L’allaitement maternel, un sujet aussi universel qu’intime, joue un rôle clé dans la vie de chaque nouvelle mère et de son bébé. En reconnaissance de son importance, la Semaine Mondiale de l’Allaitement met en lumière les avantages de ce geste naturel, tout en attirant l’attention sur les défis que peuvent rencontrer certaines mères. Cet article a pour objectif d’éclairer les futures mamans et celles qui allaitent déjà sur les bénéfices et les éventuelles difficultés de l’allaitement mais aussi comment allier la reprise du travail et l’allaitement.
Les Bienfaits de l’Allaitement
L’allaitement maternel offre de nombreux bienfaits, tant pour le bébé que pour la maman. Il permet de répondre aux besoins nutritionnels du nourrisson, en renforçant le système immunitaire et en favorisant le lien entre la mère et l’enfant.
Pour le bébé
En termes de nutrition, le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins de l’enfant. Il contient toutes les vitamines, sels minéraux, oligoéléments, sucres, graisses et protéines nécessaires à la croissance de votre enfant, et cela en quantités idéales. Constitué en grande partie d’eau (87 % environ), le lait maternel, grâce à sa teneur en nutriments, glucides et lipides, permet à votre bébé de faire le plein d’énergie et de remplir ses besoins nutritionnels journaliers.
De plus, la composition du lait maternel évolue en permanence pour s’adapter aux besoins du bébé qui grandit. Il s’enrichit en graisses à mesure que le sein se vide et que les tétées se rapprochent.
Sur le plan de la santé, le lait maternel offre de nombreux avantages. Il favorise la bonne digestion, sans fatiguer les reins ni le foie, et diminue les gaz. Le bébé bénéficie des anticorps de sa mère, qui lui fournissent une protection contre les microbes. Le lait maternel contribue aussi à réduire le risque d’allergies chez les enfants prédisposés au niveau familial. La présence d’anticorps dans le lait maternel protègent les nourrissons qui sont alors moins susceptibles de tomber malades. L'allaitement maternel réduirait le risque de mort subite du nourrisson. Enfin, un bébé nourri au sein absorbe avec le lait une certaine quantité de probiotiques - les bactéries qui se trouvent dans le lait et sur la peau de la mère.
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Le lait maternel est bien toléré par le tube digestif fragile de bébé, ses reins et son foie. Le lait maternel contient des anticorps et différents moyens de défense contre les microbes qui apportent une protection contre certaines infections. L’allaitement est alors indispensable pour bébé, car celui-ci contribue à prévenir de certaines infections parfois très graves.
Pour la maman
L’un des principaux avantages est le renforcement du lien mère-enfant. Ce lien est créé par le contact physique et la proximité, renforçant ainsi l’attachement mutuel. L'allaitement favorise une proximité physique et émotionnelle unique. L’allaitement permet des interactions privilégiées qui mobilisent tous les sens. En tétant le sein de sa maman, bébé est au contact de sa peau, il reconnaît son odeur, il entend les bruits de son cœur. Maman et bébé se touchent, se caressent, s'observent. Ces échanges sont importants et sont une des façons de créer un lien, de se connecter à son bébé. Bébé et maman partagent chaleur, amour et sécurité.
L’allaitement a également des effets positifs sur la santé. En effet, la tétée accélère les contractions de l’utérus, lui permettant de reprendre sa place plus rapidement après l’accouchement. Elle contribue à réduire le risque de certaines maladies chez la mère notamment la prévention du cancer du sein, de l’ovaire, ainsi que l’ostéoporose. L’allaitement stimule la production d’ocytocine, une hormone qui réduit le stress et apaise naturellement la maman. L'allaitement maternel protège également la mère contre le cancer du sein. Allaiter a aussi des effets sur la santé à court et long terme pour la mère. diminue le risque de cancer du sein.
