L'entrée en moyenne section de maternelle représente une étape importante dans le développement de l'enfant. C'est une période d'apprentissage intense, de socialisation et de découverte. Cependant, certains enfants peuvent rencontrer des difficultés à ce stade. Cet article vise à explorer les difficultés les plus courantes rencontrées en moyenne section de maternelle, à comprendre leurs causes et à proposer des pistes pour aider les enfants à les surmonter.
Refus d'aller à l'école : un signal à décoder
Tous les matins, c’est la même scène pour certains parents : un enfant qui traîne des pieds, répète « Je ne veux pas y aller », s’accroche à leur manteau ou fond en larmes au moment de la séparation. Pourtant, il n’est qu’en petite, moyenne ou grande section, avec tout juste 3, 4 ou 5 ans. Déjà, il rejette l’école ? Ce refus est un signal, une manière pour l'enfant d'exprimer un malaise qu'il ne peut pas toujours verbaliser.
Les raisons possibles derrière le refus
Pour beaucoup d'enfants, c’est la première séparation prolongée quotidienne avec les parents. L'enfant découvre un lieu collectif, des règles sociales implicites, un cadre plus strict qu’en crèche ou qu’à domicile, un rythme plus soutenu, une autre façon d’être en relation avec les adultes. Un enfant de maternelle ne dit pas toujours ce qu’il pense, il dit ce qu’il ressent. Il peut exprimer :
- Un manque de préparation : « Je ne me sens pas encore prêt aujourd’hui. »
- Un besoin d'attachement : « J’ai besoin de toi, je ne veux pas te quitter. »
- De la fatigue : « Je suis fatigué. »
- De l'angoisse : « Quelque chose m’angoisse là-bas mais je ne sais pas quoi. »
- Des difficultés non exprimées : « Hier, j’ai été en difficulté et je ne sais pas comment le dire. »
Le lien d’attachement reste très fort à cet âge. La classe de maternelle est un environnement riche, parfois trop, avec ses bruits, ses consignes et ses attentes implicites. À l’école, on commence à interagir dans un groupe, à se faire une place, ce qui demande des compétences sociales naissantes.
Comment réagir face au refus
Il arrive que les difficultés ne soient pas repérées (ou pas transmises aux familles) : un enfant qui pleure en silence, qui reste seul dans la cour, qui ne comprend pas les consignes mais ne dit rien. Réagir par un simple « Allez, ça va aller » peut être vécu comme une minimisation. Mais céder chaque matin n’est pas non plus aidant. Il est important d'écouter l'enfant et de chercher à comprendre la cause de son refus.
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- Valider ses émotions : « Tu ne veux pas y aller aujourd’hui, tu as l’air triste. Est-ce qu’il s’est passé quelque chose ? »
- Observer son comportement : Un enfant qui pleure le matin mais retrouve le sourire à midi ou 16h vit probablement une séparation difficile, mais pas un mal-être général.
- Communiquer avec l'équipe éducative : Les professionnels de maternelle sont habitués à ces situations. Il est utile de leur demander : « Est-ce qu’il participe en classe ? », « Avez-vous remarqué s’il joue avec les autres ? », « Comment est-il pendant les temps calmes ou les transitions ? »
L’enfant de maternelle n’a ni la maturité émotionnelle, ni le langage intérieur nécessaire pour toujours comprendre ce qu’il vit. Il exprime par son corps et par ses refus ce qu’il ne peut pas encore penser. Le refus d’aller à l’école en maternelle n’est pas un problème en soi, c’est un signal.
Difficultés liées au langage
Le langage est un outil essentiel pour l'apprentissage et la socialisation. Certains enfants peuvent présenter des difficultés à ce niveau, se manifestant par un retard de langage, des troubles de l'articulation ou des difficultés à structurer leurs phrases.
Identifier les signes de difficultés langagières
Une question posée par une personne gardant un enfant de 4 ans et demi illustre bien ces inquiétudes : l'enfant a du mal à trouver ses mots, fait rarement une phrase sans buter sur un mot, inverse les groupes dans la phrase (par exemple, "bébé mange haricots purée" au lieu de "le bébé mange de la purée de haricots"), oublie souvent les déterminants et répète 5 ou 6 fois la même phrase sans raison apparente. De plus, il lui arrive encore très souvent de parler de lui à la troisième personne.
Ces observations soulèvent des questions légitimes : est-ce juste un petit retard de langage ? Est-ce "normal" à cet âge d'avoir ses difficultés ?
