C'est l'heure du repas pour votre enfant! Vous lui apportez un petit plat, mais il fronce déjà les sourcils : bébé ne veut pas manger. Que faire ? Cet article explore en profondeur les raisons possibles derrière le refus de votre bébé de manger, offrant des conseils pratiques et des astuces pour transformer les repas en moments agréables et sereins.
Introduction
Le refus de manger chez un bébé est une source d'angoisse pour de nombreux parents. L'alimentation est souvent associée à la bonne santé, et il est naturel de vouloir que son enfant grandisse et progresse régulièrement. Cependant, de nombreux bébés traversent des périodes où ils mangent peu, laissant les parents désemparés. Cet article vise à éclairer les causes de ce comportement et à proposer des solutions pour aider votre bébé à retrouver le plaisir de manger.
Les Causes Possibles du Refus de Manger
Bébé peut refuser de manger pour diverses raisons, allant de simples désagréments passagers à des problèmes plus complexes.
Le Contexte du Repas
Le contexte dans lequel le repas est donné est primordial et influence directement le comportement de votre bébé. L'enfant sent l'agacement de ses parents, l'envie de se débarrasser au plus vite de cette « corvée », et peut réagir en refusant de manger. Son propre état de fatigue influe aussi sur ses repas. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas attendre qu’il soit fatigué, que ce soit au déjeuner ou au dîner, pour lui proposer son repas.
Raisons Médicales et Physiologiques
Comme pour les adultes, bébé peut avoir temporairement moins faim, lié à une fatigue passagère, une infection, une poussée dentaire… Chez les bébés encore allaités, les explications peuvent être simples : la température du lait dans le biberon ne lui convient pas, il n’apprécie pas de passer du sein au lait infantile… Il suffit d’un peu de patience pour résoudre le problème ! Certains bébés présentent dès la naissance (ou peu de temps après) un RGO (Reflux Gastro Œsophagien) ou sont diagnostiqués APLV (allergie aux protéines de lait de vache). Particulièrement douloureux, le RGO dans ses formes les plus sévères peut également impacter l’appétit de votre bébé notamment lorsque les mesures hygiéno-diététiques (changement de lait, etc.) sont mises en place tardivement. Si la perte d’appétit s’installe jusqu’à ne plus manger du tout, qu’une perte de poids arrive et que votre bébé semble avoir un comportement anormal, vous devez impérativement consulter un professionnel de santé dans les plus brefs délais.
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Néophobie Alimentaire
Si bébé a débuté sa diversification alimentaire, il peut également être réticent à l’idée de découvrir de nouveaux aliments qu’il ne connaît pas encore : c’est la phase de néophobie alimentaire, par laquelle passe la plupart des enfants entre 18 mois et 3 ans. Cette phase correspond à une période où la personnalité de bébé s’affirme fortement. Il prend conscience de la puissance de ses « non » et peut en abuser, s’amusant parfois à tourner la tête pour éviter la cuillère, préférant explorer son univers ou jouer plutôt que de manger. Ce comportement est normal et fait partie du développement psychomoteur de l’enfant. Bébé sera alors plus sélectif vis-à-vis des nouveaux aliments qui lui seront proposés. Il faut ne pas le forcer, mais plutôt lui proposer plusieurs fois, parfois jusqu’à 8 fois, un nouvel aliment avant qu’il ne l’accepte. Aux alentours de 1 an 1/2 à 2 ans, on observe très souvent chez le jeune enfant un changement dans son comportement alimentaire. La néophobie traduit la peur de tout ce qui est nouveau : bébé semble se méfier et bouder tous les aliments qu'il ne reconnaît pas. Ce phénomène - que l'on ne rencontre pas que chez les humains - est tout à fait physiologique et contribuerait à la survie de l'espèce.
