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Comprendre et Gérer les Comportements des Enfants en Crèche : Guide Pratique

Introduction

L'univers de la petite enfance est un terrain fertile en découvertes, en apprentissages et aussi, parfois, en défis. Les professionnels de la crèche sont en première ligne pour accompagner les enfants dans leur développement émotionnel et social. Cet article vise à fournir des outils et des perspectives pour mieux comprendre et gérer les comportements des enfants, en particulier les manifestations de colère et les gestes agressifs, tout en favorisant une approche bienveillante et éclairée.

Développement de l'agressivité chez l'enfant : une perspective évolutive

Le développement de l'agressivité chez l'enfant est un processus graduel, influencé par l'âge et le stade de développement. Il est essentiel de comprendre que les gestes agressifs sont normaux en bas âge, mais nécessitent une intervention appropriée. Un geste agressif chez un enfant de 18 mois n'a pas la même signification que chez un enfant de 4 ans, et les interventions doivent être adaptées en conséquence.

De 1 à 2 ans : gestion des premiers gestes agressifs

À partir de 1 an, et ce jusqu’à 2 ans environ, les gestes agressifs peuvent être gérés un peu comme dans l’étape précédente. Ajouter un NON très ferme lorsqu’un enfant frappe un autre enfant par exemple. Lui indiquer les bonnes façons de faire par la suite. De plus, il est aussi possible d’ajouter le retrait d’un enfant de la situation problématique. Par exemple, si vous voyez qu’un enfant est trop près d’un autre, détourner l’attention d’un enfant pour l’amener vers un autre endroit. Vous pouvez aussi faire remarquer à l’enfant l’effet de son geste (Regarde, ton ami pleure parce que tu l’as frappé). La pensée de l'enfant à cet âge est souvent divisée en deux : "à moi" ou "pas à moi", ce qui peut entraîner des conflits de possession. Les cris et les hurlements sont souvent la conséquence d’une incapacité à réaliser une tâche que l’enfant avait décidé de » faire seul « . Il y a beaucoup de conflits de possession entre deux enfants.

A partir de 2 ans : introduction du moment de réflexion

A partir de 2 ans, il est possible de commencer à utiliser un moment de réflexion lorsqu’un enfant commet un geste agressif. Lorsqu’un enfant frappe un autre enfant par exemple, lui dire clairement NON. Lui demander également de faire un geste réparateur. Cependant, lorsque le geste se reproduit, asseoir l’enfant dans le coin réflexion et lui demander d’y rester pendant une à deux minutes.

A partir de 3 ans : outil visuel et alternatives

Pour les enfants à partir de 3 ans, un outil visuel a été créé pour faciliter la gestion de ces comportements. Retour sur la situation avec l’enfant (calmement, inviter l’enfant à trouver une alternative à ce qu’il vient de faire). Par exemple, si l’enfant a frappé un autre ami pour lui enlever un jouet, que pourrait-il faire la prochaine fois pour éviter la reproduction du geste en question? Lors de la causerie, vous pouvez présenter l’outil aux enfants. Expliquer chacune des étapes. Vous pouvez aussi faire des mises en situation avec les enfants. Par exemple, leur demander d’identifier ce qui arrivera s’ils frappent un ami ou s’ils lui disent des paroles blessantes. Réviser avec eux chacune des étapes. Si vous avez des marionnettes, vous pourriez aussi créer des situations, des conflits entre deux marionnettes.

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Comment gérer la colère de l'enfant ?

La colère est une émotion naturelle que chaque enfant expérimente. Il est crucial de ne pas réprimer cette émotion, mais plutôt d'aider l'enfant à l'exprimer et à la gérer de manière constructive.

Comprendre les causes de la colère

Il est essentiel d'identifier les causes de la colère de l'enfant. Est-ce une frustration, un sentiment d'injustice, un besoin non satisfait ? En comprenant la source de la colère, il est plus facile d'y répondre de manière appropriée.