Les causes possibles
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces difficultés :
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- Un développement langagier plus lent : Certains enfants ont simplement besoin de plus de temps pour acquérir les compétences langagières.
- Un manque de stimulation : Un environnement peu stimulant sur le plan langagier peut freiner le développement de l'enfant.
- Des troubles spécifiques du langage : Dans certains cas, les difficultés langagières peuvent être le signe d'un trouble spécifique, comme la dysphasie.
- Des facteurs émotionnels : L'anxiété ou le stress peuvent également affecter le langage de l'enfant. L'enfant peut être très inquiet, voulant toujours savoir à l'avance ce qu'on va faire, et capable d'en pleurer si un détail est modifié.
Que faire ?
Face à des difficultés langagières, il est important d'agir :
- En parler avec l'équipe éducative : L'enseignant pourra évaluer les compétences langagières de l'enfant et donner des conseils.
- Consulter un orthophoniste : Un bilan orthophonique permettra de déterminer la nature des difficultés et de mettre en place une prise en charge adaptée.
- Stimuler le langage à la maison : Parler à l'enfant, lui lire des histoires, jouer avec les mots sont autant de moyens de favoriser son développement langagier.
Concernant le petit garçon mentionné précédemment, il est important de conseiller à sa mère de prendre rendez-vous avec un orthophoniste pour un bilan. De plus, compte tenu de son anxiété et du fait qu'il parle de lui à la troisième personne, une consultation chez un pédopsychiatre pourrait également être envisagée.
Difficultés motrices : quand le corps entrave l'apprentissage
La moyenne section de maternelle est une période où les enfants développent leurs compétences motrices fines et globales. Cependant, certains peuvent présenter des difficultés dans ce domaine, notamment en graphomotricité (écriture) et en motricité globale (coordination des mouvements).
La dyspraxie : un trouble de la coordination
Le trouble de la coordination motrice d’origine développementale, ou dyspraxie, touche de nombreux enfants d’âge scolaire. Au-delà des difficultés motrices qu’il engendre, il est à l’origine de difficultés scolaires. Les enfants dyspraxiques présentent tous des perturbations de l’écriture manuscrite.
Les manifestations de la dyspraxie en maternelle
Les difficultés démarrent dès le début de l’apprentissage en grande section de maternelle. Les enfants dyspraxiques peinent à reproduire les lettres en fonction du modèle qu’on leur présente. Ils ont des difficultés à tenir leur crayon correctement et à contrôler la pression qu’ils doivent exercer sur la feuille. Le tracé est peu fluide et reste lent. Les lettres sont trop grosses, irrégulières et le résultat est très insatisfaisant au regard des efforts déployés. La lisibilité des lettres se dégrade au fur et à mesure de l’exercice.
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Maladroits, ils peinent à reproduire les lettres dont ils doivent contrôler laborieusement le dessin. Ils ont des difficultés à tenir leur crayon correctement et à contrôler la pression qu’ils doivent exercer sur la feuille. Le tracé est lent et peu fluide. La copie est la source de multiples malentendus puisque l’élève dyspraxique, à la différence des autres élèves, fait beaucoup plus de fautes en copie qu’en dictée. Contraint de mobiliser la totalité de ses ressources attentionnelles pour dessiner les lettres une à une, il s’épuise au fur et à mesure que le texte s’allonge. Le texte devient illisible et les fautes d’orthographe se multiplient. Il n’est donc pas rare qu’après cet exercice épuisant, l’énorme effort qu’il a déployé soit sanctionné par « 20 fautes dans un texte de 8 lignes, tu pourrais faire un peu attention !
Les conséquences de la dyspraxie sur l'apprentissage
L’automatisation de l’écriture permet aux enfants de libérer des ressources cognitives pour des tâches de plus haut niveau (expression écrite, grammaire, orthographe). En présence d’un trouble de la coordination, l’absence d’automatisation de l’écriture prive les enfants des ressources attentionnelles nécessaires à la réalisation de ces tâches de haut niveau.
