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Max Gallo : Un regard critique sur son œuvre et son héritage

Introduction

Max Gallo, historien et académicien français, décédé récemment, laisse derrière lui une œuvre prolifique et une participation active à la vie politique. Cet article propose une analyse critique de son travail, en particulier de son ouvrage sur la Guerre de Cent Ans, tout en rendant hommage à sa contribution à la culture française.

Une déception : L'ouvrage sur la Guerre de Cent Ans

Un lecteur exprime sa déception face à l'ouvrage de Max Gallo sur la Guerre de Cent Ans, notamment après avoir apprécié ses deux tomes sur la Révolution française. L'attente était grande, mais le résultat s'avère trop classique et manque d'innovation.

Le paradoxe des rois d'Angleterre

L'auteur souligne un paradoxe souvent ignoré : les rois d'Angleterre, issus de la dynastie normande de Guillaume le Conquérant, étaient plus liés à la France qu'à l'Angleterre. Nombre d'entre eux sont nés en France, parlaient un dialecte normand et avaient des liens familiaux étroits avec la noblesse française. Édouard III, par exemple, était petit-fils d'un roi de France par sa mère.

Cette observation remet en question la légitimité des rois de France à régner sur les territoires français contrôlés par l'Angleterre, notamment l'Aquitaine et la Guyenne. Pour les habitants de ces régions, qui vivaient sous domination anglaise depuis plus d'un siècle, la question de la légitimité du roi de France se posait avec acuité.

Les Français "reniés" et le patriotisme ambigu

L'article met en lumière l'ambiguïté du patriotisme durant la Guerre de Cent Ans. Les Aquitains et les habitants de Guyenne, vivant sous domination anglaise, n'étaient pas nécessairement enclins à se soumettre à Jean le Bon. La ville de Bordeaux, par exemple, a supplié le chef de guerre anglais Talbot de la délivrer lorsque les troupes françaises l'ont prise.

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De nombreux Français, notamment des Gascons et des Picards, se sont battus aux côtés des Anglais, souvent motivés par l'appât du gain. Cependant, il ne faut pas négliger l'émergence d'une conscience nationale à la fin de la guerre, qui a conduit certains Français à rejeter la domination anglaise.

Un manque de nuances

Le lecteur regrette que Max Gallo n'ait pas exploré ces nuances dans son ouvrage. Il aurait été intéressant de confronter le point de vue du chevalier Guillaume de Monthuy, fidèle de Charles VII, à celui d'un coutelier anglais fidèle d'Henri VI, d'un chevalier français ou bourguignon également fidèle au roi anglais. Cette approche aurait permis de mieux saisir la complexité des mentalités de l'époque.

Les qualités de l'ouvrage

Malgré ces critiques, l'article reconnaît les qualités de l'ouvrage de Max Gallo. L'histoire est facile à lire et l'épopée de Jeanne d'Arc est bien relatée, malgré certains stéréotypes.

Max Gallo : L'homme et l'œuvre

Max Gallo était un auteur prolifique, avec une centaine d'ouvrages à son actif, dont le roman "La baie des anges" et une saga biographique sur le général de Gaulle. Il était également un homme politique engagé, ayant participé activement à la vie politique française sous le mandat de François Mitterrand, dont il a été Secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement. Il a également soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007.

Un homme engagé à droite comme à gauche

Max Gallo a été engagé à gauche comme à droite. Au printemps dernier, sa femme Marielle Gallet avait publié un livre, Bella Ciao, dans lequel elle racontait leur combat quotidien, souhaitant "se pencher sur notre comportement et notre psychologie face à la maladie", expliquait-elle à RTL. Passionné par l'histoire de France, il a également activement participé à la vie politique française, s'engageant autant à gauche sous François Mitterrand dont il a été Secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement entre 1983 et 1984, qu'à droite en soutenant la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007.

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L'hommage de Nice

La ville de Nice, où Max Gallo a passé une partie de sa vie, a rendu hommage à sa mémoire en mettant ses drapeaux en berne et en donnant son nom à une avenue.

Voyage en Italie : Une quête des racines

Max Gallo fait partie des écrivains français d'origine italienne, comme Zola, Giono, Cavanna, Aurélie Filipetti et Martine Storti, qui ont donné présence et voix à ce groupe sociologique. Dans leurs textes, certains abordent le thème du voyage en Italie d'une manière très particulière : ce n'est pas un voyage aller de découverte, mais un voyage retour, de retrouvailles.

Un regard devenu étranger

Ce n'est pas un regard totalement étranger, c'est un regard devenu étranger, du fait de ruptures familiales, de fractures identitaires. Pour certains, ils y sont déjà allés par procuration, ils n'en connaissent que ce qu'en ont raconté leurs parents et grands-parents : c'est le cas des enfants et petits-enfants d'immigrés italiens.

Trois récits de voyage en Italie

L'article aborde trois récits de voyage en Italie : "Le Voyage à Bergame" de Robert Piccamiglio, "Primo" de Maryline Desbiolles et "L'Italie si j'y suis" de Philippe Fusaro. Ces trois ouvrages racontent l'odyssée du retour de personnages qui, à un tournant important de leur vie, décident de retourner au pays de leurs ancêtres.

Le Voyage à Bergame

Dans "Le Voyage à Bergame", le narrateur transporte le corps de son père dans un cercueil de sapin à l'arrière de sa voiture de la région lyonnaise vers le cimetière de Bergame. C'est un récit ascétique, marqué par la solitude et la tristesse.

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Primo

Dans "Primo", la narratrice part en train pour Turin pour éclaircir un mystère familial : la disparition de son grand-oncle Primo, confié aux religieuses d'un hôpital de Turin et décédé dans des circonstances troubles. Le récit mêle l'histoire de la famille à la grande Histoire, notamment la politique nataliste du Duce.

L'Italie si j'y suis

Dans "L'Italie si j'y suis", Sandro, chassé par sa compagne, part en voyage en Italie avec son fils Marino. C'est une fuite suite à une déception amoureuse, mais aussi une manière de renouer avec les racines italiennes du père.

Les motivations du voyage

Les motivations du départ ne sont pas culturelles ou touristiques ; elles sont plus profondes, graves, affectives et existentielles. Dans "Le Voyage à Bergame", il s'agit d'honorer une tradition universelle du monde des émigrés, qui consiste à retourner mourir au pays ou au moins à être enterré dans la terre des origines. Dans "Primo", il s'agit de fouiller le passé et d'éclaircir un mystère familial. Dans "L'Italie si j'y suis", il s'agit de fuir une déception amoureuse et de renouer avec les racines italiennes.

L'Italie retrouvée

Malgré un manque de connaissance préalable de l'Italie, les narrateurs de ces trois récits finissent par trouver un apaisement et une forme de réconciliation avec leur passé. L'Italie, avec ses paysages, sa culture et ses traditions, leur offre un espace de guérison et de reconstruction.

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