L'ambiance était sombre, à l'image du temps pluvieux à l'extérieur. Des gouttes frappaient la vitre, semblant vouloir s'inviter à l'intérieur. Malgré la lumière allumée, l'obscurité persistait, comme aspirée par les nuages menaçants. Dans ce contexte, une conversation troublante se déroulait avec un vieil ami médecin, dont les révélations remettaient en question les fondements de la médecine moderne.
Son ami, autrefois chef de service hospitalier respecté, avait perdu foi en la médecine conventionnelle, la jugeant corrompue. Il affirmait qu'en cas de maladie grave, il refuserait les traitements médicaux traditionnels, les qualifiant de "torture" et de "mise à mort". Sa solution personnelle, en cas de cancer, serait l'injection intraveineuse de fortes doses de chlorure de magnésium, qu'il considérait comme un remède miracle injustement discrédité par l'industrie pharmaceutique. Cette révélation laissa l'auteur perplexe, soulevant des questions sur l'efficacité réelle des traitements à base de magnésium prescrits par les médecins et sur les raisons de la présence de magnésium dans la pharmacopée malgré les allégations de discrédit.
Bien que les essais personnels de l'auteur avec le chlorure de magnésium n'aient pas été concluants, il a conservé cette information en mémoire. Plus tard, des témoignages de patients remettant en question l'efficacité du sulfate de magnésium l'ont incité à réexaminer le dossier. Cette réévaluation a conduit à des découvertes intéressantes, confirmant l'importance des carences micronutritionnelles dans l'origine de nombreuses maladies contemporaines et la possibilité de les éradiquer. Dans cette quête de la santé, le magnésium s'est révélé être un élément clé.
Le paradoxe de l'inefficacité apparente du magnésium
L'inefficacité apparente des cures de magnésium courantes disponibles en pharmacie a conduit l'auteur à se concentrer sur le chlorure ou le sulfate de magnésium, suivant les recommandations de certaines lectures. Cependant, il existe en réalité de nombreuses formes de magnésium, car il s'agit d'un atome chargé positivement qui s'associe à des composés chargés négativement, formant ainsi des sels de magnésium.
Chaque sel de magnésium agit différemment. Le chlorure de magnésium s'est avéré intéressant en cas d'infection, agissant plus rapidement que les autres formes, mais son goût amer est rebutant. Le sulfate de magnésium, en raison de son effet diarrhéique, est utile pour purger les intestins. Cependant, ces cures intensives ne doivent pas être prolongées.
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Il est généralement conseillé de limiter les cures de magnésium à vingt jours, car au-delà, le magnésium semble perdre son efficacité. Pourtant, pour être thérapeutique, la prise de magnésium devrait se faire sur au moins trois mois. Pourquoi ces effets éphémères et comment prolonger cette limite ?
La répartition du magnésium dans le corps et ses implications
Le magnésium se répartit dans le corps de la manière suivante :
- 65 % dans les os
- 34 % dans les cellules
- 1 % dans le sang
Première constatation : le dosage du magnésium sanguin ne reflète pas la réalité, car la majeure partie du magnésium se trouve ailleurs. Il serait plus pertinent de doser le magnésium dans les cellules (dosage érythrocytaire), mais ce test est rarement prescrit. De même, le magnésium osseux ne peut pas être dosé.
Deuxième constatation : le sang se sature rapidement en magnésium, car sa biodisponibilité (capacité à pénétrer dans les cellules) est faible. Ainsi, en quelques jours, le sang est surchargé en magnésium, ce qui diminue son efficacité.
Les rôles essentiels du magnésium dans l'organisme
Le magnésium participe à plus de 300 réactions métaboliques, mais ses deux rôles majeurs sont les suivants :
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- Un dépolluant : Le magnésium agit comme un antidote aux déchets dans le corps. Chaque fois que l'organisme est exposé à des toxines, il puise dans ses réserves de magnésium pour les éliminer. Cela explique pourquoi 80 % de la population serait en carence, en raison de l'environnement moderne pollué et du stress, qui produit également des toxines.
- Le bouton OFF : Le magnésium interagit étroitement avec le calcium. Le calcium permet la contraction musculaire, tandis que le magnésium permet le relâchement. Sans magnésium, le bouton reste en position ON, maintenant le corps en mode action permanent. Seul le magnésium peut désamorcer ce mode.
Cette double fonction explique l'importance du magnésium et la probabilité élevée de carence. Plus l'organisme est exposé à des toxines, plus les réserves de magnésium diminuent, empêchant le corps de se reposer et de se dépolluer, créant ainsi un cercle vicieux.
