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Carla Bruni : Récit Détaillé de Son Accouchement et de la Naissance de Giulia

L'accouchement de Carla Bruni-Sarkozy, épouse du président de la République de l'époque, Nicolas Sarkozy, a été un événement médiatique majeur en France. La naissance de sa fille Giulia le 19 octobre 2011, a suscité un intérêt considérable, mêlant curiosité publique et enjeux politiques. Cet article explore les détails de cet accouchement, le contexte médiatique qui l'a entouré, et les aspects liés à la maternité choisie par l'ancienne Première dame.

La Maternité de la Muette : Un Choix Discret et Sécurisé

Carla Bruni-Sarkozy a choisi la clinique de la Muette, située dans le XVIe arrondissement de Paris, pour donner naissance à sa fille Giulia. Cette clinique, située 46 rue Nicolo, à proximité du Trocadéro et non loin du domicile de Carla Bruni, compte 24 chambres, dont quatre "chambres-appartements". L'établissement est réputé pour sa discrétion et la qualité de ses services. Bien que les tarifs soient élevés, la maternité n'a pas souhaité révéler le niveau des prix.

Le directeur général de l'établissement, René Rousset, a indiqué qu'une chambre avait été réservée pour l'épouse du président de la République, "comme pour toutes les autres mamans", avec toutefois "un dispositif un peu plus élaboré" pour accueillir les personnes chargées de sa sécurité.

La clinique de la Muette est classée au niveau 1, ce qui signifie qu'elle est adaptée aux grossesses ne présentant pas de risque particulier. Elle a également un partenariat avec l'hôpital Necker pour l'accouchement des prématurés ou les grossesses compliquées.

Un Accouchement Sous Haute Surveillance Médiatique

Avant son accouchement, la grossesse de Carla Bruni n'a jamais été officiellement annoncée. Elle a pourtant fait l'objet d'une médiatisation constante. L'annonce fut déjà complexe : Closer révèle la grossesse le 22 avril, sans confirmation. L'Elysée refuse de commenter. L'épouse du chef de l'Etat fait la "une", le mercredi suivant, 27 avril, de Paris-Match. Mais l'hebdomadaire ne l'interroge pas sur cette question. Le 28 avril, l'hebdomadaire VSD évoque une "confirmation" venue d'un proche du couple, sans plus de détail.

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Le 2 mai, Carla Bruni-Sarkozy continue son offensive médiatique en s'adressant aux lecteurs du Parisien. Cette fois, la question lui est posée. Elle répond… sans répondre. "Je suis en quelque sorte bouche cousue. Pas par arrogance ou par goût du secret, je suis bouche cousue pour protéger quelque chose et pour protéger tout le travail qu'il [Nicolas Sarkozy] fait." Sur les photos que publie le quotidien, la "première dame de France" tient un châle qui empêche de voir son ventre. De quoi faire monter la rumeur. Une rumeur encore entretenue par Bernadette Chirac, qui confirme le 15 mai sur I-Télé que ce bébé à naître est "une chance pour la France". Et ce n'est pas fini. Le 16 mai, Carla Bruni-Sarkozy est invitée au journal télévisé de 13 heures, sur TF1. Le présentateur, Jean-Pierre Pernault, continue d'alimenter le feuilleton en lui lançant un mystérieux "je sais que vous détestez qu'on parle de votre vie privée, mais j'ai envie simplement de vous féliciter". "Je vous félicite aussi", répond-elle. Le lendemain, Pal Sarkozy, le père du chef de l'Etat, confirme au journal allemand Bild : "Je me réjouis de l'arrivée de mon petit-fils". Il détaille même, expliquant que les deux futurs parents "ne veulent pas connaître le sexe de l'enfant à l'avance, mais je suis sûr que ce sera une fille et qu'elle sera aussi belle que Carla". Il n'y a pas de confirmation officielle, mais pas non plus de démenti. La France est désormais au courant, sans que le couple présidentiel ne puisse être accusé d'exploiter l'information.

Le 28 mai, Carla Bruni-Sarkozy fait une sortie remarquée en marge du sommet du G8 à Deauville. Pour la première fois, elle s'attarde devant les photographes et les caméras en affichant un ventre arrondi par sa grossesse. Deux jours plus tard, le quotidien belge Le Soir cite Jacques Séguéla, publicitaire proche du couple présidentiel, pour qui le bébé à naître serait un garçon. L'information est reprise en France. Quelques jours plus tard, le 3 juin, elle pose en couverture du magazine féminin Elle, qui consacre une enquête à sa grossesse, agrémentée de nombreuses photos. Mais le magazine s'étonne de sa réticence à s'exprimer sur la question. Isabelle Balkany, proche du couple présidentiel, estime que Carla Bruni "a souhaité que cela reste un événement privé".

Le 10 juillet, le Journal du Dimanche annonce dans une brève que l'épouse du chef de l'Etat ne pourra pas assister aux cérémonies du 14 Juillet car elle est astreinte au repos. Le journal précise que M. Sarkozy rejoindra le Var et son épouse chaque week-end. Les photos fleurissent. Le 11 juillet, le couple est immortalisé sur la plage, non loin du fort de Brégançon, résidence estivale officielle. Les clichés en provenance de paparazzis, et publiés par Paris-Match en France, font le tour du monde. Mais officiellement, il n'y a toujours aucune communication.