La lecture des nombres à plusieurs chiffres qui repose sur une norme spatiale posera des difficultés à tous ceux qui ont une perturbation du traitement visuo-spatial. Ils peuvent ainsi confondre 21 et 12. Enfin, la pose des opérations est un écueil fréquent. La géométrie les confronte à deux difficultés importantes. La première est que l’enseignement des concepts géométriques passe, en grande partie, par du traçage de figures. Les enfants échouent à manipuler les règles, compas, rapporteur et équerre qui sont indispensables à la réalisation des formes géométriques qui leur est demandé de dessiner. À ces difficultés liées au handicap moteur, se rajoutent pour certains les difficultés liées aux perturbations du traitement de l’information visuo-spatiale.
Aider les enfants dyspraxiques
Il est essentiel d’aménager leur environnement afin de leur permettre de faire les acquisitions scolaires dans le même temps que leurs pairs sans être gênés par leur handicap.
- Rendre les contenus scolaires accessibles : Modifier les mises en page pour contourner les troubles de l’organisation du regard et les anomalies de traitement de l’information visuo-spatiale.
- Compenser le déficit de l’écriture : L’utilisation d’un ordinateur peut être une solution.
Des outils pour faciliter l'inclusion scolaire
L’absence d’outils facilitant l’inclusion scolaire des enfants dyspraxiques est patente. Les enseignants non formés, qui voient arriver dans leur classe des enfants dont personne ne leur a réellement expliqué les difficultés spécifiques, sont souvent bien démunis. L’association le Cartable fantastique est née de ce constat.
Caroline Huron est psychiatre, chercheuse à l’INSERM, spécialisée en sciences cognitives dans le laboratoire du Pr Stanislas Dehaene, experte reconnue de la dyspraxie et parent d’une enfant dyspraxique. Elle est l’auteur d’un livre intitulé « L’enfant dyspraxique. Mieux l’aider à la maison et à l’école. » publié chez Odile Jacob. Elle assure la présidence de l’association depuis sa création. Au delà de cette fonction, sa mission consiste à faire le lien entre les connaissances scientifiques sur ce trouble et le fonctionnement cérébral d’une part et les aides pragmatiques qui peuvent être apportées aux enfants dyspraxiques au quotidien à l’école, d’autre part.
Ennui et démotivation chez les enfants précoces
Si la moyenne section de maternelle représente un défi pour certains enfants, elle peut aussi être une source d'ennui et de démotivation pour les enfants précoces.
Les signes de précocité intellectuelle
L’approche froidement mathématique considère comme précoce intellectuellement un enfant dont le Q.I. total est supérieur à 130. Ils sont 2,3% des enfants de chaque classe d’âge dans ce cas. On compte donc 23 enfants précoces sur mille. Le dépistage objectif de la précocité intellectuelle nécessite de procéder à un test de QI. Il est en théorie possible d’administrer un test à un enfant de de 2 ans ½.
L'ennui en maternelle : une réalité pour les enfants précoces
On ne peut pas parler d’échec scolaire de l’enfant précoce en maternelle. Néanmoins, on peut déjà parler d’ennui, de démotivation, voire de souffrance chez certains d’entre eux. Le décalage de maturité intellectuelle va se traduire dans un certain nombre de cas par un désir d’apprentissage de la lecture avant l’heure. Un certain nombre d’enfants apprennent à lire avec un minimum d’instructions. Notons toutefois, que nombre d’enfants non-précoces apprennent à lire en Grande Section, année de sensibilisation à la lecture et avec l’aide de leurs parents. A contrario, certains enfants précoces ne sont pas spécialement intéressés par la lecture avant 6 ans.
La Grande Section de maternelle a notamment pour objet de susciter l’envie de lire, l’apprentissage proprement dit demeurant toutefois réservé au CP. Certains enfants qui lisent dès la Moyenne Section posent donc, bien involontairement, des problèmes aux enseignants. Ceux-ci ne peuvent répondre à des besoins en décalage avec le groupe dont ils s’occupent et avec le programme qu’ils sont chargés d’enseigner. L’enfant, de son côté n’entre pas dans ces considérations… Sa patience est une ressource limitée et, bridé dans son apprentissage, il l’épuise rapidement.
Comment accompagner les enfants précoces
Autoriser la lecture constitue une solution de bon sens. Nombre d’enseignants signalent d’ailleurs désormais à des parents parfois réticents, la nécessité pour leur enfant de passer dans la classe supérieure. Le geste n’est cependant pas anodin et la solution fait peur. Les arguments qui s’opposent au saut de classe surgissent. » Il est encore très bébé », » il ne faut pas forcer les enfants », « il est de petite taille pour son âge », « il faut lui laisser du temps pour jouer » et le fameux « manque de maturité » sont des réflexions fréquentes. Cet enfant-là a bien entendu lui aussi envie de jouer. Simplement, le jeu qui l’intéresse vraiment aujourd’hui est celui qui consiste à lire pour apprendre des choses. Il éprouve intensément ce désir d’apprentissage et en a autant les capacités qu’un enfant « normal » de deux ans son aîné.
