Au cœur de l'histoire canine, une race se distingue par sa noblesse, son intelligence et son dévouement inébranlable : le Berger Allemand. Né des vastes prairies allemandes à la fin du 19e siècle, ce chien a rapidement transcendé son rôle initial de gardien de troupeaux pour devenir un symbole de courage, de loyauté et d'adaptabilité.
Les Origines du Berger Allemand
Le Berger Allemand est une race très récente. Bien qu'il soit difficile d'établir un historique parfait sur la création et l'évolution de la race, les documents retrouvés permettent tout de même d'en retracer les grandes lignes. C'est dans les années 1880, en plein milieu de la révolution industrielle, que le berger allemand fait son apparition. Au fil de son existence, il va éliminer progressivement les autres races de berger pour ne devenir le seul et l’unique Berger Allemand du pays. Ses capacités et son succès sont tels qu'il va très vite s'exporter au pays environnant.
Avec la révolution industrielle, l'utilisation des chiens est devenue de moins en moins nécessaire, menaçant ainsi les chiens de berger et de bouviers utilisés jusqu'alors. C'est pourquoi, dans les années 1877, certains éleveurs tentent de rassembler l'ensemble des races de berger existant sur le territoire Allemand pour en faire une seule et unique race correspondante à leurs attentes, la meilleure en somme. Les croisements s'ensuivent les uns derrières les autres sans se soucier de la beauté physique de l'animal car l'objectif était purement d'améliorer ses capacités au travail, à l’obéissance et sa rapidité d'action sur le temps.
Selon Louis Beckmann, à cette époque, le chien a « des formes et un caractère dans le maintien et les allures qui dénotent un croisement avec le Lévrier ; il a le museau très pointu et le nez saillant surplombant les lèvres qui sont fines et minces, les oreilles pointues et droites; la cassure du nez peu prononcée; le front plat et s'élargissant à la base ; les yeux plutôt petits et obliques, mais vifs et expressifs ; cou de longueur moyenne et arqué ; poitrine étroite en avant mais fortement descendue ; ventre levretté ; dos horizontal ; reins arqués larges et puissants ; croupe avalée et courte; queue descendant au dessous du jarret se relevant en sabre dans l'excitation (quelquefois écourtée, naturellement ou artificiellement) ; épaules longues et obliques ; membres antérieurs bien d'aplomb ; cuisses toges, plates ; jambes longues ; jarrets bien développés ; canons courts; pieds petits et ronds à sole dure et à ongles résistants. Couleur de la robe : noire, gris de fer, gris-cendré, rousse; unicolore ou tachée, sur fond plus clair ou blanc. Pelage constituant par sa nature et sa longueur trois variétés, comme chez le chien de berger belge : 1° Variété à poil long; 2° ruriété à poil ras, et 3° variété à poil dur. C'est la première variété qui est griffonne, c'est-à-dire dont la tête aussi couverte de poils formant d'épais sourcils, des moustaches et des barbiches ; le poil, qui est soyeux, tombe de chaque côté de la tête et du corps en formant une ligne de partie qui s'étend de la tête au bout de la queue. Les pattes portent an poil assez court presque ras. La taille du Chien de berger allemand varie considérablement suivant la qualité du terrain : dans les vastes pâturages incultes se trouvent de plus grands Chiens que dans les terres cultivées composées de petites parcelles, où l'on a ordinairement de petits Chiens vifs et remuants.
Le 16 décembre 1891, le comte Von Hahn et le capitaine Riechelmann établissent le premier livre généalogique du BA. La race du Berger Allemand sera officiellement reconnue en 1899, dont le père serait Max Emil Frédéric von Stephanitz.
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La Contribution de Max von Stephanitz
Il n'était pas question de lâcher l'idée de ne créer qu'une seule race qui représenterait le symbole de la qualité allemande. C'est ainsi que 7 ans plus tard le capitaine Von Staphanizt devient le "fondateur" du berger allemand. Après avoir longtemps admirer le comportement des bergers et des éleveurs il fini par craquer le 3 avril 1899 face aux aptitudes d'un jeune chien de troupeau descendant des berger de Thuringe nommé Hector Von Linkshrein (âgé de 4 ans) et décide de l'acheter. Rebaptiser Horand Von Grafarth, il est considéré comme la souche principal de la race.
