L'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est une technique d'imagerie médicale couramment utilisée pour explorer en détail de nombreux organes du corps. Elle repose sur les propriétés de l'eau, abondante dans notre organisme, et utilise des champs magnétiques pour produire des images précises. Bien que l'IRM soit généralement un examen sûr et indolore, certaines précautions doivent être prises, notamment en ce qui concerne la grossesse.
Qu'est-ce que l'IRM ?
L'IRM exploite le fait que le corps humain est composé à environ 70% d'eau. Les molécules d'eau, soumises à un champ magnétique, émettent des signaux qui sont captés et transformés en images par un ordinateur. Cette technique permet d'étudier en profondeur divers organes tels que le cerveau, le cou, les articulations, la colonne vertébrale, les muscles, les seins, l'abdomen, le pelvis, le cœur et les vaisseaux sanguins. L'examen IRM lui-même est indolore.
Précautions à prendre avant une IRM
Bien qu'il n'y ait pas de contre-indications absolues à l'IRM, certaines précautions sont nécessaires, en particulier en cas de grossesse.
- Grossesse : Si vous êtes enceinte ou pensez l'être, il est impératif d'en informer le personnel médical dès votre arrivée.
- Cycle menstruel : Si vous n'utilisez pas de contraception et n'êtes pas ménopausée, il est préférable de programmer l'IRM en première partie de votre cycle menstruel.
Lors de votre arrivée, la secrétaire vous demandera vos documents (carte de sécurité sociale, ordonnance, questionnaire et consentement éclairé). Si l'examen nécessite une injection de produit de contraste, celui-ci sera également récupéré.
Un manipulateur vous indiquera les vêtements à retirer et vous demandera d'enlever tout objet métallique (bijoux, boutons, agrafes, barrettes, piercings, fermetures éclair). Il vous posera également des questions importantes concernant la présence de dispositifs médicaux implantés tels que stimulateur cardiaque (pacemaker), valve cardiaque ou éléments métalliques près des yeux ou dans la tête. Il est également nécessaire de retirer les prothèses auditives ou dentaires amovibles.
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Déroulement de l'examen IRM
L'examen se déroule dans une salle spécifique, fermée pendant la procédure. Vous serez allongé(e) sur un lit qui se déplace à l'intérieur d'un tunnel. Un casque vous sera fourni pour atténuer le bruit important produit par l'appareil pendant l'examen. La durée de l'examen varie généralement entre 15 et 30 minutes. Dans certains cas, une injection de produit de contraste peut être nécessaire, soit par voie intraveineuse, soit directement dans une articulation.
Grossesse extra-utérine et dosage de l'hCG
Chez une femme en âge de procréer présentant une douleur pelvienne aiguë, la recherche d'une grossesse extra-utérine est primordiale. Le dosage de l'hormone chorionique gonadotrope humaine (hCG) est alors essentiel. Si le test est positif, une échographie endovaginale est réalisée en urgence pour rechercher une grossesse évolutive.
Les signes échographiques évocateurs d'une grossesse extra-utérine incluent :
- Un utérus vide.
- La présence d'un pseudo-sac ou de kystes dans l'endomètre.
- Des signes annexiels tels qu'un embryon extra-utérin, un sac gestationnel ou, plus fréquemment, une masse tubaire.
- Éventuellement, un épanchement pelvien non spécifique.
Imagerie et pathologie gynécologique
L'imagerie joue un rôle central dans l'exploration de la pathologie gynécologique et mammaire. Elle permet de diagnostiquer, de surveiller les patientes sous traitement et de dépister les patientes asymptomatiques. L'échographie pelvienne, réalisée par voie sus-pubienne et endovaginale avec Doppler, est souvent l'examen de première intention. Elle peut être complétée par d'autres techniques d'imagerie telles que l'IRM pelvienne (avec ou sans injection de produit de contraste), la TDM abdominopelvienne, l'hystéro-salpingographie ou l'HyFoSy. La TEP-TDM au 18F-FDG peut être indiquée pour le bilan d'extension initial de certaines tumeurs pelviennes.
