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Comprendre le cycle menstruel, l'ovulation et leur schéma

Suivre le bon déroulement de son cycle, anticiper la venue des règles, voilà la fonction d’un calendrier menstruel. C’est un moyen efficace de mieux connaître son corps et de comprendre aussi ses variations d’humeur et de forme physique. Le cycle menstruel est un phénomène naturel qui touche toutes les filles quand elles grandissent. Imagine-le comme une danse qui se déroule dans ton corps chaque mois, à l’abri des regards, orchestrée par tes hormones, ces petits messagers invisibles qui circulent dans le sang.

Qu'est-ce que le cycle menstruel ?

Le cycle menstruel chez la femme commence le premier jour des menstruations et s’achève lorsque les prochaines règles débutent. Cette période qui dure en moyenne entre 22 et 33 jours est marquée par deux phases. Le cycle menstruel est une période dont la durée peut varier considérablement d’une femme à l’autre. Le cycle menstruel le plus court peut durer 17 jours et le plus long s’étale jusqu’à 45 jours. Mais en règle générale, celui-ci dure 28 jours avec une ovulation au 14e jour. Il est marqué par plusieurs phases bien distinctes sous l’effet des hormones, qui jouent un rôle de régulateur.

En moyenne, le cycle menstruel dure 28 jours. Mais dans les faits, aucune femme n’est semblable : on peut avoir des cycles très courts, de 21 jours, ou au contraire très longs, jusqu’à 35 jours. Pour faire le calcul exact de votre cycle menstruel, c’est simple : il suffit de compter le nombre de jours depuis le premier jour des règles jusqu’au dernier jour avant les règles suivantes. En inscrivant chaque mois le premier jour de vos règles sur un calendrier, vous arriverez facilement à savoir combien de temps en moyenne dure votre cycle. Bon à savoir : votre cycle peut varier légèrement d’un mois sur l’autre. Par exemple, il peut passer de 29 à 31 ou 32 jours selon les mois. Au bout de quelques mois de calendrier, vous pourrez anticiper la date de vos règles. Vous pourrez aussi ajouter sur votre calendrier les autres signes qui annoncent vos règles : ventre ballonné, mal de tête, énervement, légère dépression, fatigue, etc. Cela peut être très utile d’établir un calendrier gardant en mémoire les dates des règles et d’ovulation possible. Les médecins ont souvent besoin de connaître la date de vos dernières règles. Un calendrier menstruel donne la date des règles et également une indication de la date d’ovulation, c’est-à-dire le moment optimal pour concevoir un enfant.

Cycle menstruel : un phénomène naturel

Ton corps se prépare chaque mois à accueillir un futur bébé. Ne t’inquiète pas, il ne vient que si tu lui envoie une invitation, plus tard dans ta vie. En attendant, ton corps s’entraîne déjà à être prêt, comme si tu répétais une pièce de théâtre, encore et encore ! On appelle cette aventure le « cycle menstruel » parce qu’elle se répète tous les mois (“cycle”) et commence avec les règles (“menstruel”). Elle va t’accompagner de ta puberté, qui arrive généralement entre 10 et 16 ans, jusqu’à la ménopause, vers 45-50 ans. Imagine un peu : ton corps va vivre environ 450 cycles au cours de ta vie ! C’est comme lire 450 fois ton livre préféré, mais les détails de l’histoire peuvent changer d’une lecture à l’autre.

Schématiquement, une femme ovule 14 jours avant le début des règles suivantes. Si vous avez des règles très régulières, vous pouvez donc estimer cette date de façon assez précise. Attention, un calendrier menstruel n’est pas un moyen de contraception ! Il serait très dangereux de l’utiliser pour ne pas tomber enceinte. Les spermatozoïdes restent vivants jusqu’à 5 jours dans le corps féminin, et l’ovule 1 à 2 jours ; on n’est donc jamais à l’abri d’une surprise. Chez certaines femmes, le cycle menstruel peut être irrégulier à cause de facteurs spécifiques tels que la prise de médicaments, des traitements chimiques ou encore une période de stress intense. Que vous souhaitiez concevoir un enfant ou adopter une méthode de contraception naturelle, vous devez vous intéresser de près à l’ovulation. Avec l’âge, avant la ménopause (arrêt des menstruations), les cycles menstruels deviennent irréguliers et la fertilité de la femme diminue.

