L’arrivée d’un bébé est un moment de joie, mais aussi de questionnements, notamment en ce qui concerne le sommeil. Il est fréquent que les parents se demandent pourquoi leur bébé refuse de dormir sur le dos, position pourtant recommandée par les autorités de santé pour prévenir la mort subite du nourrisson (MSN). Cet article explore les raisons possibles de ce refus et propose des solutions pour accompagner votre enfant vers un sommeil paisible et sécurisé.
Introduction
La position de sommeil de bébé est une préoccupation majeure pour les parents. Bien que le couchage sur le dos soit fortement conseillé, de nombreux bébés semblent préférer d'autres positions. Comprendre les causes de ce refus et connaître les alternatives possibles est essentiel pour garantir le bien-être de votre enfant et votre propre tranquillité d'esprit.
Les Recommandations Officielles et Leurs Raisons
Il est crucial de rappeler que la médecine occidentale s’accorde sur une instruction à transmettre à tous les parents : coucher vos bébés sur le dos. Cette recommandation vise principalement à réduire les risques de mort subite du nourrisson, un syndrome tragique qui touche de 0,03 à 0,09% des bébés de la naissance à 1 an.
La Mort Subite du Nourrisson (MSN)
La MSN se produit généralement durant le sommeil du bébé : un tout-petit apparemment en bonne santé s’endort et cesse de respirer, sans cause médicale apparente. Bien que les causes exactes de ce syndrome restent inconnues, certains facteurs de risque sont bien identifiés, notamment la position de sommeil sur le ventre.
En effet, il ne faut surtout pas les mettre sur le ventre quand ils dorment, affirment les experts, car le nourrisson doit pouvoir respirer correctement et cela n'est possible que sur le dos.
Lire aussi: Solutions pour les problèmes de sommeil infantile
Les Inconvénients Potentiels du Couchage sur le Dos
Malgré les avantages indéniables du couchage sur le dos pour la prévention de la MSN, cette position peut entraîner certains inconvénients, notamment :
- Plagiocéphalie (tête plate) : Dormir sur le dos contraint à créer un appui non naturel sur l’occiput (Os à l’arrière du crâne) pour le bébé. Celui-ci devient alors plat mais le cerveau lui, continue à se développer comme il le peut avec la place qu’il trouvera. De plus ce syndrome de la tête plate est bénin, il disparaît le plus souvent avant l'âge de deux ans et les données scientifiques montrent qu'il ne provoque pas de retard de développement.
- Torticolis : Ces mêmes bébés souffrent souvent, en avant phase, de torticolis.
Pour éviter toutefois ce désagrément, la Haute Autorité de Santé délivre des conseils : si le couchage sur le dos reste la position à adopter quand le nourrisson dort, le reste du temps il ne doit pas être constamment immobilisé pour éviter qu'il n'appuie la tête toujours du même côté. Il faut donc varier les positions du bébé quand il ne dort pas, sur le ventre pour jouer, sur le côté, et le solliciter pour qu'il tourne la tête.
Les Raisons Pour Lesquelles Bébé Refuse de Dormir sur le Dos
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi votre bébé refuse de dormir sur le dos. Il est important de les identifier pour adapter votre approche et trouver des solutions appropriées.
Préférence Naturelle et Position Fœtale
Seules les cultures occidentales invitent à coucher bébé sur le dos. Les bébés du reste du monde dorment tout d’abord sur le côté, en position du fœtus, la position naturelle de tout nouveau né. Le bébé a grandit courbé dans l’utérus de sa mère et il a besoin de garder cette position durant les premiers mois de sa vie. La colonne vertébrale de bébé est construite ainsi (convexité tournée vers l’arrière) et son développement s’effectue lentement de la position assise à verticale.
Réflexe de Moro
Beaucoup de parents remarquent que leur bébé se réveille en sursaut à cause de l'abominable réflexe de Moro.
Lire aussi: Habillage pluie Loola Bébé Confort : Test complet
Reflux Gastro-Œsophagien (RGO)
Enfin, dormir sur le dos n’est pas une position optimale pour les bébés souffrant de RGO (Reflux Gastro-œsophagien) ou encore d’une maladie passagère au niveau ORL le limitant dans sa respiration (Laryngite, Pharyngite …). Très peu de reflux visible mais c 'est vrai qu on entends que ça remonte dans sa gorge ! C'était ce qui a empêché mon loulou de dormir allongé pendant les premières semaines.
