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Bébé Assis Trop Tôt : Impact sur le Développement et Conseils

Les parents sont souvent impatients de voir leur enfant franchir les étapes clés du développement, telles que se retourner, s'asseoir et ramper. Cependant, il est crucial de respecter le rythme naturel de chaque enfant et d'éviter de précipiter ces étapes. Cet article explique pourquoi il est déconseillé d'asseoir les bébés trop tôt et comment encourager un développement moteur sain sans forcer les choses.

Pourquoi ne faut-il pas asseoir mon bébé trop tôt ?

Il est important de faire la distinction entre un bébé assis avec un soutien (dans les bras, une chaise haute pour manger) et un bébé qui se tient assis seul. Tout au long de son développement, votre enfant franchira différentes étapes. Le forcer à s'asseoir sans avoir acquis les étapes précédentes peut être contre-productif et frustrant. Si votre bébé est né prématurément, il est normal qu'il atteigne l'étape de s'asseoir plus tardivement.

Si vous avez l'impression que votre enfant a du retard, il est conseillé de revenir aux bases et de consulter un psychomotricien spécialisé dans la petite enfance. Chaque étape du développement moteur est essentielle pour une bonne acquisition de la marche. L'enfant doit être prêt à gérer la position assise et à en sortir, par exemple en passant à quatre pattes.

En grandissant, il pourra se positionner en "chevalier servant" (position de l'homme qui demande sa femme en mariage avec un genou au sol) en se tenant et se redresser sur ses deux jambes.

J'ai assis mon bébé trop tôt, que puis-je faire ?

Si vous avez assis votre bébé trop tôt sans connaître ces informations, il est compréhensible que vous vous sentiez frustré. Cependant, il est important de comprendre que chaque geste et chaque mouvement contribuent au développement de votre bébé. Avant même de s'asseoir, votre bébé renforce son cou, son dos et ses épaules en passant du temps sur le ventre. Asseoir un bébé avant qu'il ne soit prêt perturbe cette construction progressive. Bien que l'enfant puisse sembler bien installé, ses muscles et son squelette ne sont pas encore alignés pour supporter cette position.

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Les Conséquences d'une Assise Prématurée

Asseoir un bébé trop tôt peut entraver des étapes essentielles du développement moteur, telles que le retournement, le rampement et le quatre pattes. Ces étapes sont cruciales pour :

  1. La coordination et la motricité fine: En apprenant à se déplacer de manière autonome, bébé développe progressivement la coordination de ses mouvements.
  2. Le renforcement musculaire et la posture: À chaque étape de son développement, bébé renforce des groupes musculaires spécifiques, nécessaires pour le maintien d’une bonne posture et pour la marche future.
  3. La confiance en soi et la résilience: Lorsque bébé atteint une étape de son développement par ses propres moyens, comme se retourner ou ramper, il gagne en confiance. Cela lui apprend à faire face à des défis et à développer sa résilience.
  4. L’autonomie motrice et l’équilibre: Les différentes étapes de développement moteur permettent à bébé de renforcer son système vestibulaire, essentiel pour l’équilibre et la coordination.
  5. Le développement cérébral lié à la motricité: Chaque nouvelle étape motrice est également liée à une stimulation des connexions neuronales. Le système vestibulaire de votre bébé, situé dans son oreille interne, est un allié précieux pour son équilibre et son orientation spatiale.

De plus, une assise prématurée peut entraîner :

  1. Une pression excessive sur la colonne vertébrale: Le dos d’un bébé est en développement, avec une courbure naturelle qui se forme progressivement.
  2. Des malpositions persistantes: Les postures forcées, comme une assise prématurée, peuvent nuire au développement postural de bébé.
  3. Risque de déséquilibre moteur: Forcer l’assise d’un bébé avant qu’il ne soit prêt peut perturber l’acquisition de compétences motrices essentielles.

Comment accompagner votre bébé ?

Au lieu de précipiter les choses, voici quelques conseils pour accompagner votre bébé dans son développement moteur :

  1. Favorisez le temps sur le ventre pour renforcer la posture: Le temps passé sur le ventre est essentiel pour développer les muscles du dos, du cou et des épaules. Ces muscles solides sont la base de la motricité et de la posture assise future.
  2. Offrez des jouets attractifs pour encourager les mouvements: Proposez à bébé des jouets incitatifs qui stimulent sa curiosité et l’encouragent à se mouvoir.
  3. Créez un environnement sécurisé pour explorer: Aménagez un espace sécurisé où bébé peut explorer librement et à son rythme.
  4. Laissez bébé interagir avec ses pieds et mains: Encouragez bébé à toucher ses pieds et à les porter à sa bouche.
  5. Donnez de l’espace pour bouger et se retourner: Donner à bébé un large espace pour s’étirer, se retourner ou explorer sans obstacles est essentiel pour renforcer sa motricité globale.
  6. Apprenez à patienter et à observer: Parfois, le meilleur soutien est de laisser bébé évoluer à son rythme. Chaque bébé évolue à son propre rythme.