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Les quatre phases du cycle menstruel

Ton cycle menstruel est comme une année avec quatre saisons, mais qui se déroule en seulement 28 jours en moyenne (même si ça peut varier entre 21 et 35 jours, chaque fille est unique !). Chaque saison a sa propre ambiance et ses propres sensations.

1- La phase des règles (ou des menstruations)

Cette première phase est marquée par l’écoulement de sang provenant de la muqueuse utérine (ou endomètre) qui se désintègre lorsqu’elle n’accueille pas de grossesse. La quantité de sang varie d’une personne à l’autre et va de 45 ml à 60 ml en général. Lorsque les règles sont très abondantes, la quantité de sang qui s’écoule s’élève jusqu’à 80 ml. Tout commence par les règles, ces quelques jours où du sang s’écoule de ton vagin. Non, inutile d’appeler les pompiers, tu ne vas pas mourir ! C’est comme si ton corps faisait un grand ménage de printemps (même si c’est l’hiver dans notre histoire). Personne n’est venu habiter dans la maison qui avait été construite. Alors bye bye les jolies affiches dans la chambre de bébé : ton corps nettoie tout pour tout recommencer à neuf. Pendant cette période, tu peux te sentir un peu fatiguée, triste ou irritable. Entendre les bruits de bouche de ton grand-frère à table te donnent envie de l’envoyer sur Mars ! Aussi, ton ventre semble s’entraîner pour les Jeux olympiques de gymnastiques : c’est ce qu’on appelle les “crampes menstruelles”, ces maux qui se ressentent dans le bas du ventre, plus précisément au niveau de l’utérus.

2- La phase folliculaire (ou phase pré-ovulatoire)

Elle commence à la fin des menstruations et se termine au moment de l’ovulation. Sa durée varie en fonction de celle du cycle menstruel. Avec la sécrétion des œstrogènes (une des hormones de la femme), le corps se prépare à accueillir une grossesse éventuelle. Elle est appelée phase folliculaire parce qu’un follicule est libéré, puis se développe et mûrit au niveau d’un ovaire. Un écoulement discret et translucide appelé glaire cervicale marque la fin de cette phase. Après l’hiver, le soleil revient ! Tu te sens mieux, plus énergique. Lorsque tu te regardes dans le miroir, tu vois une future astronaute ou une future présidente. Ton corps commence à préparer un ovule dans l’un de tes ovaires. L’ovule, c’est le petit œuf qui doit être fécondé par un spermatozoïde pour que bébé puisse s’installer dans sa chambre. Depuis ta naissance, des petits œufs poussent dans tes ovaires, qui sont comme deux petits jardins. Pendant cette période, tu te sens souvent plus joyeuse et pleine d’énergie. C’est le moment idéal pour faire du sport et passer du bon temps avec tes proches !

3- La phase de l’ovulation

14 jours avant les prochaines règles, lorsqu’un ovule est mûr, il se sépare de l’ovaire et descend dans l’utérus. La durée de vie d’un ovule dans le corps est de 24 heures. Pendant cette phase, la glaire cervicale devient plus fluide et une hausse de la température corporelle est constatée (un demi-degré de plus). Certaines femmes ressentent une douleur au niveau du bas-ventre. Au milieu de ton cycle, c’est l’été ! Un de tes ovaires libère un ovule : le petit œuf part en voyage. C’est ce qu’on appelle l’ovulation. Si cet ovule rencontrait un spermatozoïde (ce qui n’arrive que si tu as des relations sexuelles), il pourrait devenir un bébé. Pendant cette période, tu peux te sentir particulièrement confiante et créative, aussi rayonnante que le soleil de juillet !