Allergie aux Protéines de Lait de Vache (APLV)
L’allergie aux protéines de lait de vache peut être difficile à diagnostiquer du fait de symptômes peu spécifiques : la nuit, l’enfant est agité et douloureux, et la journée il se montre irritable et inconfortable. Cette intolérance est souvent héréditaire et associée à un eczéma. Au final, un peu au pif, j'ai supprimé de mon alimentation les protéines de lait de vache et on a enfin commencé à dormir… C'est l'intolérance la plus fréquente, il faut souvent 3 semaines d'éviction stricte pour commencer à voir un résultat.
Inconfort et Douleurs
De manière ponctuelle, il y a plusieurs pourvoyeurs habituels de réveils nocturnes chez le petit enfant : les coliques, les poussées dentaires, et les otites. La position allongée augmentant la pression dans l’oreille moyenne, les douleurs de l’otite sont exacerbées la nuit. Il n’est donc pas rare d’avoir un bébé qui pleure une grande partie de la nuit et qui s’apaise au matin.
Habitudes d'Endormissement et Besoin de Contact
Nous n arrivons pas du tout à poser notre fille en journée comme de nuit. Et le soir elle pleure vraiment beaucoup, la seule chose qui la calme est de la mettre au sein quasiment toute la nuit…elle tetouille frénétiquement mais sans vraiment déglutitir. J attends qu elle s endorme mzid ca peut durer des heures…Est-ce normal? Un besoin de contact ?
Bébé a passé 9 mois au chaud dans votre ventre au plus près de vous. Des sensations inconnues telles qu'un nez bouché peuvent perturber bébé et le rendre agité. Lorsque bébé pleure dès qu'on le pose, l’angoisse de la séparation peut en être la cause.
Lire aussi: Soulager les coliques de bébé
Facteurs Environnementaux
Enfin, il peut s’agir de simples petites erreurs alimentaires : si les apports en liquide sont trop faibles, l’enfant peut être constipé et avoir mal au ventre. A l’inverse, une quantité excessive de liquide peut favoriser un reflux ; cela peut aussi augmenter les réveils nocturnes par l’envie de faire pipi.
Assurez vous que la chambre de bébé est confortable et propice au sommeil. Régler la température sur 18°C pour optimiser le sommeil de votre enfant. Vous pouvez également ajouter une veilleuse pour plonger bébé dans l'univers du sommeil. Pour que votre bébé soit en parfaite santé, vous devez maintenir un taux d'humidité compris entre 40% et 60% dans sa chambre. En effet, un air trop sec peut irriter les voix respiratoires de bébé et le mettre en situation de gêne. Utiliser un humidificateur d'air est idéal pour créer un environnement sain pour bébé. Il facilite la respiration pendant le rhume ou d'autres problèmes respiratoires que les bébé peuvent avoir.
Solutions et Astuces Pour Améliorer le Sommeil de Bébé
Face à un bébé qui refuse de dormir sur le dos, il existe plusieurs stratégies à mettre en place pour favoriser un sommeil paisible et sécurisé.
Consulter un Professionnel de Santé
Il est important de discuter du sommeil de votre bébé à chaque visite avec son médecin ou à la PMI afin que l’on puisse vous conseiller, mais aussi vous rassurer sur son évolution. Si vous avez le moindre doute concernant la respiration de votre enfant dans le sommeil, le plus simple est d’en parler au médecin qui suit votre enfant.
Adapter l'Environnement de Sommeil
- Température et humidité : Régler la température sur 18°C et maintenir un taux d'humidité entre 40% et 60%.
- Veilleuse : Ajouter une veilleuse pour créer une ambiance apaisante.
- Réducteur de lit : Certains bébés ont besoin de se sentir contenus pour s’endormir plus sereinement. Les cocoons ou réducteurs de lit permettent de créer un espace plus confiné dans le lit de bébé, rappelant la sensation rassurante du ventre maternel. Il est toutefois essentiel de choisir un réducteur de lit conforme aux normes de sécurité et de respecter scrupuleusement les consignes d’utilisation. Bébé doit toujours être couché sur le dos, sur un matelas ferme, et le cocoon ne doit jamais entraver sa respiration.
Techniques d'Endormissement
- Portage : Si bébé ne s’apaise que contre vous, le portage physiologique peut être une excellente alternative aux bras, tout en vous laissant plus de liberté de mouvement. Le portage physiologique (porte-bébé ergonomique ou écharpe bien réglée) favorise un contact très proche avec bébé, ce qui a tendance à l’apaiser et peut réduire les pleurs, y compris quand on le pose. La journée ça ne pose pas de soucis car je la prends en écharpe.
