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Cycle Menstruel et Cheveux : Comprendre l'Impact Hormonal et les Solutions

La perte de cheveux est une préoccupation courante, particulièrement chez les femmes. De nombreux facteurs peuvent influencer la santé capillaire, notamment les fluctuations hormonales liées au cycle menstruel, à la grossesse, à la ménopause et à d'autres conditions médicales. Cet article explore en détail l'impact des hormones sur les cheveux, les déséquilibres hormonaux qui peuvent entraîner une perte de cheveux, et les solutions disponibles pour maintenir une chevelure saine et abondante.

L'Impact des Hormones sur les Phanéres (Peau et Cheveux)

La peau et les cheveux sont constamment exposés à des agressions externes, telles que la pollution, les rayons UV et le froid, qui peuvent altérer leur équilibre naturel. Parallèlement, les facteurs internes, notamment les fluctuations hormonales, jouent un rôle crucial dans l'état de la peau et du cuir chevelu. Ces variations hormonales peuvent engendrer des déséquilibres, entraînant des imperfections cutanées, telles que des boutons ou des irritations, ainsi que des problèmes capillaires, comme la sécheresse ou la chute des cheveux. Prendre soin de sa peau et de ses cheveux nécessite donc une attention particulière, tant sur le plan des soins quotidiens que de l'alimentation et du mode de vie.

Côté Peau : Les Fluctuations Hormonales et leurs Effets

La peau féminine est soumise à des fluctuations hormonales tout au long du cycle menstruel, influencées principalement par deux hormones : la progestérone et les œstrogènes. Au début du cycle, pendant les règles, les œstrogènes sont prédominants, favorisant l'hydratation et la souplesse de la peau grâce à la stimulation de la production de collagène, d'élastine et d'acide hyaluronique. Cependant, à mesure que le cycle progresse, la progestérone prend le relais, ce qui peut entraîner une augmentation de la production de sébum et rendre la peau plus grasse.

Le cycle menstruel, d'une durée d'environ 28 jours, se divise en quatre phases distinctes, chacune marquée par des modifications cutanées spécifiques.

  • La semaine des règles : Les niveaux d'hormones sont bas, ce qui peut rendre la peau plus terne.
  • La phase pré-ovulatoire : L'augmentation des œstrogènes contribue à une peau plus éclatante et hydratée.
  • La semaine post-ovulatoire : Les œstrogènes commencent à diminuer, ce qui peut entraîner des déséquilibres.
  • La semaine avant les règles : La progestérone atteint son pic, ce qui peut augmenter la production de sébum et causer des imperfections.

Comprendre ces cycles permet d'adapter sa routine de soins pour mieux répondre aux besoins changeants de la peau. Un impact a également lieu sur la peau lors des bouleversements hormonaux. La peau du visage a tendance à produire plus de sébum, avant et pendant les règles, et donc plus grasse lors de ces périodes.

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Le Cortisol : L'Hormone du Stress et ses Conséquences

Le cortisol, également appelée hormone du stress, est une autre hormone qui influence la peau. Un taux élevé et constant de cortisol, lié à un stress chronique, a tendance à sensibiliser la peau et peut alors générer un vieillissement prématuré de la peau. Pour moduler ce taux à la baisse, il est important de se consacrer des moments de détente, et de réserver des routines de détente pour nous et notre peau.

Côté Cheveux : Impact des Hormones et du Vieillissement

À partir de 35 ans, la baisse des œstrogènes chez la femme peut entraîner une accélération des cycles capillaires et donc un affinement et une chute plus marquée des cheveux. Vers 60 ans, on estime que nos cheveux peuvent avoir perdu près de la moitié de leur densité, suite aux différents changements hormonaux chez la femme (puberté, post-partum, péri ménopause, ménopause…). C’est pour cela que chez MiYé, on recommande de le masser régulièrement pour stimuler l’irrigation du bulbe capillaire et la micro-circulation du cuir chevelu pour stimuler le terreau des cheveux et garantir des cycles plus sains et un cheveu en meilleure forme.

Les hormones réagissent aux agressions extérieures (stress, sommeil irrégulier, mauvaise alimentation, perturbateurs endocriniens…). Les hormones jouent un rôle de messager biologique entre les différents organes de notre corps. Les hormones font partie des facteurs qui influencent la santé de nos cheveux. Les hormones femelles ou œstrogènes participent à la croissance du cheveu en prolongeant la phase anagène. Parmi celles-ci, on retrouve la progestérone. Les hormones mâles ou androgènes, dans certaines problématiques, par leur mutation, accélèrent le cycle capillaire en provoquant une chute plus rapide du cheveu. Au fil des cycles capillaires, les follicules pileux se rétrécissent et les cheveux repoussent de plus en plus fins.