Accompagner l'expression de la colère

Il est important de permettre à l'enfant d'exprimer sa colère, mais dans un cadre sécurisé et respectueux. On peut lui proposer des alternatives comme taper sur un coussin, dessiner sa colère, ou simplement en parler. Évitez les petites phrases sournoises du style : « Tu es ridicule de te mettre dans un état pareil…», « Arrête de pleurer ! », « Tu n’as pas honte ? Votre enfant n’est pas content et il a le droit de l’être. Dites-lui plutôt : « Je comprends que tu sois furieux, mais là, je ne peux pas faire autrement, je ne suis pas d’accord avec toi », etc. Accepter et accompagner l’enfant dans cette émotion, c’est le reconnaître en tant que personne à part entière. C’est aussi l’aider à apaiser son chagrin. Car une bonne colère, ça libère !

Fixer des limites claires et cohérentes

Il est important de fixer des limites claires et cohérentes à l'enfant, afin qu'il comprenne ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas. A vous de déterminer les limites que vous souhaitez fixer à votre enfant. Mais, lorsque vous lui dites « non », expliquez-lui toujours pourquoi. Il a besoin de réponses claires et précises. « Le rôle du parent est de traduire la réalité », souligne Patrick Estrade.

L'importance de la bienveillance et de l'empathie

Catherine Gueguen , pédiatre formée à l’haptonomie et à la Communication Non Violente (CNV), a fait découvrir au grand public, grâce à deux livres à la fois accessibles et savants *, les notions de bienveillance, d’empathie . Les neurosciences affectives et sociales nous apprennent que le cerveau de l'enfant est très vulnérable et malléable, surtout durant les deux premières années de sa vie. Tout ce qu’on vit s’imprime très profondément dans le cerveau du bébé. Tout ce qu’on dit, tout ce qu’on fait est important.

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Materner : un besoin fondamental

Materner, c’est prendre soin, consoler, rassurer. Materner cela favorise la maturation du cortex préfrontal, la sécrétion d’hormones et molécules qui permettent le développement du cerveau. Et en plus cela génère la sécrétion d’ocytocine. C’est un cercle vertueux. Oui les professionnelles de la petite enfance doivent materner. Cela fait du bien à tout le monde, à elles comme au bébé. Le bébé a besoin de se sentir aimé et en sécurité.

Comprendre les émotions de l'enfant

Entre la naissance et trois ans un enfant ne peut pas gérer ses émotions. Ce pas qu’il ne veut pas ou ne sait pas. Il ne peut pas. Le tout-petit ne provoque pas l’adulte. Son cerveau émotionnel et archaïque domine pendant la petite enfance. Donc l’enfant est dominé par ses émotions. Quand il est triste, il est immensément triste, quand il a peur, ce sont d’immenses paniques, quand il est en colère ,il est très en colère. Les professionnels doivent savoir que l’enfant, quand il est en proie à des tempêtes émotionnelles, ne le fait pas exprès. Il souffre. Tout enfant qui pleure doit être écouté et entendu. Pour le consoler, il faut d’abord savoir nommer les émotions de l’enfant. Et pour cela le professionnel doit être connecté avec ses propres émotions.

Eviter la maltraitance émotionnelle

Elles en expliquent beaucoup. Par exemple pourquoi vers un an-18 mois certains mordent ou tapent ? Cela s’explique par la domination du cerveau archaïque, celui que nous avons en commun avec les reptiles et les poissons. Il est là pour notre survie. Le punir, lui dire qu’il est méchant c’est de la maltraitance émotionnelle, je voudrais ne plus entendre « t’es méchant, t’es vilain, t’es pas gentil ! ». Certainement pas le punir ! Les punitions c’est terrible pour le cerveau des petits c’est le contraire de ce qu’il faut faire. Des études récentes montrent que cela abîme la partie du cerveau qui nous rend pleinement humain ! Il faut que les professionnels prennent conscience qu’il ne faut vraiment plus utiliser ces mots-là. Et cela s’apprend notamment par la Communication non violente (CNV) Un enfant mord, on ne le punit pas. On rappelle juste la règle : on ne mord pas.

L'importance de la communication avec les parents

Toujours informer les parents des interventions que vous faites avec les enfants. Si un conflit est survenu, expliquer aux parents ce qui est arrivé et comment vous avez géré le conflit. Vous pourriez même leur remettre une copie de l’outil. Les parents vivent peut-être le même problème à la maison. Des trucs d’intervention pourraient leurs être bénéfiques.

