Le parcours de procréation médicalement assistée (PMA) est une aventure complexe, semée d'espoirs et de défis. Cet article explore en profondeur les différentes facettes du parcours PMA, en mettant l'accent sur les enjeux psychologiques, les examens complémentaires après échecs de FIV, les symptômes post-transfert embryonnaire, l'impact des carences en vitamine D sur la fertilité, les questions fréquemment posées, et l'importance d'un bilan de fertilité complet.
Le Parcours PMA : Une Odyssée Complexe
Le parcours de procréation médicalement assistée (PMA) peut soulever de nombreuses questions et inquiétudes. Certaines sont souvent posées aux spécialistes, tandis que d’autres restent taboues ou jugées trop personnelles. Le parcours PMA est unique à chaque femme, mais les doutes et les émotions sont souvent partagés. Si vous ressentez le besoin de soutien, n’hésitez pas à chercher des espaces d’écoute bienveillants ou à vous entourer de professionnels capables de vous accompagner.
La Procréation Médicalement Assistée (PMA), que l’on appelait aussi Assistance Médicale à la Procréation (AMP), représente l’ensemble des actes et traitements disponibles en vue d’obtenir un enfant. Cela recouvre les traitements de stimulation ovarienne, les inséminations intra-utérines de spermatozoïdes et les fécondations in vitro avec ou sans micro injection de spermatozoïdes (ICSI).
Les Enjeux Psychologiques du Don d'Ovocytes et du Double Don
Le recours au don d’ovocytes ou au double don marque une étape singulière dans un parcours de PMA. Il ne s’agit pas uniquement d’un changement de protocole médical, mais d’un basculement psychique profond. Le don d’ovocytes intervient le plus souvent à un moment où les autres possibilités ont été explorées. Sur le plan psychique, le renoncement à la transmission génétique maternelle ou paternelle constitue un deuil à part entière. Un deuil rarement reconnu comme tel, car socialement invisibilisé par la perspective de la grossesse à venir. Cliniquement, ce deuil peut s’accompagner de sentiments ambivalents. Le soulagement d’une solution possible coexiste avec une tristesse, parfois une colère ou une culpabilité à l’idée de « ne pas être capable » de transmettre sa génétique.
Reconnaître ce deuil est une étape essentielle. Il ne s’agit pas de choisir entre l’espoir et la perte, mais d’accepter que les deux puissent coexister. Le recours au don introduit un tiers symbolique dans le projet parental. Même lorsque le don est anonyme, sa présence psychique est bien réelle. De nombreuses questions émergent alors : quelle histoire vais-je transmettre à mon enfant ? Quelle place occupe ce tiers dans notre récit familial ? Sur le plan thérapeutique, il est fréquent d’observer des tentatives de rationalisation rapide, destinées à apaiser l’angoisse. Pourtant, ces questions méritent du temps. Dans le cas du double don, ces enjeux sont souvent amplifiés. L’absence de lien génétique avec les deux parents confronte à une redéfinition plus large de la parentalité.
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Le don d’ovocytes confronte également à une expérience corporelle spécifique : celle d’accueillir dans son corps un embryon issu d’un tiers génétique. Certaines femmes décrivent un sentiment d’étrangeté, voire une crainte inconsciente de ne pas reconnaître cet embryon comme pleinement « le leur ». Ces ressentis ne traduisent pas un manque de désir d’enfant. Ils témoignent d’un processus d’ajustement psychique nécessaire pour intégrer cette nouvelle réalité corporelle. Le recours au don confronte enfin à une limite corporelle souvent douloureuse à reconnaître. Sur le plan clinique, il est fondamental de différencier la limite biologique de la valeur personnelle. Un travail thérapeutique permet de déplacer le regard : passer d’une lecture en termes d’échec à une reconnaissance de la réalité corporelle, sans effondrement narcissique.
Le don d’ovocytes et le double don ne sont pas de simples alternatives techniques. Prendre le temps de travailler ces enjeux - deuils, représentations, rapport au corps, limites - ne conditionne pas le succès médical. Parce que devenir mère par le don n’est pas une maternité « différente ». Le don d’ovocytes implique des renoncements symboliques importants. Non. Le lien maternel se construit dans la relation, la grossesse, la présence et l’histoire partagée. Le double don peut intensifier certaines questions identitaires liées à la filiation. Non. Le deuil est rarement total avant l’entrée dans le parcours.