4- La phase lutéale (ou phase post-ovulatoire)

La phase post-ovulatoire est comprise entre l’ovulation et le dernier jour qui précède le début des règles. Si un spermatozoïde vient féconder l’ovule pendant cette phase, l’œuf qui en découle va se fixer sur la paroi de l’utérus et c’est le début d’une grossesse. Si l’ovule n’est pas fécondé, il meurt. La sécrétion de glaire cervicale s’arrête, mais la température du corps reste toujours plus élevée. Des signes prémenstruels commencent à apparaitre. Ensuite, l’ovule commence sa randonnée à travers les trompes de Fallope (imagine un toboggan ondulé) pour arriver jusqu’à l’utérus Au début de cette phase, tu te sens sereine, tu contemples les feuilles de l’arbre de ton jardin, qui commencent tout juste à changer de couleur. Mais vers la fin, quand l’hiver approche à nouveau, tu peux ressentir ce qu’on appelle le syndrome prémenstruel (ou SPM). Tu deviens peut-être plus sensible, un peu irritable ou anxieuse, comme quand il pleut et que tes parents te forcent à aller à l’école ou au collège.

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L'ovulation : point central du cycle menstruel

Que vous souhaitiez concevoir un enfant ou que vous recherchiez une méthode de contraception naturelle et efficace, vous voulez connaitre à quel moment précis les hormones se mettent en action pour provoquer une ovulation. Informez-vous pour mieux comprendre cette phase cruciale du cycle menstruel. L’ovulation (ou la phase de fertilité du cycle menstruel) Pendant l’ovulation, lorsqu’un spermatozoïde pénètre dans l’utérus, la femme peut tomber enceinte. L’organisme prépare alors un nid pour que l’embryon puisse s’y fixer : ce phénomène est appelé nidation. Les hormones du cycle menstruel sont émises par le corps lorsque le cerveau le demande. Ainsi, dès que les règles s’achèvent, au moment de la phase folliculaire du cycle menstruel, l’œstrogène entre en action. Ces hormones se diffusent pour que l’utérus s’épaississe afin d’accueillir un embryon si l’ovule est fécondé. L’ovulation s’opère lorsque l’ovaire relâche l’ovocyte qui a muri et qui est devenu un ovule. Celui-ci descend alors dans l’utérus.

Comment connaitre la date exacte de l’ovulation ?

Que vous ayez un cycle menstruel court, long, irrégulier ou normal, l’ovulation survient 14 jours avant le début des prochaines règles. Ainsi si votre cycle menstruel dure :

  • 28 jours, l’ovulation a lieu le 14e jour (28 - 14) ;
  • 21 jours : l’ovulation se passe dès le 7e jour (21 - 14) ;
  • 33 jours : l’ovulation se déclenche le 19e jour (33 - 14).

Il faut noter qu’il n’y a pas d’ovulation chez la femme qui choisit une contraception hormonale, même si celle-ci a toujours des menstruations régulières. Il arrive également qu’il n’y ait pas d’ovulation pendant un cycle menstruel. Quoi qu’il en soit, un cycle anovulatoire peut survenir de temps en temps, en particulier pendant l’adolescence. Le cycle menstruel irrégulier peut découler d’une période de fatigue ou de stress intense. Il peut également arriver à cause d’un déséquilibre hormonal.

Le rôle des hormones

Toute cette danse est dirigée par ton cerveau et des hormones spéciales. Les hormones, ce sont des messages secrets que ton corps s’envoie à lui-même. Les principales hormones du cycle menstruel sont les œstrogènes et la progestérone. Les œstrogènes sont des fées : leurs pouvoirs aident la muqueuse de ton utérus (appelée endomètre) à s’épaissir. Grâce à elle, l’éventuel bébé aura un oreiller tout doux. La progestérone, elle, est une magicienne. Elle prépare cet oreiller à accueillir un éventuel petit œuf fécondé.

Comment concevoir un bébé ?

Si la durée de vie d’un ovule est de 24 heures seulement, le spermatozoïde peut vivre pendant 48 heures. Quoi qu’il en soit, il arrive que certains spermatozoïdes, plus vigoureux, survivent jusqu’à 5 jours dans le vagin d’une femme. Ainsi, il est possible d’avoir une grossesse lorsqu’un spermatozoïde rencontre un ovule. Pour maximiser les chances de réussite, il est conseillé d’avoir des relations sexuelles aux alentours du jour de l’ovulation. Vous pouvez faire un calcul pour connaitre la date de l’ovulation. Il est possible de prendre votre température corporelle pendant les jours qui précèdent afin de déceler la légère hausse d’un demi-degré. Vous pouvez également savoir qu’il y a ovulation grâce à la sécrétion de glaire cervicale fluide. La femme peut aussi ressentir une montée de libido pendant l’ovulation.