Les étapes du développement psychomoteur

Un bébé apprend à s'asseoir seul grâce à diverses étapes de développement psychomoteur. Il n'est pas utile, voire néfaste, de l'asseoir et de le caler avec des coussins, car cela l'empêche de bouger. S'il n'a pas réussi à se mettre dans cette position, il arrivera encore moins à en sortir. De plus, cela permet à votre enfant d'explorer l'espace et d'améliorer la perception de son corps dans l'espace.

À force d'être prisonnier de la position assise, votre enfant peut mettre en place des compensations pour essayer de bouger, comme se déplacer sur les fesses, avoir le dos rond ou le dos qui penche d'un côté. Quand un enfant n'est pas prêt à s'asseoir et qu'on le met assis, il va se figer et contracter de manière excessive des muscles qui auraient dû se renforcer doucement.

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Lorsque votre enfant a pris l'habitude d'être dans une position verticale, il risque de ne pas être très content d'être remis allongé. Mais c'est "reculer pour mieux sauter" ! Vous pouvez également consulter des kinésithérapeutes spécialisés et/ou des psychomotriciens. De même, votre enfant sera capable de tenir dans la chaise haute avant de s'asseoir tout seul. Là encore, il n'y a pas de problème à l'asseoir dans la chaise haute lorsqu'il est capable de tenir son dos (environ 6 mois).

Par exemple, chez des enfants qui ont été mis assis, on remarque souvent qu'ils avancent sur les fesses au lieu de ramper, très souvent avec une jambe pliée et une jambe tendue, ce qui sera source d'asymétrie et aura des répercussions sur le corps.

À quel âge bébé commence-t-il à tenir assis ?

Entre 6 et 8 mois, les bébés sont généralement capables de tenir en position assise avec un appui. Ils restent souvent penchés vers l’avant, les mains au sol pour ne pas basculer. Puis, entre 7 et 10 mois, il parvient à se redresser seul, à tourner d’un côté à l’autre et à passer de la position allongée à une position assise stable. Ses bras deviennent des outils pour jouer, explorer et se maintenir.

Certains enfants explorent la position assise avant même de ramper, d’autres attendent d’avoir déjà acquis une bonne motricité globale. Et ce n’est pas un souci !

Comment accompagner votre bébé dans cette étape ?

Il ne faut pas forcer, mais plutôt encourager l’acquisition de la position assise en respectant son développement psychomoteur. Privilégiez la motricité libre en installant bébé sur un tapis ferme. Laissez-le explorer à plat dos, puis sur le ventre. Vous pouvez aussi stimuler son envie de se mouvoir en disposant des jouets colorés autour de lui, légèrement hors de portée. Ces exercices l’inciteront à se déplacer, à se tourner, à attraper et à se mettre à l’aise dans chaque nouvelle position.

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Évitez les transats et les accessoires qui maintiennent artificiellement la position assise. Ces dispositifs ne permettent pas au bébé de renforcer sa musculature et freinent sa capacité à se mouvoir librement.

Et s’il met plus de temps ?

Votre bébé a 9 mois et ne tient pas encore assis ? Ne paniquez pas. En revanche, si votre bébé ne tient pas sa tête, n’essaie pas de se retourner, semble peu tonique ou reste figé sans chercher à se déplacer, il peut être utile d’en parler à un professionnel de santé. Faites confiance à votre intuition de parent !

Le passage à la position assise est une grande étape du développement de votre enfant. Et ça ne sert à rien de vouloir aller plus vite ! Ce n’est pas en le poussant qu’il y parviendra, mais en le laissant essayer encore et encore.

Pourquoi je ne peux pas asseoir mon bébé ?

Tous les parents ont hâte d’asseoir leur bébé et de le voir marcher, mais parfois cette hâte précipite certaines étapes du développement de la motricité de bébé. Nous prônons de plus en plus la motricité libre pour les bébés et ce n’est pas pour rien.