Les caprices : expression du besoin de s'affirmer

Votre enfant n’est ni trop gâté, ni mal élevé. Mais il a besoin de vous dire non, et de tester vos limites pour se construire. Freud a démontré que deux grandes « lois » régissaient le psychisme de tout un chacun : le « principe de plaisir », processus selon lequel l’individu cherche à satisfaire ses envies ; le « principe de réalité », qui nous contraint à différer ou à modifier nos désirs pour tenir compte de la réalité. Or que découvre l’enfant lorsqu’il fait un caprice ? Le caprice est aussi la confrontation au désir de l’autre. Le bébé se vit comme le centre du monde. Mais lorsqu’il grandit, il découvre que ses proches ont parfois des désirs différents du sien. Ce qui ne le ravit pas du tout. Justine veut rester à la maison pour jouer avec ses poupées. Par ailleurs, l’enfant a besoin de s’opposer à ses parents pour s’affirmer en tant que sujet. Cette phase du « non » est très constructive pour lui. Il exprime une pensée « à lui », des désirs « à lui », des émotions « à lui ». « Plus inquiétant serait un enfant totalement sage et obéissant. Il aurait alors renoncé à son désir propre pour se conformer à celui de ses parents », précise Christine Brunet. « L’enfant a aussi besoin d’éprouver la solidité du parent, de sentir des limites », souligne Patrick Estrade. C’est vers 18 mois-2 ans, avec ses premiers « non », que le petit commence à faire des siennes. Pas avant. Un nourrisson qui pleure dans son berceau ne fait pas un caprice, il exprime un besoin : celui de manger, d’être changé, pris dans les bras ou câliné. A quel âge finissent les caprices ? Parfois jamais… Cependant, les psys considèrent que « l’âge de raison » marque une étape. A 7 ans, l’enfant a intériorisé un certain nombre de règles sociales et de valeurs morales. Il devient plus à même d’accepter les exigences de la réalité. Au-delà de cet âge, les conflits se déplacent sur d’autres registres.

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Comment réagir face aux caprices ?

En essayant d’abord de comprendre. « L’enfant qui a une réaction insolite a toujours une raison de l’avoir, écrivait Françoise Dolto (Lorsque l’enfant paraît, Seuil, 1990). Laissez-lui, le plus souvent possible, une marge de décision : le pull rouge ou le pull jaune ? Des petits-suisses ou un yaourt à la vanille ? Enfin, surveillez-vous. Comment voulez-vous demander à votre pitchoun de manger avec enthousiasme ses choux-fleurs si vous chipotez à table ? Comment lui donner envie d’aller à l’école si vous partez au bureau en traînant les pieds ? Vos enfants vous admirent et c’est à vous qu’ils s’identifient en premier. Parfois, le caprice est une épreuve tellement insupportable que les parents tentent d’y mettre un terme en faisant porter la « faute » à l’enfant. « La réaction d’un enfant peut réveiller une colère qu’ils n’ont jamais exprimée étant petits, explique Christine Brunet. N’ayant pu l’assumer, ils vont chercher à la nier chez leur enfant. Autre cas de figure : ils sont eux-mêmes très colériques et retrouvent, chez l’enfant, une partie d’eux qu’ils n’aiment pas. » Ils ont peur que leur enfant leur ressemble. Sa colère peut aussi faire naître un sentiment de culpabilité. Celui de ne pas parvenir à répondre à tous les désirs du petit trésor. « Les parents ont un deuil à faire, estime Christine Brunet, celui de l’enfant idéal dont ils avaient rêvé. Ils ne …

Décrypter les pleurs de bébé

Quel parent ne s’est pas retrouvé démuni devant les pleurs de son bébé ? Un bébé en bonne santé peut pleurer 2 à 3 heures chaque jour. Les pleurs diminuent ensuite avec le temps. A-t-il faim ? Il ne veut pourtant rien avaler. A-t-il sommeil ? Il ne s’endort pas. Vous avez tout essayé mais rien ne le calme. Vous aimeriez un traducteur pour vous aider à le comprendre. Et si ce « traducteur » existait ?

