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L'Épopée de Ford et Berceau Magique : Une Histoire de Miniatures, de Nostalgie et d'Inspiration

Introduction

L'histoire entrelacée des miniatures Ford Dinky Toys, de la marque Baghera, de la Citroën DS et des souvenirs personnels forme un récit riche en nostalgie, en passion automobile et en réflexions sur l'évolution de la société française. Des camions Ford miniatures aux voitures à pédales rétro, en passant par l'emblématique DS, cet article explore les liens entre ces différents éléments et leur impact sur l'imaginaire collectif.

Les Dinky Toys Ford : Entre Nostalgie et Collection

L'Évolution des Modèles

L'article précédent se concentrait sur les premiers modèles de Dinky Toys Ford brasseur 25H, reconnaissables à leurs roues en zamac peintes. Il est intéressant de noter les nuances de couleur qui existent sur la version crème, et probablement aussi sur les versions rouge et turquoise. Cet article explore les versions intermédiaires, dotées de jantes en zamac peintes et de pneus en caoutchouc. Toutes les couleurs de cette gamme sont présentes dans le catalogue Dinky Toys. Le turquoise et le bleu se retrouvent sur la Packard référence 24 P, tandis que le rouge, le crème et le vert métallisé ornent la 24 O Studebaker Commander.

Le Contexte Social et Économique

Le camion Ford Dinky Toys, portant la référence 25 H, pouvait parfaitement convenir à une utilisation polyvalente. Sur la frise décorant la couverture du catalogue, on l’aperçoit utilisé en camion plateau transportant une Simca 5, tirant une remorque plateau (référence 25 G) sur laquelle trône une autre Simca 5. Meccano mettait en avant l'idée de donner vie aux modèles Mecano et aux réseaux Hornby en utilisant les miniatures Dinky Toys. Le petit camion Ford faisait triste mine sans chargement.

Ce camion, tout comme la version 25J (bâché), n’a existé qu’en première série, avec un crochet moulé en zamac. Il possède les caractéristiques de moulage des premiers Ford de la série 25. Comme le 25J, il connaîtra des roues en zamac peintes de couleur noire, puis des jantes zamac peintes et des pneus en caoutchouc. Le hayon est amovible.

Rareté et Particularités

Certaines couleurs sont moins fréquentes que d’autres. La version bleue, par exemple, semble avoir eu une courte existence, n'existant qu'avec la première combinaison (roues moulées en zamac peintes de couleur noire). Il s’agit du même bleu que l’on rencontre sur la Packard 24 P. La nuance turquoise semble avoir été réalisée avec une peinture d’une qualité différente, donnant l’impression d’être chargée en vernis. Avec le temps, ce dernier vire légèrement, de manière plus ou moins prononcée, certainement en fonction de l’endroit où l’objet a été exposé. Ainsi, la couleur turquoise peut avoir des nuances importantes, le bleu et le rouge aussi.

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Cette carrosserie brasseur n’a pas eu son pendant à Liverpool. Une série 30 a certes été créée à Liverpool, mais la maison mère s‘est arrogé le droit de créer une cabine différente pour chaque référence. L’échelle de reproduction étant quasi similaire, on peut facilement faire un lien entre les deux séries, française et anglaise.

L'Aspect Économique

On peut se poser la question de l’intérêt de cette gamme à une époque où les premiers camions Foden et Guy sortaient des chaînes de Binns Road à l’échelle du 1/50. L'explication réside probablement dans une raison économique. Ces véhicules, à un prix plus raisonnable, devaient contenter les acheteurs moins fortunés, ceux qui rêvaient devant les Foden et les Guy mais ne pouvaient financièrement se les offrir. Parallèlement, à partir de 1949 sont apparus un camion Austin ridelles (30J), un Dodge camion benne basculante (30M), un Dodge maraîcher (30 N), un Studebaker citerne (30P), un Fordson plateau (30R), un Austin camion bâché (30S) un chariot électromobile (30V) et enfin un Hindle Smart camion electromobile (30W). Les boîtes de six de 1949 à 1952 environ portent encore la mention « Meccano Paris ». Après 1952, on lit sur le flanc des boîtes de 6 la mention « Meccano Bobigny »).