Avant tout, il est important de différencier deux choses : le fait que bébé tient assis et sa capacité à se mettre assis tout seul, et il y a une grande différence entre les deux. En effet, à partir du moment où bébé tient sa tête et son dos, la position assise ou semi-assise avec du soutien pour manger par exemple peut être possible sur un court temps. Mais ce n’est pas parce que vous mettez votre bébé dans une chaise haute qu’il est capable de s’asseoir tout seul.

Quelles sont les risques d’asseoir mon bébé trop tôt ?

Caler votre bébé avec des coussins pour qu’il puisse s’amuser assis et découvrir le monde n’est pas la meilleure des idées. Installé dans cette position assise sans qu’il soit capable de s’y mettre ou de sortir de cette position l’empêche de bouger librement et donc entraine une diminution des mouvements voire même une immobilité. Cette position est passive et comme il ne sait pas comment bouger pour sortir de cette position, il reste passif, il est prisonnier de cette position.

Mettre un bébé assis sans qu’il en soit capable seul signifie qu’il n’a pas encore la musculature adéquate pour rester stable dans cette position. Il contractera ses muscles et se figera pour essayer de rester stable et pourra également développer une peur de tomber. Etant donné que la station assise lui a été imposée, votre bébé ne saura pas comment en sortir et il pourra prendre des mauvaises positions d’adaptation pour tenir assis.

Chaque étape du développement moteur est essentielle pour une bonne acquisition de la marche. La position allongée permet au bébé de se muscler, le ramper permet une bonne latéralité et coordination des ceintures, le 4 pattes renforce la musculature et la coordination, permet d’explorer l’espace en toute sécurité, de développer ses sens notamment visuel et spatial.

Les étapes clés avant de s'asseoir seul

Un bébé apprend à s’asseoir tout seul après plusieurs étapes cruciales de son développement moteur. En effet avant de s’asseoir bébé apprend à :

  • Se retourner du dos au ventre
  • Se retourner du ventre au dos
  • Ramper en arrière
  • Ramper en avant
  • Marcher à 4 pattes
  • S’asseoir en position semi-assise

Il y a donc quelques mois qui passent entre le début des acquisitions motrices et le fait que bébé puisse s’asseoir seul. Grosso modo un bébé va apprendre à s’asseoir tout seul entre 6 et 9 mois. Pas de panique, si votre bébé met plus de temps pour apprendre à s’asseoir seul ce n’est pas si grave, il est surement en train de faire d’autres apprentissages.

Comment savoir si bébé est prêt à s'asseoir ?

Bébé parvient à bien tenir sa tête et sait se retourner du ventre sur le dos et inversement ? Il va bientôt être en capacité de se tenir assis comme un grand ! Non, mieux vaut attendre qu’il y arrive par lui-même. Une position forcée peut créer des tensions et ralentir son développement. Proposez du temps sur le ventre pour muscler son dos et ses bras. Mettez-le en position semi-assise sur vos genoux.

Les positions d'assise naturelles

  • Position en tailleur: Les jambes croisées devant le corps, cette assise est confortable et très stable. Elle étire doucement les hanches tout en renforçant la musculature du tronc. Elle est idéale pour jouer ou manipuler des objets, car elle libère complètement les mains.
  • Assise latérale: Bébé est assis avec un genou vers l’avant et l’autre jambe repliée vers l’arrière, appuyé légèrement sur le côté. Cette posture développe la stabilité latérale du tronc et la souplesse des hanches. Elle sert souvent de position de transition entre l’assise et le quatre pattes.
  • Assise jambes tendues: Les jambes sont étendues devant lui pendant que bébé est assis sur les fesses. Cette position sollicite fortement les muscles du dos et allonge les muscles des jambes. Elle est souvent adoptée pour jouer calmement ou regarder des livres.
  • Position en W: Les genoux sont tournés vers l’avant, les jambes repliées de chaque côté du bassin, formant un "W". Il mobilise alors activement ses abdominaux et les muscles de son dos, qu’il a longuement entraînés au fil de ses mouvements au sol. Cette posture est stable, naturelle, et adaptée à son stade de développement.

Les conséquences d'une assise passive

À l’inverse, l’assise est dite passive lorsque vous placez votre bébé en position assise sans qu’il ait acquis lui-même les compétences nécessaires. Bien sûr, en tant que parent, vous avez envie de l’aider, de lui offrir une nouvelle perspective sur le monde, surtout s’il semble plus heureux ainsi qu’allongé. Mais attention : ce n’est pas parce qu’il parvient à rester assis que son corps est prêt à supporter cette position.