Produites par des glandes endocrines, les hormones sont transportées par le sang vers les follicules pileux. Pendant les menstruations, le taux d’œstrogènes est bas. Durant cette période, vous pourriez retrouver plus de cheveux sur votre brosse ou sur votre oreiller. Le phénomène s’accentue à la fin des règles. La concentration hormonale fluctue au cours du cycle menstruel. Juste après l’ovulation, soit au milieu du cycle menstruel, la chevelure est douce et brillante. Sous l’effet des œstrogènes, les cheveux poussent plus vite et sont visiblement plus beaux. La concentration en œstrogènes commence à diminuer quelques jours avant l’arrivée des règles.

Cycle de Vie du Cheveu et Influence des Hormones

Il est essentiel de comprendre le cycle de vie du cheveu pour appréhender l’impact des hormones sur la perte de cheveux chez la femme. Ce cycle se compose de trois phases principales : la phase anagène, la phase catagène, et la phase télogène.

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  1. La phase anagène : La phase anagène représente la période de croissance active, où les cellules du bulbe pileux se multiplient rapidement, favorisant une croissance du cheveu d’environ un centimètre par mois. Cette phase dure habituellement de 2 à 6 ans, bien que cette durée puisse varier en fonction du sexe et de l’individu. Chez les femmes, elle peut s’étendre jusqu’à 5 ans, influençant directement la longueur maximale que les cheveux peuvent atteindre.

  2. La phase catagène : La phase catagène est une courte phase de transition, durant 2 à 3 semaines. Le follicule pileux se rétrécit durant cette période, et la croissance du cheveu ralentit jusqu’à s’arrêter. Le cheveu se détache alors de la papille dermique mais reste ancré dans le follicule.

  3. La phase télogène : La phase télogène, ou phase de repos, survient lorsque le cheveu cesse de pousser mais reste attaché à son follicule. Cette phase dure environ 2 à 3 mois, après quoi le cheveu tombe pour laisser la place à un nouveau cheveu en formation. À tout moment, 10 à 15% des cheveux d’une personne se trouvent dans cette phase.

Le cycle capillaire est influencé par plusieurs facteurs, y compris les hormones, qui jouent un rôle essentiel dans la santé et la croissance des cheveux. Ainsi, les déséquilibres hormonaux peuvent perturber ce cycle, conduisant à une perte de cheveux plus marquée.

Perturbations Hormonales et Perte de Cheveux chez la Femme

Plusieurs perturbations hormonales peuvent provoquer une perte de cheveux chez la femme, notamment :

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  • Grossesse et accouchement : La grossesse entraîne une hausse significative des niveaux d’œstrogènes et de progestérone, ce qui peut renforcer la densité et la santé des cheveux en prolongeant la phase anagène. Cependant, après l’accouchement, le retour à la normale de ces niveaux hormonaux peut provoquer un « effluvium télogène post-partum », caractérisé par une chute excessive de cheveux, lorsque de nombreux cheveux passent de la phase anagène à la phase télogène. L’allaitement peut jouer un rôle protecteur, prolongeant la phase de croissance des cheveux grâce à la production d’hormones similaires à celles de la grossesse. Toutefois, la fin de l’allaitement peut marquer le début d’une chute de cheveux aussi intense que celle non retardée par l’allaitement.

  • SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques) : Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une source importante de perte de cheveux chez les femmes, résultant d’un déséquilibre hormonal. Les femmes atteintes de SOPK ont souvent un excès d’androgènes, menant à une alopécie androgénétique. La dihydrotestostérone (DHT), dérivée de la testostérone, réduit le cycle de vie des cheveux, affaiblit les follicules et accélère la chute et l’amincissement des cheveux. Chez les femmes, la chute de cheveux androgénétique entraîne un éclaircissement surtout sur le dessus de la tête, mais la perte n’est jamais totale. Le volume des cheveux diminue, particulièrement autour de la raie médiane et de la frange. Le stress, l’utilisation de contraceptifs oraux, les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause et les changements saisonniers peuvent aggraver cette condition.

  • Troubles de la thyroïde : Les troubles de la thyroïde, comme l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie, peuvent aussi impacter la santé capillaire. Ces déséquilibres hormonaux perturbent le cycle de croissance des cheveux, entraînant une chute diffuse ou localisée. En particulier, l’hypothyroïdie est souvent liée à une perte de cheveux, en raison d’une production réduite d’hormones thyroïdiennes, essentielles pour une croissance normale des cheveux.

  • Ménopause : La ménopause marque un moment critique pour les femmes, qui peuvent constater une perte de cheveux due à des perturbations hormonales. Au cours de cette période, le niveau d’œstrogènes chute jusqu’à 80%, tandis que les androgènes ne diminuent que de 10 à 30%. Ce déséquilibre réduit la phase de croissance active du cheveu, conduisant à des cheveux plus courts et plus fins. Les femmes peuvent également expérimenter une chute excessive de cheveux et un ralentissement de la croissance capillaire. L’augmentation relative des androgènes, telle que la testostérone, peut également accélérer la chute des cheveux. À partir de 50 ans, environ 45% des femmes seront touchées par une alopécie androgénétique, même sans SOPK, en raison de la baisse des niveaux d’œstrogènes et de l’augmentation des androgènes. La ménopause affecte toutes les femmes mais toutes les femmes ne sont pas affectées de la même manière : pour certaines, les premiers symptômes vont débuter très tôt et s’éterniser pendant des années. Leur durée, leur intensité et leur variété diffèrent selon une programmation génétique (l’âge de la ménopause est pré-déterminé) mais pas seulement : état de santé, prise de médicaments, etc,.. peuvent renforcer certains symptômes. D’autres femmes vivront ce passage sans écueil particulier.