Quelques jours plus tard, le 22 avril de la même année, il fonde avec son ami Arthur Meyer (éleveur) et d'autre éleveurs le « Club du Berger Allemand» ( Verein für deutsche Schäferhund - SV en abrégé) à Karlsruhe et publie en septembre de la même année (1899) le premier standard du Berger Allemand. Il annonce d'or et déjà la couleur : un berger allemand est un chien de travail, il doit être robuste, fidèle, loyal, obéissant, intelligent, droit… en somme un chien au bon caractère allemand et n'être sélectionné que pour le travail. Très rapidement, club présente une activité importante et le succès se propage à l'échelle nationnale faisant exploser le nombre de membres et de chiens inscrits. Horand Von Grafrath est le berger allemand à l'origine de tous les autres bergers.
Pour promouvoir la race du Berger Allemand, le capitaine Stephanitz décrit la souche principale comme étant « jamais fatigué, toujours en mouvement, bien disposé envers les étrangers inoffensifs, jamais soumis, joyeux avec les enfants ». En 1912, il rédige "Instruction pour le traitement, le dressage et l'emploi du chien de guerre", et organise les premières démonstrations dans les conditions les plus proches de la guerre afin de démontrer l'utilité du chien pour la garde ou le sauvetage. Selon Stéphanitz: "l'adaptation au but doit passer avant la beauté. Et mieux encore, la vraie beauté de chien d'utilité réside dans une entière adaptation au but.
Le Berger Allemand et les Guerres Mondiales
Ainsi, contrairement à ce que l'on peut croire, le berger allemand n'a pas été créé pour la guerre. Il s'en sont effectivement servie par la suite, mais son premier emploie était de rechercher et sauver les personnes blessées, comme nos chiens de sauvetage d'aujourd'hui.
Pendant la Première Guerre mondiale, la race s’est illustrée en accompagnant l’armée allemande, notamment pour secourir les soldats blessés. D'intéressants résultats avec les Chiens de guerre ont été constaté à Wiersen, au retour des manœuvres, par le 3° bataillon de chasseurs, n° 15. Ledit bataillon, le premier de l'armée allemande, où des essais en grand avec les chiens de guerre ont été tentes, en possède neuf, choisis parmi les Chiens de bergers allemands et écossais. Ces deux races seules, dont la première se distingue par un grand attachement, et la seconde par une vitesse bien supérieure, sont propres au service de guerre. De ces Chiens, cinq ont assisté aux grandes manœuvres du corps d'armée saxon, dans les Erz Gebirge, où ils ont fait grand honneur à leurs dresseurs, un sergent et un soldat de première classe, tous deux gardes-forestiers de leur état. Les chiens ont été employés principalement au service d'ordonnance. Ils avançaient avec leur poste et portaient à leur corps d'armée, sur l'ordre de "en avant", l'avis contenu dans un sachet fixé au collier ; puis retournant immédiatement à leur poste sur l'ordre "retour". Au service des avants-poste, le Chien de guerre « Filly » a, par exemple, par couru en sept minutes une distance de trois kilomètres aller et retour. La nuit, aux avant-postes, les Chiens de guerre, par suite de la finesse de leur odorat, ne sont pas à remplacer et sont d'un grand soulagement aux hommes. Ils sont encore exercés à la recherche des blessés. On les envoie, surtout la nuit, avec l'ordre « cherche blessés » ; ils aboient jusqu'à l'arrivée du secours, s'ils voient par terre ou dans les broussailles un homme en uniforme de chasseur. Ils ont donné de nombreuses occasions pour constater combien ces Chiens tiennent à leur corps d'armée; comme ils évitent, par de grands circuits, tout civil ; comme dans leurs tournées militaires, ils savent se couvrir du feu ennemi, et comme ils savent choisir les chemins les plus courts.
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La police reconnaissant les grandes aptitudes du berger allemand à son poste demanda de plus en plus de chien. Le berger allemand se multiplie encore et toujours et à la veille de la première guerre mondiale on dénombre plus de 6 000 chiens inscrits.
Pendant la guerre, l'utilisation du berger allemand sera massive. Mais malheureusement, l'histoire du chien est salie par les événements. Son côté incorruptible, loyal, sa perfection à toute épreuve sera utilisé à mauvaise escient. La guerre, les miliaires, l'utilisation du chien pour imposer l'autorité des policiers et autres dirigeant laisse au berger allemand des traces qui resteront graver à vie. Celle d'une image d'un chien de guerre, un chien qui fait régner l'ordre. Il rappelle alors la dictature, la peur, la souffrance, alors que le chien n'a été conçut à l'origine que pour le travail puis comme chien sanitaire (de sauvetage).
Les bergers allemand renvoyant l'image de la torture des allemands et des traumatismes laissés, il n'était pas question, en France, de donner au club de la race, le nom de berger allemand et de reconnaître sa véritable origine. C'est pourquoi, le « Club français du chien de berger allemand » crée en 1910 lors des premières exportation de la race changea de nom pour le « club du berger d'Alsace » (en 1913) puis plus tard « société du chien du berger d'Alsace ». Mais ces fameux chien de berger d'Alsace n'était rien d'autre que des berger allemand.
Voici un extrait d'un bulletin de l'Académie de l'agriculture française écrit par le président du club « Chien de berger français » témoignant ce douloureux passage. « Pendant les dix années précédant la guerre, à la suite d'une adroite et continuelle réclame, la France a été inondée de chiens de berger allemands, comme, hélas! de beaucoup d'autres choses allemandes, dont le résultat final a été de voir nos fils et nos neveux tués, nos ville et nos villages détruits et pour beaucoup de Français la ruine causée par la terrible et horrible guerre qui nous a été imposée en 1914. Une Société qui prit le titre de : « Club français du chien de berger allemand » a même été fondée en France vers 1910. Nous avons dernièrement appris qu'au cours de la guerre cette Société a changé sa dénomination en : « Club du chien de berger d'Alsace » et l'un de ses membres nous a demandé d'admettre comme chiens français dans nos concours du « Club français du chien de berger » les chiens de berger d'Alsace. Nous eussions été très heureux, à la suite du retour à la mère Patrie de nos chères province : l'Alsace et la Lorraine, de répondre favorablement à cette demande; mais d'après les renseignements certains qui nous ont été fournis il est notoirement reconnu que les chiens dits d'Alsace aujourd'hui sont les mêmes, avec les mêmes origines, prônés par les mêmes personnes, que ceux appelés avant la guerre : Chiens de berger allemands, pour lesquels il a été fait tant de réclame.
L'Évolution Post-Guerre et l'Esthétisme
Néanmoins, après la guerre, la race du berger allemand devient de plus en plus populaire pour ses facultés et aptitudes. Des éleveurs produisent des bergers allemand à tour de bras autant pour les concitoyens que pour les pays étrangers. Tellement que le caractère d'origine du berger allemand ainsi que son physique commencèrent à se modifier. C'est alors que le capitaine Stephanizt intervient pour créer en 1922 le Körbuch, un livre destiné à compléter le livre des origines et éviter les excès des passionnés.
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Hitler n'échappe pas à la règle en adoptant en 1921 son premier berger allemand du nom de Prinz, puis Blondi en 1941. C'est néanmoins le comportement de Prinz qui va le rendre respectueux de la race. Face aux difficultés économiques, Hitler fut contraint de se séparer de son chien et l'envoyer vivre auprès d'un autre famille. Mais celui-ci ne le vit pas du même oeil, s'échappa de chez cette dite famille et retrouva la trace de son maître. Dès lors, Hitler se fit une autre opinion du Berger Allemand.
Enfin il était temps de s'intéresser de plus près à l'esthestisme du chien, et en 1925, le capitaine Stephanitz accepta comme reproducteur Klodo Von Boxberg un berger allemand plus petit et plus long que la norme, au poil gris et feu. Ce chien marquera le début de nouvelle ére pour notre berger allemand qui prendre au fil des selections l'apparence qu'il possède aujourd'hui et en 1926 on enregistre pas loin de 346 000 chiens inscrits ! Avec ces dernières évolutions, le standard de la race fut une nouvelle fois modifié en 1930 incluant cette fois la beauté de l'animal bien que son côté travail reste toujours le point déterminant et essentiel de la race.
En 1935, une nouvelle guerre éclata et l'utilisation du chien devient plus massive que lors de la première guerre mondiale. Il va désormais accompagner les soldats partout sur le terrain, terrorisant une nouvelle fois les populations. Ainsi l'image du chien s'éffondra jusqu'en 1950 où on lui trouve d'autres utilité. Par ailleurs, en 1952, en France, le premier chien guide est représenté par un berger allemand répondant au nom de Dicky. Il n'inspire "plus" la peur, mais l'assistance aux personnes en difficultés, comme ce qu'il était à l'origine (chien sanitaire). A l'époque, les premiers chiens guide étaient beaucoup plus conditionnés car l'autonomie des aveugles était plus limitée qu'aujourd'hui. Les chiens devaient apprendre les trajets par coeur. Ensuite, on a utilisé les capacités cognitives du chien, ce qui l'a rendu plus souples et lui a permis de prendre des initiatives. Parallèlement, l'autonomie des personnes aveugles a aussi évolué: c'est le maître qui dirige son chien.
Entre 1950 et 1980 on s'attache particulièrement à l'évolution physique de berger allemand. En 1950, l'arrivée d'un chien au cou et à l'épaule plus puissante constitue le second bouleversement physique de l'animal. Puis dans les années 70, la silhouette du dos descendant fait son apparition. Cette dernière est largement apprécié car elle apporterait plus de puissance, plus d'endurence et plus d'aisance au chien.
Caractéristiques Physiques du Berger Allemand
Le Berger Allemand est un chien robuste, sportif et endurant. C’est un chien doté d’un corps harmonieux qui est bâti pour l’effort. Son corps est plutôt allongé et assez rectiligne avec un dos musclé et légèrement plongeant. Sa taille est légèrement supérieure à la moyenne : de 55 à 60cm pour les femelles (pour un poids allant de 22 à 32 kg) et de 60 à 65cm pour les mâles (pour un poids allant de 30 à 40 kg). La forme du Berger Allemand est dite « lupoïde », pendant longtemps on l’a surnommé « chien loup ». Sa ligne de dos est légèrement plongeante. Le berger allemand est un trotteur aux mouvements amples et à l’allure harmonieuse. L’ensemble de ces critères sont scrupuleusement étudiés par exemple lors des compétitions, tout d’abord lorsque le chien est en statique, puis en action.
Sa tête est bien proportionnée à la taille du chien avec une largeur raisonnable entre les oreilles. Sa tête est dite en forme de « coin » et présente un sympathique masque noir, les oreilles droites bien portées. Ses yeux demeurent en amande et doivent être le plus sombre possible.
Les Variantes de Pelage
Le Berger Allemand à poil long se distingue par son pelage magnifique et luxuriant qui nécessite un entretien régulier pour rester en bonne santé et sans nœuds. Ces chiens partagent les mêmes traits de caractère que leurs homologues à poil court, y compris une grande intelligence et une forte loyauté, mais leur fourrure plus longue leur donne un aspect distinctif.
Le Berger Allemand noir est une variante magnifique de la race, connue pour son pelage entièrement noir qui est à la fois rare et saisissant. Ces chiens partagent les mêmes qualités admirables que leurs congénères de différentes couleurs, y compris une grande intelligence, une fidélité sans faille, et une capacité à être formidables chiens de travail et compagnons.
Le Berger Allemand gris, également connu sous le nom de Berger Allemand sable ou argent, arbore un pelage unique qui varie du gris clair au gris foncé. Cette couleur spécifique leur confère une apparence distinguée tout en conservant les mêmes traits de caractère remarquables que l'on attend de la race.
