Loading...

La naissance d'un bébé blanc de parents noirs : un mystère génétique et des questions identitaires

Mardi, une naissance peu commune a eu lieu dans le sud de Londres. Angela et Ben, originaires du Nigeria, ont mis au monde Nmachi, blanche, blonde aux yeux bleus. Cette naissance a soulevé des questions et des discussions sur la génétique, l'identité et la perception de la race.

Un événement surprenant

Au moment de l’accouchement, le père s’est demandé si l’enfant était bien de lui. Et pour cause: Ben et Angela, les parents, sont tous les deux noirs et ont donné naissance à … une fille blanche. La petite Nmachi est née mardi dans un hôpital de Londres de parents originaires du Nigeria. Et les thèses du «maman sûre, papa peut-être» et de l’enfant albinos sont à écarter: l’enfant est bien celui de Ben, et Nmachi n’a rien d’une albinos.

La réaction des parents

Des parents heureux mais surpris. Mais peu importe, les deux parents sont comblés. «Elle est belle ! Je l’aime, peu importe sa couleur de peau. C’est un miracle !», a déclaré la mère, 35 ans, émue. Elle ne cache évidemment pas qu’elle était «sans voix» lorsqu’elle a vu sa progéniture sortir par césarienne: «Quand j’ai aperçu sa tête, je me suis dit ‘Mais c’est une poupée ?’» Nmachi, dont le prénom signifie «beauté de Dieu» en Nigérian, fait également la fierté de son père, qui reste confiant sur la fidélité de sa femme.

Des cas similaires

Cette histoire n’est pas sans rappeler celle des jumelles Hodgson. Kelly et Remi avaient mis au monde il y cinq ans deux filles, une noire et une blanche. Les deux parents étaient métisses, mais leurs chances d’avoir un enfant de chaque couleur étaient évaluées à une sur un million. Ce genre de cas arrive effectivement très rarement et laissent ainsi la médecine sans réponse. Nmachi n’est pas la première fille d’Angela et Ben. Ils ont déjà deux enfants, qui eux, sont noirs. Leur fils de quatre ans, Chison, était confus en voyant sa petite sœur. «Nous sommes une famille noire, et soudainement il a une sœur blanche, alors forcément il ne comprend pas», a commenté son père. En revanche, la petite Dumebi, deux ans, est encore jeune pour assimiler ce genre de chose. Pour Ben, le principal c’est «qu’elle soit en bonne santé et que nous l’aimons.

L'explication scientifique : un gène récessif dormant

Mais comment ce genre de phénomène peut-il arriver ? La situation est d’autant plus étrange que Ben et Angela assurent n’avoir aucun ancêtre à leur connaissance qui soit blanc. Richard Howarth est blanc et sa femme Catherine, d'origine nigériane, a la peau noire. Ce couple mixte s'attendait à avoir un bébé métisse et pourtant… Le petit Jonah, né le 1er juin dernier au Milton Keynes Hospital, à Buckinghamshire en Grande-Bretagne, a la peau toute blanche ! Un phénomène qui en a surpris plus d'un, à commencer par la sage-femme, comme l'explique Catherine Howarth au Sunday Mirror. « La sage-femme m'a regardé et a regardé à nouveau Jonah et puis moi encore elle n'y croyait pas, » a-t-elle expliqué dans les pages du quotidien britannique.

Lire aussi: Habillage pluie Loola Bébé Confort : Test complet

Si la peau des bébés peut parfois s'assombrir après quelques semaines, ce bout'chou de 2 mois est bel et bien blanc. « Il doit y avoir un gène blanc dans ma famille qui est resté en sommeil pendant des années et des années - jusqu'à présent »

Après avoir mené des recherches, les médecins ont en effet identifié qu'il n'existait que deux autres cas similaires à celui de Catherine, tout deux aux Etats-Unis. Leur hypothèse : la jeune maman serait porteuse d'un gène récessif et la couleur de peau surprenante de son petit bout due à une forme d'atavisme, une sorte de retour en arrière génétique. « Mes parents viennent du Nigeria et, d'aussi loin que l'on s'en souvienne, les membres de ma famille ont tous été noirs. Mais à un moment donné, il doit y avoir eu un gène blanc dans ma famille qui est resté en sommeil pendant des années et des années - jusqu'à présent, » souligne Catherine au journal anglais.

Les implications sociales et identitaires

La naissance d'un enfant blanc de parents noirs soulève des questions complexes sur l'identité, la perception de la race et les préjugés.