Examens Après Échecs de FIV : Comprendre et Agir
Un cycle de FIV débute toujours avec l’espoir d’obtenir une grossesse. Les échecs de FIV peuvent apparaître à différents moments du traitement : une stimulation ovarienne avec une faible réponse, une fécondation qui ne se produit pas, des embryons qui arrêtent leur développement ou une tentative de transfert qui n’aboutit pas à une grossesse. Le processus de fécondation in vitro est complexe et implique de nombreux facteurs. Ainsi, un résultat négatif s’explique rarement par une seule cause. L’objectif n’est pas d’accumuler les examens, mais de sélectionner ceux qui apportent réellement une information utile.
L’âge maternel est l’un des facteurs qui influencent le plus les résultats en FIV. À partir de 35 ans, la réserve ovarienne diminue progressivement et la probabilité que les ovocytes présentent des anomalies chromosomiques augmente. Une fois les ovocytes fécondés, l’observation du développement embryonnaire apporte de nombreuses informations. Dans ces cas, le PGT-A (DPI-A) est l’examen permettant d’analyser la dotation chromosomique de l’embryon avant le transfert. Bien qu’il ne garantisse pas le succès, il aide à sélectionner ceux ayant la plus grande probabilité d’implantation.
Même si le spermogramme est la première étape de l’évaluation du facteur masculin, il ne fournit pas toujours toutes les informations nécessaires. En cas de faible fécondation, d’embryons de mauvaise qualité ou d’échecs répétés sans explication claire, un FISH sur spermatozoïdes peut être recommandé. Certaines femmes présentent des caractéristiques biologiques susceptibles d’influencer l’implantation ou le développement embryonnaire précoce, sans pour autant présenter de symptômes au quotidien. Ces études ne sont pas réalisées systématiquement : leur indication dépend de l’histoire clinique, des antécédents reproductifs et du contexte.
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L’endomètre est le lieu où doit se produire l’implantation ; son état est donc déterminant pour permettre à un embryon de s’implanter et poursuivre son développement. L’une des altérations les plus étudiées est l’endométrite chronique, une inflammation de bas grade souvent asymptomatique. Une biopsie endométriale avec des marqueurs comme CD138 permet de la détecter. Il est également important d’étudier la fenêtre d’implantation, période précise durant laquelle l’endomètre est prêt à recevoir l’embryon. Bien que la majorité des femmes suivent un schéma prévisible, dans certains cas cette fenêtre peut être décalée. Les tests ERA ou WIN évaluent l’expression génétique de l’endomètre afin de déterminer avec plus de précision le jour optimal pour le transfert. Par ailleurs, l’étude du microbiome endométrial a pris de l’importance ces dernières années. Les analyses MatriceLAB, EMMA et ALICE évaluent la présence et la proportion de bactéries dans l’utérus et le col utérin. Un déséquilibre, même asymptomatique, peut affecter l’implantation.
Après un ou plusieurs échecs de FIV, l’étape suivante consiste à intégrer toutes les informations obtenues : réponse ovarienne, évaluation embryologique, analyses spécifiques, qualité du sperme. Il est également essentiel de reconnaître l’impact émotionnel des échecs de FIV. Un échec de FIV n’est pas une fin, mais une opportunité pour approfondir le processus reproductif et ajuster la stratégie avec davantage de connaissances.
Symptômes Après Transfert Embryonnaire : Entre Espoir et Attente
Les symptômes après transfert embryonnaire sont la première chose que l’on scrute durant les 14 jours d’attente. Chaque tiraillement, chaque perte, chaque sensation devient un message que l’on tente d’interpréter. L’objectif des médecins est de trouver la fenêtre d’implantation la plus optimale pour transférer ton embryon.
Transfert J3 : l’embryon a trois jours de développement, il se trouve encore au stade de clivage (6 à 8 cellules). Il devra atteindre le stade de blastocyste dans ton utérus avant de pouvoir s’implanter. Transfert J5 : l’embryon est au stade de blastocyste, le plus avancé avant l’éclosion et l’implantation. 💡 À retenir : que tu aies un J3 ou un J5, ton corps a été préparé (par stimulation et par progestérone ou même de façon naturelle) pour accueillir cet embryon au moment le plus propice.