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Évolution de l'ovocyte

L’ovulation commence par l’activation d’un follicule primordial (1), qui mûrit progressivement pour devenir un follicule primaire (2), puis secondaire (3), et enfin un follicule de De Graaf (4) lorsqu’il arrive à maturité. Sous l’influence de la LH (hormone lutéinisante), ce follicule libère l’ovocyte (5) hors de l’ovaire : c’est l’ovulation. Le follicule rompu se transforme ensuite en corps jaune (6), qui sécrète des hormones (notamment la progestérone) pour préparer l’utérus à une éventuelle grossesse. En l’absence de fécondation, le corps jaune dégénère en corps albicans (7), une structure fibreuse inactive, puis se désintègre totalement.

Les ovaires sécrètent des hormones, la progestérone et les oestrogènes. Ceux-ci, libérés à partir du cinquième jour, permettent à la muqueuse utérine de s’épaissir. Les follicules sont contenus dans le stroma cortical. Le follicule tertiaire se caractérise par l’apparition de la cavité folliculaire ou antrum dans la granulosa. Les cellules de la granulosa entourant l’ovocyte constituent le cumulus oophorus ou disque proligère. L’ovocyte a grossi et son noyau a la taille d’un follicule primaire. S’il est fécondé par un spermatozoïde, l’ovule devient une cellule-oeuf puis un préembryon et migre dans l’utérus. Une fois fixé dans l’utérus, l’embryon envoie des signaux hormonaux au follicule éclaté, devenu corps jaune qui, à son tour, fabrique des hormones pour bloquer les règles. L’absence d’implantation va signifier au corps jaune sa fin de vie et il va rentrer dans un processus de dégénérescence qui va se faire pendant les 14 jours restants (après l’ovulation). Au 28e jour, il va adopter une forme de cicatrice (s’il n’y a pas eu implantation) et prendre le nom de corpus albicans = corps blanc, ce qui signifie la perte de la fonction endocrine. S’il n’y a pas fécondation, le corps jaune dégénère. Le cycle se termine au vingt-huitième jour. Les cellules de la thèque interne, sous l’action de la LH, synthétisent des androgènes (stéroïdes à 19 atomes de carbone).

Irrégularités et douleurs menstruelles : comment les gérer ?

Il arrive que le cycle menstruel s’accompagne de douleurs, de crampes et de symptômes inconfortables qui empêchent certaines femmes de s’impliquer dans leurs activités quotidiennes. Heureusement, il existe des remèdes efficaces pour soulager les douleurs et les symptômes. Il arrive que le cycle menstruel de la femme devienne irrégulier et s’accompagne de symptômes désagréables. L’absence momentanée des règles peut être due à des changements biologiques qui apparaissent normalement dans la vie d’une femme. Il s’agit par exemple d’une grossesse. Il arrive également que l’écoulement de sang s’arrête pendant la période d’allaitement. Enfin, des irrégularités marquent la pré-ménopause ou péri-ménopause (vers 45 ans en moyenne). L’absence momentanée de règles peut également découler d’un état émotionnel ou d’un stress qui perturbe la sécrétion hormonale. Lorsque la femme suit un traitement médicamenteux lourd (comme la chimiothérapie) ou lorsqu’elle subit un traumatisme physique comme une chirurgie, il peut arriver que ses règles s’arrêtent pendant un moment. La perte de poids due à un trouble alimentaire ou à la pratique d’une activité physique intense peut aussi perturber le cycle menstruel.

Pourquoi les règles s'arrêtent-elles ?

Outre les évènements normaux et naturels comme la grossesse, l’allaitement et la ménopause, les règles peuvent s’arrêter pour d’autres raisons comme l’obésité ou l’insuffisance de poids. Il arrive également qu’un taux élevé de prolactine (hormone produite par l’hypophyse qui favorise le développement du sein et la sécrétion de lait maternel) soit à l’origine de l’arrêt des règles. Les personnes ayant subi une ablation de l’utérus, atteintes du syndrome d’Asherman ou présentant des tumeurs hypophysaires verront aussi leurs règles s’arrêter. L’insuffisance ovarienne précoce est également responsable de l’arrêt des règles chez d’autres femmes. Cette affection est due à l’épuisement des follicules avant l’âge de 40 ans et se caractérise par une cessation précoce des menstruations. Il s’agit alors d’une ménopause prématurée qui rend la femme infertile.

