Avez-vous déjà été témoin de l'étonnante naissance d'un kangourou ? Comme tous les marsupiaux, les kangourous donnent naissance à des nouveau-nés encore à l'état d'embryon. Cet article explore le développement fascinant du bébé kangourou dans sa poche marsupiale, une caractéristique unique de ces animaux emblématiques d'Australie.
La naissance d'un embryon
Comme tous les marsupiaux, les kangourous mettent au monde des nouveau-nés qui sont encore à l'état d'embryon de 4 semaines, un stade de développement équivalant à celui d'un embryon humain de 8 semaines. Les femelles ont un seul bébé à la fois, qui naît à l'état d'embryon pas plus grand qu'une cerise. Après une courte gestation d'environ un mois, le petit embryon émerge de l'un des deux utérus de sa mère. L'utérus se déchire et l’embryon, qui ne mesure pas plus de 2 cm pour un poids de 1 gramme, s'agrippe aux poils de sa mère et rampe pour rejoindre le marsupium, la poche marsupiale de la femelle. Cette expédition lui prend à peine quelques minutes.
À ce stade, ses poumons ne sont pas encore développés. Son corps rouge vif est recouvert de nombreux vaisseaux afin de capter l’oxygène dont il a besoin. Pour aider son petit à trouver la poche, la mère trace un chemin avec sa salive afin de guider l'embryon aveugle grâce à l'odeur. Cette poche est située sur le ventre à une distance de 30 cm au-dessus du vagin.
La poche marsupiale : un incubateur unique
La poche du kangourou, également appelée poche marsupiale, marsupium ou mastothèque, est un repli de peau et de muscles situé sur l'abdomen de la femelle. Seules les femelles possèdent cette poche. Les deux premières appellations évoquent cette lignée des mammifères qu’on nomme les marsupiaux. C’est que le terme marsupium est un terme latin qui signifie bourse ou poche. Il est donc évident que les marsupiaux ont été nommés à partir de cet élément anatomique si particulier. On le retrouve chez le phalanger et l'opossum, d’autres marsupiaux. Chez les marsupiaux, cette poche est un repli de peau et de muscles, situé sur l'abdomen qui est en réalité un incubateur : c’est dans cet espace que les larves auxquelles la femelle kangourou a donné naissance vont se développer.
La poche est plus perfectionnée qu’une couveuse. Elle est entourée d’un muscle qui maintient (au départ) la poche fermée jusqu’à ce que, à l’intérieur, des poils et des glandes s’hypertrophient puis se développent lors de la gestation. A partir de ce moment-là, la poche va évoluer et grandir avec le développement du petit kangourou !
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Une fois à l'intérieur, il s'accroche à une mamelle et ne quitte plus cet abri. Elle contient quatre mamelles qui produisent un lait dont la composition varie au fur et à mesure du développement du petit kangourou. Riche en sucres au début, il deviendra plus riche en protéines ensuite pour favoriser le développement du cerveau et des membres, puis en graisse ensuite pour favoriser son activité. Et heureusement puisque le jeune kangourou nait à un stade très peu développé.
Le développement dans la poche
Le jeune kangourou naît à un stade très peu développé, ce qui est assez peu commun pour une espèce de cette taille. Chez le kangourou, la gestation est assez courte puisqu’elle varie entre 25 et 45 jours. A la naissance, le bébé, aveugle et nu ne pesant à peine 1 gramme, doit se hisser jusqu’à la poche marsupiale pour y terminer son développement qui va durer plusieurs mois ! Voilà pourquoi la poche du kangourou est absolument… essentielle !
Il ne quittera ensuite la poche que lorsqu’il sera en mesure de s’alimenter seul. Cela se produit au bout de 5 ou 6 mois. Le bébé kangourou pèse alors environ 3,5 kg. Il continue à faire des allers et retours. Il ne quitte définitivement l’incubateur qu’au bout de 8 à 9 mois. Les kangourous reviennent tout de même téter leur mère jusqu'à l'âge d'environ un an.
Jusqu'à l'âge de huit mois environ, les joeys, très vulnérables, plongent rapidement pour se réfugier dans la poche de leur mère au moindre danger. Au fur et à mesure qu'ils grandissent, on peut souvent voir la tête et les pieds des jeunes kangourous sortir de la poche. Ensuite, même s'il se risque dehors, il est encore loin d’être prêt à affronter pleinement la vie sauvage. Durant les neuf mois qui vont suivre, les jeunes joeys dépendent de la poche de leur mère pour s'abriter, se déplacer, et se protéger en cas de danger.
L'intérieur de la poche
L’intérieur de la poche n’est pas bien large : environ 3 doigts d’adultes. L’intérieur est sans poils ; il n’y a que de la peau, un peu plissée. Elle abrite 4 tétines dont le rôle est de nourrir la larve tout au long de son développement.