Troubles de l’Oralité Alimentaire (TOA)
Si votre bébé présente une tendance à refuser de nombreux types d’aliments, en particulier ceux avec des textures ou des goûts nouveaux, il est possible qu’il soit atteint de troubles de l’oralité alimentaire (TOA). Par exemple, il peut manifester une aversion marquée pour certaines catégories alimentaires comme les légumes ou les aliments solides. Vous pourriez constater que son « catalogue alimentaire » est très limité, avec moins de 20 aliments différents à l’âge de 18 mois. Votre bébé peut rencontrer des difficultés à mâcher correctement les aliments ou à les avaler de manière coordonnée. Votre bébé peut aussi tousser ou s’étouffer fréquemment pendant les repas, car il n’a pas réussi à réduire suffisamment son bol alimentaire. Certains bébés peuvent présenter une hypersensibilité à certaines sensations alimentaires, comme les textures, les températures ou les goûts. Ils réagissent parfois de manière négative en recrachant ou en crachant les aliments, en montrant des signes de dégoût ou en se crispant face à ces stimuli sensoriels. Par exemple, ils peuvent présenter un réflexe nauséeux important, des vomissements, des régurgitations fréquentes, une toux lorsqu’ils sont exposés à certains aliments ou certaines textures. Les troubles de l’oralité alimentaire peuvent avoir un impact significatif sur la nutrition des bébés, ce qui peut entraîner des difficultés à obtenir une alimentation adéquate. Cela se traduit souvent par des problèmes de croissance, un faible gain de poids ou même un retard de croissance.
Recherche d'Autonomie et Phase d'Opposition
En grandissant, vers l’âge de 18 mois approximativement, votre bébé exprimera parfois la volonté de faire seul pour les moments clés de son quotidien (repas, toilette, etc.). Le refus de manger peut donc en réalité dissimuler son désaccord que ce soit vous qui lui donniez à manger. Cette quête d’autonomie passe souvent par le fait de manger avec les mains. De même, à cet âge-là, les bébés passent par la phase d’opposition avec leurs parents et avec une intensité variable d’un enfant à l’autre. Cette étape dans leur développement affectif se caractérise par le rejet quasi systématique de ce que va dire ou faire le parent. Bien que déstabilisante et difficile à gérer pour les parents, cette étape transitoire est importante et nécessaire pour le développement de l’enfant. En effet, en s’opposant, Bébé développe son autonomie, commence à se détacher progressivement de ses parents et développe sa confiance en lui en exprimant ses opinions.
Le Refus de la Cuillère
Depuis sa naissance, votre bébé a l’habitude d’un contact doux et chaleureux pour se nourrir (le mamelon de sa Maman en cas d’allaitement au sein ou une tétine souple s’il est nourrit au biberon). Ainsi, au début de la diversification alimentaire, la transition avec une cuillère en métal peut lui sembler froide. De même, une cuillère trop grande et non adaptée à la taille de sa bouche peut le freiner d’emblée.
Des Textures Non Adaptées
En dehors de la DME, la diversification alimentaire débute souvent par des purées lisses puis évolue progressivement vers des textures moulinées et enfin écrasées. Certains bébés auront des difficultés d’oralité avec les préparations qui mixent purée lisse et petits morceaux (bien souvent le cas des préparations industrielles). Ils peuvent avoir des haut-le-coeur et cela peut jouer sur l’acceptation du repas. C’est pourquoi, nombreux sont les bébés qui préfèrent les morceaux seuls et pas en association avec une purée lisse.
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Que Faire Si Bébé Refuse de Manger?
Il est très important de ne jamais forcer l'enfant à manger, mais de l’encourager à goûter en le félicitant lorsqu’il le fait. Toutefois, si ce refus de s’alimenter perdure et se répercute sur la courbe de poids de l’enfant, il est nécessaire de consulter un médecin. Tant que le poids et la croissance de bébé continuent de progresser régulièrement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Conseils et Astuces
- Ne jamais forcer l'enfant à manger: Respectez son rythme et ses signaux de faim et de satiété.
- Lui montrer l’exemple: Mangez les mêmes aliments que lui et montrez-lui que vous appréciez.
- L’inciter à goûter et le féliciter lorsqu’il le fait: Encouragez-le à essayer de nouvelles saveurs, même en petite quantité.
- Éteindre la télévision et retirer les jouets à portée de main: Créez un environnement calme et propice à la concentration sur le repas.
- Lui apprendre à se concentrer sur les couleurs, les textures et les saveurs de son menu.
- Ne pas trop remplir l'assiette: Une petite portion peut être moins intimidante.
- Préparer une assiette rigolote ou originale pour rendre le repas joyeux: Utilisez des formes amusantes ou des couleurs vives.
- Cadrez le Temps des Repas: Les enfants ont besoin de repères. Il est important de lui donner le repas à la même heure chaque jour. Vous pouvez mettre en place un petit rituel : par exemple, jouer, puis bain, puis repas. Votre bébé s'habituera à ce rythme et saura qu'après le bain, il mange. Veillez à donner à votre enfant son repas avant qu’il ne soit fatigué.
Astuces pour Gérer les Refus
- Un plateau-repas: Disposer dans un plateau plusieurs petits contenants avec l'entièreté du repas (légumes, viande, compote). L’enfant picore ce qu’il veut, mais il mange.