La méthode Dunstan Baby Language

La chercheuse australienne Priscilla Dunstan a développé une méthode pour décrypter les pleurs de bébé : le Dunstan Baby Language. Dans son livre parental Il pleure, que dit-il ?, cette maman à l’oreille absolue a détecté 9 grands cris émis par les bébés entre 0 et 4 mois. Ils résument selon elle tous les besoins de bébé dès sa naissance. Cette formidable découverte est un outil qui peut aider les parents mais aussi les professionnels en crèche à se sentir moins démunis face aux pleurs de l’enfant.

Les différents pleurs et leurs significations

Le tout premier langage de bébé est de pleurer. Comme les adultes, votre enfant va rencontrer des situations qui ne lui plaisent pas ou qu’il ne peut pas gérer par lui-même. Chaque pleur est différent et signale un besoin vital : la faim, le sommeil, la fatigue mais aussi la douleur. « Neh » signifie que bébé a faim. Lorsqu’un bébé a besoin de manger, il a un réflexe de succion. « Nah » signifie que bébé a soif. Le son « nah » provient d’un mouvement de la langue associé à une vibration vocale à l’intérieur de la bouche sèche de bébé. « Aoh » signifie que bébé a sommeil. Le bâillement de bébé produit le son « aoh » qui sera le même dans les cris à plein poumons. Le conseil de Priscilla Dunstan : « Il est important de décrypter le pré-cri aoh comme signe avant-coureur de la fatigue, car les bébés, comme les adultes, s’endorment plus facilement quand ils commencent à se sentir un peu fatigués. Sinon, ils risquent de trouver un second souffle et de s’exténuer. « Lelol » ou « Lealol » signifie que bébé se sent tout seul. Chez votre bébé qui n’a pas de dents, ce soupir soulève sa langue et la fait papillonner. « Eèrh » signifie que bébé a un inconfort. « Guèn » signifie que bébé a mal aux dents. Bébé va grommeler dans un premier temps. Puis, dans le stade du pré-cri, vous pourrez entendre le son « guèn ». Cela traduit la douleur ressentie au niveau des gencives.

Les pleurs du soir

Les pleurs du soir débutent généralement à partir des deux premières semaines du nouveau-né avec un pic autour du 2ème mois. Ces pleurs du soir débutent généralement en fin de journée à partir de 18h et serviraient à décharger le trop plein de stimulations de sa journée car à cet âge il s’ouvre au monde qui est plein de nouveautés. Ils peuvent durer une dizaine de minutes jusqu’à 2 heures. Ces pleurs sont souvent difficilement apaisables par le parent. Le plus dur mais aussi le plus important est de ne pas douter de vos compétences parentales à ce moment-là. Certaines astuces pourront vous aider à traverser cette étape (comme par exemple, prendre un bain, être en peau à peau, faire une promenade…) , à vous de trouver celle qui conviendra à votre bébé car chaque enfant est différent et les situations vairées.

Comment consoler bébé ?

Chaque parent apprend à son rythme à comprendre les pleurs de son enfant, en fonction de la situation également. Votre bébé ne possède que les pleurs pour se faire comprendre et il ne fait jamais de caprices. Chaque pleur est « nécessaire » pour lui et appelle une réponse. Porter votre enfant est souvent le meilleur moyen de le consoler. La chaleur de vos bras et votre odeur le rassureront. Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez lui chanter une chanson, vous promener dans la maison ou dehors, lui proposer un bain… Votre bébé aura du mal à s’apaiser si vous êtes tendus, essayer des méthodes qui vous conviennent et vous relaxent (le porter en écharpe en faisant la cuisine ou des exercices de respirations, écouter de la musique etc…). Si vous vous sentez à bout, cherchez à passer le relais à son deuxième parent ou si vous êtes seul à ce moment-là, mettez-le en sécurité pendant quelques minutes pour reprendre votre calme). N’abandonnez pas si ces astuces ne marchent pas du premier coup. S’ils vous angoissen ou vous mettent très en difficulté, parlez-en tout de suite à un professionnel du soin et de la parentalité. Aussi, certains bébés sont plus difficiles à consoler, à comprendre. L’épuisement et l’exaspération parental peuvent avoir de lourdes répercussions pour un bébé. En cas d’épuisement, d’exaspération ou encore d’impuissance, demandez à votre partenaire, un ami, ou autre de prendre le relais.