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Comme le petit se nourrit, il produit des déchets. L’absence de poil à l’intérieur de la poche facilite l’entretien. La peau nue est capable d’en absorber une partie. Mais la femelle doit aussi compléter car une présence trop importante de saletés favorise le développement des bactéries. Le long museau de la mère peut s’y introduire pour un nettoyage à coups de langue. Ce sont d’ailleurs ces coups de langue qui stimulent le démarrage de la miction et des déjections chez le petit, inexistantes pendant les premières semaines passées dans la poche. Compte tenu des petites dimensions du bébé, au début, ce ne sont que quelques gouttes de déchets.
Particularités de la reproduction chez les kangourous
La reproduction des kangourous est unique dans le règne animal. Un ou deux jours après la naissance d'un bébé, la femelle s'accouple à nouveau. L'embryon créé est mis « en dormance » dans l'utérus : c'est la diapause embryonnaire. Le développement du fœtus est arrêté jusqu'à ce que le précédent soit sorti de la poche. Une femelle kangourou a fréquemment 3 petits à sa charge : un embryon, un dans la poche accroché à une tétine, un hors de la poche. A noter que cette femelle a 4 tétines qui ont du lait différent. Elles produisent un lait dont la composition varie au fur et à mesure du développement du petit.
La diapause est absente chez les individus qui vivent dans des territoires plus riches. Ils sont devenus saisonniers.
La femelle kangourou est dotée de 3 vagins et de 2 utérus. Cette anatomie particulière lui permet d'accueillir 3 bébés en même temps, à des stades de développement différents.
Anecdote sur le nom "kangourou"
Une anecdote est à l'origine du nom "kangourou". On dit que la première fois que des Européens aperçurent cet animal étrange, ils demandèrent alors à un Aborigène quel était son nom. Il répondit "Kangaroo" ("Kangourou"), ce qui signifie "je ne comprends pas" votre question. C'est ainsi que les Européens pensèrent alors découvrir le nom de cet animal…
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Les différentes espèces de kangourous
Il existe plusieurs espèces de kangourous, chacune ayant ses propres caractéristiques.
- Kangourou roux : Les kangourous roux sautillent sur leurs puissantes pattes arrière et le font à grande vitesse. Un kangourou roux peut atteindre une vitesse de plus de 55 kilomètres par heure. Sa démarche bondissante lui permet de parcourir 7,50 mètres en un seul bond et de sauter jusqu'à 2 mètres de haut. Les femelles kangourous roux sont plus petites, plus légères et plus rapides que les mâles. Elles ont également un pelage bleuté, si bien que de nombreux Australiens les appellent les blue fliers. Les kangourous mâles, plus grands, ont une musculature puissante. Comme de nombreuses espèces, les kangourous mâles se battent parfois pour obtenir les faveurs de partenaires potentielles. Ils s'appuient souvent sur leur queue robuste et s'engagent dans un combat de boxe, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, assénant des coups à l'aide de leurs fortes pattes arrière. Les kangourous peuvent également mordre et user de leurs griffes acérées, notamment lorsqu'ils se battent contre un ennemi comme un dingo. Les kangourous rouges vivent dans les déserts et les prairies ouvertes d'Australie, se rassemblant en groupes appelés mobs. Quand les pousses sont vertes et abondantes, un kangourou roux peut passer des mois sans boire. Ses aliments lui suffisent.
- Kangourou gris : Le kangourou gris est une espèce très rare en Europe (actuellement 11 Males et 24 femelles). Avec ses 60 kg pour le mâle, 32 pour la femelle et une taille de 1,5 m à 1,8 m, il ne mérite pas son qualificatif de giganteus, le kangourou roux étant plus lourd que lui. Il se déplace en bondissant sur ses pattes arrières et à pleine vitesse, il peut faire des bonds de 9 m. On le trouve dans toute la partie est de l'Australie, depuis le Queensland jusqu'à la Tasmanie. Il vit en petits groupes (mob en anglais) avec un mâle dominant, 2 ou 3 femelles et 2 ou 3 jeunes mâles. Le kangourou géant devient adulte vers un an et demi, deux ans. La période de reproduction se fait du printemps au début de l'été. La durée de gestation est de 30 à 38 jours, puis le petit migre dans la poche marsupiale pour une période de 300 jours. Le kangourou gris (Macropus fuliginosus ; en anglais : Western grey kangaroo) est un grand macropus très commun dans tout le Sud de l'Australie. Il ressemble beaucoup au kangourou géant. Il mesure entre 0,9 et 1,4 m de haut avec une queue de 0,75 à 1 m et un poids de 15 à 54 kg. Le mâle est sensiblement deux fois plus gros que la femelle (54 kg contre 28). Il a un pelage épais, grossier dont la couleur varie du gris clair au «chocolat». Le cou, la poitrine et le ventre sont plus clairs. La tête, petite avec un poil plus fin que chez les autres kangourous, porte deux grandes oreilles. On le trouve depuis la baie Shark en Australie Occidentale jusqu'au bassin Murray-Darling en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland. Il se nourrit d'herbes mais aussi de branchages, d'écorces et de pousses d'arbres. Il n'y a pas de saison de reproduction particulière mais un pic au printemps et en été. Les mâles se battent entre eux. Généralement, seul le mâle dominant s'accouple. La période de gestation est de 30 jours, après quoi l'embryon migre dans la poche marsupiale pour 130 à 150 jours.
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