Devenir auxiliaire de puériculture, c'est choisir de prendre soin des enfants de 0 à 15 ans, qu'ils soient en bonne santé ou en situation de handicap. Ce métier, souvent perçu comme une vocation, offre un rôle essentiel dans le développement et le bien-être des enfants. Cependant, comme toute profession, il présente des avantages et des inconvénients qu'il est important de considérer avant de s'engager dans cette voie.
Où exercer le métier d’auxiliaire de puériculture ?
Une fois le diplôme obtenu, l’auxiliaire de puériculture peut travailler dans le secteur public ou privé, en milieu médicalisé, milieu social ou en structure d’accueil du jeune enfant. Ses tâches et son rôle vont varier en fonction de son cadre de travail et donc de l’âge des enfants dont elle a à s’occuper.
En maternité et en service de néonatologie
En maternité, l’auxiliaire de puériculture peut travailler en salle de naissance et/ou en suite de couche. Son rôle en salle de naissance débute dès l’accueil des parents en maternité. Tout au long de l’accouchement, elle aide la maman pendant le travail, rassure l’accompagnant et assiste la sage-femme. Elle réalise ensuite les premiers soins à apporter au nouveau-né. En suite de couche, son rôle est plus pédagogique dans le sens où elle accompagne les jeunes parents à apprendre les premiers gestes de soins, d’hygiène et de réconfort à apporter à leur nourrisson. Elle conseille la maman pour la mise en place de l’allaitement maternel ou artificiel. En complément, elle participe au nettoyage du matériel, des lits et globalement de l’environnement du bébé et de ses parents.
En service de néonatologie, l’auxiliaire de puériculture a comme mission principale d’effectuer les soins d'hygiène, de sécurité et de confort à l'enfant et à sa mère. Elle aide au sein d’une équipe pluridisciplinaire la puéricultrice, l'infirmière, le pédiatre lors des soins.
En milieu hospitalier
Les tâches de l’AP en milieu hospitalier sont variées. Que ce soit au service des urgences pédiatriques, ou au service pédiatrique pour une prise en charge planifiée, l’auxiliaire de puériculture accueille les enfants et leur famille pour les aider à chaque étape de l’hospitalisation. Elle vérifie les paramètres vitaux et rapporte aux médecins et infirmières, aide à la toilette, aux repas, rassure l’enfant et sa famille. Son rôle est ainsi déterminant pour un séjour à l’hôpital dans les meilleures conditions.
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En IME
En Institut Médico-Éducatif, l’auxiliaire de puériculture intervient auprès des enfants en situation de handicap physique ou mental. Pour assurer leur bien-être et garantir aux parents la meilleure prise en charge de leur enfant, l’AP joue un rôle essentiel tant au niveau des soins médicaux à apporter qu’aux activités d’éveil à organiser. Elle assure de plus l’entretien des espaces de vie et de soins, aide pendant les repas et la toilette.
En PMI
Si l’auxiliaire de puériculture travaille dans un PMI, service de Protection Maternelle et Infantile, elle s’occupe des enfants de 0 à 6 ans lors des consultations et des actions médico-sociales de prévention et de suivi pour les enfants, leurs parents et les femmes enceintes. Dans le cadre d’une structure d’aide sociale à l’enfance, les enfants dont l’auxiliaire de puériculture s’occupe y sont placés soit sur décision du juge pour enfants, soit à la demande de parents en situation précaire, soit parce qu’ils sont en cours d’adoption. Son rôle facilite dès l’accueil de l’enfant son adaptation à ce nouveau cadre en lui apportant réconfort et sécurité. Elle aide aussi à (re)créer le lien entre parents et enfants.
En crèche, halte-garderie ou jardin d’éveil
Dans une structure de garde pour enfants, l’auxiliaire de puériculture en crèche s’occupe d’un groupe d’enfant, entre 5 à 8 tout le long de sa garde. Que ce soit pour aider les enfants lors du repas, la toilette ou le change, les accompagner pendant des activités d’éveil primordiales pour leur apprentissage, l’auxiliaire de santé veille sur eux, sur leur santé, leur bien-être et leur sécurité.
Avantages du métier d'auxiliaire de puériculture
Le métier d'auxiliaire de puériculture offre une multitude d'avantages, tant sur le plan personnel que professionnel. Voici quelques-uns des principaux atouts de cette profession :
- Accomplissement personnel et professionnel : Devenir auxiliaire de puériculture est souvent un choix de vocation. Exercer cette profession relève souvent d’une passion, celle d’aimer s’occuper d’enfants, de 0 à 15 ans. Ainsi, pouvoir accomplir les tâches comme apporter des soins aux bébés au quotidien, guider les plus jeunes dans leur apprentissage en organisant des activités d’éveil, accompagner les enfants dans les moments difficiles comme une hospitalisation renforce le sentiment d’épanouissement professionnel de bon nombre d’AP. Travailler au quotidien auprès des tout-petits, les voir grandir, les accompagner dans leurs premières étapes de vie : autant de missions gratifiantes pour celles et ceux qui souhaitent faire une réelle différence.