Le 21 juillet, Carla Bruni-Sarkozy s'agace, selon des informations d'Europe 1. La "première dame" porte plainte contre l'hebdomadaire people Gala, qui publie en "une" une photo d'elle, titrée "je vis un bonheur inespéré". Les photos provenaient d'une rencontre entre Mme Bruni-Sarkozy et des épouses de marins. Prises par un photographe de Nice-Matin, elles n'étaient pas destinées à la presse people, d'où l'ire de l'Elysée. Gala se défend en assurant avoir acheté en toute légalité les clichés. Une semaine plus tard, le 28 juillet, la presse s'amuse d'un colis envoyé par des employés d'une usine menacée de fermeture à la "première dame" : 187 couches-culottes.

À la rentrée, le couple Sarkozy-Bruni s'affiche à l'Elysée lors des journées du patrimoine, le 17 septembre. Les images sont cette fois relayées par tous les journaux télévisés. la règle de discrétion qui prévalait semble quelque peu changer : la "première dame" va multiplier les interviews et les interventions médiatiques. En marge d'une visite dans une galerie, place des Vosges à Paris, elle raconte à des élèves boursiers soutenus par sa fondation qu'elle "n'en peut plus". "Je dois rester assise ou allongée la plupart du temps. Ne plus fumer, ni boire de vin. J'ai hâte que ça ce termine." Des propos repris par Le Parisien le 20 septembre. Le 25 septembre, France 2 diffuse un entretien de Michel Drucker avec l'épouse du chef de l'Etat. Dans cette vidéo, elle évoque une nouvelle fois son état, expliquant : "je me sens un peu grosse, mais très heureuse". Elle évoque "un moment où l'on a envie de se cacher (…) un moment un peu privé, au fond". Le 1er octobre, elle accorde un long entretien à Madame Figaro. "Ces derniers mois, écrit le magazine, elle avait choisi la discrétion (…) Pour Madame Figaro, Carla dit tout". Dans cette interview, elle explique : "Je pense que l'instinct de survie se manifeste aussi avec le désir d'enfant".

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Le 4 octobre, alors que la "première dame" termine cette offensive médiatique, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express et ami de longue date de Carla Bruni-Sarkozy, écrit sur son blog une note intitulée "conversation avec Carla", une réponse à des rumeurs qui évoquaient un accouchement imminent de la première dame dans cette clinique, cernée par les paparazzis. "Ayant la chance de connaître Carla Bruni-Sarkozy, je lui ai parlé ce matin au téléphone. Elle n'est absolument pas à la clinique et, comme toute femme enceinte, ne connaît pas au jour près le terme de sa grossesse. Par ailleurs, elle est désolée que l'actuel emballement médiatique trouble le travail et le quotidien du personnel de la clinique de La Muette".

Anticipant l'accouchement, VSD et Paris Match publient, la même semaine, des "unes" laissant entendre que Mme Bruni Sarkozy a accouché. L'une titre '"Carla maman", l'autre "Carla et Nicolas Sarkozy, un nouveau bonheur".

Le Jour J : Naissance de Giulia

Mercredi 19 octobre 2011, Carla Bruni a donné naissance à une petite fille prénommée Giulia. Selon Paris Match, Giulia est née à 19h30, mesurant 49 centimètres et pesant 2.9 kilos. L'accouchement s'est déroulé sans problème grâce aux soins du Dr.

Nicolas Sarkozy, dès le lendemain de l'arrivée au monde de sa fille, accueillait le gratin du groupe LVMH à l'Elysée, où il a remis la Légion d'Honneur à Bernard Arnault. Il n'a pas manqué de mentionner sa nouvelle paternité, en disant notamment : "Carla est douce, gentille et tolérante".

Carla Bruni aurait reçu une pluie de cadeaux et de félicitations pour la naissance de sa fille. Sa chambre à la clinique de la Muette était submergée de fleurs, dont des roses blanches Sweet Avalanche et un énorme panier d'orchidées blanches offertes par le roi Mohamed VI du Maroc.

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Une Communication Maîtrisée

La grossesse et l'accouchement de Carla Bruni ont été marqués par une volonté de communication discrète et sobre. Cette stratégie visait à éviter la "peopolisation" qui avait coûté cher à Nicolas Sarkozy lors de ses précédentes relations médiatisées.

Carla Bruni avait confié à Paris Match vouloir quitter un temps sa vie officielle afin de se concentrer sur son nouveau trésor : "Je souhaite être toute proche de mon nourrisson et l'allaiter. Je ferai tout pour protéger cet enfant à venir".

Elle avait également exprimé son agacement face à l'omniprésence médiatique, tout en participant à des interviews et des séances photos contrôlées.

La Clinique de la Muette : Entre Réputation et Controverses

La clinique de la Muette est un établissement de renom, mais elle a également fait l'objet de controverses. Une étude de 2009 de la Fédération de l'hospitalisation de France (FHF) la désignait comme la championne française des césariennes en 2007, avec 43,3% d'interventions, contre une moyenne de 20,1% dans l'ensemble des établissements de santé en France.

Selon un article du Monde de 2008, près de la moitié des accouchements réalisés dans cette clinique "sont issus de l'aide médicale à la procréation". Le Dr Claude Debache, gynécologue et directeur médical de la clinique, expliquait alors que "ces femmes ne supportent pas la prise de risque", justifiant ainsi le nombre élevé de césariennes.

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