Solutions pour un cycle irrégulier et douloureux

Quelle que soit la nature de votre problème, la première démarche est de consulter un professionnel qualifié pour trouver la solution la plus adaptée. En effet, il faut d’abord déceler la cause des douleurs avant de choisir un remède. Par exemple, si vous avez souvent des crampes hormonales, la prise répétitive de cachets vous expose à d’autres affections (problèmes digestifs ou hépatiques). Vous pouvez vous tourner vers d’autres alternatives qui peuvent compléter les traitements médicamenteux : l’acupuncture, l’homéopathie ou la naturothérapie. L’usage d’huiles essentielles peut soulager les douleurs ressenties pendant les règles, mais elles conviennent également pour atténuer les inconforts lorsque vous êtes en phase de pré-ménopause (bouffée de chaleur, nausées, sautes d’humeur avec l’âge, etc.).

Le syndrome prémenstruel

Quelques jours avant tes règles, tu pourrais ressentir ce qu’on appelle le syndrome prémenstruel. C’est ton corps qui te parle un peu plus fort que d’habitude ! Tu peux avoir envie de pleurer pour un rien, ou au contraire t’énerver facilement. Les choses du quotidien peuvent devenir difficiles, voire impossibles à effectuer : sortir du lit, tenir debout, discuter avec les autres. Tu pourrais aussi avoir mal au ventre, aux seins, ou te sentir gonflée comme un petit ballon. Ne t’inquiète pas, c’est normal et ça arrive à beaucoup de filles et de femmes (entre 20 et 40% d’entre elles). Ces sensations disparaissent généralement quand les règles commencent. Les scientifiques n’ont pas encore trouvé de remède au SPM. En attendant, pour essayer de te sentir mieux pendant cette période, tu peux essayer de bien dormir, de manger équilibré, de t’entourer des gens que tu aimes. C’est comme prendre soin d’une plante : avec de l’eau, du soleil et de l’amour, elle pousse mieux !

L'âge des premières règles : comment préparer sa fille ?

En général, les premières règles arrivent entre 11 et 13 ans. Cependant, il existe des exceptions où les filles sont plus précoces est peuvent voir leurs menstruations arriver dès 8 ans. Dans le cas contraire (règles tardives), celles-ci n’arrivent qu’à l’âge de 18 ans. Si votre fille n’a toujours pas ses règles après 18 ans, pensez à consulter un médecin spécialiste.

Le bon moment pour en parler

Bien que les règles ne préviennent pas lorsqu’elles vont commencer, vous pouvez quand même voir les premiers signes de la puberté (comme la poussée de la poitrine et l’apparition des poils pubiens). À ce moment-là, vous pouvez commencer à en parler. Par ailleurs, en CE2, votre enfant va commencer à apprendre comment l’être humain est conçu. Il s’agit d’une base élémentaire, mais vous pouvez en profiter pour lui expliquer que l’ovule se désintègre lorsqu’elle ne rencontre pas de spermatozoïde. Tous les mois, la femme à des écoulements de sang qui durent entre 3 et 5 jours. Il faut la rassurer en expliquant qu’il ne s’agit ni d’une maladie, ni d’un problème.

Comment aborder le sujet ?

Voici quelques recommandations pour en parler ouvertement, sans effrayer votre fille :

  • Racontez-lui votre propre expérience : Après une approche en amont pour la préparer, vous pouvez lui raconter comment vous avez eu vos premières règles. Non seulement elle se sentira en confiance, mais ces moments de partage vont créer des liens plus forts entre vous. Elle n’hésitera pas à venir vous raconter ses expériences. En effet, la confidence facilite la communication et vous permettra de balayer ses inquiétudes.
  • Expliquez-lui les signes : N’hésitez pas à lui expliquer ce que vous ressentez avant l’arrivée des menstruations : douleurs au bas du ventre ou dans le dos, les boutons sur le visage, etc. Continuez à la rassurer que ces douleurs disparaissent vite avec un doliprane, un autre antalgique recommandé par le gynécologue ou un médecin généraliste, ou même parfois des remèdes de grand-mère naturels. L’utilisation de formules douces et naturelles comme les huiles essentielles peuvent grandement aider.
  • Apprenez-lui comment utiliser les serviettes hygiéniques : Ne laissez pas votre fille toute seule : apprenez-lui à mettre une serviette hygiénique et les autres types de protection (tampons, coupe menstruelle, etc.) que vous lui donnez.
  • Répondez à ses questions - même si les réponses semblent évidentes. Evitez de lui dire des choses traumatisantes ou de lui faire peur. Votre rôle est de la rassurer en l’informant judicieusement. Utilisez des mots qu’elle peut comprendre.
  • Livres et vidéos peuvent compléter vos explications : Vous pouvez trouver facilement des vidéos et des livres qui expliquent bien le cycle menstruel aux enfants. Soyez présente pour continuer à répondre aux éventuelles questions qu’elle peut se poser.