On oublie souvent de citer les bénéfices que l’allaitement vous apporte, à vous : récupération plus facile de votre poids initial, apaisement qui facilite le sommeil, amélioration de la constitution de vos os, freinant les risques de cancers de l’ovaire, augmentation de votre taux d’ocytocine (hormones agissant sur les muscles de l’utérus) aidant votre utérus à récupérer ses dimensions initiales plus rapidement… Sans oublier l’aspect économique défiant toute concurrence, associé à un impact écologique réduit.
Les problèmes que l’on peut rencontrer lors de l’allaitement
L’allaitement, bien que naturel, peut parfois s’avérer complexe, avec plusieurs défis à relever. Par exemple, les crevasses sont courantes durant le premier mois. Ces petites fissures sur le mamelon sont généralement dues à une mauvaise position du bébé pendant la tétée et peuvent entraîner un arrêt prématuré de l’allaitement. Face à ce problème, l’ajustement de la position du bébé, l’hygiène rigoureuse des mains avant chaque tétée, ainsi que l’aide d’un professionnel de l’allaitement peuvent faire la différence. L’application de colostrum ou de lait maternel sur le mamelon après chaque tétée peut également aider à prévenir les crevasses. Sachez que tous les nouveaux nés ne tètent pas tous de la même façon et que ces complications peuvent très bien vous être épargnées selon la nature de votre petit affamé. Cela dit, l’allaitement ne doit pas être douloureux et l’apparition de crevasses n’est pas une conséquence normale. Votre bébé ne doit pas correctement prendre le sein.
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L’engorgement du sein, qui se manifeste par une accumulation de lait dans la glande mammaire, est une autre difficulté courante. Cela peut rendre le sein douloureux et gonflé, compliquant ainsi l’allaitement. Pour surmonter cet obstacle, il est recommandé d’augmenter la fréquence des tétées, d’utiliser un tire-lait ou de masser l’aréole pour faciliter l’écoulement du lait. Des compresses froides entre les tétées peuvent aussi aider à réduire l’inconfort.
Chaque problème a sa solution, et même les cas plus rares comme la mastite, une inflammation du sein généralement due à une stagnation du lait, peuvent être gérés. Il est crucial de continuer à allaiter, en privilégiant le sein atteint. Si l’allaitement est trop douloureux, l’expression manuelle du lait ou l’utilisation d’un tire-lait peut être nécessaire. En cas de mycose du sein ou de muguet chez le bébé, une consultation médicale rapide est essentielle pour un traitement adéquat.
Dans les cas où le bébé refuse le sein, il est important de rester calme et patient. Offrir la tétée dans un moment de calme et demander des conseils à un professionnel ou à une association de soutien à l’allaitement peuvent être des démarches efficaces. L’allaitement peut être un parcours semé d’embûches, mais la clé réside souvent dans la patience, le soutien et l’accès à des informations et des conseils de qualité.
Parmi les inconvénients de l'allaitement, citons : Les éventuelles douleurs au(x) sein(s) durant toute la période où l’on allaite. Le développement de mycoses ou de crevasses au niveau de l’aréole. La contrainte organisationnelle et la fatigue entrainée par l’allaitement, qui soit se faire toutes les deux heures. L'éventuel développement de troubles du sommeil. La difficulté pour le nourrisson de téter au sein et donc de prendre du poids. Le jonglage entre allaitement, vie sociale et vie professionnelle.
Allaitement et Travail : Comment concilier les deux ?
La reprise du travail n’implique pas nécessairement l’arrêt de l’allaitement. En effet, avec une bonne préparation et une bonne organisation, il est tout à fait possible de continuer à allaiter votre enfant tout en travaillant. Pour cela, il est essentiel de bien préparer votre projet avec les personnes qui garderont votre bébé et votre entreprise.
