Introduction
La charrette et le berceau, deux objets apparemment distincts, témoignent pourtant de l'évolution des sociétés et des modes de vie à travers l'histoire. La charrette, symbole du travail agricole et du commerce, et le berceau, refuge de l'enfance et de la famille, racontent des histoires de labeur, de déplacement, de soin et d'affection. Cet article explore l'histoire et les utilisations de ces objets, en mettant en lumière leur importance culturelle et sociale.
La Charrette : Un Outil Polyvalent au Service de l'Agriculture et du Commerce
La charrette en bois : un symbole du commerce et de l’agriculture provençale
Les charrettes en bois ont longtemps été des outils indispensables dans le quotidien des paysans et des commerçants provençaux. Utilisées pour transporter des denrées agricoles, des marchandises et du bois, elles parcouraient les chemins reliant les villages aux marchés locaux. Tirées par des chevaux ou des ânes, elles faisaient partie intégrante de la vie économique et sociale de la région.
Dans les crèches provençales, la charrette en bois symbolise cette activité commerciale et agricole. Placée aux côtés de santons de Provence, elle vient enrichir la scène en ajoutant du réalisme et du mouvement. On peut l’associer à un meunier transportant des sacs de farine, à un marchand livrant des fruits et légumes, ou encore à un berger transportant du foin pour ses moutons.
Diversité des charrettes et de leurs usages
La charrette, véhicule à deux ou quatre roues, a connu de nombreuses variations selon les régions et les usages. De la charrette agricole robuste, utilisée pour le transport des récoltes et du fumier, à la charrette de marché plus légère, destinée à la vente de produits frais, chaque type de charrette répondait à des besoins spécifiques. Les charrettes étaient également utilisées pour le transport de personnes, notamment lors de déplacements familiaux ou de pèlerinages.
Les matériaux de construction variaient également, allant du bois traditionnel au fer forgé pour les modèles les plus sophistiqués. La traction animale était la norme, avec des chevaux, des bœufs ou des ânes selon la taille et le poids de la charge. La charrette était donc un outil essentiel pour l'économie rurale, facilitant le transport des biens et des personnes sur de longues distances.
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La charrette dans la vie quotidienne
Avant l'avènement des véhicules motorisés, la charrette était un moyen de transport courant pour les familles et les communautés. Les foires et les marchés étaient des occasions de voir une multitude de charrettes chargées de marchandises diverses, créant une ambiance animée et colorée. Les charrettes étaient également utilisées pour les déménagements, les travaux de construction et les événements festifs.
Dans certaines régions, la charrette était même un lieu de vie temporaire, notamment pour les nomades et les forains. Ces charrettes aménagées, souvent décorées avec soin, servaient d'habitation mobile et permettaient de se déplacer au gré des saisons et des opportunités.
La charrette et la lessive
On attelait le cheval à une charrette, les lessiveuses étaient chargées, avec tout le nécessaire à la lessive, et on descendait par le chemin de la gare, pour arriver à la Moselle.
Le Berceau : Un Nid Douillet pour les Premiers Mois de la Vie
Le berceau à travers l'histoire
Le berceau, meuble destiné à accueillir les nourrissons, a connu une évolution constante au fil des siècles. Des simples paniers en osier tressé aux berceaux en bois sculpté richement décorés, chaque époque a laissé sa marque sur cet objet emblématique de l'enfance. Le berceau était bien plus qu'un simple lit pour bébé ; il était un symbole de protection, de sécurité et d'amour parental.
Au Moyen Âge, les berceaux étaient souvent suspendus pour éviter les courants d'air et les animaux nuisibles. Ils étaient également placés près du foyer pour maintenir le bébé au chaud. Les matériaux utilisés variaient selon les régions et les classes sociales, allant du bois brut pour les familles modestes aux tissus précieux et aux ornements en argent pour les familles nobles.