Le regard des autres

«Le regard d'autrui me fait toujours dire: “T'es black”, c'est la couleur qui passe avant ton humanité», décrit Oumou. Les chiffres sont parlants: 32% des originaires des DOM disent qu'on leur parle souvent de leurs origines (sans forcément y apporter un jugement péjoratif) et 30% déclarent se sentir français·es mais qu'on ne les voit pas comme tel·les. Ces pourcentages sont respectivement de 38% et 24% pour leurs descendant·es, 51% et 31% pour les immigré·es d'Afrique sahélienne, 50% et 45% pour leurs descendant·es, 50% et 35% pour les immigré·es d'Afrique centrale et 43% et 34% pour leurs descendant·es.

La valorisation de la blancheur

«C'est quand même une identité, une part de soi, abonde la jeune maman. Reste que ces dissemblances apparentes, même si constatées fugacement avec parfois un brin de surprise ou de dépit, n'empêchent pas la construction du lien parent-enfant. «Là, c'est l'été, Liam a quand même pris un peu le soleil, ses petites jambes et ses petites mains ont bronzé parce qu'il est dehors, donc il est légèrement mat. Mais sa peau va rester comme ça. Les cheveux, on m'a dit que ça pouvait changer jusqu'à 18 mois… Oumou a beau admettre tricher et utiliser des filtres sur les photos qu'elle envoie de sa fille «pour la rendre plus foncée», Ava est «vraiment son petit bébé, son petit chat». C'est bien le contexte social qui colorie cette filiation bigarrée. Comme le rappelle le sociologue Christian Poiret, «en Afrique subsaharienne comme aux Antilles françaises, il y a des formes de valorisation très forte de la blancheur -on parlera par exemple d'enfant “chapé” en Martinique ou en Guadeloupe pour désigner un enfant très clair de peau qui a “échappé” au stigmate noir. C'est le cas dans le roman Là où les chiens aboient par la queue d'Estelle-Sarah Bulle. Ceci est inculqué aux enfants dès le plus jeune âge. Gaëlle Aminata Colin, étudiante en master de sociologie, qui s'est concentrée pour son mémoire de recherche sur les questions du métissage, et elle-même métisse, se souvient qu'à l'âge de 8-10 ans, elle ne voulait pas se marier avec une personne noire afin de ne pas avoir un enfant plus foncé qu'elle: «C'était rentré dans ma tête d'une manière ou d'une autre.

Lire aussi: Soulager les coliques de bébé

La discrimination

Cette valorisation des peaux plus claires peut se combiner à une haine de soi, qui, si elle n'est pas systématique ni toujours conscientisée et ensuite combattue, est pleinement incorporée. En témoigne la joaillière et instagrammeuse de 29 ans Adeline Rapon dans l'épisode du podcast Regard qui lui est consacré: «J'étais très triste de ne pas avoir hérité des cheveux de ma mère, qui sont blonds, lisses. […] Je fuyais le soleil, je ne voulais pas bronzer. […] Je ne me rendais pas compte que je cherchais à être blanche, […] c'est quelque chose que je n'intellectualisais pas du tout. […] Je n'aimais pas mon nez: quand tu le regardes de face, il est un peu épaté; je trouvais que c'était très moche, que ma bouche était très moche, que mes cheveux étaient très moches. On y découvre que 40% des originaires des DOM et 47% de leurs descendant·es sont discriminé·es; ces pourcentages sont respectivement de 53% et 57% pour les originaires d'Afrique subsaharienne et leurs descendant·es. C'est la discrimination ethno-raciale, qui regroupe les motifs origine et couleur de peau, qui prédomine: 30% pour les originaires des DOM, 36% pour leurs descendant·es, 48% pour les originaires d'Afrique subsaharienne ainsi que pour leurs descendant·es. Mike, lui aussi, a conscience de la position privilégiée dont bénéficieront ses deux enfants du fait de leur apparence caucasienne: «Je ne me suis pas dit qu'ils étaient sauvés mais que, avec la couleur de peau qu'ils ont, ils auront moins d'obstacles que moi, plus de facilités.