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Dans la pratique, si votre lieu de travail et celui de garde de votre enfant sont proches, vous pouvez envisager de continuer l’allaitement exclusif en vous absentant pour nourrir votre bébé. Vous pouvez aussi envisager de tirer votre lait sur votre lieu de travail, si vous disposez d’un tire-lait, d’un réfrigérateur pour conserver le lait, et du matériel pour le transporter dans de bonnes conditions. Si l’allaitement exclusif n’est pas envisageable, l’allaitement partiel peut être une solution. Vous pouvez donner des biberons de lait infantile à votre enfant pendant la journée en semaine et l’allaiter le reste du temps (le matin, le soir, le week-end…). On parle d’allaitement mixte quand la mère décide d’alterner entre tétée au sein et au biberon. Début du sevrage du bébé. Il est important de noter que l’allaitement mixte est une solution qu’on peut adopter à partir de six mois d’allaitement uniquement au risque de stopper la lactation de la mère de façon précoce.
La loi française, à travers les articles L 1225-30 à L 1225-33 du Code du Travail, prévoit de libérer une heure par jour pour tirer votre lait ou allaiter votre bébé, jusqu’au premier anniversaire de l’enfant. Il est important de discuter avec votre employeur pour mettre en place une organisation qui convienne à tous.
Un conseil pratique serait de commencer à faire des stocks de lait congelé avant la reprise du travail. Il n’est pas nécessaire de supprimer des tétées avant la reprise du travail, sauf si vous envisagez de donner des biberons de lait infantile dans la journée. Dans ce cas, ne vous y prenez pas trop tôt pour ne pas tarir votre lactation avant même d’avoir repris votre travail.
Allaiter ou ne pas allaiter ? Un choix personnel
Allaiter ou ne pas allaiter ? Telle est la question que se pose un tas de jeunes mamans. Vous en faites partie ? En raison des contraintes socio-économiques des temps modernes, l’allaitement est depuis quelques années devenu moins fréquent qu’auparavant. Dans un monde où tout s’accélère, les jeunes mamans ne semblent plus avoir d’autre choix que de zapper cette étape éducative. Mais le monde moderne n’est pas le seul responsable du rejet de l’allaitement. Quand il restait la seule méthode de nourrir son enfant, la plupart des mamans aisées embauchaient une nourrice pour ne pas avoir à supporter l’étape de la tétée. C’est dire si l’allaitement a eu la vie dure !
Ce qui ne n’arrange pas les choses, c’est que le discours sur l’allaitement reste encore relativement insignifiant. Il semblerait que peu de mamans soient sensibilisées à cette pratique et ne détiennent pas beaucoup d’informations avant de se lancer. Il est donc tout à fait normal d’éprouver quelques inquiétudes. Peur de ne pas avoir assez de lait ? Quand proposer le sein et combien de fois par jour ? Comment savoir si bébé tête bien ? Faut-il changer de sein en milieu de tétée ? Comment arrêter d’allaiter et quelles conséquences pour l’enfant ?
Ce n’est que récemment que l’on observe un regain d’intérêt pour l’allaitement. Ce mode d’alimentation infantile semble faire un retour en force auprès des jeunes mères, lassées de déchiffrer les composants des préparations pour bébé ou recherchant de plus en plus ce contact privilégié. Mais comment concilier la vie de tous les jours et l’allaitement quotidien ? De nombreux outils ont été développés pour répondre aux besoins de toutes les mamans pressées.
Pendant la grossesse, il y a souvent une question à laquelle les futures mamans réfléchissent beaucoup : vais-je opter pour l’allaitement ? S’il s’agit de la manière la plus naturelle et ancestrale de nourrir son bébé, des solutions alternatives à l’allaitement existent aujourd’hui de sorte que les futures mamans puissent avoir le choix entre allaiter leur enfant ou non. Entre avantages physiologiques et psychologiques et impacts sur la vie quotidienne, ce choix n’est aujourd’hui pas aussi évident qu’il n’y paraît pour toutes les futures mères. De nombreux facteurs peuvent vous faire choisir l’allaitement, l’allaitement mixte ou le biberon. Ainsi, sachez que le choix vous revient entièrement et pourra dépendre de plusieurs choses. Par exemple, vos contraintes de vie vous encourageront peut-être à choisir une méthode plutôt qu’une autre.