- Diversité des tâches et des environnements de travail : Les multiples attentions auprès des tout-petits, le travail en équipe et le soutien aux parents créent une diversité dans le travail au quotidien. Le rôle d’une auxiliaire de puériculture n’est jamais anodin, tant pour les enfants dont elle s’occupe ponctuellement ou régulièrement, que pour les familles qu’elle conseille. Les auxiliaires de puériculture peuvent exercer dans des structures variées, comme les crèches, les hôpitaux, ou les PMI, et leurs missions sont multiples, allant des soins de base à l’organisation d’activités d’éveil, en passant par la prévention et l’accompagnement des familles.
- Revalorisation du métier: En 2021, quelques changements ont été effectués sur le métier de la petite enfance afin d’être plus en adéquation avec les attentes modernes du secteur de la santé. Tout d’abord, la formation a été inscrite au niveau 4 du Répertoire national des certifications professionnelles. Ensuite, lors de cette réforme du métier d’AP, le statut de la profession a été revalorisé en catégorie B de la fonction publique. Cette revalorisation permet de reconnaître l’importance de leur rôle. De ce fait, le salaire des auxiliaires de puériculture a été augmenté et une accélération de carrière est désormais possible, ce qui n’était pas le cas avec la catégorie C. Les perspectives d’évolution sont désormais plus attractives et en phase avec la complexité et la responsabilité des tâches confiées.
- Nombreux débouchés et évolutions de carrière : Le diplôme de DEAP permet par la suite de se spécialiser pour devenir infirmière, de s’orienter vers un autre métier de la petite enfance, de passer le concours de la fonction publique pour devenir auxiliaire de puériculture territorial. Être auxiliaire de puériculture offre de nombreux débouchés dans des structures variées, permettant aux professionnels de choisir l’environnement qui correspond le mieux à leurs aspirations. Les auxiliaires de puériculture peuvent aussi exercer dans d’autres structures, comme les hôpitaux au sein de différents services (néonatologie, pédiatrie et urgences pédiatriques), ou encore à domicile, où ils apportent une assistance personnalisée aux familles dans le cadre de leur rôle en PMI.
- Sécurité de l'emploi : En 2021, la CPNEF annonçait un nombre d’embauches d’auxiliaires de puériculture de 1 911 en France. Pourtant, 62 % des employeurs affirment rencontrer des difficultés pour recruter dans ce secteur d’activité. Cette demande constante de personnel qualifié, associée à la diversité des lieux d’exercice, assure de belles perspectives professionnelles pour les auxiliaires de puériculture.
- Accessibilité de la formation : Une des premières raisons convaincantes de devenir AP est l’évolution des conditions d’admission. Auparavant, il était nécessaire de passer un concours, ce qui pouvait constituer un frein pour de nombreux candidats. Aujourd'hui, l'admission en formation se fait sur la base d'un dossier et d'un entretien avec un jury, qui peuvent être préparés en amont avec certaines écoles grâce à des préparations à l’entrée en formation. En effet, des centres de formation proposent des programmes complets de révision et d'entraînements pour aider les candidats à préparer leur dossier et passer l'épreuve orale. En modifiant l’accès à la formation, le ministère chargé de la Santé vise à encourager davantage de personnes passionnées par le secteur de la petite enfance à s’engager dans cette voie enrichissante. De plus, la formation dure 10 mois, ce qui permet aux futurs professionnels d’acquérir rapidement les compétences nécessaires pour intervenir efficacement auprès des jeunes enfants et de leurs familles.
- Possibilité de se former dans de nombreuses villes : Un autre avantage majeur de cette formation est donc la diversité des établissements qui la proposent à travers le territoire français. Que ce soit dans de grandes villes ou dans des zones plus rurales, les candidats ont la possibilité de postuler aux IFAP les plus proches de chez eux. On dénombre ainsi plus d'une centaine d'IFAP en France, dont certains proposent 2 rentrées par an, d'autres des formations pour devenir infirmier ou aide-soignant.
Inconvénients du métier d'auxiliaire de puériculture
Malgré ses nombreux avantages, le métier d'auxiliaire de puériculture comporte également des défis et des inconvénients qu'il est important de prendre en compte :
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- Horaires irréguliers et travail de nuit : Les horaires peuvent être un inconvénient : lorsque l’auxiliaire exerce en milieu médical, il lui faut aussi travailler de jour comme de nuit, les week-ends et les jours fériés. Travailler en crèche par exemple permet d’avoir des horaires plus favorables à une vie de famille. Les conditions de travail peuvent être difficiles, avec des horaires souvent irrégulières et des périodes de forte activité, notamment en milieu hospitalier.
- Exigences physiques et émotionnelles : Le travail en soi peut être contraignant physiquement : il faut porter les enfants, se baisser souvent, rester debout longtemps, etc. Mais il peut l’être aussi moralement : certains enfants, selon leur situation, peuvent être difficiles à calmer, des parents peuvent se montrer réfractaires à tout conseil que pourrait leur soumettre l’AP pour les aider et la charge de travail peut vite augmenter si les collègues sont absents. Les auxiliaires de puériculture peuvent être aussi confrontées à la maladie et la mort. Le travail avec les jeunes enfants demande une grande patience, une capacité à gérer le stress, et une vigilance constante pour assurer leur sécurité.