L’absence de symptômes n’est pas un signe d’échec. La vérité ? Les symptômes de nidation, les effets de la progestérone et même les signes prémenstruels se ressemblent énormément. Une fois implanté, l’embryon commence à produire de l’HCG, l’hormone détectée lors de la prise de sang. Si l’embryon ne parvient pas à s’accrocher, il est naturellement évacué, souvent sans même provoquer de règles différentes d’un cycle habituel. Un léger spotting ou des tiraillements modérés ne sont pas alarmants. 💌 Si cette attente est trop lourde, sache que tu n’es pas seule.
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Impact des Carences en Vitamine D sur la Fertilité
La vitamine D, souvent appelée « vitamine du soleil », joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions de l'organisme, y compris la santé reproductive. Malheureusement, les carences en vitamine D sont courantes et peuvent avoir des conséquences significatives sur la fertilité, tant chez les hommes que chez les femmes. La vitamine D est une vitamine liposoluble qui contribue à la régulation du calcium et du phosphore, à la santé osseuse et au fonctionnement optimal du système immunitaire. Cependant, son rôle ne s'arrête pas là : elle influence également les hormones et les processus biologiques essentiels à la reproduction.
De nombreuses personnes souffrent de carences en vitamine D en raison d'une exposition insuffisante au soleil, d'un régime alimentaire pauvre en vitamine D ou de conditions médicales affectant son absorption. Cette carence peut perturber plusieurs fonctions biologiques, y compris celles liées à la fertilité. Chez les femmes, une carence en vitamine D peut affecter directement l'ovulation, la qualité des ovocytes et l'implantation de l'embryon. La vitamine D joue un rôle clé dans la régulation de l'insuline et des hormones sexuelles. Les femmes souffrant de SOPK présentent souvent des niveaux inférieurs de vitamine D, ce qui peut aggraver les irrégularités menstruelles et réduire les chances de conception. Des recherches montrent également que des niveaux optimaux de vitamine D augmentent les taux de succès des traitements de FIV. La vitamine D pourrait améliorer la réceptivité de l'endomètre, une étape cruciale pour l'implantation de l'embryon.
Les carences en vitamine D chez les femmes enceintes sont également associées à un risque accru de complications, telles que la pré-éclampsie, le diabète gestationnel et un faible poids de naissance. Chez les hommes, la vitamine D joue un rôle essentiel dans la production de spermatozoïdes et la qualité du sperme. Une baisse de la mobilité des spermatozoïdes : La vitamine D aide à activer les spermatozoïdes, leur permettant de se déplacer efficacement vers l'ovule. Une étude danoise de 2010 a révélé que les hommes ayant des taux de vitamine D dans la plage normale présentaient une meilleure morphologie des spermatozoïdes et une capacité accrue à féconder un ovule.
Exposition au soleil : Une exposition régulière et modérée au soleil permet à l'organisme de produire de la vitamine D naturellement. Supplémentation : Les compléments alimentaires offrent une solution efficace pour combler les carences en vitamine D. Les carences en vitamine D peuvent avoir un impact significatif sur la fertilité, en influençant la qualité des ovocytes, la réceptivité de l'endomètre et la santé des spermatozoïdes.
Questions Fréquentes en PMA
Le parcours de procréation médicalement assistée (PMA) peut soulever de nombreuses questions et inquiétudes. Certaines sont souvent posées aux spécialistes, tandis que d’autres restent taboues ou jugées trop personnelles. Ces effets sont souvent transitoires et disparaissent à l’arrêt des traitements. La période entre le transfert d’embryon et le test sanguin est souvent perçue comme interminable. À long terme, aucune étude sérieuse n’a démontré de risques majeurs pour la santé liés à la PMA. Le stress en PMA n’est pas une cause directe d’infertilité, mais il peut affecter votre bien-être global et, par extension, vos chances de réussite. La PMA peut mettre le couple à l’épreuve. Adopter une alimentation équilibrée et considérer certains compléments alimentaires peut optimiser vos chances. Les échecs en PMA sont fréquents, mais ils ne signifient pas que tout est perdu. Décider d’arrêter un parcours PMA est une décision profondément personnelle.