Vous vous posez probablement la question du choix de l’allaitement ou de l’utilisation du biberon pour nourrir votre nouveau-né durant les premiers mois de sa vie. Les bienfaits de l’allaitement maternel sont multiples, que ce soit d’un point de vue physiologique ou psychologique. De plus, les avantages sont en plus doubles puisqu’ils le sont à la fois pour le bébé et pour la mère. Création d’un lien entre la maman et son enfant : l’allaitement encourage les interactions précoces entre la mère et l’enfant. Développement d’un sentiment de sécurité et de protection chez l’enfant (jeu d’hormone comme l’ocytocine par exemple) : ceci aidera grandement l’enfant dans son développement pour qu’il devienne autonome et indépendant.
Il existe une croyance très répandue disant que l’allaitement est un moyen de contraception pour la nouvelle maman durant plusieurs mois. Si l’allaitement retarde le retour de couche, il n’y a néanmoins aucune preuve scientifique démontrant qu’il s’agit d’un moyen de contraception fiable. Si vous souhaitez reprendre votre activité sexuelle après votre accouchement sans désir d’enfant, n’hésitez pas à utiliser un préservatif ou à vous rapprocher d’un professionnel de santé pour que celui-ci vous prescrive un nouveau contraceptif. Il n’existe malheureusement pas que des avantages à l’allaitement maternel aujourd’hui. Impact sur le sommeil : l’allaitement impliquera que la mère devra se lever la nuit pour les tétées nocturnes. Pression de l’entourage : l’allaitement est globalement privilégié comme étant la chose à faire après son accouchement. Les mères préférant nourrir leur enfant au biberon sont alors parfois culpabilisées. Complications : l’allaitement peut être un effort pour le corps, entraînant également des complications qui peuvent être douloureuses (mamelons douloureux).
À vous de peser le pour et le contre en fonction de vos envies et de vos contraintes du quotidien. En se contraignant à allaiter, une jeune maman risquerait d’une part de perdre une grande partie des bénéfices de l’allaitement. Il n’y a aucune culpabilité à avoir si vous ne ressentez pas l’envie d’allaiter votre enfant.
Les mamans doivent être libres de nourrir leur bébé comme bon leur semble, sans aucun jugement. L’allaitement n’est pas un choix à prendre à la légère. La mère doit être en accord avec elle-même et donner le sein parce qu’elle en a envie et non car elle se sent forcée. Un allaitement forcé ou sous pression pourrait conduire à un baby blues ou une dépression post-partum.
Il y a tout autant de bonnes raisons d'allaiter que de donner le biberon, mais ces raisons vous sont personnelles, et vous n'avez pas à justifier votre choix auprès de quiconque. Aujourd'hui, malheureusement, le choix de la première alimentation de son enfant n'est pas encore totalement libre et serein, puisqu'il se fait au milieu de remarques et de critiques des proches ou moins proches. Informez-vous, entourez-vous de soignants à l'écoute, et faites-vous confiance, vous faites le bon choix !
Vous n’êtes pas sûre de faire le choix d’allaiter pour les bonnes raisons ? Demandez-vous si : Vous en avez envie, vous vous êtes informée sur les avantages et inconvénients de l’allaitement, vous êtes à l’aise avec votre corps, personne n’a influencé votre choix, l’allaitement est un moment agréable pour vous, vous n’avez aucune contre-indication médicale.
Vous préférez nourrir votre bébé au biberon ? Aucune raison de culpabiliser. Votre enfant sera nourri, aimé, dorloté, et c’est tout ce qui compte. Tout ce dont il a besoin pour se sentir bien, c'est de lait et d’une maman en bonne santé qui prenne soin de lui. Ne pas allaiter votre bébé ne fera pas de vous une mauvaise mère. Les laits infantiles actuels sont parfaitement adaptés aux besoins des bébés, avec une très bonne composition. Veillez à suivre correctement les consignes d’hygiène lors de la préparation du biberon et le dosage de lait en poudre recommandé.