- Mises au lit progressives : Enfin, pour aider bébé à accepter son lit, les mises au lit progressives sont souvent la clé. Observez les signes de fatigue (bâillements, frottements des yeux) et posez bébé dans son lit lorsqu’il est déjà détendu, sans attendre qu’il soit complètement endormi.
Gérer les Pleurs et les Réveils Nocturnes
- Pleurs de décharge : Si votre enfant semble inconsolable en soirée, au moment du coucher, il est bien possible qu’il s’agisse de pleurs de décharge. Ceux-ci portent bien leur nom !
- Babyphone : Choisissez un babyphone doté de la fonctionnalité talk back. En l'activant vous pouvez réconforter votre tout-petit sans même devoir entrer dans sa chambre. Vous pouvez lui murmurer des mots doux ou lui chanter une berceuse réconfortante apaisant ainsi ses pleurs à distance. De plus grâce à la surveillance vidéo offerte par le babyphone, vous avez la possibilité de jeter un coup d'œil rapide sur votre enfant pour vous assurer qu'il va bien.
- Doudou de séparation : Un doudou de séparation peut offrir une solution rassurante et apaisante. Conçu pour s'imprégner et transporter l'odeur réconfortante des parents, ce doudou astucieux aide bébé à se sentir en sécurité même en l'absence de maman ou papa. Pour cela, il suffit que l’un des parents dorme avec l’un des deux corps textiles inclus pendant quelques nuits afin qu'il s’imprègne de leur odeur. Ensuite, donnez-le à bébé pour qu'il puisse retrouver cette présence rassurante, même lorsque vous n'êtes pas à ses côtés.
Considérer les Alternatives (Avec Précaution)
- Couchage sur le côté : Moi mon bébé dort sur le côté depuis qu'il a un mois. Si je le repositionne sur le dos, 2 min plus tard il se remet sur le côté. Au départ c'est moi qui le couchais sur le côté (pour éviter qu'il ne soit réveillé en sursaut à cause de l'abominable réflexe de Moro). J'ai remarqué que mon nourrisson quand il est sur le côté finit par retombent sur le dos, jamais sur le ventre. Par la suite, le bébé peut être calé avec des coussins. Les coussins de latéralisation sont d’ailleurs l’un des traitements proposés aux nourrissons souffrants de PPOP.
Thérapie Comportementale
La thérapie comportementale est l’une des techniques possibles pour faciliter cet apprentissage. Elle n’est pas conseillée avant 6 mois car, les premiers mois de vie, le contact physique est indispensable au bébé pour acquérir ce sentiment de sécurité qui lui permettra plus tard d’être autonome dans son sommeil. Elle ne fonctionnera que si les parents sont convaincus de son bien-fondé. Si les parents sont sereins, le bébé le sera aussi ! Se sentant en sécurité, il pourra apprendre à trouver seul son sommeil.
- Phase de préparation : dans la journée, instaurer une promenade deux fois par jour, pour exposer le bébé à la lumière du jour. Y associer des horaires de siestes et de repas réguliers, en évitant toute fin de sieste après 16 h.
- Phase de thérapie : bien expliquer à l’enfant ce que l’on va faire, et pourquoi : « Tu vas apprendre à dormir tout seul en sécurité dans ton lit. Papa et maman seront toujours là si tu as besoin d’eux, mais nous pensons que le meilleur endroit pour ton sommeil est ton lit, dans ta chambre… ». Coucher l’enfant à son heure de coucher habituelle et se montrer ensuite le moins interventionniste possible. En pratique : retourner voir l’enfant en espaçant progressivement l’intervalle de temps entre deux visites. C’est aux parents de choisir, en fonction de leurs convictions, le temps adapté pour que l’enfant apprenne à mobiliser ses propres ressources. Vous pouvez par exemple faire 2 minutes, puis 4 minutes, puis 6 minutes…. il faut, dans un premier temps, reculer un peu l’heure du coucher, en couchant l’enfant à l’heure où il est le plus fréquemment endormi. Ensuite, la thérapie suit les mêmes étapes que celles utilisées pour les enfants ayant des troubles de l’endormissement. Les parents attendent que leur enfant s’endorme sans difficulté.
tags: #bébé #ne #veut #pas #dormir #sur