Un couple désirant un enfant et ayant une vie sexuelle régulière espère généralement une grossesse dans un délai raisonnable. La conception résulte de la fusion d'un spermatozoïde, la cellule reproductrice masculine, et d'un ovocyte, la cellule reproductrice féminine. Cette fécondation donne naissance à un embryon, le premier stade de développement d'un être humain, qui s'implante ensuite dans l'utérus.
Le trajet des spermatozoïdes
Chez l’homme, les spermatozoïdes sont produits continuellement dans les testicules. Lors d’un rapport sexuel, ils sont déposés dans le vagin. Ils pénètrent ensuite dans l’utérus et poursuivent leur chemin jusqu’à l’ovocyte, si le rapport sexuel est très proche de l’ovulation, en remontant dans les trompes. La montée des spermatozoïdes dans l’utérus est favorisée par la sécrétion au niveau du col de l’utérus, sous l’influence de l’hormone œstradiol.
L'ovulation et la fécondation
Chez la femme, les ovocytes se développent dans les ovaires. Au début de chaque cycle menstruel, plusieurs follicules existent sur chaque ovaire, mais un seul deviendra dominant et libérera un ovocyte fécondable lors de l'ovulation, généralement autour du 14e jour du cycle. L'ovocyte se place alors sur les franges mobiles de la trompe, prêt à rencontrer les spermatozoïdes.
Un seul spermatozoïde pénètre dans l’ovocyte. Les premiers signes de fécondation apparaissent le lendemain de la pénétration du spermatozoïde fécondant dans l’ovocyte. L’embryon est formé le jour suivant, chemine dans le canal de la trompe. Il se divise progressivement, atteint l’utérus au 5e jour et s’implante environ deux jours plus tard dans la muqueuse utérine.
Facteurs influençant la conception
La réalisation d’un projet d’enfant demande des rapports sexuels réguliers, mais aussi un nombre suffisant de spermatozoïdes fonctionnels chez l’homme, d’une ovulation de bonne qualité chez la femme, et la possibilité d’une rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte sans obstacle.
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Le rôle des spermatozoïdes dans la fécondation
Lors d'un rapport sexuel, les spermatozoïdes sont déposés au fond du vagin, puis remontent l'appareil reproducteur jusqu'aux trompes. L’homme fabrique des millions de spermatozoïdes car sur le chemin, beaucoup d’entre eux vont mourir (au niveau du col de l’utérus, les spermatozoïdes mal formés sont éliminés) ou se perdre (certains spermatozoïdes vont se diriger dans une trompe dans laquelle il n’y a pas d’ovule). Une fois par mois environ, l’un des ovaire libère un ovule dans l’une des trompes : c’est l’ovulation. Une fois libéré, l’ovule se déplace dans la trompe et attire les spermatozoïdes à lui en libérant des molécules chimiques.
La fécondation marque le début de la grossesse. La fécondation, c’est la fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule pour former une cellule-œuf.
Le développement embryonnaire
La cellule-œuf va ensuite commencer à se diviser et se déplace jusque dans l’utérus. Elle va s’installer dans la muqueuse utérine pour continuer son développement : c’est la nidation. Après la nidation, la cellule-œuf se divise et les différents organes se mettent en place. Pendant les 3 premiers mois, le bébé n’a pas encore une forme tout à fait humaine, on l’appel embryon. Par la suite et jusqu’à la fin de la grossesse, une fois que les bras, la tête et les jambes sont formés, on l’appel fœtus.
Le bébé est relié par le cordon ombilical à un organe qui permet des échanges entre la mère et son enfant : c’est le placenta. Les nutriments et le dioxygène passent du sang de la mère vers le sang du bébé tandis que le CO2 et les déchets qui sont produit par l’enfant sont donné au sang de la mère.
Quand la conception est difficile
Un enfant n’arrive pas toujours forcément au moment où un couple le souhaite. L’infertilité masculine (ex : faible mobilité des spermatozoïdes), féminine (ex : obstruction des trompes) ou des deux partenaires peut empêcher un couple d’avoir un enfant. Pour les aider, un médecin peut réaliser une PMA (Procréation Médicalement Assistée). L’insémination artificielle, quand les spermatozoïdes ont du mal à atteindre l’ovule (ex : faible mobilité des spermatozoïdes). La Fécondation In Vitro (FIV), quand les spermatozoïdes ne peuvent pas atteindre l’ovule (ex : trompes obstruées).
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Si la fécondation ne réussit pas naturellement au bout d’un an de rapports sexuels réguliers, le médecin aide la personne ou le couple à identifier les éventuelles causes d’infertilité. Si besoin, le médecin oriente cette personne ou ce couple vers la procréation médicalement assistée (PMA).
