En explorant l'histoire de la chanson pour enfants et les thèmes de la famille et des jouets, il est fascinant de découvrir comment ces éléments se reflètent dans d'autres domaines, comme l'histoire de la motocyclette. La "Berceuse" de Clément-Gladiator, une motocyclette des années 1920, offre une perspective unique sur les notions de confort, de sécurité et d'économie, des valeurs souvent associées à l'enfance et à la famille.
Clément-Gladiator : Des Fusils aux Motocyclettes
Clément, une des plus anciennes marques motocyclistes françaises, a interrompu sa production de deux-roues motorisés pendant la Première Guerre mondiale pour se consacrer à la fabrication du fusil automatique C.S.R.G. (Chauchat-Sutter-Ribeyrolles-Gladiator). Ce n'est qu'en 1926 que Clément-Gladiator est revenu à la motocyclette, avec une machine déroutante par son architecture et le matériau choisi pour sa construction : le profilé d'acier en U.
La "N" : Un Début Déroutant
La "N", le premier modèle de Clément-Gladiator après son retour à la production de motocyclettes, utilisait le profilé d'acier en U pour tous les éléments du cadre, à l'exception de la colonne de direction et de la fourche avant à parallélogramme. Bien qu'historiquement intéressante, cette moto n'était que la première d'une lignée qui allait se terminer en un petit chef d'œuvre de mécanique, la "Berceuse".
En 1928-29, la "N" était proposée au prix de 5 500 F, un prix qui avait baissé au fil des années. En 1926, elle coûtait 6 200 F pour la version 350 cm3. Les comparaisons avec le reste de la production française montrent que les Clément de première génération étaient dans la fourchette des prix du marché.
La "Berceuse" : L'Automobile la Plus Confortable, la Plus Sûre et la Plus Économique
La "Berceuse", présentée au Salon de Paris en octobre 1927, a fait sensation. Clément-Gladiator la présentait comme "L'Automobile LA PLUS CONFORTABLE, LA PLUS SURE ET LA PLUS ÉCONOMIQUE existant". Cette affirmation audacieuse mettait en évidence les caractéristiques uniques de cette motocyclette.
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L'une des principales innovations de la "Berceuse" était sa suspension arrière, qui offrait un confort inégalé pour l'époque. Le cadre, quant à lui, était constitué de barres rondes d'acier, abandonnant le profilé en U de la "N". Cette conception, associée à la suspension, augmentait le poids de la moto d'une vingtaine de kilos.
Le "porte-bagages amovible" permettait au passager de profiter du même confort que le pilote, ce que peu d'autres machines "de série" pouvaient revendiquer en 1928.
Les Performances en Compétition
Les premiers résultats marquants en compétition ont été enregistrés à la fin de 1928, avec une première place de Renaud en 250 au très éprouvant Circuit des Routes Pavées. Durant trois heures, il a accumulé les kilomètres d'un triangle de 13 km au revêtement à peine passable. Clément y était venu en nombre avec 3 autres machines aux mains d'Andreino, Krebs et Sabet. Maurice Krebs se classera second des 350 à une poignée de kilomètres du vainqueur.
En septembre, sur le triangle des Routes Pavées, Renaud a maintenu une moyenne de plus de 81 km/h. À la Coupe de l'Armistice, disputée le 11 novembre, Hector Andreino a gagné en 250 devant 6 autres concurrents de sa catégorie.
L'Innovation Technique de Paul Ribeyrolles
Le principe qui a guidé Paul Ribeyrolles dans la réalisation de son chef d'œuvre était de garantir une tension constante de la chaîne finale. C'est la "transmission à rendement intégral" proclamée dans la publicité. Moto Revue avait publié un dessin si précis du cadre de la Berceuse qu'il fut repris intégralement dans les catalogues et prospectus de Clément.
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