Les signes révélateurs de la carence en magnésium
En mode action permanent, les muscles sont tendus et le système nerveux est constamment excité, empêchant toute récupération. Cette hyperexcitabilité nerveuse et musculaire se traduit par divers symptômes, dont :
- Difficulté à s'endormir
- Réveils nocturnes fréquents
- Fatigue matinale
- Impression de brouillard au réveil
- Pertes de mémoire
- Maux de tête et migraines
- Palpitations
- Spasmes viscéraux
- Constipation
- Règles douloureuses
- Angoisse, spasmophilie, vertiges
- Irritabilité
- Hyperémotivité
- Hypersensibilité (bruits, odeurs, toucher)
- Sensibilité accrue à la douleur
- Crampes musculaires
- Tensions permanentes
- Extrémités froides
- Sensibilité aux variations climatiques
- Nausées
- Fragilisation et hypersensibilité générale
Face à ces agressions, les tissus réagissent en se repliant sur eux-mêmes, concentrant leur énergie sur les fonctions vitales, comme l'a décrit le docteur Claude Sigaud dans sa loi de dilatation-rétraction. Cette loi explique de nombreuses maladies physiques et psychologiques, telles que l'hypersensibilité chimique multiple, les migraines, les troubles du comportement et de l'humeur, et la dépression.
L'approche novatrice de Marianne Mousain-Bosc : des troubles psychiatriques qui n'en sont pas
La pédiatre Marianne Mousain-Bosc a observé que les mères d'enfants hyperactifs étaient souvent spasmophiles, révélant un dysfonctionnement métabolique entre le calcium et le magnésium. Malgré cette découverte et la reconnaissance du rôle du magnésium, de nombreux neurologues et pédiatres restent réticents à admettre qu'un simple traitement à base de magnésium puisse suffire, voire guérir.
La médecine s'est concentrée sur le calcium, prescrivant souvent des suppléments sans connaissance approfondie du sujet, tandis que le magnésium a été négligé pour des raisons inconnues. Cependant, de nombreux chercheurs se battent pour lui redonner la place qu'il mérite.
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Le lien entre le magnésium et l'autisme : une perspective métabolique
Compte tenu des répercussions neurologiques du magnésium, il est pertinent d'étudier son lien avec d'autres pathologies, comme l'autisme. Il y a trente ans, des parents d'enfants autistes témoignaient de l'amélioration de leur état grâce à des mégadoses de vitamines B6 et de magnésium. L'idée que l'autisme puisse être la conséquence de troubles métaboliques et neurobiologiques a émergé, et est aujourd'hui admise, bien que cela ait nécessité un long combat.
Des parents ont réussi à sortir leurs enfants de l'autisme en supprimant le gluten et les produits laitiers de leur alimentation, ou en les désintoxiquant des métaux lourds neurotoxiques. Malgré ces guérisons, elles sont restées "honteuses" et inadmissibles pour la médecine conventionnelle. Ces parents ont osé défier la doctrine médicale, bravant les injures et les menaces, mais leurs enfants ont été guéris.
Cathy Vaillancourt et la dépression chez la femme enceinte : l'importance d'une approche prudente
De nombreuses équipes de recherche s'interrogent sur la conduite à tenir face à la dépression majeure chez la femme enceinte. Les études ont documenté les effets potentiels des antidépresseurs pendant la grossesse, en particulier sur le développement du bébé. L'équipe du professeur Cathy Vaillancourt à l'INRS étudie les effets de ces médicaments afin d'identifier les moins nocifs.
L'équipe a modélisé pour la première fois l'interaction des antidépresseurs couramment utilisés avec l'œstrogène, et plus particulièrement avec l'enzyme qui synthétise l'œstrogène : l'aromatase. La prescription d'antidépresseurs aux femmes enceintes est un sujet de débat, certaines études faisant état de malformations cardiaques et pulmonaires, de retard ou d'altération du développement cognitif, dont l'autisme. Ces effets nocifs sont probablement liés à l'interaction des médicaments avec certaines hormones clés.
La plupart des antidépresseurs prescrits aux femmes enceintes (les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine ou ISRS) ciblent la sérotonine, une hormone produite à la fois dans le cerveau et dans le placenta. L'équipe a constaté que les ISRS sont capables de se lier directement à l'aromatase et de réguler son activité. Tous les antidépresseurs n'ont pas ces effets nocifs, et l'arrêt des médicaments n'est pas toujours conseillé. Il est donc important d'opter pour le meilleur des antidépresseurs.
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