Le rôle du col de l'utérus
La glaire cervicale devient plus liquide et filante pour faciliter le passage des spermatozoïdes dans l’utérus.
La production de spermatozoïdes
Dès la puberté, les testicules fabriquent environ 100 millions de spermatozoïdes par jour. C’est la spermatogenèse. La production de spermatozoïdes diminue progressivement avec l’âge. L’éjaculation libère environ 100 à 200 millions de spermatozoïdes en une seule fois dans le vagin. La durée de vie d’un spermatozoïde dans l’appareil génital féminin peut aller jusqu’à cinq jours.
Au contact du col de l’utérus et de l’utérus, les spermatozoïdes se modifient. On appelle cette étape la capacitation. Ces modifications concernent la mobilité (plus grande), ainsi que la structure de la tête, pour percer la paroi de l’ovule. Grâce à ces changements, les spermatozoïdes sont capables de féconder l’ovule.
Seule une centaine de spermatozoïdes arrivent au niveau des trompes de Fallope où se trouve l’ovule. Un seul spermatozoïde peut traverser la paroi de l’ovule pour le féconder.
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De la fécondation à l'embryon
Le spermatozoïde qui entre dans l’ovule porte la moitié du patrimoine génétique du géniteur. L’ovule, lui, contient la moitié du patrimoine génétique de la mère. Les deux cellules fusionnent pour n’en former qu’une seule : la cellule-œuf, ou zygote. Le zygote se divise en plusieurs cellules : deux, puis quatre, puis huit… C’est le stade embryonnaire. Pendant qu’il se divise, l’embryon se déplace jusqu’à l’utérus.
La nidation
Quelques jours après la fécondation, l’embryon atteint l’utérus. Il se fixe à sa paroi (la muqueuse utérine). On parle alors de nidation. L’embryon reste ensuite dans l’utérus, où il poursuit son développement. S’il n’y a pas de fécondation, l’ovule est expulsé lors des règles suivantes.
L'importance du spermogramme
Un spermogramme est un examen médical visant à étudier la fertilité masculine. Il vise à caractériser les spermatozoïdes d’un point de vue quantitatif (nombre de spermatozoïdes au total et nombre de spermatozoïdes normaux) et qualitatif (mobilité et forme des spermatozoïdes). L’analyse du sperme est l’examen principal dans l’évaluation de la fertilité masculine. Il est réalisé lorsqu’un couple consulte pour des problèmes d’infertilité. Il est important de détecter d’éventuelles anomalies dans le sperme et le cas échéant déterminer si la stérilité est passagère (par exemple lors d’une fièvre ou avec la prise de certains médicaments) ou définitive.
Dans un premier temps, ce sont les paramètres macroscopiques du sperme qui sont évalués. Pour être considéré comme normal, le volume du sperme doit être compris entre 2 et 6 millilitres (soit le volume d’un dé à coudre), le pH soit être supérieur à 7 et la viscosité doit diminuer spontanément dans les 30 minutes à 1 heure après le prélèvement. Un nombre de spermatozoïdes inférieur à 20 millions par millilitre de sperme représente une quantité anormalement faible. On parle d’ « oligospermie ». Normalement, 30% des spermatozoïdes doivent être mobiles durant la première heure et le rester jusqu’à 4h après l’éjaculation. On considère comme suffisamment fécondant un sperme contenant au moins 4 % de spermatozoïdes de forme normale. Ceux qui sont trop petits (hypotrophiques), avec une double tête (bicéphale) ou avec un flagelle double (bifides) sont considérés comme anormaux et on parle de « tératospermie ». Le tabagisme peut altérer le spermogramme.
L'insémination artificielle
L’insémination artificielle (IA) est une technique d’Aide Médicale à la Procréation (AMP). Elle est réservée aux couples dont la femme a des trompes perméables, lorsque les traitements d’induction simple de l’ovulation sont restés inefficaces. Le principe de l’insémination intra-utérine (IIU) est simple. L’ovulation de la femme est optimisée grâce à un traitement de stimulation ovarienne (injections quotidiennes de gonadotrophines à partir du 2ième ou du 3ième jour du cycle menstruel). La surveillance de la croissance des follicules est assurée par un « monitorage » reposant sur des dosages hormonaux et des échographies ovariennes (il faut compter une moyenne de 2 à 3 contrôles par cycle). Le sperme est recueilli le plus fréquemment par masturbation. La préparation des spermatozoïdes se fait par une série de lavages et de centrifugations. Cette procédure prend en moyenne 1h30 à 2h.