Bilan de Fertilité : Une Étape Essentielle
Le bilan de fertilité est une étape essentielle pour comprendre et optimiser ses chances de concevoir un enfant. Il permet d’identifier les causes potentielles d’infertilité et de proposer un accompagnement médical adapté. Le bilan de fertilité permet d’évaluer la santé reproductive de l’homme et de la femme. Il aide à comprendre les causes des difficultés à concevoir, d'agir rapidement face à des facteurs influençant la fertilité, et de personnaliser son parcours médical ou naturel pour maximiser ses chances.
Le bilan de fertilité permet de comprendre les difficultés à concevoir, car l’infertilité peut concerner autant les hommes que les femmes. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on a compris, on peut agir. Réaliser un bilan permet de ne pas perdre de temps et d’envisager des solutions médicales adaptées si nécessaire. Les résultats du bilan de fertilité guident les choix médicaux, qu’il s’agisse de traitements, de complémentation ou d’accompagnement en PMA. Vous aurez aussi des clés pour agir par vous-même, en vous faisant accompagner par une naturopathe par exemple, en adaptant vos protocoles de compléments alimentaires en fonction de votre situation.
La définition OMS de l’infertilité est aujourd’hui bien connue : l’infertilité est une affection du système reproducteur masculin ou féminin définie par l’impossibilité d’aboutir à une grossesse après 12 mois ou plus de rapports sexuels non protégés réguliers. Il est donc nécessaire de consulter en l’absence de grossesse au bout d’un an, et plus rapidement en cas d’antécédents médicaux ou chirurgicaux ayant pu affecter la fertilité, ou si le recours à des paillettes de donneur est nécessaire (pour les femmes seules ou les couples de femmes par exemple). Le premier rendez-vous détaille vos antécédents médicaux, chirurgicaux, obstétricaux, familiaux pour chaque membre du couple, le poids et la taille de chacun, l’exposition à des polluants (tabac, autres), vos professions, la durée de l’infertilité. Ce premier échange permet de mieux cerner votre projet et de mieux comprendre votre environnement familial et médical. En cas de difficulté à définir la meilleure stratégie, des réunions multidisciplinaires regroupant des médecins, chirurgiens et biologistes spécialisés en reproduction sont souvent organisées.
L’accompagnement d’un parcours PMA nécessite de nombreuses expertises médicales et l’intervention de plusieurs spécialistes. L’objectif : comprendre ce qui ne fonctionne pas bien et ce qui entraîne l’infertilité du couple. Chez la femme, on va explorer les ovaires (dosages hormonaux, compte des follicules antraux par échographie), les trompes (hystérosalpingographie ou hyfosi) et l’utérus (échographie, hystérosonographie, hystéroscopie). Chez l’homme, on fera un spermogramme avec un test de migration survie afin de mieux comprendre le nombre de spermatozoïdes mobiles et leurs chances de survie à 24h. Au terme de ce bilan, le médecin définit le traitement est nécessaire et peut mettre en route la prise en charge par la sécurité sociale. Les traitements médicamenteux principaux en PMA sont des hormones administrées en injection sous-cutanée le soir qui stimulent l’ovulation. Il s’agit principalement de folliculo-stimulating hormone (FSH). Une équipe PMA est composée de médecins et de biologistes spécialisés en reproduction. Le/la médecin gynécologue prescrit le traitement de stimulation ovarienne, effectue la surveillance (monitorage) du traitement prescrit à l’aide d’échographies et de prises de sang.
Il existe une prise en charge à 100% des traitements en France jusqu’à l’âge de 43 ans. Sont remboursés : 6 cycles d’ inséminations intra-utérine et 4 ponctions d’ovocytes suivi de transfert d’embryon frais ou congelé (avec ses propres gamètes ou en don d’ovocytes). Dans le cas d’une grossesse avec accouchement, ce compteur est remis à zéro. Le coût moyen d’un cycle de FIV complet pour la Sécurité sociale est estimé à environ 4100€. Après plusieurs échecs en parcours de FIV, il est nécessaire d’analyser les raisons de l’échec. Comment améliorer la qualité les embryons produits Chez la femme, on tentera d’améliorer la stimulation ovarienne (changement de protocole ou de produit) pour recueillir plus d’ovocytes de bonne qualité. Chez l’homme, on explorera l’ensemble des facteurs pouvant améliorer la qualité des spermatozoïdes (traitement des fragmentations spermatiques augmentées, recherche de varicocèle). L’objectif est d’améliorer le dialogue immunitaire qui doit s’établir entre l’embryon et l’utérus lors de l’implantation et la fabrication du placenta. On estime qu’au-delà de 4 embryons transférés sans grossesse, il est nécessaire de faire ce bilan. Une étude est en cours pour établir s’il n’est pas licite de proposer cette évaluation plus tôt.
