé] Quel genre de parent veux tu être ? Quel exemple veux tu donner à tes enfants ? Malgré la tenue d’un discours de vérité, sur le long terme, je dois toujours rappeler à mes enfants que je suis l’égal de leur maman. Que moi aussi je suis triste quand ils ne sont pas là. Que moi aussi j’ai souffert. Que moi aussi j’ai un cœur. Que moi aussi, je les aime plus que tout. Mais je pars avec plusieurs jours de retard dans la course. Je n’ai pas pris l’option Nitro. Je tiens à dire que le chantage affectif peut tout à fait se faire de manière inconsciente. C’est d’ailleurs très probable que cela se passe comme ça. Quand on fait des choses de manière inconsciente, on ne peut pas changer tout seul. Il faut un policier, une autorité, un vis à vis pour se rendre compte des choses. Dernier conseil, si votre ex conjoint agit de la sorte. C’est surement trivial ce que je vais dire mais ça sera utile à plus d’un. Les enfants aiment autant leur papa que leur maman. C’est dure à accepter quand on se sépare dans la douleur. Cette vérité ne doit jamais se faire la malle dans votre tête. Si vous la perdez de vue, vous allez droit dans le mur. Et vous pouvez risquez d’entraîner vos enfants avec vous. C’est très simple, vous vivez une séparation, vos enfants vivent aussi cette séparation en eux. Leur monde aussi s’écroule mais pire encore, ils n’y sont pour rien et n’ont rien demandé. C’est ce qui fait que leur mal être peut être profond et durer dans le temps. C’est exactement comme cela que vos enfants vont réagir. Alors selon leur caractère, puis selon leur age. Vous devez donc les accompagner. Et pas seulement quand ils vont mal, vous devez être attentif et proactif. N’hésitez pas à vous faire aider car vous n’avez pas forcément les compétences. Je dis cela surtout si vous pensez les avoir. Cela veut surement dire que vous êtes mauvais mais que votre excès de confiance va mettre du temps à vous le faire réaliser. Ce point est crucial pour vous. Surtout si vous demandez la garde de vos enfants un jour ou l’autre. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec une avocate autour d’un déjeuner il n’y a pas très longtemps. Le critère de disponibilité du parent est essentiel dans l’attribution de la résidence principale de votre enfant. Le confort matériel, on s’en fout. La disponibilité réelle, on s’en fout aussi. Quand j’ai demandé la garde de mes enfants, je travaillais de l’autre côté de Paris et mon ex-femme était en congé parental. Fin de l’histoire.J’ai pourtant remué ciel et terre en entrant frontalement en conflit avec ma hiérarchie et en sollicitant ma RH. J’ai obtenu un accord pour « moins bosser » une semaine sur deux. J’étais, preuve à l’appui, disponible pour mes enfants. Mais ce n’est pas cela qui compte. J’aurai pu être a égalité sur ce point si j’avais démissionné. Je ne souhait surtout pas vous décourager mais prenez conscience que c’est un sujet ultra important. Si vous bossez en décalé, c’est trop compliqué pour vous. Même si vous avez une organisation béton, on risque de ne pas vous croire. On vit encore dans une société très maternaliste et cela n’est pas un mal en soit. Malgré le tapage médiatique sur la parité homme femme, dans le domaine de l’éducation et de la parentalité, on n’est loin du compte. Même si les choses changes, elles changent lentement. J’en termine cet article avec sans doute le point le plus important. Comment nous, adultes, parents, réagissons nous face au mal être des enfants ? Souvent mal ? Peut être mais ce n’est pas certain. On connait tous ces couples qui sont tentés de rester ensemble pour les enfants parce que le divorce avec des enfants c’est beaucoup plus difficile que l’on ne le croit.Mais je ne vous encouragerait pas dans cette voie. Je vous mets en garde contre vous-même. Je vous mets en garde contre vos réactions, qui peuvent être faites avec légèreté. Le choix de la facilité n’est pas souvent le bon choix.Je vais vous rappeler une chose importante et elle est valable sur le long terme. Vous êtes l’exemple de vos enfants. Vous seul leur montrez la voie. Vous seul avez la responsabilité d’en faire des adultes équilibrés et accomplis. Même étant adulte, ne regardez vous pas encore vos parents comme des exemples ?Moi, je le fais. Qu’en est il pour vous ? Cela vous fait il réfléchir ? Vous sentez vous concerné par ces aspect du divorce avec des enfants ? Vous avez peut être vécu tout cela aussi ? Je suis séparée et mes 2 enfants sont en garde alternée depuis 1 an et demi, mon plus petit âgé de 3 ans et demi voit son comportement modifié que se soit en classe ou à la maison…. En classe ne se concentre pas, et embête les autres en permanence ce qui fait que l'institutrice me dit être obligé de le mettre à part des autres en quasi permanence (isolé sur une chaise) et chez moi, très colérique, rebelle,pique des colères à tout bout de chant, je ne sais plus comment le gérer ! Je sais qu'il souffre, et j'ai alerté le JAF pour modifier la garde car il me réclame sans arrêt, mais en attendant, que faire pour l'aider ?? Bonjour à tous,J'ai 37 ans, et ai 3 enfants (21 mois, 6 ans et 8 ans)Il y a un an de cela j'ai parlé séparation à mon mari sous forme d'ultimatum pour qu'il se "bouge un peu" car il est comme mon 4ème enfant (ne prends aucune décision, ne participe pas à la maison si je ne lui demande pas, aucune initiative, se laisse vivre…). Avec 3 enfants, je me sens parfois comme une esclave (beaucoup de boulot!) et il m'en rajoute (il part en déplacement, travaille parfois le WE, linge à laver…). Il n'était pas bien et cela m'a fait culpabiliser.Ce n'est pas la vie que je souhaitais avoir; je suis plutôt indépendante.En parralèlle, j'ai été promue cheffe de service et travaille beaucoup. Je ne vis que pour mes enfants et mon travail.Il y a 6 semaine de cela, je lui en ai reparlé. Il est resté stoique, sous le choc. Je lui ai dit "on en reparle dans 3 semaines, fais le point, montre moi que tu tiens à moi comme tu le dis". Mais rien, absolument rien… Il me dit ne pas avoir l'art ou la manière, là je lui redonne du temps… Mais en fait, je pense ME donner du temps car le fait d'y penser et concrétiser n'est pas la même chose… Je pense aux enfants- Je suis certaine de ne plus l'aimer- plus de calins depuis 2 ans voire plus- chambre à part depuis 4 mois- je ne le supporte plus- j'ai une forte envie de retrouver ma liberté…Cependant, je sais que cela impactera fortement l'équilibre familial… En même temps mes 2 ainées me posent beaucoup de questions car elles ont remarqué un changement (plus de bisous entre papa et maman, des fortes disputes…)…Comment et pourquoi avez-vous pris votre décision? Quel impact sur vos enfants?