Identifier les signes de précocité intellectuelle

Les signes caractéristiques que vous trouverez ci-dessous doivent faire penser à la précocité intellectuelle. Il est rare qu’un enfant précoce présente conjointement toutes les caractéristiques listées, mais il est aussi rare qu’il n’en présente aucune. S’interroger objectivement sur son enfant en ayant cette liste de signes à l’esprit permet de faire le point sur sa personnalité. Il faut cependant éviter de tomber dans le travers qui consisterait à « picorer » dans un inventaire les signes qui pourraient s’appliquer à l’enfant en question et en déduire qu’il est forcément précoce ou surdoué. Nombreux sont les enfants dans la norme qui peuvent présenter une ou plusieurs des caractéristiques énumérées. Un inventaire d’identification ne saurait donc nullement remplacer la passation d’un test de QI auprès d’un psychologue compétent. Cette étape reste indispensable, tant pour quantifier la différence que pour la qualifier. Elle vous permettra également de bien comprendre quels sont les points forts et faibles de votre enfant.

Caractéristiques de l'enfant précoce

Nombreux sont les EIP qui apprennent à lire avant l’âge « légal », souvent seuls. Dès qu’ils savent lire ils s’intéressent tout particulièrement aux dictionnaires et encyclopédies. Ils sont nombreux à dévorer tout ce qui est à portée de leur main. Par contre, beaucoup d’entre eux rencontrent des difficultés importantes quand il s’agit d’écrire. L’enfant précoce apprend et surtout comprend très vite. Sa compréhension est globale et synthétique et il n’apprend pas à analyser. Il déteste la routine et les répétitions. Supportant très mal l’échec, il manque de ténacité face aux difficultés. L’enfant précoce est très curieux. Il profite de chaque occasion pour étancher sa soif d’apprendre. Il s’intéressera fréquemment à des sujets qui ne semblent pas de son âge. La mort, les origines de la vie, l’espace, sont autant de sujets de discussion qui le passionnent, souvent très jeune. Bien sûr, on a tous entendu parler de « petits génies » qui parlaient à quelques mois. Mais paradoxalement, les enfants précoces ne parlent pas souvent plus tôt que les autres enfants. Par contre ils s’expriment généralement avec beaucoup d’aisance et construisent leurs phrases sans forcément passer par la phase du « parler-bébé ».

Difficultés sociales et émotionnelles

L’enfant précoce est rarement celui autour duquel les groupes se forment. Il perçoit sa différence comme un défaut et a du mal à s’insérer socialement. Ne voulant pas se faire remarquer, il peut aller jusqu’à s’automutiler psychologiquement et jouer un rôle de composition, même très jeune (dès les premières années de maternelle). L’enfant précoce est fréquemment hypersensible. Il ne supporte pas l’injustice qui lui semble illogique, que ce soit à son encontre ou vis-à-vis des autres. Il fait souvent preuve d’altruisme. Les enfants précoces surprennent par le décalage entre leurs remarques pertinentes et les maladresses dont ils font preuve dans certaines activités. Dans les situations d’urgence, l’enfant précoce fait généralement preuve de beaucoup de sang-froid. Il cède rarement à la panique car son esprit de synthèse évalue rapidement la situation. Il s’en veut souvent, à posteriori, de ne pas être intervenu alors qu’il estime qu’il aurait dû le faire. Dès qu’un sujet l’ennuie, l’enfant précoce s’évade par la pensée. Il se crée alors des univers à lui où il s’évade quand il en ressent le besoin. Il donne alors l’impression qu’il est attentif, mais son esprit est ailleurs. L’ami imaginaire joue aussi un grand rôle dans cet spect des choses. Fréquent et précoce, le recours à l’humour permet à l’EIP d’adopter une position distanciée par rapport aux évènements. L’enfant précoce voit rapidement les failles d’une personne, même adulte, ou d’une démonstration, même complexe, et n’hésite donc pas à les dénoncer. Les EIP sont souvent attirés très tôt par l’univers, la préhistoire (les fameux dinosaures), l’astronomie, les origines de l’homme. Ils adorent aussi les jeux compliqués, qui peuvent leur apporter quelque chose. Ils détestent les efforts vains.

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