L'Expérience du Collectionneur

Au milieu des années soixante-dix, c’est en toute logique que mon père va s’intéresser à la série 25 de Bobigny et qu’il va entreprendre de rassembler les modèles de cette série, bien aidé en cela par le livre de Jean-Michel Roulet qui détaille la moindre variante, les couleurs et les différents types de moules. Quelques modèles se sont distingués par leur rareté. Si les camions Ford avec des publicités (25 JJ et 25 JB) et les Studebaker Tapissières (25 L) ne nous ont posé aucun problème, les camions Ford bâchés (25 J) et les Studebaker Maraîchers (25 K) se sont révélés introuvables. Il a fallu attendre plusieurs années avant de trouver notre premier 25 J ! Chaque collectionneur se forge son indice de rareté à travers sa propre expérience. Cette expérience nous a conduit à mettre tout en œuvre pour acquérir les camions Ford bâchés qui se présentaient sur le marché, car nous savions combien la difficulté pour en réunir était grande.

Le Camion Entrepreneur 25 I

Le 25 J présenté ce jour a eu une existence éphémère. Il s’agit d’un camion entrepreneur (25 I) équipé d’une bâche en tôle. La version sans publicité n’a pas eu un grand succès. Peu de temps après sa sortie, Dinky Toys a proposé deux jolies versions sur la base du camion bâché, aux couleurs de « Calberson » et de la « SNCF ». Ces derniers, bien que vendus un peu plus cher que la version bâchée sans publicité, ont eu toutes les faveurs des jeunes acheteurs. La conséquence de ce succès fut l’arrêt de la version sans publicité. Elle ne connaîtra donc que le premier moule, avec le crochet arrière moulé en zamac avec la carrosserie. Il ne peut donc y avoir, comme le précise Jean-Michel Roulet, de camion bâché avec un crochet rapporté en tôle. La version connaîtra cependant une évolution. Elle sera équipée de jantes en zamac peintes avec des pneus en caoutchouc. Ces versions de courte durée, qui annoncent le second moule, sont les plus difficiles à se procurer.

Les premiers exemplaires du camion sortis des chaînes de Bobigny ont un pare-chocs non renforcé. Il semble que le modèle ait rapidement présenté une faiblesse, ce qui a contraint Bobigny à le renforcer par le dessous. En retournant le modèle, on constate l’existence d’une lèvre de zamac. Ce renfort est également visible sur le camion brasseur (25 H). Ce détail permet aux puristes de distinguer la première série de la seconde, et qu’en fonction de la présence ou de l’absence de cet appendice, des nuances importantes apparaissent dans les couleurs. Les bleus et les rouges sont très différents. Selon Charles, ce détail détermine les combinaisons des couleurs de bâche pour les camions rouge ou bleu.

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Baghera et Berceau Magique : L'Art de Cultiver l'Imaginaire Rétro

L'Élégance du Jouet Durable

Depuis toujours, la marque Baghera fait rêver petits et grands avec ses porteurs, voitures à pédales et draisiennes au charme rétro. Conçus pour durer, ces jouets allient sécurité, confort et esthétisme, tout en stimulant la motricité et l’imaginaire des enfants. Chaque modèle est pensé comme un bel objet, à transmettre et à chérir. Sur Berceau Magique, on retrouve une sélection soignée des plus beaux véhicules Baghera, idéale pour un cadeau de naissance, d’anniversaire ou pour accompagner bébé dans ses premières découvertes.

Inspirée par les anciens véhicules d’époque, la marque revisite le bolide miniature avec des matériaux solides, des designs épurés et une sécurité soignée. Baghera ne propose pas seulement un jouet, mais une pièce de complicité entre parent et enfant. Grâce à ses courbes rétro, ses finitions en acier ou en métal verni, ses assises confortables et ses roues silencieuses, la marque se transforme en véritable objet design que l’enfant prend plaisir à chevaucher.