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Le berceau : un meuble de transmission
Le berceau était souvent un bien familial transmis de génération en génération. Il pouvait être offert en cadeau de mariage ou de naissance, et conservait une valeur sentimentale forte. Les berceaux anciens sont aujourd'hui des objets de collection recherchés, témoins d'un savoir-faire artisanal et d'une histoire familiale.
Le berceau dans la culture populaire
Le berceau est un motif récurrent dans l'art, la littérature et la musique. Il symbolise l'innocence, la fragilité et l'espoir. De nombreuses chansons et comptines font référence au berceau, berçant l'imaginaire des enfants et des adultes. Le berceau est également un élément central des scènes de Nativité, représentant le lieu de naissance de Jésus.
Le berceau et les superstitions
Le berceau était autrefois associé à de nombreuses superstitions et croyances populaires. On pensait que le bercer à vide portait malheur, ou qu'il fallait y placer un objet protecteur, comme une branche de buis bénite, pour éloigner les mauvais esprits. Ces traditions témoignent de l'importance accordée à la protection de l'enfant et de la vulnérabilité perçue de la petite enfance.
Artisanat et Traditions : L'Atelier de Fanny à Aubagne
Un savoir-faire artisanal pour des créations uniques
Chez L’Atelier de Fanny, nous sommes fiers de perpétuer la tradition artisanale provençale en fabriquant nos charrettes, brouettes et roulottes en bois entièrement à la main. Installés à Aubagne, au cœur de la région des santons, nous utilisons des matériaux de qualité pour garantir des pièces durables et esthétiques.
Une fabrication locale et responsable
Opter pour une charrette en bois fabriquée à Aubagne, c’est faire le choix d’un produit conçu avec passion et authenticité. Contrairement aux accessoires industriels en plastique ou en résine, nos créations sont respectueuses du patrimoine provençal et fabriquées selon des techniques artisanales transmises de génération en génération.
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Des accessoires en bois fabriqués à la main dans notre atelier à Aubagne
Nos charrettes, brouettes et roulottes sont spécialement adaptées aux santons de Provence de 7 cm en argile, garantissant une intégration parfaite dans votre crèche de Noël.
Le Chevalier de la Charrette : Amour Courtois et Déshonneur
Lancelot, le chevalier de la charrette
Lancelot est l'archétype de l'amant malheureux. Un seul roman composé par Chrétien de Troyes, Le Chevalier de la Charrette, raconte l’amour passionné d’un chevalier arthurien pour une dame mariée. Lancelot, épris de la reine Guenièvre, femme du roi Arthur, part à sa recherche quand celle-ci est enlevée par Méléagant. Chrétien de Troyes, dans le prologue, affirme que c’est la comtesse Marie de Champagne, qui lui a commandé d’écrire un roman en français sur ce sujet et qu’il s’est contenté d’apporter son travail et son application à la composition de cette œuvre. Issue de la poésie lyrique, ce courant littéraire se répand dans la France du Nord et dans les romans de la fin du 12e siècle. Sans doute était-il au cœur des discussions qui se déroulaient dans les cours cultivées de l’époque comme celle de Marie de Champagne.
Dilemme entre amour et chevalerie
Une charrette d’infamie conduite par un nain passe sur le chemin de Lancelot qui cherche à savoir où la reine a été emmenée. Le nain promet à Lancelot de le renseigner, mais lui pose une condition : monter sur cette charrette au risque de passer pour un criminel. Lancelot hésite quelques secondes, le temps de deux pas, avant de sauter sur la charrette, partagé entre son amour et la raison, entre le désir de retrouver la reine et la peur du déshonneur. Il commet ainsi une faute contre la fin’amor. Gauvain qui rencontre à son tour le nain refuse d’imiter Lancelot, jugeant sa conduite comme une pure folie.
Les excès de l'amour courtois
Rarement un texte a poussé aussi loin la réflexion sur les excès auquel le code courtois peut mener les chevaliers. C’est ainsi que, sur le modèle lyrique de l’amant esbahi, paralysé par son amour et perdant toutes ses capacités en pensant à sa dame, Chrétien de Troyes fait de Lancelot un chevalier qui est entièrement pris par sa passion pour la reine. Submergé par le désir, il oublie à maintes reprises la réalité qui l’entoure.