L'expérience familiale

En réalité, pour les enfants métis·ses qui passent pour blanc·hes, «le stigma est porté sur la situation familiale plutôt que l'apparence physique», énonce Gaëlle Aminata Colin. Seulement, «il n'apparaît que quand on voit ces personnes avec leurs parents, que l'on se rend compte qu'elles viennent d'une famille noire. À l'école, elles n'ont pas de problème, ont plein d'amis. À aucun moment leur apparence physique ne joue un rôle, sauf quand on parle d'inviter des gens à la maison. C'est également ce que dépeignait Toi Derricotte dans son journal: «Je suis sûre que la plupart des gens ne passent pas leur temps à se demander de quelle race ils sont. L'apparence blanche crée un décalage, n'empêche pas d'être victime de racisme et encore moins d'y être confronté·e en tant que témoin indirect·e. Pas de soulagement systématique ni entier, donc, lorsque naît l'enfant blanc·he. Les émotions suscitées par sa pigmentation sont souvent plus ambivalentes -ce qui ne les empêche pas de révéler un racisme latent. Sa conjointe et lui venaient d'acheter une maison: «Il faut croire que leurs voisins n'avaient vu que ma belle-sœur et les enfants. «Ah, c'est lui ton père? Adeline Rapon, qui se définit comme «étant très claire» et a «pu passer pour blanche pendant une bonne partie de sa vie», surtout lorsqu'elle se lissait les cheveux, a elle aussi été confrontée à cette incrédulité quand des gens rencontraient son père, antillais: «Toute mon enfance, sans arrêt, c'était des réflexions comme “Ah, c'est lui ton père? Je ne l'imaginais pas comme ça…”. Plus gênant encore: plus âgée, elle avait l'impression que l'on se disait qu'elle était forcément une amie «ou un truc moins sain que ça» de son père. Bien sûr, ce saisissement n'est pas spécifique aux duos parent noir·e-enfant blanc·he. Il a aussi lieu dans la configuration inverse. Marie-France Malonga, dont la mère, blanche, est française et le père, noir, congolais, a vécu une expérience similaire: «Une fois, alors que j'avais une vingtaine d'années et travaillais comme vendeuse dans un magasin, ma mère est venue me rendre visite. Tout le monde m'a regardée avec de gros yeux. Cet ébahissement est amplifié quand c'est l'enfant qui a le plus faible taux de mélanine et peut passer pour blanc·he.

Les stéréotypes

Aux Noir·es a longtemps été assignée «la figure stéréotypée de la victime, de la personne assistée, qui a besoin d'aide», détaille la sociologue. L'origine de la diffusion de ce cliché est ancienne: elle remonte entre autres aux expositions coloniales de la fin du XIXe et du début du XXe siècles qui, dans leur mise en scène, représentaient les populations colonisées comme des individus inférieurs devant être en quelque sorte «sauvés de leur état sauvage par les Blancs, ces derniers s'étant investis auprès d'eux d'une mission civilisatrice permettant de justifier leur domination. Affiche de l'exposition coloniale de Marseille (1922). C'est le cas, par exemple, dans La smala s'en mêle, fiction sérielle diffusée sur France 2, avec «un épisode, “Vos papiers s'il vous plaît!”, dans lequel le personnage joué par Michèle Bernier raconte, la larme à l'œil, comment elle a été chercher quelque part en Afrique noire sa fille adoptive auprès d'une femme africaine pauvre et rachitique, incapable de l'élever», rapporte Marie-France Malonga. Ainsi, le cas de parents noir·es avec un·e enfant blanc·he, comme dans le film Il a déjà tes yeux, va à l'encontre des représentations attendues -Noir·es dans le besoin et Blanc·hes les prenant en charge. Cette remise en question du lien de parenté juste parce que l'apparence diffère montre aussi à quel point le métissage est incompris. Petite, Oumou était claire et il arrivait que les gens la prennent pour une métisse, lui avait rappelé sa mère pendant sa grossesse. La preuve: pour annoncer qu'elle était enceinte, Oumou avait fait un montage photo avec un macaron chocolat, pour elle, un macaron vanille, pour son mari, et un caramel, pour leur enfant. Sauf que son bébé n'a pas du tout eu la pigmentation imaginée. Dans les esprits, c'est un peu comme si l'enfant métis devait avoir une coloration au milieu du nuancier dont ses deux parents constituent les extrémités. Une conception que l'on retrouve jusque dans les livres pour enfants. Une édition récente de l'ouvrage Questions? Réponses! Le corps humain, pour les 5 ans et plus, en atteste: «D'où vient la couleur de ma peau? est-il écrit en gras. Elle vient de tes parents, lit-on en dessous. Photographie d'une page de Questions? Réponses! C'est ce qui fait que, s'il est admis que les frères et sœurs, à l'exception des vrais jumeaux et jumelles, sont différentes, il est moins bien compris que leur couleur de peau peut ne pas être la même. Ce questionnement est loin d'être réservé aux enfants. Ainsi, lorsque le fils aîné de Mike a eu 9 mois, «il a commencé à prendre un peu de couleur». Lorsque c'est la mère qui est racisée et non le père, difficile de croire que c'est le fils ou la fille du facteur. On supposera alors que la femme noire est la nourrice, situation plus courante (voire plus acceptée) dans les représentations. La France n'y échappe pas. «Je me sens parfois obligée de dire: “Ça va, ma fille?” pour que les gens comprennent que je ne suis pas la nounou. Je l'ai encore fait dans le bus», dépeint Oumou. Selon la sociologue Marie-France Malonga, ces comportements parentaux exagérés sont le signe que «nous ne sommes pas habitués à la différence et à la multiculturalité. Ce n'est pas quelque chose qui paraît banal dans notre société française, pourtant mélangée par des brassages importants de populations du fait notamment de notre histoire esclavagiste et colonialiste. D'après l'Insee, en 2015, les mariages mixtes -à savoir ceux entre une personne de nationalité française et une personne de nationalité étrangère- représentaient 14% de ces unions matrimoniales célébrées en France et, dans 14% des cas, la ou le conjoint·e étrangèr·e possédait la nationalité d'un pays d'Afrique subsaharienne.

