L'enseignement maternel en Belgique joue un rôle crucial dans le développement de l'enfant, posant les fondations de sa future réussite scolaire. Cet article explore en profondeur le programme de la classe maternelle en Belgique, en tenant compte des différentes approches pédagogiques et des spécificités du système éducatif belge.
Introduction
L'école maternelle en Belgique accueille les enfants dès l'âge de 2 ans et demi et constitue une étape importante dans leur parcours éducatif. Bien que non obligatoire, elle est très fréquentée et offre un environnement stimulant pour le développement social, émotionnel et cognitif des jeunes enfants. Le programme de la classe maternelle est conçu pour favoriser l'éveil des enfants, développer leur autonomie et les préparer aux apprentissages de l'école primaire.
Organisation de l'École Maternelle
L'école maternelle en Belgique est organisée en trois années non obligatoires. Un débat récent propose néanmoins que la troisième maternelle le devienne. Ces écoles sont très fréquentées. Les instituteurs maternelles n'ont pas le même diplôme que ceux du primaire.
Les Socles de Compétences et les Référentiels du Tronc Commun
Le programme des écoles est défini par les "socles de compétences". Ces compétences doivent être acquises par chaque élève à la fin de son cursus scolaire. L'objectif de ce système d'apprentissage par compétences est de former chaque élève intelligemment c'est-à-dire de lui inculquer non seulement des savoirs mais également des savoirs-faire, des attitudes : des compétences. Pour vérifier que l'élève a bien acquis ces dites compétences, il est "évalué" soit au cours de l'année scolaire soit pendant des sessions d'examen. Le socle de compétences, qui était en vigueur, est actuellement progressivement remplacé par des "référentiels du tronc commun". A partir de ces référentiels, les programmes sont rédigés par réseau.
L'Apprentissage des Langues Étrangères
L’enseignement d’une langue étrangère n’est pas prévu dans les programmes scolaires. Cependant, l’apprentissage d’une langue étrangère peut commencer en 3ème année de maternelle par le principe de l’immersion. Il s’agit d’une procédure pédagogique visant à assurer une partie des activités dans une langue moderne autre que le français. Pour contrecarrer l’exclusivité linguistique dans les différentes communautés belges, le décret du 11 mai 2007 a mis en place l’enseignement en immersion linguistique tant pour l’enseignement fondamental que secondaire.
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L'Immersion Linguistique
Certaines écoles maternelles, comme l'école maternelle bilingue construite en 2012, mettent l'accent sur l'apprentissage immersif des langues étrangères (anglais, allemand ou néerlandais). Dans ces classes plurilingues, les enfants suivent la classe en deux langues, français et anglais ou français et allemand, avec chaque classe conduite par un binôme d'enseignants intervenant dans sa langue.
L'Éveil aux Langues et aux Cultures (OLC)
Le 22 mai 2003, le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a chargé le Service de pédagogie expérimentale de l’Université de Liège (SPE) de procéder à l’introduction expérimentale de l’éveil aux langues dans six établissements d’enseignement fondamental. 27 enseignants volontaires ont mis l’approche novatrice en oeuvre dans leurs classes. Le programme est poursuivi par la création de supports d’éveil aux langues : Comptines, histoires, activités d’éveil. Le cours d’Ouverture aux Langues et aux Cultures (OLC) se déroule en semaine après l’école. Il est facultatif et s’adresse à tous les enfants dont les parents en ont fait la demande. Ce cours est axé sur l’apprentissage de la langue étrangère et les dimensions culturelles qui lui sont associées. Il peut rassembler des élèves venant d’établissements scolaires différents. Le cours est assuré par le seul enseignant OLC. Le cours OLC est donné durant les heures de cours obligatoires. Il est donné en langue française, appuyée par le vocabulaire de la langue étrangère.