Les protections périodiques

Quand tu auras tes premières règles, tu utiliseras ce qu’on appelle des « protections périodiques » pour absorber le sang. Il en existe plusieurs types :

  • Les serviettes menstruelles : Les serviettes se collent dans ta culotte et recueillent le sang. C’est souvent ce que les filles utilisent au début, car c’est facile à mettre. Il existe des serviettes jetables, à mettre à la poubelle au bout de 3-4h, et des serviettes lavables, à mettre à la machine à laver au bout de 3-4h.
  • Les tampons menstruels : Les tampons se glissent dans le vagin pour absorber le sang avant qu’il ne sorte. On les utilise généralement un peu plus tard, quand on se sent prête à explorer son corps. Il y a 3 types de tampons : les tampons lavables (comme les serviettes lavables), les tampons jetables sans applicateur et les tampons jetables avec applicateur (qui facilite l’introduction du tampon dans le vagin).
  • Les culottes menstruelles : Les culottes menstruelles ressemblent à des culottes normales mais sont spécialement conçues pour absorber le sang. Si ton flux est léger, c’est-à-dire si tu ne perds pas trop de sang, tu peux la porter toute la journée, la rincer à l’eau froide et la mettre dans le panier à linge, direction la machine à laver. Attention, les culottes menstruelles se lavent à 30°.
  • Les coupes menstruelles : Les cups, ou coupes menstruelles, sont de petites coupes en silicone qu’on place dans le vagin. Elles recueillent le sang et on les vide régulièrement. Il est conseillé d’être à l’aise avec son corps et avec la vue du sang pour utiliser cette protection. Elle est recommandée si ton flux est abondant, c’est-à-dire si tu perds beaucoup de sang.

Tu pourras essayer différentes protections pour trouver celle qui te convient le mieux. C’est comme essayer différentes paires de chaussures pour trouver les plus confortables.

Évolutions du cycle menstruel au cours de la vie

Il est rare d’être réglée comme une pendule ! Au fil de la vie, le cycle menstruel connaît des variations, confirme le Docteur Maryline Salvetat, médecin généraliste.

  • À l’adolescence : les premiers cycles sont souvent irréguliers, le temps que la communication hormonale entre cerveau et ovaires devienne pleinement efficace. C’est une période délicate qui s’accompagne de changements physiques et souvent d’humeur. La gestion des menstruations demande aussi un apprentissage, notamment en cas de douleurs de règles. Le rôle de l’entourage est essentiel, avec l’aide d’un professionnel de santé si besoin (médecin, sage-femme).
  • Après une grossesse : le rétablissement du cycle dépend essentiellement de l’allaitement : allaiter augmente la sécrétion de prolactine, inhibant l’ovulation et retardant le retour des règles parfois de plusieurs mois.
  • En préménopause : les fluctuations hormonales deviennent plus marquées : les cycles se raccourcissent ou deviennent irréguliers ; certains mois peuvent être anovulatoires. Les douleurs de règles peuvent être associées à des saignements importants.

Au-delà de ces grandes étapes de vie, l’activité hormonale est également très sensible à de nombreux facteurs, comme le stress, le surmenage, la dépression, les troubles du comportement alimentaire (restriction ou boulimie), les changements de rythme de vie, les chocs émotionnels, la pratique sportive intense… Les troubles du cycle menstruel peuvent aussi s’expliquer par une pathologie : syndrome des ovaires polykystiques, insuffisance ovarienne prématurée, inflammation chronique de l’utérus, tumeur bénigne dans l’utérus, etc.

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