- Faites des plats colorés! Une jolie purée orange de carottes est plus attrayante qu’un plat beige.
- Faites en sorte que son plat sente bon: Faites-lui sentir les odeurs, jouez avec des épices douces (cumin, paprika, menthe, anis, cardamome, cannelle à partir de 12 mois dans une compote de pommes) pour éveiller sa curiosité gustative.
- Composez une salade de fruits, c’est ludique, joli et un succès garanti!
- Ne Cédez Pas au Chantage ou au Marchandage: Les parents doivent être fermes et cohérents : ne donnez rien d'autre à manger entre les repas pour éviter que bébé refuse par habitude de grignoter.
Autres Pistes pour Encourager Bébé à Manger avec Envie
- Faites lui découvrir un maximum de saveurs sur la tranche 6-18 mois: Les professionnels de santé recommandent de profiter de la période de néophilie (à partir de 4-6 mois jusqu’aux 18 mois de l’enfant) pour lui faire découvrir un maximum de saveurs et textures (sous réserve de respecter les recommandations officielles du carnet de santé puisque certains aliments comme le miel sont à proscrire avant l’âge d’un an).
- Chaque repas a son importance: Mangez ensemble, au calme, en pleine conscience de l’instant présent et sans distractions inutiles (pas d’écrans, de jouets…). Faites participer votre bébé à la préparation du repas.
- Mangez la même chose que votre bébé: Variez les présentations dans l’assiette et jouez sur l’aspect visuel.
- L’importance du jeu d’imitation en dehors des repas: Jouer à la dînette, improviser un repas comme au restaurant avec ses poupées, parcourir un livre sur les légumes…
Que faire si bébé refuse la cuillère ?
Vous pouvez laisser de côté la cuillère quelques temps pour encourager votre bébé à découvrir le contenu de son assiette avec ses mains. On lâche donc prise sur les bonnes manières à table et on accepte que Bébé s’en mette partout ! Enfin, le marché des cuillères pour bébé s’est adapté ces dernières années pour proposer des cuillères qui s’adaptent à leurs besoins : cuillère souple, cuillère d’apprentissage, grignoteuse, etc.
Que faire si bébé n'aime pas les textures ?
Certains bébés auront des difficultés d’oralité avec les préparations qui mixent purée lisse et petits morceaux (bien souvent le cas des préparations industrielles). C’est pourquoi, nombreux sont les bébés qui préfèrent les morceaux seuls et pas en association avec une purée lisse. D’une manière générale, les professionnels de santé recommandent l’introduction des morceaux avant les 10 mois de l’enfant. Au-delà, il y a un risque que l’alimentation soit de plus en plus difficile, sélective et aussi des risques de malformations orthodontiques plus tard (la mastication est très importante pour le développement dentaire et le positionnement de la langue).
7 Astuces à Suivre Côté Parents si Votre Bébé Refuse de Manger
Voici des pistes pour relativiser si votre bébé refuse de manger et aborder cette situation sous un autre angle :
- Restez maîtres de vos émotions: Rangez la panique ou la colère au placard.
- Ne forcez jamais votre enfant: S’il refuse un aliment, proposez-lui de nouveau dans les jours qui suivent et toujours avec bienveillance.
- Ne vous découragez pas au premier refus: Il faut parfois 10 tentatives pour que votre Bébé accepte enfin un aliment.
- Ne tombez pas dans la surenchère: On ne félicite pas un enfant qui a terminé toute son assiette et à contrario on ne réprimande pas un enfant qui mange peu (ou pas du tout).
- À table, évitez de surveiller ce que mange votre Bébé et dans quelles proportions.
- Si votre enfant mange peu, évitez toutefois de compenser par des aliments copains (gâteaux industriels par exemple) ou par un double dessert.
- Soyez fermes sur le grignotage en dehors des repas: C’est ok de ne pas vouloir goûter ou manger tout son repas. En revanche, manger se fait sur des temps définis dans la journée (matin, midi, goûter et soir).
6 Pistes pour Encourager Bébé à Manger avec Envie
À vous de piocher, tester et adapter les conseils que nous vous proposons à suivre si votre bébé refuse de manger. L’objectif est de retrouver rapidement plaisir et sérénité à chaque repas.
