Introduction
Bienvenue à Timpelbach, un village en apparence paisible. Cependant, derrière cette façade tranquille se cache une réalité bien différente : les enfants de Timpelbach sont intenables. Multipliant farces et mauvais coups, ils mènent la vie dure aux autres enfants, mais surtout, à leurs parents. Exaspérés, ces derniers prennent une décision radicale : abandonner le village pour une journée, espérant ainsi donner une leçon à leurs enfants. Ce qui devait être une simple correction prendra une tournure inattendue, plongeant Timpelbach dans une aventure hors du commun.
Un univers visuel riche et travaillé
Le réalisateur Nicolas Bary a créé un univers visuel riche et travaillé, qui facilite l'immersion du spectateur dans ce monde. Le village, les personnages, les décors et les costumes sont très beaux et bien travaillés. On rentre facilement dans l'ambiance merveilleuse de ce film grâce à un visuel riche (gadgets, village loin de tout, costumes d'antan…). Bary s'est inspiré de Tim Burton ou d'Amélie Poulain pour créer un univers de conte de fée « maléfique ». Il a réuni une équipe de dessinateurs, dont le story-boarder Eric Gandois, qui a jeté les bases des futurs décors et costumes. Gandois explique qu'il fallait créer un univers de conte de fées, mais ancré dans la réalité.
Une adaptation fidèle et personnelle
Tiré d'un roman d'Henry Winterfeld, ce film est très juste. Les personnages sont tous différents et ont un réel univers autour d'eux. On aime le petit gros, le petit muet, le petit intello, le petit binoclard, la petite garçon manqué, bref chaque rôle…
Nicolas Bary a découvert le grand classique de la littérature enfantine qu'est Les Enfants de Timpelbach à l'âge de 9 ans. Trois ans plus tard, il s'imagina partager les aventures de Manfred et Thomas. Comme beaucoup de cinéastes qui portent leur projet depuis longtemps, Nicolas Bary s'était déjà attelé à une première adaptation des Enfants de Timpelbach lorsqu'il fit la connaissance de Dimitri Rassam. Mais cette version "zéro" du scénario, écrite il y a plusieurs années, n'était pas franchement satisfaisante - de l'aveu même de son auteur.
J'ai lu le livre étant enfant, je m'en était fait une image différente. Le réalisateur a certainement personnalisé son projet en rajoutant une atmosphère à la fois magique et d'un autre temps, mêlant des décors et costumes d'une époque passée, alors que certains accessoires nous paraissent peut être plus élaborés et donc futuristes.
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Un casting réussi
La plus grosse crainte que suscite un film pareil, c'est de devoir se farcir 90 minutes de performances enfantines à baffer, où d'insolents marmots entre 6 et 12 ans vont rivaliser de surjeu au grand dam du public adulte (parfois, même le jeune public se lasse). Pour pondérer cette crainte, le marketing met en avant la présence de quelques célébrités reconnaissables au générique : Carole Bouquet, Gérard Depardieu, Armelle, Thierry Desroses (bien que ce dernier soit plus connu pour son activité de doubleur), François Damiens… Surprise : ces derniers s'effacent complètement derrière le casting principal, qui a été composé judicieusement ; à quelques exceptions près, les jeunes talents sont excellents, et délivrent avec justesse les dialogues qu'on leur a (plutôt bien) écrits.
Les acteurs, enfants comme adultes sont irréprochables. Le casting a été composé judicieusement. Les jeunes talents sont excellents, et délivrent avec justesse les dialogues qu'on leur a (plutôt bien) écrits.
Parmi les actrices et acteurs principaux, on a pu voir au cinéma Raphaël Katz dans Le Temps des porte-plumes (2005) ; Adèle Exarchopoulos dans Boxes (2006) et Léo Legrand dans Jacquou le Croquant (2006).
Raphaël Katz ne joue pas Harry Potteraffreux jojos. Baptiste Bétoulaud ne joue pas Jason Voorhees.
Une aventure fantastique et dynamique
Parfaitement mis en scène par Nicolas Bary, ce film fantastique d'aventures est drôle et dynamique. Son ambiance féerique ravira les enfants comme les adultes. Avec un scénario original et des dialogues subtils, ce film français au budget assez conséquent nous offre de superbes décors. Il laisse une belle part aux enfants comédiens qui assurent parfaitement les premiers rôles ; les guest comme Armelle, Carole Bouquet et Gérard Depardieu … Un film pour enfants de qualité.