Un parcours PMA est forcément fragilisant pour soi-même, pour son couple, plus largement pour ses rapports aux autres. Il est nécessaire de le prendre en compte et de construire une stratégie pour ne pas s’abîmer dans le parcours. Pour certain(e) cela passera par un accompagnement psychologique, pour d’autres par la construction de voyages ou d’aventures à deux ou par un investissement dans des activités créatives. Dans tous les cas, il faut construire un projet ou bien sûr il faudra s’investir mais ou la PMA ne doit pas tout envahir.
Stérilité et PMA : Comprendre pour Agir
Les connaissances sur la reproduction humaine permettent d'identifier les causes de stérilité d'un couple et de leur proposer des techniques de procréation médicalement assistée afin d'avoir des enfants. La fertilité désigne la capacité pour un individu à se reproduire et obtenir une descendance viable. On parle d'infertilité en cas de difficulté à avoir un enfant.
Le taux de fertilité diminue au cours de la vie de la femme avec une brusque chute à partir de 40 ans et une fertilité presque nulle après 45 ans. L'hystérographie permet de visualiser l'utérus, les trompes de Fallope et leur jonction avec les ovaires. On injecte un produit opaque aux rayons X et visible en blanc sur les clichés radiologiques. On peut alors déterminer le trajet du produit et s'il atteint normalement les ovaires ou non. Lorsque le produit n'est pas visible au niveau des trompes et des ovaires, cela signifie que les trompes sont bouchées.
La comparaison de l'hystérographie d'une patiente à celle d'une femme fertile montre que les ovaires et les trompes n'apparaissent pas sur le cliché. Le produit ne diffuse donc pas normalement, elle a sans doute les deux trompes bouchées. Les trompes permettent aux spermatozoïdes de remonter jusqu'à l'ovule et c'est dans leur tiers supérieur qu'a lieu la fécondation. Comme la patiente a les trompes bouchées, il ne peut y avoir fécondation. C'est probablement la cause de son infertilité.
La procréation médicalement assistée (PMA), consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour favoriser l'obtention d'une grossesse. Elle permet de résoudre certaines difficultés à concevoir, sans nécessairement traiter la cause de l'infertilité. L'une des techniques de PMA est l'insémination artificielle qui consiste à introduire artificiellement le sperme du conjoint ou d'un donneur au niveau du col de l'utérus ou dans la cavité utérine de la femme pour aboutir à la fécondation d'un ovule. Une autre technique de PMA est la fécondation in vitro (FIV), qui consiste à recueillir ovules et spermatozoïdes, puis à procéder à une fécondation artificielle pour ensuite introduire le ou les embryons obtenus dans l'utérus de la femme.
Lors d'une insémination artificielle, la fécondation (rencontre entre le spermatozoïde et l'ovule) a lieu au niveau des trompes, proche de l'ovaire. Lors d'une fécondation in vitro, l'embryon obtenu est ensuite placé dans l'utérus. Lors d'une fécondation in vitro, la fécondation a lieu à l'extérieur de l'organisme féminin. En 2015, le pourcentage d'enfants nés en France grâce à la PMA est 3,1 %. La technique d'insémination artificielle permet de faciliter le trajet des spermatozoïdes en déposant le sperme dans l'utérus, soit au-delà du principal obstacle qui est le col de l'utérus. Les spermatozoïdes effectuent ensuite la fécondation dans l'une des trompes. La fécondation in vitro consiste à recueillir des ovules et des spermatozoïdes chez le couple et à procéder à une fécondation artificielle en dehors du corps de la femme (dans une boîte de Petri) pour ensuite introduire le ou les embryons obtenus dans son utérus afin de permettre la grossesse.