Qui peut vous accompagner durant l’allaitement ?
Bien que l’allaitement soit quelque chose de naturel qui semble être inné pour toutes les nouvelles mères, ce n’est pas une période aussi facile qu’il n’y paraît. Ainsi, être accompagnée pendant ces quelques mois peut aider les jeunes mères à mieux appréhender et réussir leur allaitement. Vous pouvez par exemple demander conseil à une conseillère en lactation, à une puéricultrice ou à une sage-femme. Sachez également que pédiatres, médecins généralistes et gynécologues sont également à votre écoute pour toute question. Si vous souhaitez allaiter et que vous voulez des conseils ainsi qu’un suivi, vous pouvez contacter un médecin, mais aussi une sage-femme spécialisée dans l’allaitement.
Demandez de l'aide et des conseils autour de vous. Sachez aussi que la grande majorité des problèmes - crevasses, engorgements, bébé qui ne tète pas bien ou pas suffisamment - ont pour solution… le fait d'allaiter. C'est un véritable cercle bénéfique.
Les bonnes pratiques pour allaiter
En tant que future mère, on peut naturellement se demander si l’on souhaite - ou non - allaiter son enfant. Ce choix appartient à chaque couple de parents, mais surtout à chaque femme. En effet, l’allaitement est un processus naturel, mais il demande un certain savoir-faire qui n’est parfois pas inné.
La lactation : comment ça marche ?
Les glandes mammaires, situées dans les seins de la femme, produisent du lait maternel dès lors où de la prolactine (hormone qui produit le lait) est créée - juste avant l’accouchement. Celui-ci est stocké dans la poitrine puis propulsé via des cellules contractiles (situées dans les glandes), qui - comme leur nom l’indique - viennent se contracter pour expulser le lait. C’est ainsi que le lait est transporté par les canaux lactifères jusqu’aux mamelons. La production de lait ne peut donc s’activer que lorsque la lactation est stimulée (généralement via la succion - ou “tétée”), une fois l’enfant arrivé.
Pendant la grossesse, l’organisme se prépare à l’arrivée du bébé. Pour cela, il produit la quantité d’hormones nécessaire pour que les seins soient prêts à allaiter, une fois l’enfant né. Au moment de la naissance, les seins produisent une substance assez particulière en toute petite quantité. Il s’agit du colostrum. Ce nom scientifique est en fait un terme qui désigne le premier lait. De couleur jaune orangé, ce lait est très important puisqu’il contient des vitamines et minéraux indispensables au bon développement du bébé. Le colostrum sert notamment à protéger les nouveaux-nés contre les infections, puisqu’il est riche en anticorps et en globules blancs.
Pour que l’organisme puise produire naturellement du lait, il est indispensable de stimuler les seins lorsque l’on souhaite allaiter. Alors que le colostrum est produit naturellement - même lorsque le bébé ne tète pas - le lait doit être régulièrement drainé par tétées (ou tirage), pour continuer à être produit.
Débuter l’allaitement
Allaiter n’est pas inné pour la jeune maman, bien que pour le bébé, téter soit un acte quasi automatique. Néanmoins, cet acte peut s’avérer compliqué pour certains bébés. Il est donc important de savoir comment s’y prendre pour que la lactation et l’allaitement se passent au mieux. L’idéal pour débuter l’allaitement, c’est de profiter des premières heures de vie du bébé. On place ce dernier en peau à peau sur la maman, ce qui lui permet de prendre correctement le sein, mais aussi de stimuler la production de lait. Les premières tétées sont courtes mais très fréquentes. Le bébé a besoin de peu de lait mais assez fréquemment, ce qui favorise d’ailleurs la production de lait. C’est en partie pourquoi la jeune maman observe parfois des montées laiteuses et ce, même si bébé ne veut pas téter.
La jeune maman peut choisir parmi plusieurs positions pour allaiter son enfant. Il existe notamment : la position semi-assise, la position de madone, la position de football, la position couchée. Toutes les positions ne sont pas agréables pour toutes les femmes. Il convient de vous faire accompagner pour vous aider à trouver vos repères et votre façon de faire.
