Introduction
Nichée au cœur du Maine-et-Loire, Aubigné-sur-Layon, labellisée « Petite Cité de Caractère », captive par son riche patrimoine historique et ses paysages pittoresques. Parmi ses nombreux attraits, le château d'Aubigné-sur-Layon occupe une place particulière, car il est le berceau des ancêtres d'Agrippa d'Aubigné et de Madame de Maintenon, épouse de Louis XIV.
Le Château d'Aubigné-sur-Layon: Une Forteresse Chargée d'Histoire
Le château d’Aubigné-sur-Layon, ancienne forteresse féodale datant du XIe siècle, fut le « Berceau » d’une noble famille chevaleresque : « les Seigneurs d’Aubigné ». Des souterrains, qui servaient aussi de refuge, communiquaient avec l’ancienne commanderie, située à l’extrémité du bourg, et reliaient le château d’Aubigné-sur-Layon à celui du Grand Riou, sur la commune de Tigné. Au regard de l'histoire de l'architecture fortifiée et de sa situation exceptionnelle dans le site de la vallée du Layon, certaines parties du château ont été inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 11 juin 1991.
Vestiges du Passé
À l'intérieur d'une première enceinte, on trouve un « four à ban » restauré, ainsi que deux tours carrées du 11ème siècle. L'une intacte, l'autre en ruine, ces tours sont reliées par un chemin de ronde à une troisième tour, ronde, et probablement plus ancienne. Datent ainsi du 12ème siècle le mur d'enceinte et les deux tours rondes sud-ouest et nord-ouest, tandis que les deux tours carrées qui marquent de leur empreinte l'identité architecturale de la commune remontent au 15ème siècle. Notons que l'on peut trouver une cheminée du 15ème siècle dans l'une des tours rondes. L'un des bâtiments de la seigneurie est toujours habité par les actuels propriétaires du château.
Un Lieu de Mémoire
Le château, berceau des ancêtres d'Agrippa d'Aubigné et de Madame de Maintenon, se compose des vestiges du château fort du XIIe siècle et XVe siècle. Une signalétique singulière ainsi que des vignes plantées aux pieds des murs vous invitent à flâner dans les ruelles de ce village atypique où le vin, d’appellation coteaux-du-layon jaillit de la fontaine (créée par l’artiste italien Claudio Parmiggiani), le dernier week-end d’août.
Autres Trésors d'Aubigné-sur-Layon
Outre son château emblématique, Aubigné-sur-Layon recèle d'autres joyaux qui témoignent de son riche passé.
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L'Église Saint-Denis
Située au cœur du village, l’Église Saint-Denis est un exemple remarquable d’architecture romane du XIᵉ siècle. Son chœur et son transept sont décorés de peintures en trompe-l’œil du XVIIIᵉ siècle, attribuées à l’artiste italien Paolo Baronni.
Le Prieuré
Le Prieuré, dont l’origine remonte au XIIᵉ siècle, a subi diverses transformations pour atteindre son état actuel, proche de celui du XVIᵉ siècle.
Les Ruelles Historiques
En flânant dans les ruelles du village, notamment la rue d’Anjou et la rue du Prieuré, vous découvrirez un ensemble de maisons datant des XVᵉ, XVIᵉ et XVIIᵉ siècles.
La Fontaine d'Aubigné
Située au centre du village, la Fontaine d’Aubigné est une œuvre contemporaine de l’artiste Claudio Parmiggiani. Une signalétique singulière ainsi que des vignes plantées aux pieds des murs vous invitent à flâner dans les ruelles de ce village atypique où le vin, d’appellation coteaux-du-layon jaillit de la fontaine (créée par l’artiste italien Claudio Parmiggiani), le dernier week-end d’août.
Aux Alentours d'Aubigné-sur-Layon: Découvertes et Émerveillement
La région autour d'Aubigné-sur-Layon regorge de sites d'intérêt qui méritent une visite.
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Le Château de Brissac
À environ 20 km d’Aubigné-sur-Layon, à Brissac-Quincé, se trouve le Château de Brissac, le plus haut château de France avec ses sept étages. Surnommé le « Géant du Val de Loire », il offre une visite riche en histoire, avec ses salons décorés, son théâtre Belle Époque.