L'Apprentissage de l'Écriture
Contrairement aux programmes français, qui se contentent d'énoncer qu'il faut avoir une tenue de crayon appropriée et une bonne posture, sans expliciter de quoi il retourne précisément, ce programme est très clair sur la posture et la tenue du crayon à adopter. Les formes des lettres ne sont dont pas présentées de manière figée, comme dans le document La forme des lettres d'Eduscol en France, mais avec leur geste formateur. Il est très intéressant de montrer que les quatre formes de base qui doivent être apprises dès la maternelle - la boucle, la pointe, le pont et le rond - permettent d'écrire un très grand nombre de lettres, surtout si on leur ajoute le bec de fin de mot (pour le o, le b et le v). Le tableau permet d'avoir une vision synthétique de l'ensemble des lettres de l'alphabet et de la manière de les tracer. L'apprentissage de l'écriture est bien mis à sa juste place : en déconseillant de faire copier des lignes de lettres isolées, mais en privilégiant plutôt l'écriture de mots réguliers, déchiffrables par les élèves, on permet aux élèves d'acquérir des bases bien plus solides ! L'utilisation de la police Belle Allure, création de Jean Boyault, que j'utilise également dans tout la collection Mes cahiers d'écriture de chez MDi, permet de proposer des modèles simples et efficaces. L'écriture des chiffres n'est pas oubliée ! Il est à noter que le tracé des chiffres a des points communs avec celui des lettres - posture, tenue du crayon, positionnement du cahier - mais présente également des différences importantes. Les nombres, en effet, s'écrivent à partir de chiffres écrits séparément, en "détaché" : il n'existe pas d'écriture cursive des chiffres. La fluidité de l'écriture ne peut donc pas être la même. Par ailleurs, les chiffres 2 et 3 comportent des tracés dans le sens du "rouleau", qui n'est pas le sens majoritaire de l'écriture des minuscules cursives (on ne trouve des rouleaux que dans les lettres s, k et x).
Activités d'Apprentissage de l'Écriture
Le programme présente ensuite un certain nombre d'idées concrètes, sous la forme d'activités associées. Et c'est là que le bât blesse parfois, car il est bien difficile de garder une cohérence ! Tracer une lettre dans l'espace, la semoule, le sable : voilà qui est parfait ! Passer son doigt sur les lettres granuleuses : voilà qui est parfait aussi ! J'aime beaucoup mieux le terme de "lettre granuleuse" que le traditionnel "lettre rugueuse" qu'on utilise ici. D'ailleurs, les "lettres rugueuses" de chez MDI ne sont pas vraiment rugueuses, elles sont granuleuses mais toutes douces ! Ce qui me dérange beaucoup, par contre, c'est le "en suivant les flèches". Et ce pour deux raisons. Tout d'abord, parce que suivre les flèches, c'est encore privilégier le contrôle visuel : "tu regardes et tu suis le chemin qui est montré". Ce n'est pas encoder le tracé de manière vraiment kinesthésique, par le mouvement. Ensuite, parce que si on regarde bien l'image, on voit que les lettres ont plusieurs flèches, ce qui incite à s'arrêter, voire à lever le doigt pour la lettre d, et à reprendre un deuxième geste pour terminer la lettre ! Pour moi, la flèche devrait être unique et juste indiquer le point de départ ! Tracer une lettre dans le dos du voisin : très bonne idée, tant que le tracé est en un seul mouvement. Écrire des mots dictés en étant guidés : voilà un excellent principe. On ne répètera jamais assez que la dictée est avant tout un mode d'apprentissage, pas d'évaluation ! Par contre, cette aide doit être pertinente et ne doit pas devenir une description de parcours. Si on a travaillé l'encodage de la lettre l par un mouvement des doigts, on ne doit pas dire "je monte plus haut pour faire ma boucle, puis je redescends", mais "je fais la fléchette avec mes doigts" ou "je tends et je replie mes doigts" en traçant une boucle ! Par ailleurs, ces indications, à mon avis, ne doivent être données que si l'enfant est en difficulté et trace par exemple des l trop petits, qui ressemblent à des e. L'idéal est de donner comme première consigne "écris le son lllllll en le disant", puis très vite "écris le mot lllllleeeee en le disant". Ainsi, l'élève ne se concentre pas sur le mouvement de ses doigts, mais sur le son, qu'il lui associe durablement. On retrouve d'ailleurs l'activité juste après, au moment de l'écriture de mots. Excellent !
Le Répertoire de Tracés de Formes de Lettres
Par contre, le répertoire de tracés de formes de lettres me pose plusieurs problèmes. Il est très judicieux, bien sûr, de regrouper toutes les lettres rondes. Il le serait encore plus de commencer par la lettre c, qui est la première à tracer, et non par la lettre a, qui combine déjà deux formes (le rond ouvert et la pointe) ! Le grand nombre de flèches, ensuite, incite à décomposer le mouvement, ce qui induit de la lenteur. Une seule flèche au départ suffirait largement - voire pas de flèche du tout, si on vient d'indiquer le point d'attaque, cela suffit ! Ce qui me dérange le plus, ce sont les points de couleur. Comme chacun sait - et si l'enfant n'est pas daltonien, comme près de 8 % des garçons - le point vert indique un point de départ, ou une autorisation à avancer, et le point rouge une injonction à s'arrêter. Les points sont corrects sur le a, le c et le o - même si je ne vois aucun intérêt à indiquer par un repère que quand le tracé de la lettre est fini, il faut s'arrêter - mais par contre ils sont faux sur le d, le q et le g. Ce qui est demandé à l'enfant, en contradiction avec le schéma présenté juste au-dessus, c'est de commencer à midi, de tracer un rond, puis de lever le crayon (point rouge), puis de reprendre à un autre endroit (deuxième point vert) et de tracer soit la barre du d, soit le jambage du g ou du q.