La représentation de la diversité

«Bien qu'il y ait des enfants issus de ces amours mixtes, et donc des différences de couleurs au sein des familles, il y a tout de même une tendance à exclure la question du métissage dans nos représentations de la société française. «La représentation de la famille métisse apparaît par petites touches: dans les publicités pour les télécoms, dans les séries; mais si l'on voit des couples mixtes, on ne voit pas forcément leurs enfants, ponctue la sociologue. Or cette présence dans la pop culture est d'autant plus nécessaire que c'est vraiment une question d'habitude. C'est en tout cas l'hypothèse formulée par Toi Derricotte dans son ouvrage. «Je pense que les enfants blancs ont plus de difficultés à former un concept de parenté avec des personnes de couleur différente. Les enfants noirs grandissent dans des familles où l'on trouve toutes les couleurs possibles, toutes les textures de cheveux, toutes les formes de visages. Dans les familles blanches, il y a beaucoup moins de différences. J'ai voulu faire un test. “Combien d'entre vous ont des gens de couleurs différentes dans leur famille, quelques-uns aussi clairs que moi, d'autres aussi sombres que Sheldon [un enfant noir]?” Tous les enfants noirs ont levé la main. Pareil pour Mike. «Quand Lukas est né, c'était évident pour quasi tous les membres de ma famille qu'il avait pris de mon côté, ils disaient tous qu'il ressemblait à son grand-père paternel. Mais systématiquement les personnes blanches vont dire: “Ah, Lukas ressemble à sa maman”. C'est là que se situe le nœud du problème. Si les paires parent noir·e-enfant blanc·he déconcertent autant, c'est bien parce qu'elles viennent troubler nos repères raciaux. «Nous avons construit une image du métissage comme un parfait équilibre physique et culturel pour pouvoir conserver cet ordre de la division raciale, éclaire Gaëlle Aminata Colin. Comme l'exprimait si bien la poétesse afro-américaine Toi Derricotte, «les Blancs sont en colère, parce qu'ils ne veulent pas penser que quelqu'un qui a l'air aussi blanc qu'eux puisse être noir. Ce que met en lumière l'enfant blanc·he d'une personne racisée, c'est tout bonnement «le rapport de la France au métissage et à la multiculturalité», résume Marie-France Malonga.

Erreur d'insémination et conséquences

Un cas particulier met en lumière les conséquences d'une erreur lors d'une insémination artificielle.

Lire aussi: Couches bébé : guide d'achat

Une plainte pour erreur sur la marchandise

OHIO - Une lesbienne en couple qui voulait avoir un enfant s’est fait inséminé le sperme d’un homme de type Africain, alors qu’elle avait demandé celui d’un homme caucasien. Elle porte plainte.Metronews a fait le tour de la presse internationale et vous livre le fait divers du jour…Ce n’est pas le cadeau qu’elle avait voulu. C’est comme s’il y avait erreur sur la marchandise. Bref, elle est déçue, et veut se faire rembourser. Sauf que le cadeau raté est en réalité… un bébé. Et là, le service après-vente est moins coopératif.Jennifer Cramblett, une jeune homosexuelle en couple, a décidé de poursuivre la clinique qui l’avait inséminée. Elle a en effet accouché d’une petite métisse… alors qu’elle avait spécifié vouloir un bébé "blanc et blond".