Se poser des questions est bien normal. Comment effectivement imaginer que cet enfant qui montre parfois des dérives ( désintéressement, agitation ) dans un courant d’apprentissage modéré puisse retrouver le bon cap dans des eaux plus vives ? L’expérience montre toutefois que le risque le plus important s’avère être celui qui consiste à ne rien faire.
Les angoisses existentielles chez les enfants précoces
Les capacités d’abstraction élevées pour leur âge donnent aux enfants précoces un accès prématuré à des idées telles que le caractère inéluctable de la mort. Avancé sur le plan cognitif, l’enfant précoce ne l’est pas nécessairement en matière de stabilité émotionnelle et de capacité à digérer les frustrations. Cet accès à une abstraction aussi anxiogène que la mort entraîne assez souvent des angoisses chez des enfants précoces de 4 à 7 ans.
Troubles du comportement : comprendre et réagir
Les troubles du comportement peuvent également se manifester en moyenne section de maternelle. Il est essentiel de comprendre les causes de ces troubles et de mettre en place des stratégies adaptées pour aider l'enfant à les surmonter.
Les différentes formes de troubles du comportement
Depuis son entrée au CP, le comportement d'un enfant de 7 ans peut devenir catastrophique, avec insolence, désobéissance répétée et violence envers les autres élèves. Un enfant peut vouloir toujours avoir la parole en classe, quitte à empêcher les autres de s’exprimer et ce par tous les moyens. Il arrive qu’un enfant réagisse violemment à une situation banale aux yeux d’un adulte, mais profondément injuste à ses yeux à lui. Il suffit parfois d’avoir perdu une bille en jouant pour qu’une bagarre éclate ou que la rancune s’installe…
Les causes possibles
Plusieurs facteurs peuvent expliquer les troubles du comportement :
- Un manque de limites : L'enfant peut avoir du mal à respecter les règles si elles ne sont pas clairement définies ou appliquées de manière cohérente.
- Des difficultés émotionnelles : L'anxiété, la tristesse ou la colère peuvent se traduire par des comportements inappropriés.
- Des problèmes relationnels : Des difficultés avec les autres enfants ou avec l'enseignant peuvent entraîner des troubles du comportement.
- Des troubles d'apprentissage : Un enfant qui rencontre des difficultés scolaires peut développer des troubles du comportement pour masquer ses difficultés.
- La discipline scolaire : La discipline scolaire est parfois très différente de celle de la maison et certains enfants n’ont pas la capacité de s’y adapter aussi facilement que d’autres.
Comment aider l'enfant
Quand des petits mots d’avertissement arrivent sur le carnet de liaison de son enfant, c’est un signal d’alerte pour les parents, qui font tout leur possible pour remédier à la situation. Plutôt que de culpabiliser ou de baisser les bras, il faut avant tout comprendre la raison de ce mauvais comportement et avancer à coups de tentatives ou d’erreurs, pour aider son enfant à se sortir de ce mauvais pas.
- Communiquer avec l'enfant : L'aider à exprimer ses émotions et à comprendre les conséquences de ses actes. Il faut donc se retrousser les manches pour lui apprendre à gérer ses émotions en société, en faisant un bon tour de la question. Sait-il ce qu’est une émotion ? Peut-il décrire sa plus belle et sa pire émotion ? Pouvez-vous aussi vous souvenir d’un problème de comportement survenu à l’école quand vous aviez son âge et la raconter ? Quelles en ont été les conséquences ? Étiez-vous la victime ou l’agresseur ? « Les balades à pied sont le meilleures pour vider son sac », raconte un papa avec humour.
- Mettre en place des règles claires et cohérentes : S'assurer que l'enfant comprend les règles et les conséquences de leur non-respect.
- Valoriser les comportements positifs : Encourager et féliciter l'enfant lorsqu'il adopte des comportements appropriés.