Un Investissement Émotionnel

Offrir un porteur Baghera, c’est offrir un objet sécurisé (respect des normes européennes), facile à manipuler, qui stimule l’équilibre et la motricité tout en déclenchant l’imaginaire. Chez Berceau Magique, choisir un porteur Baghera, c’est opter pour un lieu d’achat fiable, spécialisé dans l’univers de la petite enfance. On bénéficie d’un service expert, d’un choix soigneux et d’une livraison adaptée. Baghera s’adresse aux familles qui recherchent plus qu’un simple jouet : elles désirent une pièce qui résiste au temps, qui traverse frères et sœurs, qui suscite des sourires et des échappées imaginaires. La marque propose des porteurs 6-24 mois, des draisiennes 2-5 ans, des modèles aux jantes vintage, aux plaques numérotées ou aux finitions patinées.

La Sécurité au Cœur de la Conception

Parce que la sécurité est centrale, Baghera intègre des poignées anti-dérapantes, des pare-chocs, des roues aux grip renforcé et un cadre bas pour éviter les chutes. Le tout dans un design intemporel, sans excès décoratif, pour que chaque modèle s’accorde avec l’intérieur familial. Chaque étape de fabrication est contrôlée : acier plié, peinture sans solvants nocifs, assemblage soigné. Le résultat est un jouet qui rassure les parents et enchante les enfants. Avec Baghera, chaque coup de pédale, chaque poussée devient un moment de découverte.

La Citroën DS : Une Révolution Automobile et Culturelle

Un Symbole d'Innovation et d'Audace

La Citroën DS (nom formé de deux initiales accolées se prononçant « déesse ») et sa déclinaison simplifiée la Citroën ID (nom formé de deux initiales accolées se prononçant « idée ») ont été commercialisées par Citroën entre 1955 et 1975, tout d'abord en berline puis en break et cabriolet. Le « D » vient probablement de l'usage du moteur le plus récent alors de Citroën, le « moteur série D », qui équipait la Traction 11 D jusqu'en juillet 1957. Dessinée par le sculpteur et designer italien Flaminio Bertoni en collaboration avec André Lefebvre, ingénieur issu de l'aéronautique, et l'ingénieur hydraulicien Paul Magès, la DS aurait pu être en partie inspirée de la Studebaker Commander Starliner, dessinée par Raymond Loewy.

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Cette automobile est révolutionnaire par bien des aspects. À l'origine, son long capot est prévu pour accueillir un moteur 6-cylindres, mais tant le 6-cylindres en ligne de la 15, que celui à plat, ne purent être adoptés, pour cause de mise au point non aboutie et d'encombrement car ce moteur 'pénétrait' dans l'habitacle. Son nom de code est « VGD » (Véhicule de grande diffusion), la conception du projet étant lancée par le PDG de Citroën Pierre-Jules Boulanger puis son successeur Pierre Bercot. Elle est le point de mire du salon de l'automobile de 1955.

Innovations Techniques et Esthétiques

La DS comporte de nombreuses innovations techniques qui la démarquent du monde de l'automobile de son époque en Europe : direction assistée, boîte de vitesses assistée à commande hydraulique, freinage assisté par des freins à disque à l'avant, pivot de direction dans l'axe des roues et, à partir de septembre 1967, phares pivotants, puis, à partir de septembre 1969, introduction de l'électronique (moteur à injection). Innovation de sécurité importante : le volant de direction monobranche, copié sur la Humber Humberette de 1903 et conçu pour éviter de briser la cage thoracique du conducteur en cas de choc frontal violent. En 1999, la DS est récompensée par une 3e place au concours international Voiture du siècle derrière la Ford Model T et la Mini.