L'appareil génital masculin et la production de spermatozoïdes
L'appareil génital masculin est un ensemble d'organes intervenant dans la reproduction. Chez l'homme, ces organes sont surtout externes, avec le pénis ou verge et les testicules contenus dans les bourses. Par ailleurs, l'appareil génital masculin est en relation avec l'appareil urinaire, puisque l'urine est éliminée par le même conduit que le sperme, l'urètre, mais de façon non simultanée. Cet appareil génital comporte : le pénis ou organe d'accouplement ; deux testicules ou glandes sexuelles, productrices des spermatozoïdes ou cellules reproductrices, encore appelées gamètes mâles ; deux conduits génitaux ou spermiductes, par lesquels s'achemine le sperme avant d'atteindre l'urètre ; deux vésicules séminales et une prostate : glandes annexes assurant, par leur sécrétion, la bonne qualité du sperme.
Dès la puberté, les testicules deviennent fonctionnels et fabriquent, en grande quantité, des spermatozoïdes. Cette fabrication s'effectue à l'intérieur des petits tubes pelotonnés, appelés tubes séminifères, qui constituent les testicules.
Les spermatozoïdes, à la sortie des testicules, traversent l'épididyme où ils acquièrent leur motilité ou faculté de se déplacer. Ils poursuivent ensuite leur trajet par les spermiductes, encore appelés canaux déférents. Les spermatozoïdes se mêlent alors aux sécrétions des vésicules séminales et de la prostate pour former le sperme qui atteindra l'urètre. Le sperme est un liquide blanchâtre, plutôt visqueux, contenant environ 100 millions de spermatozoïdes par millilitre. Il est émis à l'extrémité du pénis lors de l'éjaculation. Le volume de sperme rejeté, ou éjaculat, est de l'ordre de 3 à 4 millilitres et contient des liquides nourriciers dont la richesse est nécessaire à la vie des gamètes mâles.
Un spermatozoïde présente, d'avant en arrière : une tête contenant, en particulier le noyau et un système perforateur de la membrane ovulaire ; une pièce intermédiaire renfermant la centrale énergétique nécessaire au fonctionnement de ce gamète ; un flagelle ou fouet assurant, par ses battements, la mobilité indispensable au rôle de cette cellule fécondante. Ces cellules minuscules, dont la longueur est de l'ordre de 70 μ m (un micromètre = un millième de millimètre), sont produites en très grand nombre et de façon continue dans les testicules humains.
L'appareil génital féminin et la production d'ovules
Chez la femme, l'appareil génital comporte surtout des organes invisibles car ils sont internes et situés dans l'abdomen. Par ailleurs, contrairement à l'homme, il n'y a aucune relation entre l'appareil urinaire et l'appareil reproducteur qui présentent des conduits bien distincts. Extérieurement, n'apparaît que la fente vulvaire entourée de replis de peau : grandes et petites lèvres. Cet appareil génital présente : le vagin ou organe d'accouplement ; deux ovaires ou glandes sexuelles produisant les ovules ou gamètes femelles ; deux trompes utérines, conduits par lesquels s'achemine l'ovule entraîné par les battements des cils des parois des trompes ; un utérus ou organe de la gestation dans lequel se fixe l'œuf quand il y a eu fécondation. Ce muscle creux est à l'origine des règles.
À la fin de la puberté, les ovaires droit et gauche fonctionnent régulièrement et produisent à tour de rôle, un ovule par mois. Les follicules ovariens ainsi que les futurs ovules sont formés avant la naissance de la femme. Cependant ce n'est qu'à la puberté que les follicules subissent leur maturation nécessaire à l'ovulation, ils augmentent alors de taille. Ainsi, chaque mois, un follicule ovarien mûrit, dans l'un ou l'autre ovaire, avant d'émettre son ovule : on parle alors d'ovulation. Ce phénomène qui se répète chaque mois, lorsqu'il n'y a pas de fécondation, est donc cyclique, de même que les règles. Il faut également noter que cette production d'ovules, ainsi que les règles cessent vers 50 ans, on appelle ce phénomène la ménopause. S'il n'y a pas eu de fécondation, l'ovule libéré par l'ovaire est aspiré par le pavillon d'une trompe et est entraîné passivement. Il traverse l'utérus pour être ensuite éliminé par la vulve. Contrairement au spermatozoïde, l'ovule est un gamète produit en petit nombre (environ 400 au cours de la vie de la femme). Il est beaucoup plus grand que le spermatozoïde car il contient des réserves dans son cytoplasme. L'ovule est immobile et c'est un gamète fécondable.
La puberté et la reproduction
L’être humain devient apte à se reproduire à la puberté. Durant la puberté, les caractères sexuels secondaires apparaissent (ex : musculature, pilosité, développement des seins, etc ) alors que les organes reproducteurs (caractères sexuels primaires ) présents dès la naissance commencent à fonctionner, c’est-à-dire qu’ils produisent et/ou libèrent des gamètes (pour les femmes : les ovules pour les hommes : les spermatozoïdes) .
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