- Mettre en place des activités favorisant la coopération et l'entraide : La coopération et l’entraide, au cœur de la pédagogie Freinet permettent au enfants de perdre leurs mauvaises attitudes et les aident à comprendre qu’ils ont tous un rôle à jouer pour le bien-être et le bon fonctionnement de la classe. Pour développer ce principe d’attention à l’autre chez un enfant, il suffit de lancer de simples amorces, en demandant à son enfant d’inviter le nouveau de la classe à la maison, ou de prendre l’habitude de faire un petit compliment sur une tenue ou la coiffure d’un de ses camarades en entrant à l’école.
- Faire preuve de créativité : Une bonne astuce de parent face à son enfant trop indiscipliné consiste à jouer « à l’école » avec des figurines et de lui demander d’inventer des situations conflictuelles. En l’influençant le moins possible, le parent pose quelques questions : « qu’est ce qui aurait pu se passer pour éviter cela ? Qui aurait pu aider ? Pourquoi ne pas écrire ensemble une sorte de journal des faits divers, axé sur les problèmes relationnels qu’il ou elle peut vivre au quotidien ? Cela permet souvent de relativiser les problèmes, de s’éclaircir les idées et de trouver des solutions pour que cela ne se reproduise plus. Les mauvais jours, on inscrit dans le carnet, avec les mots de son enfant et avec précision, la façon dont s’est déroulé le problème (quand et comment). Les bons jours, on laisse une page blanche. Dès qu’il est suffisamment rempli, on lit ensemble le journal. Il sert à repérer les schémas répétitifs, qui sautent souvent aux yeux des enfants quand ils se les remémorent. « Tiens c’est bizarre, je pousse toujours les autres dans l’escalier en allant à la récré du matin » : il saura alors à quel moment il doit être vigilant.
- Ne pas alimenter la rancune : Quand un enfant est sanctionné à l’école à cause de ses gestes violents, on peut se demander si alimenter sa rancune dès son retour à la maison est une bonne solution. Il faut bien sûr trouver comment réparer son geste détestable, mais sans qu’il y ait double sanction de votre part (comme interdiction de tablette pendant 1 semaine ou plus d’argent de poche). Sinon vous risquez de perdre sa confiance. Nous sommes les « agents de sécurité » de nos enfants. Mais ce n’est pas en les comparant aux élèves les plus parfaits de la classe qu’ils pourront changer ! Cherchons plutôt à bien l’accompagner en lui demandant ce que la maîtresse et ses camarades apprécient chez lui.
- Eviter les punitions : Si la sévérité et les punitions fonctionnaient, cela ferait longtemps que ces problèmes de comportement auraient été réglés. Dans bien des pays scandinaves, dont la Finlande si bien placée dans les résultats scolaires de ses élèves, la punition n’existe pas. Les dérapages des élèves sont minimes et le rapport élèves-enseignant est très décontracté, sans pour autant nuire à l’autorité du professeur.
- Consulter un professionnel : Si les troubles du comportement persistent, il peut être utile de consulter un psychologue ou un pédopsychiatre.
- L'importance de l'amour parental : Il frappe, elle pousse… Ils disent ne pas pouvoir s’en empêcher, ils voudraient être sages mais n’y arrivent pas… L’amour du parent est essentiel et les idées futées sont précieuses pour casser l’automatisme qui consiste chez ces enfants à « s’amuser » à embêter les autres à la récré. « Je lui ai offert une montre et je l’ai chargé de chronométrer son temps quand il fait le tour de la cour en courant et de tenter chaque jour de battre son record », explique un parent.
Le test de QI : une fausse solution ?
Quand un enfant est agité à l’école, on conseille parfois de faire un test de QI pour évaluer son intelligence. « D’après mon expérience personnelle, le test de QI n’a rien changé à son comportement, souligne la maman d’une petite fille de 9 ans. Mais comme il a éliminé le soupçon de précocité pour ses problèmes relationnels à l’école, elle est désormais étiquetée enfant difficile ! ». La meilleure réponse aux « étiquettes » consiste à les ignorer, tout en assurant à l’équipe éducative que chaque difficulté comportementale sera prise en compte à la maison, l’une après l’autre.
Les récompenses : une solution à court terme ?
Même s’ils savent que ce système peut s’apparenter à du chantage, certains parents fonctionnent avec des récompenses. « Petit à petit, mon fils a compris ce qu’on attendait de lui. Ma fille connaît les règles, elle a un cadre… sauf à l’école ! Elle est punie tous les jours, elle se moque des autres, est insolente avec son instit’ et j’ai l’angoisse des convocations à l’école.
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