Introduction
Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis (93) joue un rôle essentiel dans la protection de l'enfance et la promotion de la santé sur son territoire, notamment à travers son service de Protection Maternelle et Infantile (PMI). Cet article explore le fonctionnement de l'accueil PMI à Bobigny, ainsi que les contrats types mis en place pour améliorer la santé et le bien-être des populations.
Le Pôle Accueil Familial : Un Dispositif de Protection de l'Enfance
Habilité par le Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, le Pôle Accueil Familial exerce des mesures judiciaires et administratives dans le cadre de la protection de l’Enfance. Composé de 110 salariés dont 79 assistants familiaux, il permet l’accompagnement de 140 enfants (mineurs et jeunes majeurs) accueillis au sein de familles d’accueil.
Le Pôle Accueil Familial recrute des professionnels faisant preuve d'écoute, d'autonomie, de loyauté, de discrétion, et ayant un sens aigu des relations humaines et de l'organisation. Une capacité à diagnostiquer les problématiques éducatives de l’enfant dans son parcours et à projeter des actions concrètes dans le cadre de son projet personnalisé est également essentielle.
Le Département de la Seine-Saint-Denis, fort de ses 8 000 agents et près de 200 métiers, est le premier employeur public du territoire. En tant qu'employeur responsable, il veille à ce que sa politique de recrutement reflète la richesse et la diversité de son territoire.
L'Organisation du Service de PMI à Bobigny
Le service de PMI à Bobigny est placé sous la responsabilité hiérarchique de la Directrice de la Santé de la ville. Le responsable du service encadre une équipe pluridisciplinaire composée de 6 agents municipaux : puéricultrice, auxiliaires de puériculture, psychologue, conseillère conjugale et familiale. Il anime et coordonne l’activité de l’équipe avec les professionnels de santé directement rattachés au Département mais intervenant au sein de la PMI (médecin généraliste, gynécologue, sage femme, pédiatre, EJE…).
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Le responsable du service de PMI entretient des relations avec les autres responsables de la direction de la santé et avec l’ensemble des directions et services de la collectivité. Il a des relations fréquentes avec les enfants et les familles. Il collabore avec les services de santé, les services sociaux, les équipes éducatives.
La Territorialisation des Services et la Coordination des Ressources
Afin d'améliorer l'efficacité des actions menées, le service de PMI s'inscrit dans un projet de territorialisation des services du pôle solidarités. L'objectif est de renforcer la transversalité des actions à l'échelle des territoires et la coopération avec les autres services territorialisés du pôle, tels que l'aide sociale à l'enfance et le service social départemental.
Le responsable du service de PMI assiste la chefferie de service et la direction dans la coordination de l'intervention des services ressources sur son territoire (notamment achats, locaux, travaux, ressources humaines, informatique). Il contribue à qualifier et hiérarchiser les besoins des circonscriptions, et assure l'interface avec le service affaires générales, la chefferie de service et la direction.
Dans le cadre de projets de maisons des solidarités, communes aux circonscriptions de PMI, d'ASE et de service social et départemental, le responsable de PMI contribue à la conception de ces projets et à leur mise en œuvre.
Le responsable de PMI contribue également au projet de territorialisation du Pôle solidarité, animé par le délégué territorial. Il participe activement aux réunions de l'équipe territoriale du pôle, composée du Délégué territorial, des responsables de territoire de l'ASE, du service social et de la PMI, des coordinateurs gérontologiques, des coordinateurs de crèche, des animateurs de partenaires RSA.
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Les Contrats Locaux de Santé (CLS) : Un Outil pour Réduire les Inégalités de Santé
La lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé est une priorité forte de l'Agence Régionale de Santé (ARS). La signature de Contrats Locaux de Santé (CLS) avec des territoires communaux ou intercommunaux est l’un des outils privilégiés du ciblage de son intervention. Ces contrats visent à définir de façon partenariale un certain nombre de priorités communes aux signataires, et à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs fixés.
Les CLS sont signés par le directeur général de l’ARS, le maire ou le président de l’EPCI si celle-ci dispose de la compétence santé, et autant que possible, le préfet. La signature du préfet est garante de l’implication de la direction de la cohésion sociale, porteuse de la forte dynamique des ateliers santé ville et de la DRIHL, et emporte l’engagement de mettre en œuvre une stratégie de « santé dans toutes les politiques ».
En Seine-Saint-Denis, les communes sont des acteurs incontournables de la santé publique, du fait de leur intervention dans le champ sanitaire et par l’impact sur la santé des autres politiques publiques. Les objectifs des CLS traduisent ces deux enjeux.
La Mise en Œuvre des CLS en Seine-Saint-Denis
La Seine-Saint-Denis est le département d'Ile-de-France où le plus de CLS ont été ou sont en passe d’être signés. Ils sont signés par le préfet de la Seine-Saint-Denis, le directeur général de l’ARS et le représentant de la collectivité territoriale. La délégation territoriale 93 de l’agence s’est mobilisée et organisée pour faire de la signature de ces contrats un axe fort de sa stratégie. L’agence souhaite signer des contrats avec des communes dont le diagnostic global montre que les besoins de santé sont particulièrement nets. Cette orientation conditionne la lutte contre les inégalités territoriales, au cœur de laquelle se situe le département.
Parmi les communes engagées dans le processus de CLS en Seine-Saint-Denis, on retrouve Saint-Denis, Aulnay, Epinay, Montreuil, Blanc-Mesnil, Aubervilliers, Bondy, Stains, Clichy, La Courneuve, Pierrefitte, Montfermeil, Villetaneuse, Bobigny, Pantin, Tremblay, Sevran, Dugny, Saint-Ouen, Villepinte.
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Des partenaires départementaux ont été sollicités, à la fois comme contributeurs au diagnostic et comme co-porteurs ou partenaires d’action. A compter de janvier 2013, le programme régional de santé ayant été adopté, des contrats « de deuxième génération » à caractère pluriannuel, et probablement de périmètres plus larges, seront envisagés, dont la préparation sera engagée dès la rentrée de septembre 2012.
Les Priorités des CLS en Seine-Saint-Denis
L’ARS souhaite établir une articulation étroite entre les CLS et la politique de la Ville (CUCS et autres dispositifs). Les communes du 93, accompagnées par l'ex-DDASS et Profession Banlieue, ont été pionnières en la matière. Désormais, c’est au tour des villes ayant des ASV dynamiques de se mobiliser en matière de CLS.
L’importance des déterminants de santé, et notamment de l’habitat dégradé, dans les cibles prioritaires est primordiale, ainsi que celle de la question de l’accès aux soins. En effet, la démographie médicale, le soutien aux formes innovantes d’exercice libéral, comme les centres municipaux de santé, sont autant d’enjeux forts dans le département.
D’autres priorités plus thématiques, communes à un ensemble de CLS, s’imposent également telles que la mortalité infantile, la santé des jeunes et des personnes âgées.
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