Les craintes et les stéréotypes

Avant l’insémination, Jennifer Cramblett avait stipulé auprès de la banque de sperme qu’elle voulait le sperme d’un donneur de race blanche, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, le numéro 380. Mais l’employée a mal lu le numéro, écrit à la main. Et a sélectionné la fiole numéro 330, celle d’un homme de type Afro-Américain. Trois ans après la naissance, les deux mamans, Jennifer Cramblett , 37 ans, et sa compagne Amanda Zinkon, âgée de 30 ans disent "aimer" leur petite Payton. Mais elles ont cependant décidé de poursuivre la banque de sperme.D’après leur avocat, les deux femmes habitent dans une communauté à prédominance blanche, et craignent que la petite fille ne soit rejetée. De plus, Jennifer indique avoir appris la nouvelle pendant la grossesse, et cela lui a causé du "stress, de la douleur et de la souffrance". Son avocate explique : "Emmener une petite fille se faire couper les cheveux n’est pas particulièrement stressant pour la plupart des mères. Mais pour Jennifer, ce n’est pas quelque chose d’anodin, parce que Payton a les cheveux crépus d’une petite Africaine". Pour avoir une belle coupe de cheveux, Jennifer doit emmener sa fille dans un quartier noir, où la maman est "à l’évidence très différente des autres", et "n’est pas spécialement la bienvenue".Quartier peu mélangéJennifer Cramblett a grandi dans un quartier très peu mélangé, et n’a pas rencontré de personnes noires avant d’être à l’université. La jeune femme reconnaît aussi que son éducation lui a donné des "stéreoptypes" sur les personnes d’origine Africaine. Elle et sa partenaire habitent à UnionTown, dans l’Ohio, et craignent que Payton ne soit la seule enfant noire durant toute sa scolarité. Elles craignent aussi que leurs familles n’acceptent pas l’enfant.

Les conséquences émotionnelles

"Quand elle a appris l’erreur dans l’insémination, Jennifer pleurait, elle était bouleversée", raconte son avocat . "Tout le soin qu’elles avaient mis à sélectionner la bonne parenté du donneur était réduit à néant. En un instant. L’excitation qu’elle avait ressentie pendant sa grossesse, ses projections, s’étaient muées en colère, en déception et en peur." La banque de sperme a ensuite envoyé un mot d’excuse et le remboursement de tous les frais. Mais Jennifer ne l’entend pas de cette oreille : "Je suis contente, car j’ai un bébé en bonne santé, mais on ne peut pas s’en sortir en disant juste "Bon, tu as un bébé, tu devrais être heureuse"", raconte-t-elle. Sa plainte a été examinée par un juge la semaine dernière, mais elle a été rejetée pour erreur de procédure. Elle sera à nouveau examinée en décembre.

Quand les gènes jouent des tours

Une autre histoire illustre la complexité de l'héritage génétique et les surprises qu'il peut réserver.

Un bébé blond aux yeux bridés

Ma mère est vietnamienne. D’asiatique, je n’ai hérité que de mes yeux noisette, de mes cheveux châtains foncés, et de ma mini-silhouette. On m’a toujours dit que les gènes asiatiques « sautaient » une génération, et cela a souvent été confirmé autour de nous. Les métisses ressemblent davantage à des méditerannéens, et leurs enfants à des petits asiatiques. Aussi, j’ai longtemps pensé que mes enfants seraient plus typés asiatiques que moi. D’autant plus que Chéri est brun, aux yeux marron, et à la peau matte. Lorsque j’ai accouché de Choupette, on n’a donc pas été surpris de la découvrir. Plein de cheveux brun, des yeux bridés, et la peau jaune… Le mythe du « gène qui saute une génération » était donc confirmé ! Quand, quelques heures après sa naissance, une sage-femme nous a dit que Choupette avait « peut-être la jaunisse« , on lui a rétorqué « Non mais, sa peau typée jaune, c’est normal, elle a des origines asiatiques ». Et pourtant… Choupette avait bel et bien la jaunisse. Quelques jours et deux séances d’UV plus tard, Choupette était passée de jaune à blanche. Vraiment très pâle. Au retour de la maternité, notre bébé chevelu a commencé à perdre sa tignasse. Au fil des semaines, ses nouveaux cheveux ont éclairci et sont successivement passés de brun à châtain foncé, auburn, châtain clair pour finalement devenir… blonds. Côté yeux, leur couleur a continué d’évoluer pour finalement être noisette clair tirant vers le gris/vert. Mon bébé eurasien est donc blond, à la peau (très) claire, aux yeux noisette clair et bridés.

La surprise et l'incompréhension

Lorsque nos connaissances rencontrent Choupette pour la première fois, la réaction est toujours la même « Mais… Elle est BLONDE ?!! ». Je me rappelle, lorsque j’étais enceinte, et que mes proches et moi blaguions sur le physique de Futur-Bébé. « Tu verras, c’est une blonde aux yeux bridés qui va sortir« … Finalement, on n’avait pas tort !

tags: #bebe #black #naissance #origine

Articles populaires:

Share: