L'univers de la musique est vaste et diversifié, rempli d'histoires fascinantes et d'artistes talentueux. Cet article se penche sur plusieurs aspects de cet univers, explorant des chansons emblématiques, des artistes influents et des moments culturels marquants. Des berceuses apaisantes aux hymnes pop entraînants, nous allons découvrir comment la musique façonne nos vies et notre perception du monde.
Killing Me Softly : L'histoire d'une chanson
L'histoire de "Killing Me Softly with His Song" commence dans les années 70, au Troubadour de Los Angeles. Lori Liebermann, une jeune chanteuse, assiste au concert de Don McLean. Subjuguée, elle rédige quelques lignes sur ses sensations. Plus tard, elle coécrit une chanson nommée "Killing Me Softly with His Song". Éditée sur son premier album, c’est un flop ! Cependant, la chanson connaîtra le succès grâce à Roberta Flack, qui l'interprétera lors d'une émission télévisée avec Seals et Crofts le 19 juin 1973.
Les POP Collectors : Un voyage à travers les tubes
L'article explore également une série de "POP Collectors", des chansons qui ont marqué les esprits et les époques. Parmi elles, on retrouve :
- "Rolling in the Deep" par Adele (2010) : Un Everest de la musique des années 2010.
- "Firework" par Katy Perry (2010) : L'histoire d'une jeune fille pieuse transformée en Diva sexy.
- "Suicide Blonde" par INXS (1990) : Le fruit de la rencontre entre une poupée sage et un rocker.
- "I Kissed a Girl" par Katy Perry (2008) : Une chanson qui a fait voler en éclat un tabou de la religion chrétienne et qui est devenue une bande-son pour la bisexualité.
Soft Kitty : Une berceuse controversée
La célèbre comptine "Soft Kitty" de la série The Big Bang Theory est soupçonnée d'avoir violé le copyright d'un vieux poème de 1937. Deux sœurs, Ellen Chase et Margaret Perry, ont intenté un procès pour plagiat contre les producteurs de la série, affirmant que les studios se seraient servis d'un poème de leur mère, Edith Newlin, décédée en 2004. Le poème original, "Warm Kitty", publié dans un recueil de chansons pour enfants en 1937, est très similaire à la berceuse de la série. Seuls les deux premiers vers ont été inversés.
Pourtant, Willis Music, la maison éditrice du recueil d'Edith Newlin, affirme que les studios avaient bien effectué les démarches en 2007 pour acquérir les droits de la chanson. Chose que les filles Newlin nient en bloc, assurant que personne ne leur avait jamais demandé la permission.
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L'inénarrable Sheldon, personnage phare de la série, exige toujours la berceuse "Soft Kitty" quand il est malade.
Lincoln Perry : Au-delà du stéréotype
L'article aborde également le cas de Lincoln Perry, un acteur afro-américain connu sous le nom de Stepit Fetchin. Perry a été le premier acteur afro-américain à avoir été crédité dans les génériques des films dans lesquels il tournait et à avoir bénéficié d'un cachet. Il a été embauché par la Fox en 1929, à une époque où les noirs étaient encore joués au cinéma par des blancs le visage recouvert de liège brûlé selon la pratique raciste du blackface.
Cependant, il reste associé au stéréotype hollywoodien raciste de « l'homme le plus fainéant du monde ». Forcément noir, forcément pleutre, forcément débile. Imité dans ses performances par les acteurs Willie Best et Mantan Moreland, Lincoln Perry a été à partir de la fin des années 1960 l'objet de sévères critiques, notamment de la part de Bill Cosby dans le documentaire Of Black America diffusé en 1968 sur CBS, portant sur sa participation plus ou moins volontaire dans des rôles ayant entretenu le lit des représentations péjoratives enfermant la personne afro-américaine dans le statut dépréciatif de mineur infantilisé depuis l'époque des « minstrels shows ».
Une réévaluation a été entreprise par des historiens et des institutions, reconnaissant les réels talents comiques de l'acteur et l'ambivalence du sens d'une paresse moins strictement perçue comme une tare congénitale que comme l'indice retors d'une forme de résistance larvaire ou cachée face à l'exploitation blanche. John Ford en aura travaillé l'idée avec Lincoln Perry, à ses côtés, afin de battre en brèche ensemble les clichés habituellement associés à l'archétype incarné par Stepit Fetchin.
Le Soleil brille pour tout le monde : Une œuvre complexe
Le film Le Soleil brille pour tout le monde de John Ford est analysé comme une œuvre complexe qui remet en question les clichés raciaux de son époque. Le film met en scène le domestique Jeff Poindexter, interprété par Lincoln Perry, et explore les relations entre les communautés noire et blanche dans le Sud des États-Unis.
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La remise en question de l'archétype raciste identifié à Stepit Fetchin se développerait avec Le Soleil brille pour tout le monde selon trois perspectives connexes : un élargissement du champ cinématographique consacré à la représentation d'une condition noire qui ne se réduit donc pas à la seule figure du valet noir du juge William Priest, Jeff Poindexter ; une saisie à la fois compréhensive et critique des groupes en présence qui sont en situation d'interdépendance malgré la barrière de la race sociale ; une relative problématisation des normes en vigueur accommodant la manière représentative dévalorisant un des deux groupes au bénéfice de la valorisation de l'autre.
Il faut bien avouer que, sans la prise en compte de cet effort réel et évidemment incomplet, mais raccord cependant avec le début du mouvement des droits civiques en appelant en ce début d'années 1950 à une déségrégation totale de la société étasunienne, Le Soleil brille pour tout le monde serait difficilement regardable aujourd'hui. Il faut admettre aussi l'importance y compris culturelle d'un cinéaste comme John Ford dans la progressive remise en question des clichés raciaux de son époque, qui doit se comprendre également comme une remise en question personnelle et graduelle ainsi qu'en témoigne le changement de statut pareil à un changement de paradigme dans la représentation des peuples amérindiens entre Stagecoach - La Chevauchée fantastique (1939) et Cheyenne Autumn - Les Cheyennes (1964).
Le film montre que les noirs sont aussi comiquement défaillants que les blancs en jouissant ensemble d'un même regard empathique reconnaissant, sans nier les inégalités sociales, qu'ils appartiennent plus largement au camp bigarré d'une histoire compliquée et segmentée où les gagnants (les esclaves émancipés) restent encore les sujets des perdants (les sudistes). Aussi, les noirs sont ouverts aux autres victimes de la stigmatisation sociale (les prostituées) parce qu'ils connaissent dans leur chair le coût de la perpétuation de l'oppression (l'esclavage). Mais encore, les noirs sont aussi redevables des blancs qui les défendent parce qu'ils se savent également représenter les chevilles ouvrières déniées de l'organisation sociale générale. Parmi eux certains noirs, enfin, sont aussi soucieux du sort de certains blancs qu'ils savent mériter une partie des bénéfices rétribuant leurs efforts.
Les conteuses pour enfants : Un nouveau monde d'histoires
L'article se penche également sur le phénomène des conteuses pour enfants, des appareils qui permettent aux enfants d'écouter des histoires de manière interactive et ludique. Parmi les conteuses mentionnées, on retrouve :
- Lunii Ma Fabrique à Histoires : L'enfant participe à la construction de l'histoire en choisissant les héros, les lieux et les objets.
- Toniebox 2 : Une conteuse intuitive avec des figurines qui déclenchent les histoires.
- Bookinou : Permet d'enregistrer soi-même l'histoire de son choix et de l'associer à un livre.
- Faba : Une conteuse nomade avec des personnages mignons qui racontent des histoires et chantent des comptines.
- Flam Lunii : La grande sœur de ma Fabrique à Histoires de Lunii, pour les petits fans qui ont aujourd’hui grandi.
- Kidipods Max : Un casque qui sert à la fois de casque audio, de conteuse, de boîte à chansons, à méditation et à défi d’activité physique.
- Ma Boîte à Héros : Les enfants retrouvent en audio les histoires de leurs héros Auzou préférés.
- Max : Une boîte à histoires avec les héros de l'École des Loisirs.
- Merlin : Une enceinte avec des contes traditionnels, des comptines et des contenus pédagogiques.
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