Bilan Hormonal et Solutions

La chute de cheveux peut souvent nécessiter un bilan hormonal, surtout si elle est soupçonnée d’être liée à des déséquilibres hormonaux. Ce bilan est essentiel pour déterminer les causes exactes de cette perte et orienter vers le traitement le plus adapté. Voici les principales hormones et les tests correspondants :

  • Testostérone et Dihydrotestostérone (DHT) : Ces hormones masculines jouent un rôle clé dans l’alopécie androgénétique. Un taux élevé de DHT, dérivé de la testostérone, peut raccourcir le cycle de vie des cheveux et entraîner la réduction des follicules pileux.

  • Prolactine : Des niveaux accrus de prolactine peuvent entraîner une chute de cheveux, en particulier chez les femmes. Un test spécifique peut détecter d’éventuels déséquilibres hormonaux.

  • Hormones thyroïdiennes : Les dysfonctionnements de la thyroïde, tels que l’hypothyroïdie ou l’hyperthyroïdie, peuvent causer une perte de cheveux. Il est donc essentiel de mesurer les niveaux de ces hormones.

  • Hormone lutéinisante (LH) et hormone folliculo-stimulante (FSH) : Ces hormones, essentielles pour le cycle reproducteur, peuvent révéler des troubles hormonaux, notamment chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

  • Cortisol : Le cortisol, connu comme l’hormone du stress, peut aussi être analysé, car des niveaux chroniquement élevés peuvent nuire à la croissance capillaire.

Outre les tests hormonaux, un bilan complet peut également rechercher des carences nutritionnelles ou des pathologies pouvant contribuer à la chute de cheveux. Ce bilan pourra être fait en analysant le mode de vie et en se basant sur certaines analyses de sang comme pour le fer ou la vitamine D.

Solutions Naturelles et Traitements

Plusieurs solutions naturelles et traitements peuvent aider à lutter contre la chute de cheveux :

  • Alimentation et micronutrition : Une chevelure en pleine santé repose sur un équilibre nutritionnel optimal. Les protéines, par exemple, jouent un rôle fondamental dans la structure du cheveu : la kératine, principale protéine capillaire, a besoin d’un apport suffisant en acides aminés essentiels pour être correctement synthétisée. Un régime trop pauvre en protéines peut fragiliser la fibre capillaire, la rendre plus fine et accélérer sa chute. Il est important de s’assurer d’apports suffisants en protéines variées, idéalement en mixant protéines animales et végétales. Certains minéraux et vitamines sont régulièrement cités comme base essentielle pour avoir de beaux cheveux : le fer, le zinc, la vitamine D et les vitamines du groupe B.

  • Soins capillaires adaptés : Il est conseillé d'utiliser un shampoing doux purifiant (idéalement sans sulfate) et de se laver les cheveux 2 à 3 fois par semaine.

  • Compléments alimentaires : Une cure de vitamines pour cheveux apportera un regain de vitalité. Evidement, les compléments alimentaires ne remplaceront pas un véritable programme anti-chute de cheveux mais agiront en soutien à l’organisme.

  • Traitements ciblés : Un traitement de fond ciblé « repousse et densité » va combattre l’affinement de la chevelure. A cause du vieillissement cellulaire engendré par la diminution des œstrogènes, les cheveux perdent souvent de leur hydratation naturelle. Résultat : moins protégés par le film hydrolipidique que constitue le sébum, ils deviennent ternes, secs et cassants. Pour y remédier : crèmes ou baumes composés d’ingrédients hydratants spécifiques pour revitaliser la kératine.

La routine beauté adaptée aux cycles menstruels

Comme pour la peau avec la cosmétique menstruelle, les cheveux, eux aussi, méritent une routine beauté adaptée ! Il suffit de se baser sur cette variation hormonale pour choisir les bons soins. Durant la première phase du cycle, lorsque le taux d’œstrogène augmente, il convient de choisir des produits capillaires revitalisants et hydratants pour éviter que les cheveux ne deviennent trop secs. Au contraire, quand la progestérone pointe le bout de son nez, et notamment pendant les règles, un shampoing clarifiant, détoxifiant voire exfoliant peut aider à contrer l'augmentation de sébum. Vous pouvez miser sur des shampooings à base d'acide salicylique pour éliminer les résidus et exfolier en douceur, ou d'aloe vera pour hydrater et apaiser.

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