Caractère et Tempérament
Le Berger Allemand est une race de chien réputée pour son intelligence, sa loyauté, et sa polyvalence. Ces chiens exceptionnels sont non seulement capables de performances impressionnantes dans divers domaines tels que le travail de police, le sauvetage, et l'assistance, mais ils sont également des compagnons familiaux dévoués et affectueux.
Le Berger Allemand possède de nombreuses qualités, c’est un chien joyeux, débordant d’énergie, très facile à dresser et toujours désireux de plaire à son maître. C’est un chien très docile qui est naturellement bienveillant et protecteur avec les enfants. Ce chien est un très grand joueur, cependant les séances de jeu devront être initiées par le maître et contrôlées pour ne pas exciter de manière excessive ce grand joueur. Ce chien est polyvalent, en effet il excelle dans de nombreux domaines : chien d’assistance, chien de garde, chien de protection, chien de secourisme, de recherche ou encore de troupeau.
Contrairement à certaines idées reçues, le Berger Allemand n'est pas classé dans une catégorie spécifique de chiens dangereux en vertu de la législation de la plupart des pays. Ils ne sont pas soumis aux restrictions qui s'appliquent aux races classées comme telles. Cette absence de classification souligne la reconnaissance de la race comme étant adaptable, loyale, et généralement bien disposée, plutôt que naturellement inclinée vers l'agressivité.
Mode de Vie et Besoins Spécifiques
Le mode de vie du Berger Allemand est un aspect crucial à considérer pour tout futur propriétaire de cette race emblématique. Dotés d'une énergie débordante et d'une intelligence remarquable, ces chiens nécessitent un environnement adapté à leurs besoins physiques et mentaux. Bien que le Berger Allemand puisse s'adapter à vivre à l'extérieur en toutes saisons grâce à son pelage dense qui le protège des éléments, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un chien profondément social, qui tisse des liens étroits avec sa famille humaine.
L'Importance de l'Exercice et de la Stimulation Mentale
Vivre en appartement est possible pour un Berger Allemand, mais cela implique un engagement de la part du propriétaire à répondre à ses besoins d'exercice et de stimulation. Des sorties fréquentes sont indispensables, non seulement pour les besoins physiologiques du chien mais aussi pour lui permettre de brûler son énergie. Ces promenades devraient inclure des sessions de jeu actif et des périodes d'entraînement pour maintenir son corps et son esprit en forme. Il est important de souligner que le manque d'activité peut mener à des comportements destructeurs, une façon pour le chien de communiquer son ennui et sa frustration.
L'agility, le pistage, et le mordant sportif sont des activités particulièrement adaptées au Berger Allemand. L'agility, par exemple, est non seulement un excellent exercice physique mais aussi mental, demandant au chien de se concentrer et de collaborer étroitement avec son maître pour naviguer à travers un parcours d'obstacles. Le pistage, quant à lui, tire parti de l'incroyable sens olfactif du Berger Allemand, lui permettant de suivre des pistes et de localiser des objets ou des personnes, une compétence qui peut être autant un jeu qu'une tâche utile dans des contextes professionnels. Le mordant sportif, pratiqué dans un cadre contrôlé et positif, permet au chien d'exprimer son instinct naturel de protection d'une manière saine, renforçant sa discipline et sa relation avec son maître.
Le cani-cross, une autre activité enrichissante, est idéal pour les propriétaires actifs. Courir ensemble renforce le lien entre le chien et son maître tout en fournissant un excellent exercice cardiovasculaire pour les deux. Au-delà de l'exercice physique, le Berger Allemand a besoin d'une stimulation mentale quotidienne pour rester équilibré. Des jeux d'intelligence, des séances d'entraînement de tricks ou d'obéissance, et même des jouets interactifs peuvent aider à garder son esprit vif et engagé. L'entraînement à la recherche d'objets cachés ou à la reconnaissance de noms d'objets spécifiques sont des moyens ludiques de stimuler son intelligence.