Échographie pelvienne
L'échographie pelvienne est un examen clé en gynécologie. Elle permet de visualiser l'utérus et les ovaires. L'échographie endovaginale offre une excellente résolution spatiale grâce à l'utilisation d'une sonde à haute fréquence placée au contact des structures utéro-ovariennes. C'est un examen dynamique qui permet de réaliser une palpation abdominale en même temps que l'examen échographique.
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L'utérus est composé de trois structures : la cavité utérine, l'endomètre (la muqueuse qui recouvre la cavité utérine) et le myomètre (la portion musculaire la plus épaisse de l'utérus). Au cours du cycle menstruel, l'échostructure et l'épaisseur de l'endomètre se modifient de façon physiologique.
Les ovaires sont généralement situés de part et d'autre de l'utérus. En échographie, les follicules ovariens apparaissent ronds et anéchogènes, mesurant entre 2 et 10 mm environ.
IRM pelvienne
L'IRM pelvienne, avec ou sans injection de produit de contraste à base de gadolinium, permet d'explorer l'anatomie du pelvis féminin. Elle est particulièrement utile pour la caractérisation des structures liquidiennes et solides situées dans le pelvis.
TDM abdominopelvienne
La TDM abdominopelvienne peut être utile dans un contexte d'urgence, notamment en cas de douleur pelvienne d'origine incertaine (digestive ou urinaire). Elle offre une moins bonne résolution de contraste tissulaire que l'IRM pelvienne, mais une meilleure résolution spatiale.
Hystéro-salpingographie et HyFoSy
L'hystéro-salpingographie et l'HyFoSy sont deux examens qui permettent d'analyser la morphologie des trompes de Fallope et leur perméabilité. L'hystéro-salpingographie utilise les rayons X après injection d'un produit de contraste radio-opaque à travers le col utérin. L'HyFoSy utilise l'échographie après injection d'un mélange d'air et d'eau dans la cavité utérine.
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TEP-TDM au 18F-FDG
La TEP-TDM au 18F-FDG peut être indiquée pour réaliser le bilan d'extension initial de certaines tumeurs pelviennes (col utérin, endomètre, ovaires), lorsqu'elles sont localement avancées.
Imagerie mammaire
L'imagerie mammaire repose sur trois types d'examens : la mammographie (rayons X), l'échographie et l'IRM.
Mammographie
La mammographie est un examen de dépistage du cancer du sein. Elle utilise un système de compression pour bloquer le sein contre un détecteur à haute résolution. L'aspect du sein en mammographie varie en fonction des patientes et de leur statut hormonal. Un sein normal est composé de tissu glandulaire (unité ductulolobulaire terminale et canaux lactifères), de tissu fibreux et de tissu adipeux. La proportion de ces tissus détermine la densité du sein (dense ou radiotransparent).
Le dépistage organisé du cancer du sein en France repose sur la réalisation d'une mammographie bilatérale tous les 2 ans pour les femmes âgées de 50 à 74 ans.
Échographie mammaire
L'échographie mammaire est un examen complémentaire de la mammographie. Elle est souvent réalisée en première intention chez les femmes de moins de 35 ans présentant une masse palpable.
IRM mammaire
L'IRM mammaire est un examen plus sensible que la mammographie et l'échographie. Elle est utilisée dans certaines situations spécifiques, comme le dépistage chez les femmes à haut risque de cancer du sein ou pour évaluer l'étendue d'un cancer déjà diagnostiqué.
Biopsies percutanées
Les biopsies percutanées des lésions mammaires sont relativement aisées et peuvent être guidées par mammographie, échographie, IRM ou TDM. La biopsie sous guidage échographique est privilégiée car elle est précise et permet de suivre la procédure en temps réel.