À l'avant le museau est effilé, et le pare-chocs doublé en son centre évoque une fine calandre chromée. À l'arrière les feux clignotants bordant le pavillon se donnent des airs de tuyères de réacteur, et la sortie de l'échappement est en « queue de carpe » (uniquement les deux premières années). Un carénage intégral est fixé sous l'avant de la voiture : cette tôle profilée comporte deux entrées d'air destinées au refroidissement des disques de freins qui sont accolés à la boîte de vitesses (refroidissement avec système à effet Venturi).

Évolutions et Finitions

Concernant la carrosserie, la première modification d'importance apparaît au salon de Paris de 1962, pour le millésime 63 : nouveau pare-chocs avant avec butoirs en caoutchouc en forme de boomerangs verticaux encadrant la plaque d'immatriculation. En septembre 1967 (année-modèle 1968) l'avant est de nouveau redessiné, intégrant quatre phares carénés.

Indépendamment des modifications techniques et de style, intervient le lancement au salon 1964 (millésime 1965) de la finition Pallas, disponible sur toutes les DS et ce jusqu'à l'arrêt de la production. Extérieurement elle se reconnaît à ses panneaux de custodes et ses pied-milieu en aluminium brossé, ses baguettes de ceinture supérieure de caisse et de bas de caisse en inox, ses baguettes de protection latérales avec insert en caoutchouc nervuré rejoignant les catadioptres, ses enjoliveurs de roues spécifiques dont un modèle éphémère strié radialement pour la seule année-modèle 1965, ses clignotants avant entouré d'inox comme ses feux arrière de plastique d'aspect inox et dont les stops sont de couleur orangée jusqu'en 1973 environ.

Suspensions et Motorisations

C'est la première voiture à généraliser les systèmes hydrauliques centralisés d'assistance, notamment la direction, le freinage et la suspension hydropneumatique qui permet, à l'exception des deux-cents premiers exemplaires produits, de faire varier la garde au sol facilitant ainsi le changement de roue, le cric étant remplacé par une béquille réglable. La suspension hydropneumatique a été testée en grande série à plus de 3 000 exemplaires sur l'arrière de la Citroën Traction avant 15 Six Cylindres "H" à partir du 15 avril 1954. Mais surtout elle offre à la DS une tenue de route et un confort exceptionnels pour l'époque.

Le moteur à quatre cylindres en ligne passe de 1,9 à 2,0 puis 2,1 et enfin 2,3 litres d'où les désignations des différentes versions (DS 19, 20, 21, 23). En mars 1961, la puissance de la DS 19 passe de 75 à 83 chevaux SAE par l'augmentation du taux de compression (8,5 au lieu de 7,5), la conception de nouveaux pistons à tête bombée et d'un nouveau carburateur double corps. En 1966, le moteur est profondément revu, comportant entre autres un vilebrequin à cinq paliers. La DS 19 devient DS 19 A par augmentation de cylindrée à 1 985 cm3 et fournit désormais 90 ch SAE (84 ch DIN), la toute nouvelle DS 21 (2 175 cm3) fournissant 109 ch SAE (100 ch DIN). À partir du salon 1969, l'injection électronique Bosch (type D-Jetronic) fait son apparition sur la DS 21 injection électronique (139 ch SAE, soit 125 ch DIN - 188 km/h).

Un Symbole Culturel

La DS est l'un des symboles de la France des années 1960 et 1970, de la période des « Trente Glorieuses » connaissant le plein emploi dans l'industrie et le bâtiment. C'est bien en tant que telle qu'elle est le sujet d'un chapitre entier du célèbre ouvrage Mythologies (Seuil, 1957) de l'écrivain Roland Barthes, qui voit en elle « l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire une grande création d’époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s’approprie en elle un objet parfaitement magique ».

Les qualités de la DS furent pour beaucoup dans la survie du général de Gaulle lors de l'attentat du Petit-Clamart dont il fut victime le 22 août 1962, à bord de la DS 19 immatriculée 5249 HU 75.

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