Maîtrise de la Fertilité et Protection contre les IST
Dès lors qu’un individu est en âge de procréer, le rapport sexuel peut mener à une grossesse. Dans tous les cas, il est nécessaire d’avoir un comportement responsable lors d’un rapport sexuel, que ce soit en matière de maîtrise de la fertilité ou de protection contre la transmission de maladies. Afin d’éviter les grossesses non désirées, il existe des systèmes de contraception variés. Le préservatif est un étui fabriqué en latex ou en polyuréthane imperméable aux liquides corporels. Il est le seul contraceptif qui préserve des infections sexuellement transmissibles (IST). La pilule contraceptive se présente sous forme de comprimés, que la femme doit prendre chaque jour à la même heure. La pilule empêche l’ovulation et modifie le cycle hormonal de la femme. Le patch et l’implant diffusent également des hormones sexuelles qui bloquent l’ovulation. Le patch se colle sur une zone du corps et doit être changé régulièrement.
L’IVG est soumise à une législation différente selon les pays. Elle est autorisée en France, mais ne doit en aucun cas remplacer l’utilisation d’une méthode contraceptive. Une femme peut avorter en France jusqu’à la 14e semaine de grossesse. Il existe deux méthodes d’interruption volontaire de grossesse : la méthode médicamenteuse et la méthode chirurgicale. La méthode médicamenteuse est autorisée jusqu’à la fin de la 7e semaine de grossesse. La femme prend deux médicaments, à 36 ou 48 heures d’intervalle. Cela provoque des saignements pendant une dizaine de jours. La méthode chirurgicale est autorisée jusqu’à la 14e semaine de grossesse. Elle nécessite une hospitalisation de quelques heures. Le médecin aspire l’embryon, ou le fœtus, sous anesthésie locale ou générale. Dans certains cas, elle peut entraîner l’apparition de fièvre, de pertes de sang et de douleurs abdominales. Comme pour la méthode médicamenteuse, une visite de contrôle a lieu entre le 14e et le 21e jour après l’intervention.
Néanmoins, dans certains cas, un couple souhaitant avoir un enfant peut s’avérer être infertile. L’infertilité peut être due chez la femme à des troubles de l’ovulation, une infection des voies génitales ou certaines maladies. Chez l’homme, elle peut être liée à un problème dans la production de spermatozoïdes. Lorsque l’homme produit un sperme trop pauvre, cela peut causer des difficultés pour la procréation. Dans ce cas, le couple peut avoir recours à un don de sperme. Le sperme peut être fourni par des donneurs volontaires dans une banque de conservation de sperme. Si la femme présente des problèmes d’ovulation, ou si son col de l’utérus empêche le passage des spermatozoïdes, le couple peut avoir recours à l’insémination artificielle. La fécondation se fait en dehors de l’organisme féminin. Les ovaires sont stimulés par l’injection d’hormones, ce qui permet de récolter les ovules. Les spermatozoïdes sont collectés également puis mélangés aux ovules. Les cellules œufs résultant de la fécondation sont cultivées, jusqu’à l’obtention d’embryons. La fécondation in vitro peut également se faire en injectant un spermatozoïde directement dans l’ovule à l’aide d’une micropipette. Cette technique est utile lorsque l’homme produit un sperme pauvre, contenant peu de spermatozoïdes fécondants. In vitro signifie en dehors de l’organisme.
Les moyens de contraception variés permettent d’éviter les grossesses non-désirées. Mais les rapports sexuels sont aussi facteurs de transmission d’infections sexuellement transmissibles. C’est pourquoi il faut avoir un comportement responsable vis-à-vis de sa sexualité, afin de se protéger et de protéger autrui. Il existe une trentaine d’IST, dues à des agents infectieux comme des bactéries, des virus ou des parasites. Le SIDA par exemple est causé par le virus VIH. D’autres IST sont dues à des bactéries, comme la chlamydiose ou la syphilis. Le préservatif permet de se protéger contre les infections. En effet, en formant une barrière, il empêche la transmission de microbes d’un partenaire à l’autre. De plus, il est possible de se faire dépister en allant chez un médecin, un gynécologue, ou encore des centres de diagnostics et de dépistages. II existe également des vaccins pour certaines maladies. C’est le cas du papillomavirus, un virus pouvant causer l’apparition d’un cancer du col de l’utérus s’il n’est pas détecté à temps. Il existe un vaccin qui peut être administré avant le début de la vie sexuelle de la jeune fille.
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