Ses muscles et sa colonne vertébrale ne sont peut-être pas encore assez solides. Dans ce cas, votre bébé s’habitue à compter sur un soutien extérieur plutôt que sur ses propres ressources. Cela peut ralentir certains apprentissages moteurs et perturber le développement naturel de sa posture.

Soyez à l’écoute de son rythme. Encouragez-le à bouger, à explorer, mais laissez-le franchir chaque étape à sa manière. En le mettant trop tôt dans cette posture, vous risquez de la solliciter inutilement, ce qui peut entraîner des déséquilibres posturaux, voire des problèmes vertébraux à long terme.

  • Musculature affaiblie: Un bébé qui est installé passivement ne sollicite pas suffisamment ses muscles pour se maintenir. Résultat : le développement des muscles du tronc, du cou et du dos est freiné. Ces faiblesses peuvent ensuite compliquer l’acquisition de nouvelles compétences motrices, comme la station debout ou la marche autonome.
  • Compétences motrices limitées: En plaçant un bébé assis trop tôt, on court-circuite des étapes fondamentales de son développement, comme le retournement, le pivot ou le rampement. Ces mouvements de transition sont essentiels pour renforcer la coordination, l’équilibre et la perception de son propre corps dans l’espace.
  • Risque de chute accru: Un bébé qui ne sait pas encore s’asseoir seul n’a généralement pas la capacité de sortir de cette posture par lui-même. En cas de perte d’équilibre, il peut basculer sans pouvoir se protéger, ce qui augmente le risque de chute ou de blessure, notamment à la tête ou au cou.
  • Moins d’expériences sensorielles: Bouger, rouler, explorer librement son environnement : toutes ces expériences sont cruciales pour le développement sensoriel de votre bébé.

Chaises hautes, transats : précautions d’usage

Limitez au maximum le temps passé dans les transats, coussins réducteurs et chaises hautes. Ces articles de puériculture doivent être réservés à des temps brefs comme les repas par exemple. Lorsque Bébé est en cours d’acquisition de la position assise, privilégiez les modèles de chaises hautes où vous pouvez gérer le niveau d’inclinaison du siège (modèle évolutif). Quand Bébé aura bien acquis cette position assise, vous pourrez lui proposer une chaise haute adaptée à sa taille, à sa morphologie et respectueuse de son développement (repose-pieds, harnais correctement ajusté…).

Le concept de « motricité libre »

Théorisée dans les années 1960 par une pédiatre hongroise, le docteur Emmi Pikler, la motricité libre consiste à laisser le petit enfant expérimenter par lui-même toutes les possibilités que lui offre son corps, dans un contexte sécurisé, bien sûr. Le but est de ne pas le pousser à accomplir des gestes, mouvements ou positions qu’il n’est pas encore en mesure de faire. Inutile donc d’inciter son enfant à se tenir sur ses jambes trop précocement, ou à marcher, s’il ne se sent pas prêt. Cela pourrait le mettre en situation d’échec.

En revanche, l’enfant a tout à gagner à être mis en position d’expérimenter par lui-même (toujours sous la surveillance d’un adulte, bien évidemment). Le concept de motricité libre est ainsi souvent mis en pratique dans les crèches et halte-garderie, où les puéricultrices aménagent des espaces adaptés aux capacités des enfants, selon leur âge (cela consiste le plus souvent en un assemblage de grands tapis couverts de différentes textures pour les plus petits). Tout ce qui peut entraver le déplacement naturel de l’enfant (cale-bébé, transat, trotteur) est supprimé de l’aire, pour laisser libre cours à ses mouvements.

Emmi Pickler et la position assise de Bébé

Selon elle, les enfants doivent atteindre la position assise par eux-mêmes et sans intervention d’un adulte, il s’agit d’un processus naturel qu’il ne faut pas brusquer. Pickler insiste sur le fait que les enfants doivent passer par plusieurs étapes de développement pour arriver à la position assise (contrôle de la tête, se retourner, ramper, se mettre à quatre pattes notamment). Ces étapes renforcent la musculature des enfants et participent à la coordination des mouvements.

Les conséquences d’une position assise imposée précocement à Bébé

Bébé est installé en position assise sur son tapis de jeu et il est entouré de coussins pour prévenir d’une éventuelle chute ? Alors OUI il tient assis mais il ne sait pas se mettre assis en autonomie ni quitter cette position en toute sécurité et c’est bien là la nuance à comprendre.

Cette situation demeure fréquente et loin de nous l’idée de blâmer les parents qui pensaient bien faire initialement Cette pratique résulte d’une fausse croyance qui perdure faute de sensibilisation. Ainsi, voici les conséquences possibles d’une position assise imposée à bébé avant qu’il ne la maîtrise lui-même.

