L'infertilité est un problème de santé publique majeur qui touche un nombre croissant de couples en France. Cet article vise à explorer les aspects de l'infertilité, les options de traitement disponibles, y compris la Procréation Médicalement Assistée (PMA), et à fournir des informations pertinentes pour ceux qui cherchent des réponses et du soutien. Nous aborderons également les préoccupations concernant l'accès aux soins de fertilité et les témoignages de personnes confrontées à ces défis.
L'infertilité : Un défi pour de nombreux couples
L'infertilité touche 3,3 millions de personnes en âge de procréer en France, hommes comme femmes. Si l'on inclut les partenaires, ce chiffre double. Un couple sur quatre consulte pour des difficultés à concevoir. L’infertilité, qui touche l’intimité des hommes et des femmes, est donc un enjeu de santé publique majeur.
Cécile et Dominique ont attendu pendant 22 ans avant de devenir parents. Confrontés à l'infertilité, ils se sont d'abord lancés dans une procréation médicalement assistée, avant de se tourner vers l'adoption. Leur fils est arrivé en 2024. Leur témoignage illustre le parcours difficile que peuvent rencontrer certains couples. Ils ont enchaîné les FIV (fécondations in vitro) pendant quatorze ans, jusqu'à ce que le corps ne suive plus. Ils se sont alors tournés vers l'adoption, mais là aussi leur patience a été mise à rude épreuve. Une fois leur dossier déposé, ils ont attendu huit années avant de devenir parents.
Les causes de l'infertilité
Un tiers de l’infertilité est d’origine féminine, un tiers d’origine masculine et un tiers concerne l’homme et la femme. Et 15 % restent inexpliquées. Chez la femme, on explore la réserve ovarienne avec le dosage de l’AMH et le CFA, la régularité des cycles pour les pathologies de l’ovulation. L'infertilité féminine peut aussi être liée à l’endométriose, l’insuffisance ovarienne, une spermatogénèse défectueuse. Les femmes insulino résistantes ont énormément de follicules, mais très peu arrivent au stade mature (16-20 mm). Du côté masculin, l'asthénozoospermie (altération de la mobilité des spermatozoïdes) peut être liée à l’hygiène de vie (surcharge pondérale, obésité, tabac, alcool, cannabis, drogues…).
Plusieurs facteurs peuvent influencer la fertilité, notamment l'âge, le mode de vie et l'environnement. Après un an de rapports réguliers en absence de moyen contraceptif, pour une femme de moins 35 ans, on peut commencer à imaginer un problème d'infertilité. Oui au contraire, les pesticides et les perturbateurs endocriniens sont des facteurs à l’origine de l’infertilité. Et parmi les causes environnementales, on note la pollution, les nanoparticules et les perturbateurs endocriniens (molécules chimiques qui parasitent notre système de régulation hormonale). Ils peuvent être d’origine naturelle ou chimique (incinérateurs, déchetterie, usines pétrochimiques, cosmétologie…). Les perturbateurs endocriniens peuvent se trouver dans l’air, le sol et dans l’eau. Nous sommes exposés au quotidien à une centaine de molécules sans le savoir.
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La Procréation Médicalement Assistée (PMA) : Un espoir pour de nombreux couples
Près de 12 millions de personnes ont été conçues grâce à la Procréation médicalement assistée (PMA) dans le monde, dont plus d’un million en France. La PMA (Fiv, insémination intra utérine ou ICSI) est autorisée en France depuis plus de 40 ans. Cela se fait avec le sperme du conjoint ou le sperme de donneur. Mais c’est la femme du couple qui porte l’embryon.
Plusieurs techniques de PMA existent :
- L'insémination intra-utérine (IIU) : En insémination intra utérine, le taux de succès par cycle est de l’ordre de 15 %. Il faudra compter en moyenne 3-4 cycles pour obtenir la grossesse. Pour les couples femme/femme, on propose une insémination intra utérine ou une Fiv avec le sperme d’un donneur.
- La fécondation in vitro (FIV) : Lors d’une Fiv classique, on met les gamètes ensemble dans une éprouvette. Là, les spermatozoïdes et les ovocytes se rencontrent en « autonomie » dans cette éprouvette. Lors d’une Fiv ou ICSI, la patiente reçoit un traitement pour une dizaine de jours avec les gonadotrophines (FSH/LH) pour faire pousser plusieurs follicules à la fois. Dès qu’il y a au moins 3 follicules dont le diamètre est supérieur à 16-17 mm, on déclenche l’ovulation et 36 heures après, la patiente sera ponctionnée pour récupérer les ovocytes. On donne des traitements, on dit au cerveau de ne pas sécréter les hormones (FSH/LH) puis on donne des hormones pour faire pousser plusieurs follicules à la fois et obtenir le maximum d’ovocytes matures.
- L'ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes) : Devant des spermes altérés, on peut proposer la fécondation in vitro classique ou la Fiv avec microinjection (ICSI). Une ICSI peut être programmée avec un prélèvement de spermatozoïdes testiculaires pour les hommes porteurs du syndrome de Klinefelter.