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- Faites lui découvrir un maximum de saveurs sur la tranche 6-18 mois: Une étude scientifique avance même certaines prédispositions in utero. Une alimentation variée et équilibrée pendant la grossesse et l’allaitement faciliterait l’acceptation des aliments par l’enfant plus tard. Toutefois, que toutes les mamans ou futures mamans se rassurent! Elles ne doivent en aucun cas se sentir responsables si leur enfant refuse de manger. En effet, les causes sont multiples comme nous l’avons expliqué précédemment.
- Chaque repas a son importance: Mangez ensemble, au calme, en pleine conscience de l’instant présent et sans distractions inutiles (pas d’écrans, de jouets…).
- Faites participer votre bébé à la préparation du repas: Improvisez une sortie au marché pour faire découvrir les aliments bruts à votre enfant.
- Mangez la même chose que votre bébé: Souvenez-vous que votre enfant vous observe et agit par mimétisme.
- Variez les présentations dans l’assiette et jouez sur l’aspect visuel: Laissez libre cours à votre créativité et proposez des assiettes ludiques en représentant par exemple le visage d’un bonhomme avec les aliments.
- L’importance du jeu d’imitation en dehors des repas: Autant de scènes de jeu d’imitation qui peuvent éveiller la curiosité de votre bébé et l’encourager à accepter le contenu de son assiette.
Diversification Alimentaire : Les Étapes Clés
La diversification alimentaire est une étape clef dans l’évolution de l’enfant. Elle contribue à lui fournir les nutriments nécessaires à son développement et éveille son goût. Chez un bébé en bonne santé, la diversification de l’alimentation commence au plus tôt après ses 4 mois révolus et au plus tard à l'âge de 6 mois.
- Dès 4 mois révolus : introduction des légumes et des fruits: Les légumes bien tolérés par l’enfant sont principalement les haricots verts, les épinards, les courgettes (sans pépins et sans peau), les blancs de poireaux et les carottes. Ils contiennent notamment des fibres, bénéfiques à la constitution du microbiote de l’enfant. Choisir dans le commerce ou faire à la maison des préparations simples : des légumes cuits à l'eau ou à la vapeur, sans ajout de sel et mixés finement. Les présenter au déjeuner, en complément du lait. Les diluer dans un biberon de lait ou les donner à la petite cuillère. Concernant les fruits, choisir des fruits de saison, si possible bio. Les présenter chaque jour, bien cuits et finement mixés sous forme de compotes non sucrées. Commencer par quelques cuillères à café, puis augmenter selon l’appétit de l’enfant.
- Entre 4 et 6 mois : introduction de la viande, du poisson et des œufs: Toutes les viandes y compris le jambon (sans couenne) peuvent être introduites à cette période. Cependant, limiter les abats et la charcuterie. Tous les poissons frais ou surgelés (sauf le poisson pané), qu’ils soient maigres (cabillaud, lieu noir, colin, limande…) ou gras (saumon, sardine, truite, rouget…) sont adaptés, à raison de deux fois par semaine. Penser à varier les espèces. Concernant les œufs, les donner cuits durs. Proposer au bébé ces aliments une fois par jour, en respectant une portion de deux cuillères à café finement mixées ou écrasées.
- Entre 4 et 6 mois, introduction des féculents et des légumes secs: Selon les besoins de l’enfant, introduire les farines infantiles à cette période. Les ajouter à un biberon de lait ou à une soupe de légumes. Proposer aussi des pommes de terre moulinées et mélangées à une soupe de légumes. Introduire les pâtes, le pain, le riz et la semoule de blé en petite quantité, puis progressivement en plus grande quantité. Donner des biscuits à l’enfant avec modération.
- Entre 4 et 6 mois, introduction des matières grasses: Les graisses sont indispensables au bon développement du jeune enfant. Compte tenu de ses besoins importants en lipides, ajouter un peu de matière grasse dans les plats salés faits maison ou dans les petits pots du commerce, s'ils n'en contiennent pas.
Adapter les Textures en Fonction de l'Âge
- Respecter le rythme de l’enfant: Chaque nouvel aliment est une étape : un nouveau goût, une nouvelle texture à mâcher… Tous les enfants ne portent pas le même intérêt à la nourriture.
- Varier les aliments, les goûts et les textures: Au début de la diversification, donner chaque nouvel aliment seul. Plus tard, lorsque celui-ci est accepté, le mélanger à d’autres aliments. Même chose pour les textures : introduire une seule nouvelle texture à la fois.
- Si l’enfant semble peu enclin à découvrir un aliment, le rassurer en le lui présentant: sa couleur, sa saveur, où il pousse…
- S’il refuse un aliment, ne pas le forcer: Essayer de lui présenter une autre fois… préparé autrement, dans un autre contenant. Le couper avec son lait habituel permet parfois d’obtenir une texture et un goût intermédiaires, plus facilement acceptés par l’enfant.