Le Château de Villeneuve
À seulement quelques kilomètres d’Aubigné-sur-Layon, à Martigné-Briand (commune de Terranjou), le Château de Villeneuve vous accueille dans un cadre authentique et paisible. Les jardins, recréés dans un esprit historique, offrent une promenade riche en découvertes : jardin d’inspiration italienne en terrasse, parterre de buis, pergolas fleuries, bosquet ombragé, verger, labyrinthe d’ifs menant à la fontaine de jouvence, et allée de topiaires évoquant des guerriers végétaux.
Aubigné-sur-Layon: Une Cité Vigneronne
Aubigné-sur-Layon est également réputée pour ses vins blancs moelleux du Coteaux du Layon. « Une Petite Cité vigneronne, fleurie et animée !
Françoise d'Aubigné, Future Madame de Maintenon: Un Destin Exceptionnel
Quand elle naît en 1635 à Niort, les fées ne se penchent assurément pas sur le berceau de Françoise d'Aubigné, petite-fille d'un compagnon d'Henri IV (et auteur à ses heures, qui signera notamment un recueil intitulé Les Tragiques), Agrippa d'Aubigné. Son père purge alors une peine de prison à Niort et l'enfant naît dans la prison de la ville. Sa mère est la fille d'un geôlier séduite par Constant d'Aubigné alors qu'il était emprisonné à Bordeaux. Françoise est le deuxième enfant du couple : elle a un frère aîné et un puîné, qui naîtra dix-huit mois après elle. Son enfance est modeste, marquée par l'indifférence d'une mère trop occupée à faire bouillir la marmite tandis que son mari est en prison et par une parenthèse presque enchantée dans les Antilles, dont Françoise tirera plus tard son surnom de « Belle Indienne ». Le retour en France après la mort de Constant d'Aubigné est amer : ballottée entre sa marraine, le château de Mursay où elle vit auprès de cousins protestants, les Villette et différents couvents dont elle gardera un souvenir amer, elle est adolescente quand elle découvre Paris pour la première fois. Là, elle y rencontre un personnage étrange et truculent, Paul Scarron, dont l'esprit est aussi vif que son corps martyrisé est souffrant. Parce que Françoise, désargentée, n'entrevoit que comme perspective d'avenir le couvent, ce qu'elle trouve peu engageant, elle accepte d'épouser Scarron, auprès duquel elle forge son esprit et fréquente les cercles littéraires qui, quelques années plus tard, alors qu'elle est devenue veuve, lui feront rencontrer Madame de Montespan.
Insensiblement, Françoise s'immisce dans le couple, est un témoin, direct ou indirect, de leur amour, de leurs déchirements, de leur culpabilité (contrairement à ce que l'on pourrait penser, la relation de Louis XIV et de la bouillante marquise n'est pas exempte de culpabilité religieuse)…elle devient une mère de substitution pour les enfants du couple, pallie l'indifférence de leur mère biologique par un dévouement sans bornes, devant plus qu'une gouvernante. Son affection pour les enfants, les soins qu'elle leur apporte, sa propre vie qu'elle met entre parenthèses pour le bien des petits dont elle a la charge, vont piquer la curiosité du roi : et Louis XIV qui, au départ, marque son hostilité envers la veuve Scarron et la faveur que lui témoigne Athénaïs, va progressivement revoir son jugement. Aurait-on pu penser que Madame de Montespan allait être supplantée, et durablement, par la gouvernante de ses enfants, veuve d'un poète satyrique et frondeur, désargentée et d'une petite noblesse provinçiale ? Aurait-on parié, à l'époque, sur Madame de Maintenon, que le roi épouse secrètement probablement en 1683, quelques mois après la mort de la reine Marie-Thérèse ? Pendant trente-deux ans, jusqu'à la mort du roi en 1715, Madame de Maintenon sera la compagne de la maturité et de la vieillesse, le soutien de l'ombre, indéfectible et toujours fidèle tandis que Madame de Montespan quitte bientôt la Cour pour se consacrer à des oeuvres de charité, jusqu'à la fin de sa vie, en 1707. Sa rivale gagne sur tous les plans et lui survivra même douze années, puisque Madame de Maintenon ne meurt qu'en avril 1719.
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