- Rémunération : La rémunération peut être relativement modeste par rapport à l’implication et aux responsabilités du métier. En début de carrière, une auxiliaire de puériculture gagne généralement entre 1 500 € et 1 700 € nets par mois. Ce salaire varie selon le secteur d’emploi et l’emplacement géographique. Le salaire d’une auxiliaire de puériculture progresse avec l’expérience, surtout dans le secteur public, où les grilles salariales permettent d’atteindre 2 200 € brut après 10 à 15 ans, contre 1 600 € brut en début de carrière.
- Confrontation à la maladie et à la souffrance : Confronté à la maladie. Les auxiliaires de puériculture peuvent être aussi confrontées à la maladie et la mort.
Évolution de carrière et salaire
Les perspectives d’évolution sont désormais plus attractives et en phase avec la complexité et la responsabilité des tâches confiées.
En poursuivant ses études
L’obtention du diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture permet de poursuivre ses études, et de passer des concours pour s’orienter vers une autre spécialité.
Une auxiliaire de puériculture peut ainsi choisir de passer le concours d’infirmier pour suivre 3 ans d’études pour obtenir le diplôme. Elle peut ensuite se spécialiser en puériculture : là aussi, il faut être admis au concours pour avoir accès à l’année d’étude supplémentaire pour devenir puéricultrice.
Une autre voie s’offre aux AP : celle d’aide-soignante. Les formations pour devenir aide-soignant(e) sont similaires en niveau et temps, il est donc possible d’obtenir des équivalences de blocs pour alléger la 2ᵉ formation choisie. Certaines écoles proposent aussi un « pack » pour combiner les 2 formations.
L’AP peut aussi se diriger vers le social en choisissant de devenir Éducateur(trice) de Jeunes Enfants. Il lui suffit alors de constituer un dossier à présenter à un jury dans le cadre d’une VAE.
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En poursuivant sa carrière d’AP
L’auxiliaire de puériculture peut sinon continuer de faire évoluer sa carrière en gravant les échelons et les classes, en gagnant en ancienneté. Elle peut ainsi devenir auxiliaire de puériculture principale et aura la responsabilité d’encadrer ses pairs et de coordonner leurs missions respectives.
Elle peut aussi choisir de travailler dans un secteur différent en changeant de structure.
Quel est le salaire d'une auxiliaire de puériculture ?
Une fois le diplôme d’État DEAP de niveau 4 obtenu, l’auxiliaire de puériculture, travaillant dans le secteur public, peut prétendre à un salaire minimum de 1537 € brut mensuel pour débuter. Au fur et à mesure de sa carrière, elle pourra gravir les échelons et peut obtenir environ 2 000 € brut par mois. À cela viendra s’ajouter des primes de nuit, de jours fériés et de week-ends. Son statut de fonctionnaire lui offre aussi des primes et des indemnités accordées à la fonction publique.
Dans le privé, le salaire d’auxiliaire de puériculture peut être plus intéressant, mais reste de manière générale similaire aux grilles indiciaires du public.
Qualités requises
Pour exceller dans le métier d'auxiliaire de puériculture, certaines qualités sont indispensables :
- Être patient : certaines tâches peuvent paraître répétitives, comme les soins journaliers aux nourrissons. L’apprentissage des tout-petits nécessite aussi de réitérer les mêmes conseils et consignes. L’auxiliaire de puériculture ne doit montrer aucune lassitude dans son travail.
- Garder l’esprit ouvert : savoir s’adapter aux situations rencontrées, mais aussi pouvoir se remettre en cause pour améliorer sans cesse ses méthodes et pratiques. Chaque enfant, chaque famille, sans compter l’environnement, sont différents et l’auxiliaire de puériculture doit être à même d’aider chacun d’entre eux selon leurs besoins.
- Être en bonne santé physique et psychologique : entre les contraintes physiques du métier en tant que tel (rester debout, porter les enfants) et les situations de stress à gérer, l’auxiliaire de puériculture doit savoir faire preuve de sang-froid tout en faisant preuve de vigilance. En effet, il faut être attentif aux premiers signes de symptômes d’un enfant potentiellement contagieux, et prévenir les accidents.
- Être pédagogue : pour aider les enfants le long de leur apprentissage, la pédagogie est essentielle. L’auxiliaire de puériculture doit allier bienveillance, douceur et rigueur pour accompagner les enfants à gagner en autonomie et organiser des activités d’éveil diverses pour leur développement personnel.
- Savoir travailler en équipe ou en complète autonomie : une auxiliaire de puériculture peut exercer dans diverses structures et peut être amenée à assister la puéricultrice, l'infirmière ou le médecin, ou en tant que membre d’une équipe en charge d’un groupe d’enfants au sein d’une crèche.
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