Le service d'amour
Pour rejoindre sa dame et mériter son amour, Lancelot doit comme Érec et Yvain accepter les épreuves et les souffrances. Le passage du Pont de l’Epée est l’une ces épreuves où la force et le sacrifice du chevalier sont exacerbés par son amour. Accroché à la lame tranchante d’une épée qui traverse le fleuve, il se blesse aux pieds et aux mains. Lorsque plus tard il peut rejoindre la reine dans sa chambre, au haut d’une tour, il doit écarter les barreaux de fer qui ferment la fenêtre et s’entaille profondément les mains et les doigts. Le chevalier est prêt pour sa dame à subir les blessures qui font de lui un martyr d’amour tout comme le Christ est le martyr de Dieu. La dame devient ici l’idole à laquelle le chevalier rend un culte : Lancelot devant le lit où la reine l’attend s’incline comme devant un autel, restant en adoration comme devant une sainte relique en laquelle il met toute sa foi.
La Lessive d'Autrefois : Un Travail Pénible et Communautaire
La lessive : un travail fastidieux
La lessive représentait un travail fastidieux. Le linge était entreposé dans un endroit, sec, et à l’abri des bêtes (rats) pendant toute la semaine. Pour ce qui concerne le vingtième siècle car avant c’était la lessive une fois par an avec des cendres. Nos grand’mères avait un trousseau satisfaisant, pour pouvoir tenir d’une lessive à l’autre. On faisant la grande toilette une fois par semaine et on changeait de linge à cette occasion. Mais pour autant il y avait beaucoup de linge de maison, tous les torchons, chiffons, serviettes, couches pour les bébés etc.
Les étapes de la lessive
La laveuse était souvent attachée à une maison. Ma grand’mère se rendait une première journée dans la famille pour préparer la lessive. Elle triait le linge, le blanc d’un côté, le couleur de l’autre. Le linge était trempé puis il fallait, soit à la buanderie soit au lavoir, procédé au décrassage avec du savon, (qu’on faisait sécher pour qu’il s’use moins vite) et des cristaux de soude, il fallait décrasser le linge en frottant très fort avec une brosse ou dans ses mains, sans mélanger « le blanc et le couleur ».
La lessiveuse prenait place sur un fourneau à bois un trépied avec feu de bois dessous de façon. Quand tout était prêt, elle faisait bouillir le linge blanc. Une fois le linge bouilli, ma grand’ mère mettait sur une brouette, la lessiveuse, tout son matériel et, descendait au lavoir. Son baquet posé devant elle, elle le remplissait de vieux chiffons pour protéger ses genoux et s’agenouillait dedans, et commençait son dur labeur .à l’aide d’une grande pince pour ne pas se brûler, sortait le linge de la lessiveuse, et brossait afin qu’il reste plus une tache, il lui arrivait même de taper sur le linge avec une battoire pour faire sortir le savon. Mais en principe le linge bouilli était bien blanc, s’il subsistait une tache, ma grand’mère utilisait un peu d’eau de javel qui finissait le travail.
Le rinçage et l'essorage
Le linge ainsi rincé, il était tordu entre les mains pour faire sortir toute l’eau. En cas de grosses pièces comme des draps les laveuses se mettaient à deux pour tordre le drap. Le travail était rude, les mains dans l’eau froide ou trop chaude, les efforts pour frotter, la position à genoux, courbée, les pieds dans l’humidité qui par grand froid occasionnait des engelures.
L'importance du lavoir
Les lavoirs étaient animées, les laveuses discutaient et racontaient les derniers potins du voisinage. Tout étant bien rincé et essoré ma grand’mère remontait la brouette bien chargée à la maison qui l’avait engagée. On lui donnait un petit goûter (pain et fromage) un café et on la payait très peu.
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