Les enfants nés par Fiv ont-ils la même santé que les enfants créés naturellement ? Et la grossesse n’est pas plus à risque qu’une grossesse classique, c’est un suivi comme les autres grossesses.
Aspects psychologiques et émotionnels de la PMA
Lors d'une FIV ou ICSI, la patiente reçoit un traitement hormonal pour stimuler la production d'ovocytes. La majorité des femmes tolère le traitement. Mais il peut arriver que des symptômes désagréables surviennent, comme des bouffées de chaleur, un gonflement abdominal, des tiraillements du bas-ventre ou des sautes d’humeur. Tout cela cesse avec l’arrêt du traitement.
Il est crucial de souligner l'importance du soutien psychologique et émotionnel pour les couples engagés dans un parcours de PMA. Les montagnes russes émotionnelles, l'incertitude et les espoirs déçus peuvent être extrêmement difficiles à gérer.
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Les préoccupations concernant l'accès aux soins de fertilité
Cinq ans après la fermeture de la maternité du Blanc, dans l’Indre, force est de constater que les pires craintes de ses opposants se sont réalisées. La fermeture de maternités et le manque de spécialistes peuvent compliquer l'accès aux soins de fertilité pour certaines personnes. Avant 2018, pourtant, plusieurs centaines de bébés arrivaient là chaque année et la maternité avait belle réputation. Personnel bienveillant, climat familial, préparation à l’accouchement et suivi des grossesses sérieux. Avant la fermeture, il y avait 6 sage-femmes et autant d’auxiliaires puéricultrices, les futures mamans pouvaient se rassurer, compter sur des conseils pour l’allaitement, la vie avec un nouveau-né. Ce qui était le prétexte à la fermeture de la maternité à l’été 2018 c’est qu’il manquait sur le planning des périodes de gynéco, obstétrique, anesthésie et pédiatrie.
La majorité des femmes du Blanc n’accouche pas à Châteauroux, plus des deux tiers préfèrent aller à Poitiers, Châtellerault ou encore Limoges. Aurélie n’a pas eu la chance d’accoucher au Blanc, la maternité venait de fermer quand son premier enfant est arrivé. Son conjoint a dû la conduire rapidement à Châtellerault. Elle confiait : “Je ne regardais pas le compteur, mais mon conjoint a roulé à plus de 100 km/h sur des petites routes. On prend des risques, c’est impensable au 21e siècle d’accoucher dans des conditions pareilles. Les femmes du Blanc se sentent méprisées, abandonnées, la maternité du Blanc est fermée et le désert médical avance.
Améliorer sa fertilité : Conseils et recommandations
Pour améliorer sa fertilité il faut adopter une bonne hygiène de vie.
Questions fréquemment posées sur l'infertilité et la PMA
Pourquoi ne peut on choisir que « la couleur » du donneur alors que même dans la plus simple et commune situation, une femme choisit son partenaire sur de nombreux critères, même physiques ? L’éligibilité d’un donneur de sperme correspond à plusieurs facteurs dont la couleur, le groupe sanguin, enquête génétique, absence de maladies….
Je suis en traitement hormonal et je me pique tous les jours pour stimuler, avec, à tous les cycles, un déclenchement des règles par médicaments. Mais j’ai énormément grossi depuis quelque temps. Lors d’une Fiv ou ICSI, la patiente reçoit un traitement pour une dizaine de jours avec les gonadotrophines (FSH/LH) pour faire pousser plusieurs follicules à la fois. Dès qu’il y a au moins 3 follicules dont le diamètre est supérieur à 16-17 mm, on déclenche l’ovulation et 36 heures après, la patiente sera ponctionnée pour récupérer les ovocytes. On donne des traitements, on dit au cerveau de ne pas sécréter les hormones (FSH/LH) puis on donne des hormones pour faire pousser plusieurs follicules à la fois et obtenir le maximum d’ovocytes matures.
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J'ai 41 ans, je suis en essai bébé 1 depuis 10 ans. J'ai suivi un parcours PMA en France de 16 tentatives ( 6 IAC - insémination artificielle avec sperme du conjoint - et 10 transfert d'embryons). Mon seul positif a l'IAC numéro 2 a fini en grossesse non évolutive en 2018. J'ai une problématique surtout de non implantation avec un utérus bicorne pas adapté pour une grossesse multiple et un endomètre plutôt fin qui n'aident pas à l'implantation. J'ai une suractivité immunitaire détectée à l'examen matricelab. Il va falloir réévaluer votre réserve ovarienne compte tenu de votre âge. Explorer votre réceptivité endométriale et voir si votre fenêtre d’implantation dure 2-3 jours ou 2-3 heures. Quant à l’épaisseur de votre endomètre, pour l’heure il n’y a que de l’expérimentation avec un niveau de preuve extrêmement faible pour faire pousser l’endomètre.
PMA, GPA, quelle est la différence ?
Cependant, la gestation pour autrui (GPA) qui consiste à demander à une femme (mère porteuse) de porter l’embryon pour un autre couple, n’est pas autorisée en France. C’est une prise en charge pour les couples de femmes. Pour les couples femme/femme, on propose une insémination intra utérine ou une Fiv avec le sperme d’un donneur.
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