Durée, besoins… Le guide ultime des tétées
Au début de la pratique, les tétées sont dans leur ensemble assez longues. Il faut prendre en compte : l’installation de la maman et du bébé, la stimulation, le rot, le changement de couche. Ce processus dure 45 minutes en moyenne. Mais plus le bébé est habitué à téter, moins les tétées seront longues. La durée de la tétée dépendra donc des besoins de l’enfant, mais aussi de sa facilité à téter.
Le bébé peut téter 8 à 12 fois en 24 heures, c’est-à-dire environ toutes les deux heures. Il existe de bons indicateurs pour savoir si votre bébé a faim : Ses yeux roulent sous ses paupières qui sont restées fermées. Ses bras et les jambes sont agités. Sa bouche mime des mouvements de succion. Il porte ses mains à sa bouche et cherche le sein en tournant la tête. Il pleure. Dans ce cas, mieux vaut donner rapidement le sein car les pleurs sont des alertes pour dire que l’enfant est en détresse. Il a donc très faim.
La première indication pour savoir si bébé a bien fini de téter, c’est la consistance de votre poitrine : si vos seins sons comme “vides et mous” après la tétée, cela signifie que bébé est rassasié. Si bébé déglutit bien de manière visible, cela signifie qu’il mange assez. Si bébé change de rythme durant la tétée, c’est encore mieux. Si votre mamelon est allongé : c’est le signe qu’il a reçu une succion efficace. Un autre signe indirect que votre bébé a bien bu du lait, c’est de regarder ses couches. S’il les mouille beaucoup, cela signifie qu’il a bien mangé.
Allaitement et alimentation : que manger, pour produire du bon lait ?
Pendant la grossesse, de nombreux aliments sont interdits pour ne pas mettre en péril la santé de bébé. C’est aussi le cas pendant l’allaitement ! En effet, ce que consomme la maman peut être transmis au bébé par l’allaitement. Pour éviter de contaminer son bébé et d’impacter sa santé, il faut faire attention à ne pas consommer : De poissons facilement contaminés comme l’espadon, la saumonette, le siki ou la lamproie. De la viande et du poisson crus ou peu cuits. Des fromages au lait cru. Du lait et des œufs crus. De l’alcool. Du café et du thé. Il est également conseillé de manger équilibré et de ne pas consommer trop de sucres, trop de gras ou trop de plats préparés. Mieux vaut éviter le persil, la sauge et la menthe poivrée qui diminuent la production de lait - sauf si l’on produit trop de lait.
Si vous ne produisez pas assez de lait et que vous souhaitez favoriser la lactation, vous pouvez consommer certains aliments galactogènes : Les oléagineux qui stimulent naturellement la lactation grâce à leur richesse en vitamines et minéraux. Le fenouil. Le fenugrec, riche en nutriments. Le malt d’orge qui, riche en pectines et notamment en prolactine, stimule la production de lait. La levure de bière. L’infusion d’anis. Le cumin.
Les contre-indications à l’allaitement
Si l’allaitement est une pratique naturelle qui permet de nourrir et de protéger son enfant, il existe des contre-indications à l'allaitement, notamment si vous êtes : Infectée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Sous médicaments antirétroviraux. Infectée par le virus lymphotrope à cellules T (type I ou II). Touchée par une tuberculose active et non traitée. Consommatrice de drogues. Sous chimiothérapie et que vous prenez des antimétabolites. Sous suivi de radiothérapie.
Il est important de connaître quels médicaments sont interdits durant l’allaitement. En effet, certaines substances peuvent passer dans le lait maternel et la vie de l’enfant peut être mise en danger dans certains cas. Voici les médicaments incompatibles avec l’allaitement : Les anxiolytiques. Les antirétroviraux pour le SIDA ou le VIH. Les agents de chimiothérapie. Les médicaments contre les migraines. Les somnifères. Les stabilisateurs d’humeur.
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