Enfin, il est crucial de se rappeler que le bien-être d'un Berger Allemand dépend aussi de la qualité du temps passé avec lui. Ces chiens apprécient la compagnie de leur famille et doivent se sentir intégrés à la vie de foyer. Des moments de calme partagés, des câlins, et une attention quotidienne sont tout aussi importants que l'exercice et l'entraînement. Le Berger Allemand n'est pas juste un chien capable de grandes performances physiques et intellectuelles ; c'est avant tout un compagnon fidèle, cherchant amour et sécurité auprès de ses maîtres.
Élevage Responsable et Alimentation
L'élevage du Berger Allemand doit être mené avec responsabilité et dévouement, en mettant l'accent sur la santé, le tempérament, et la conformité aux standards de la race. Un bon éleveur se concentrera sur l'élevage de chiens capables non seulement d'exceller dans diverses disciplines de travail mais aussi d'être des membres bien ajustés et aimants de la famille.
Le Berger Allemand étant un carnivore, il est essentiel de lui donner un repas équilibré composé de viandes, mais aussi de légumes à chaque repas. L’alimentation de celui-ci dépend essentiellement de son âge, de son poids et surtout de son activité. Le Berger Allemand étant un très grand sportif, il peut consommer au minimum 3000 calories par jour. Pour un chiot, une bonne alimentation est fondamentale entre l’âge de 4 et 7 mois. Privilégiez un régime faible en calories et équilibrez le taux de protéines pour éviter de précipiter la croissance.
Si votre Berger Allemand est un chien de travail ou bien très sportif, optez pour une alimentation riche en lipides et protéines. Les croquettes doivent inclure à la fois calcium et phosphore car le Berger Allemand est un chien de grand gabarit. Il est donc essentiel de lui garantir une croissance osseuse forte et régulière avec un équilibre en minéraux qui permet aussi de renforcer ses articulations et lutter contre l’arthrose.
Au niveau des rations, pour un chiot de moins de quatre semaines, on donne 4 rations par jour.
Toilettage et Santé
Le Berger Allemand est un chien facile à toiletter parce qu’il aime tout particulièrement le contact avec son humain. L’entretien n’est donc pas difficile cependant il doit être régulier, surtout chez les sujets à poils longs. En effet, il existe deux types : poil court ou poil long.
Un brossage deux fois par semaine est le minimum, cette fréquence de brossage est à augmenter lors des mues de votre chien. Deux fois par an (au printemps et en automne) votre chien subit une mue, il va donc perdre très fortement ses poils. Il doit être brossé tous les jours pendant cette période.
Les lavages trop fréquents peuvent être nocifs pour le pelage de votre animal, en effet le pelage de votre animal pourrait moins bien protéger votre animal contre les intempéries. Les oreilles doivent être vérifiées pour écarter le risque d’accumulation de cire ou de débris pouvant causer des infections.
Il est à noter que les griffes du Berger Allemand poussent vite, il faut donc vérifier qu’elles ne sont pas trop longues.
L’espérance de vie du Berger Australien se situe entre 10 et 12 ans. Le Berger Allemand étant un grand chien, il est plus facilement exposé à la dysplasie des hanches. On estime que 19% des bergers allemands développeront une dysplasie de la hanche. La dysplasie de la hanche est une maladie héréditaire dans laquelle les hanches sont trop lâches et le chien souffre de douleurs dans le fémur. Cette maladie étant héréditaire, il est important lors de l’achat d’un chiot de s’assurer qu’il est exempt de cette maladie. Plusieurs symptômes peuvent indiquer que votre berger allemand souffre de douleurs articulaires pouvant indiquer une dysplasie de la hanche.
Le Berger Allemand peut être amené à développer une fistule périanale. Les Bergers Allemands sont aussi prédisposés au myélopathie dégénérative. C’est une maladie génétique causant une paralysie progressive débutant par l’arrière train de l’animal, avant de gagner le reste de son corps. Sans euthanasie, le chien décède le plus souvent d’un arrêt cardiaque car il n’existe pas de traitement curatif. Il existe cependant un test ADN accessible afin de déterminer si votre chien est porteur de la maladie ou non.
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