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Conseils Pratiques pour les Parents

  • Communiquez ouvertement avec vos enfants : Adaptez votre discours à leur âge et soyez honnêtes sur la situation.
  • Évitez le chantage émotionnel : Ne manipulez pas vos enfants pour influencer leurs choix ou leurs sentiments.
  • Soyez attentif à leurs besoins : Observez les changements de comportement et soyez proactif pour les aider à traverser cette période difficile.
  • Reconnaissez l'importance des deux parents : Encouragez les relations positives avec l'autre parent, même si cela est difficile pour vous.
  • Prenez soin de vous : Votre bien-être émotionnel est essentiel pour pouvoir soutenir vos enfants.

L'Impact à Long Terme : Études et Perspectives

Voir ses parents se séparer lorsque l’on est enfant peut-il entraver notre réussite future ? Selon une étude récente menée par l’économiste Hélène Le Forner, un tel évènement aurait un effet sur le niveau d’études futur des enfants, en particulier lorsque la séparation survient lorsqu’ils sont jeunes. En revanche, leur position sociale semble peu affectée, excepté lorsque la rupture parentale se produit à des âges dits « charnières ».

Les Constats de l'Étude

  • Niveau d'études : La séparation parentale, lorsqu’elle survient pendant l’enfance ou l’adolescence, affecterait négativement le nombre d’années d’étude. Toutefois cet effet est moins prononcé pour les 7-9 ans et les 16-18 ans.
  • Rendement scolaire : L’effet mesuré sur le rendement scolaire est plus faible mais il demeure négatif (non significatif pour les 0-3 ans et les 16-18 ans).
  • Position sociale : Lorsque l’on considère l’effet sur le revenu moyen futur (pour un niveau d’étude et une profession donnée), l’effet de la séparation tend à se dissiper. Mais il reste prononcé lorsque la séparation survient à des moments charnières tels que l’année du cours préparatoire (CP) ou la sixième.
  • Différences selon le sexe : Les effets observés de la séparation des parents diffèrent selon le sexe des enfants. Ce phénomène est plus marqué encore lorsque l’on considère le rendement scolaire. À l’inverse, la différence entre hommes et femmes serait moins importante pour la position sociale, et semble même jouer en faveur des hommes. , les garçons seraient moins touchés psychologiquement par la séparation de leurs parents que les filles. En revanche, elle pourrait avoir plus d’effet sur leurs résultats scolaires ou leur comportement. La socialisation genrée pourrait être à l’origine de différences de réactions face à une rupture parentale.

Les Limites des Dispositifs d'Aide Actuels

Ces résultats soulignent la nécessité de revoir l’intervention des pouvoir publics auprès des deux millions de familles monoparentales vivant en France. Des mesures d’aide et d’accompagnement comme le versement d’une pension alimentaire ou d’une allocation de soutien familial pour les parents isolés (environ 115 euros par enfant) ont été mises en place. Toutefois, elles peinent à amortir l’effet du choc de la séparation pour les enfants. La mauvaise application de ces dispositifs d’aide pourrait expliquer en partie ce constat. montre que, deux ans après le divorce, seulement 80% des parents divorcés concernés par la pension alimentaire rapportent son versement régulier et systématique.

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