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Dans le petit village de Timpelbach, les enfants sont si odieux que les parents, à bout de nerfs, décident, pour leur donner une leçon, de les abandonner une journée entière pour les effrayer un peu. Mais ils sont faits prisonniers par une armée voisine peu amène et les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes plus longtemps que prévu. Après l’euphorie viennent l’angoisse et le ventre creux. Deux bandes rivales s’affrontent : celle qui ne pense qu’à s’amuser et celle qui souhaite prendre ses responsabilités et organiser une gestion solidaire des tâches et des besoins…
Les thèmes abordés
- La cruauté enfantine : On le sait depuis La guerre des boutons : les enfants sont cruels. En fait, on le savait déjà avant, mais ce conte de Noël vient le rappeler à point nommé, en offrant à une bande de loustics l'occasion d'éclipser les quelques stars venues dire coucou.
- L'importance de la démocratie et de l'autogestion : Les Enfants de Timpelbach est adapté d ‘un roman d’Henry Winterfeld, romancier allemand (1937). Son fils étant atteint de scarlatine, l’auteur écrit pour lui un épisode par jour de ce qui deviendra son premier roman : Timpetill - Die Stadt ohne Eltem, et qui vantait les mérites de la démocratie et de l’autogestion.
- La prise de responsabilité : Livrés à eux-mêmes, ces derniers se regroupent en deux clans : les vilains casseurs sous l'égide d'Oscar, et le gang pacifique et raisonnable mené par Marianne… Les premiers rétablissent l’ordre et s’organisent comme le feraient leurs parents.
Synopsis détaillé
Dans le village de Timpelbach, les enfants multiplient les bêtises et tournent en ridicule les adultes. Aussi, les parents se réunissent autour du maire et décident de donner une bonne leçon à leurs bambins : dans la nuit, ils quitteront tous le village, sans mot dire. Le lendemain matin, les enfants sont abasourdis. Très vite, deux clans se forment. Lun autour de Marianne, déclarée chef ; lautre autour de la terreur du village, Oscar. Les premiers rétablissent lordre et sorganisent comme le feraient leurs parents. Les seconds se réunissent en conseil de guerre, pour gagner le coeur du village. Pendant ce temps, les parents navaient pas prévu une chose : ils sont faits prisonniers par un effrayant général. Robert sinfiltre dans le clan des «méchants», qui se font désormais appeler «Les Écorchés». Mais il échoue à prévenir ses amis dune attaque imminente. Puis cest la soeur dOscar, Mireille, qui vient prêter main forte au clan des «gentils». Tout dabord soupçonnée dêtre une espionne, elle se révèle de bonne foi : comme elle lavait annoncé, Les Écorchés attaquent le village au matin. Une furieuse bataille éclate, remportée par les gentils, grâce à une sorte de tank quils ont bricolé. Mais, poussé par son acolyte, Willy, Oscar se venge en tirant sur Ptit Louis. Plus de peur que de mal : lordre revient dans le village après quOscar et Willy ont été jugés. Et voici que les parents reviennent.
Une esthétique soignée
La plus grande réussite, cependant, réside dans la construction de l'univers visuel. Avec son village intemporel, ses costumes inventifs et colorés, ses quelques détails à la frontière du fantastique (sans jamais la franchir), la réalisation de Nicolas Bary fait penser à ses modèles avoués : Tim Burton, Terry Gilliam, Guillermo del Toro, émulés ici en mode mineur mais prometteur. Il est surtout très rare, dans le cinéma français, qu'une telle débauche d'esthétisme soigné s'accompagne d'un soin égal affecté au scénario et à la direction d'acteurs. Bary parvient à trouver l'équilibre, en gardant à chacun de ses petits personnages une personnalité réellement attachante.
La musique
La musique a été composée par Frédéric Talgorn, qui avait composé auparavant la bande son des films Astérix aux Jeux Olympiques en 2007, Nos jours heureux en 2006, Les Aiguilles rouges en 2006 et Président en 2005.
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