Problèmes d’ordre physique

Bébé peut ressentir des douleurs dorsales car sa tête est encore lourde à porter et son dos pas suffisamment musclé. Si Bébé ne se met pas assis tout seul c’est qu’il n’est pas prêt physiquement (faiblesse musculaire, maintient en équilibre encore un peu juste par exemple). Une mauvaise posture peut alors apparaître lorsque le bébé grandit.

Risque de freiner les autres étapes de son développement

Bébé se crispe et reste immobile tant bien que mal. Il se concentre sur son maintien en position assise plutôt que sur son environnement et les nouvelles possibilités de jeu et d’intéractions qui s’offrent à lui dans cette position. Parfois les bébés qui ont été assis prématurément se déplacent longtemps sur leurs fesses sans chercher à se mettre debout.

Stress, pleurs et frustration

Bien souvent, Bébé finit par lâcher prise et se laisse tomber sur le côté ou en arrière en pleurant (alors qu’il devrait utiliser ses mains comme appui pour se rattraper à l’avant). De même, puisqu’il n’a pas intégré de lui-même toutes les étapes pour parvenir à la position assise en autonomie (ramper et position quatre pattes), il est plus enclin à exprimer de la frustration et de l’incompréhension car il n’arrive pas à saisir comme il veut les jouets autour de lui. Bébé lève les bras au ciel, réclame très souvent de l’aide et manque de confiance en lui !

Mon bébé ne tient pas assis, quand dois-je m’inquiéter ?

Aujourd’hui, les injonctions à la perfection mettent une pression folle sur les parents et leurs bébés. Pourtant, chaque bébé dispose de son propre rythme et franchit les étapes quand il se sent prêt. Tous les bébés ne marchent pas au même âge ou ont leurs dents en même temps, fort heureusement ! Laissons-les faire leur chemin et faisons-leur confiance dans leur manière de progresser. Toutefois, la position assise s’acquiert en général sur la tranche 6-9 mois. Ce repère d’âge est donné à titre indicatif et peut vous permettre d’arbitrer vos inquiétudes concernant un éventuel retard de développement.

Les signes qui peuvent vous interpeller

En cas de de questionnement sur l’acquisition de la position assise de votre Bébé, nous vous invitons à vous rapprocher du médecin chargé de son suivi médical. Voici quelques signes qui peuvent vous inciter à consulter un professionnel de santé (médecin généraliste, pédiatre, PMI) :

  • Bébé grandit mais ne semble pas s’intéresser à la position assise ;
  • Lorsque Bébé est dans vos bras, il ne cherche pas à s’enrouler et à se redresser (il est en hyperextension plutôt qu’avec une position du dos en C où son regard est dirigé vers ses pieds) ;
  • Bébé a des difficultés pour passer du dos au ventre, pour attraper ses pieds ou pour utiliser ses mains (processus de latéralisation) ;
  • Bébé est né prématurément ou a connu une plagiocéphalie positionnelle durant ses premières semaines de vie.

Dans certains cas, votre médecin peut vous diriger vers un kinésithérapeute pour effectuer un bilan de votre enfant et convenir d’une éventuelle prise en charge qui combine manipulations et exercices de réadaptation.

Encourager bébé à acquérir la position assise

Comment bébé passe de la position allongée à la position assise ?

Allongé au sol sur son tapis de motricité, Bébé a plusieurs possibilités pour arriver à la posture assise :

  • Sur le dos, il cherche une position latérale pour prendre appui sur sa hanche et son avant-bras. Il arrive alors dans une position que les professionnels de santé nomment « assis-plage » (ou position de la sirène) avec ses jambes pliées du même côté. Enfin, il peut déplier ses jambes et être assis de face. Pour sortir de la position assise, Bébé refera les étapes dans l’autre sens en repassant par la position « assis-plage ».
  • Sur le ventre, il replie ses genoux sous son abdomen (principe d’enroulement du bassin), il prend appui sur ses deux mains et pousse sur ses bras pour finalement passer ses jambes sur le côté et arriver en position assise.

Mon bébé n’arrive pas à sortir de la position assise tout seul, comment l’aider ?

Dans le cas où Bébé aurait été positionné trop tôt en position assise, il se peut qu’il n’arrive pas à en sortir seul et qu’il finisse par se laisser tomber (au risque de se faire mal). Bébé ne sait donc pas se mettre assis tout seul mais vous pouvez l’aider à faire le cheminement inverse en apprenant à sortir de cette posture en toute sécurité.

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