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Les Différents Réseaux d'Enseignement
En Belgique, le système scolaire est organisé en plusieurs réseaux, dont les deux principaux sont le réseau officiel et le réseau libre.
Évaluation des Compétences
Dans l'enseignement primaire les élèves sont évalués pendant l'année scolaire et lors de sessions d'examen qui ont lieu en décembre et en juin. Dans l'enseignement secondaire Dans les années d'enseignements secondaires, des sessions d'examens sont organisées en décembre et en juin.
Structure de l'Enseignement en Belgique
L'école primaire est organisée en six années, qui, bien plus logiquement qu'en France, portent le nom de "première primaire", "deuxième primaire", etc., jusqu'à la "sixième primaire" qui correspond…
L'enseignement général se veut pluri-disciplinaire c'est-à-dire que, quelle que soit la filière suivie (scientifique, littéraire, économique, sociale,… - en Belgique, on parle d'"options" plutôt que de "filières"), elle est sanctionnée par le même diplôme comme c'est le cas dans d'autres pays. Et pour cause, il n'existe pas de filière interne à l'enseignement général étant donné que celui-ci constitue déjà une filière de l'enseignement en Belgique. De plus, quelle que soit l'option choisie, l'élève aura jusqu'en fin de cursus des cours fondamentaux: langue maternelle, mathématique, sciences, histoire, géographie en plus des cours d'option (latin, économie, seconde ou troisième langue, etc.) Dans la filière professionnelle, les matières de bases sont progressivement abandonnées au profit des apprentissages de la pratique professionnelle.
Enseignement Primaire
L'enseignement primaire est organisé sur 6 années, appelées première primaire, deuxième primaire, etc… À la fin de chaque année, les élèves passent des examens déterminant s'ils sont aptes à passer à l'année supérieure. Depuis 2009, une épreuve commune à tous les réseaux sanctionne la réussite de la 6e année. Les élèves sont regroupés par classe, et chaque classe a un professeur qui lui est attribué. En général, ce dernier est chargé d'enseigner l'ensemble des matières définies au programme. Hormis les cours d'informatique, de religion ou de morale, de deuxième langue et de sports qui sont en général dispensés par des professeurs qualifiés.
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Enseignement Secondaire
L'enseignement secondaire en Belgique est organisé sur 6 années, appelées première secondaire, deuxième secondaire, etc… L'accès au secondaire n'est possible que pour les élèves possédant le certificat d'études de base. Les élèves sont regroupés par classe, et à chaque classe est attribué un professeur principal qui suit la classe (appelé "titulaire").
Enseignement Supérieur
Les universités belges ont toutes un pouvoir organisateur privé (contrairement à beaucoup d'autres pays) mais elles sont subventionnées par les Communautés. Elles proposent majoritairement des cursus longs (4 ans minimum) et jouissent généralement d'un prestige plus important que les Hautes écoles (au contraire de la France par exemple) Les Hautes Écoles sont issues du regroupement de plusieurs établissement d'enseignement supérieur. Avant Bologne, ce type d'enseignement était généralement de type court (3 ans) mais de plus en plus de filière atteignent aujourd'hui les 4 ou 5 ans. Il y a des Hautes Écoles liées au réseau officiel et d'autre au réseau libre (mais ici, contrairement à l'enseignement fondamental où le libre confessionnel est largement majoritaire, le libre non-confessionnel est majoritaire).
Les Atouts du Système Éducatif Belge : L'Exemple du Lycée Français Jean Monnet
Le Lycée Français Jean Monnet se distingue par une excellence académique reconnue, un environnement multiculturel enrichissant et un accompagnement personnalisé et inclusif.
Excellence Académique
Le lycée suit le programme officiel français et prépare les élèves aux examens nationaux, tels que le Diplôme National du Brevet (DNB) et le Baccalauréat, reconnus mondialement.
Environnement Multiculturel
Accueillant des élèves de toutes nationalités, le Lycée Français Jean-Monnet offre un environnement multiculturel qui favorise l’ouverture d’esprit et l’enrichissement personnel.
Accompagnement Personnalisé
Le lycée met un point d’honneur à accompagner chaque élève dans son parcours, en tenant compte de ses besoins spécifiques.
Instruction en Famille (IEF)
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