- Le goût évolue: A partir de 6-8 mois, proposer progressivement de nouvelles textures à l’enfant : purée granuleuse, pates alphabet, petits morceaux de viande tendre… A partir de 10 mois, lui servir des plats contenant des aliments à croquer et à macher : crudités, fruits crus… Jusqu’à 3 ans, poursuivre l’apport en lait au petit-déjeuner et au goûter.
Comprendre et Gérer la Néophobie Alimentaire
La néophobie alimentaire est une situation très fréquente chez l’enfant. Selon une étude française, 77% des enfants de 2 à 10 ans passeraient par cette phase. Elle débute généralement entre 18 mois et 2 ans lorsque votre enfant commence à s’affirmer (c’est aussi la phase du “non”). Elle ne constitue pas un trouble du développement, mais correspond à une phase normale de ce développement. Durant cette période, votre enfant va avoir tendance à refuser de goûter les aliments nouveaux, non familiers, mais peut aussi rejeter certains aliments anciennement acceptés, principalement les légumes, le poisson et les fruits. Le rejet ne se produit pas lors de la dégustation mais avant : par la vue, l’odeur, le toucher des aliments. Il se base sur les caractéristiques des aliments : forme, texture ou couleur, surtout si présentés différemment.
Que faire ?
- Dès le début de la diversification alimentaire, exposez votre bébé à une grande variété d’aliments, de textures et de formes.
- Servez-lui de l’aliment refusé mais en petites quantités pour ne pas le décourager. S’il accepter d’ouvrir la bouche, acceptez là-aussi qu’il ne mange que quelques cuillères de la purée que vous avez cuisinée.
- « Un enfant ne se laisse jamais mourir de faim » : il régule lui-même son appétit de façon naturelle et mangera mieux au repas suivant.
- Par contre, ne lui proposez pas un autre plat juste pour lui : il doit apprendre, petit à petit, à accepter ce que vous avez cuisiné pour lui et la famille.
- Allez, patience, cela va finir par passer !! En attendant et pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire cet article du site MPDIA.
Ce Qu'il Ne Faut Pas Faire
Avoir un enfant qui mange très peu n’aide pas à avoir une ambiance détendue à table. Mais insister ou forcer votre enfant à manger ne l’aidera pas à ouvrir la bouche. Même si cela est particulièrement difficile, essayez d’ignorer le plus possible le fait qu’il n’avale presque rien. Pourquoi? Parce que moins vous accorderez d’importance à la situation, plus vite elle changera. Ne le grondez pas non plus et ne surveillez pas ce qu’il mange, ne montrez aucune inquiétude s’il a peu mangé . En montrant l’exemple en partageant le même repas, assis tous ensemble à table, vous le rassurez et stimulez sa curiosité. Servez-lui l’aliment refusé mais en petites quantités avec des aliments familiers et acceptés, pour ne pas le décourager. Si votre enfant refuse de manger le repas que vous avez préparé, ne lui proposez pas un autre plat juste pour lui. Voir son enfant manger peu à table peut inquiéter un parent, et c’est normal. Du coup, vous pouvez être tenté de lui préparer rapidement autre chose à manger, et quelque chose qu’il aime. Même si vous pensez bien faire, cette habitude n’est malheureusement pas bonne pour votre enfant. Il doit apprendre, petit à petit, à accepter ce que vous avez cuisiné pour lui et la famille. Même si ce n’est pas toujours simple, c’est à vous parents de décider ce qu’il y aura dans l’assiette de votre enfant.
L'Importance de Goûter Plutôt Que de Manger
Le fait qu’il n’ait pas fini son plat principal ou qu’il n’ait pris que quelques cuillères de courgettes ne doit pas l’empêcher d’avoir la suite du repas. Pourquoi ? Parce que dans ce genre de situation, l’important n’est pas de manger mais simplement de goûter! En revanche, faîtes en sorte de proposer une fin de repas simple et saine. Par exemple, proposez-lui un seul yaourt et un seul fruit. Et ne lui en donnez pas deux fois plus sous prétexte qu’il a peu mangé et qu’il risque d’avoir faim très bientôt. En conclusion, l’idée ici n’est pas du tout de le forcer à manger des aliments qu’il n’aimerait pas, mais de l’inciter à goûter plusieurs fois un aliment qu’il pense ne pas aimer pour finalement peut-être, au bout de 8 à 10 présentations, finir pa…
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