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Anaïs Delva : Révélations Intimes sur l'Avortement et la Résilience à travers la Musique

Introduction

Anaïs Delva, célèbre voix française de la chanson "Libérée, délivrée" de La Reine des Neiges, se dévoile sous un jour nouveau. Après avoir enchanté des millions d'enfants avec son talent vocal dans l'univers Disney, elle explore des thèmes plus personnels et poignants dans son propre album, Obsidienne. Au cœur de cet opus intime, elle aborde avec courage et sensibilité un sujet souvent tabou : son avortement en 2015.

Un Album Thérapeutique : Obsidienne Comme Exutoire

Obsidienne est bien plus qu'un simple album pour Anaïs Delva ; c'est un recueil d'histoires, un fil conducteur à travers des expériences marquantes de sa vie. La lithothérapie faisant partie de sa vie, le parallèle entre les pierres et cet album était cool. L’obsidienne est la pierre d’introspection et elle est puissante, ça correspondait avec son disque. Il marque une rupture avec les personnages féériques qui l'ont fait connaître et témoigne d'une volonté de s'affirmer en tant qu'artiste à part entière. Dans cet album très personnel, elle se livre énormément et elle l’a fait car elle en avait besoin. Ayant passé des années à jouer des rôles, elle s'est parfois perdue en chemin. Cet album lui a permis de se repositionner en tant que personne, en tant que femme. La musique a toujours été une thérapie pour elle, et elle avait besoin de sortir tout ça.

"On me dit" : Une Chanson pour Guérir et Briser le Silence

Le titre "On me dit" est le cœur émotionnel de l'album. C'est une chanson pleine de douceur qui évoque cette "jolie boule de douceur" qui s'est installée "au creux de (son) ventre". À travers des paroles touchantes, Anaïs Delva exprime le doute, le chagrin de n'avoir pas pu garder son enfant, mais aussi son choix et la vie après un avortement. Elle a écrit cette chanson en 2017, parce qu’elle n’allait pas bien suite à un avortement qu’elle a vécu en 2015. Elle a confié son texte à Jules Jaconelli, son binôme, qui l'a mis en musique. "J'avais besoin de guérir", explique-t-elle.

Anais Delva revient sur le devant de la scène avec un titre Très personnel, Très Féminin … justement le jour où la femme est célébrée, le 8 mars. « On me dit » aborde le sujet de l’avortement, sans fard, sans filtre! Anais ose ici ce thème jamais exprimé en chanson. La chanteuse Anais Delva se livre sur cette expérience ultra personnelle et c’est aussi la première fois qu’une artiste parle de ce sujet « tabou » aussi librement…« On me dit » c’est son histoire et celle de milliers de femmes. Elle a connu un avortement et les regards de désapprobation qui l’ont accompagné. Le jugement est tenace pourtant chaque femme ayant connu cette expérience partage la même peine et n’a vraiment pas besoin qu’on l’accable. Elle trouve essentiel à notre époque de faire comprendre qu’une femme qui passe par l’IVG a déjà bien assez à gerer avec sa propre tristesse. Il est plus que temps qu’on cesse de vouloir la faire culpabiliser et la punir davantage.

L'Avortement : Un Sujet Tabou Abordé avec Courage

Anaïs Delva brise un tabou en parlant ouvertement de son avortement. Elle reconnaît qu'il peut être encore difficile de confier son vécu ou son ressenti après une IVG, malgré sa légalité en France. En partageant son expérience, elle espère apporter du réconfort à d'autres femmes (et hommes) qui ont vécu ou vivent une situation similaire. Elle a d'ailleurs vivre seule depuis neuf ans. L'amour depuis ? Pour le moment, le suspense reste entier. Elle n'est pas mère de famille.

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Au-delà de la Douleur : Un Message d'Espoir et de Résilience

Si "On me dit" est une chanson mélancolique, Anaïs Delva insiste sur le fait que le reste de l'album est positif. À travers des titres comme "Partons loin", elle exprime son côté fonceur. Avec "Où es-tu", elle montre qu'elle ne baisse pas les bras. Et avec "On n'a qu'une vie", elle révèle son côté "girl power". Elle n'avait pas vocation de montrer quoi que ce soit et les thèmes n’étaient pas réfléchis. « On n’a qu’une vie », elle était dans le train et ça faisait des semaines qu’elle était saoulée par des choses qu’elle entendait. Ce métier est très particulier et dès qu’on commence à avoir un certain âge on a l’impression d’être une vieille chose alors qu’on est juste dans la fleur de l’âge, on est jugé en permanence et on le sait… C’est le jeu, mais parfois c’est un peu pesant surtout quand on est une femme car on est deux fois plus jugée. Il faut se faire entendre mais être gentille, faut être jolie, être une sainte-nitouche et ne pas déranger… On n’a jamais grâce aux yeux des gens et c’est ce qu’elle a ressentis ces dernières années. Comme elle a une personnalité un peu forte elle sait que les gens pensent qu’on est chiants et qu’on dérange. Elle a accepté ça à un moment car c’était le métier, mais il y a un an elle en a eu ras le bol ! Les paroles de cette chanson sont sorties comme ça et elle a eu des retours de plusieurs femmes qui étaient dans le même cas.

Elle n’avait pas vocation de montrer quoi que ce soit et les thèmes n’étaient pas réfléchis.

Collaborations et Influences : Un Album Riche et Varié

Pour Obsidienne, Anaïs Delva a collaboré avec des artistes talentueux comme Ben Mazué, Davide Esposito, Mathieu Mendes, Ycare et Barbara Pravi. C’était un vrai désir de collaborer avec Ben Mazué car il a une manière d’écrire qu’elle adore ! Elle a adoré tous ses albums dont le dernier « La femme idéale » et c’était important de l’avoir sur le sien. Elle a rencontré Ycare lors d’un concert et le courant est passé rapidement et simplement. Elle a rencontré Barbara Pravi via le réalisateur Jules Jaconelli. Elle fait partie de la nouvelle scène qu’elle adore et elle a cette espèce de poésie féministe. C’était un album très personnel, donc elle voulait des gens dont la plume la touchait et qui avaient l’habitude de parler d’émotions fortes. Ils lui ont soumis des choses et ils ont écouté ses propositions. Les chansons parlent d’elle, mais elles peuvent aussi parler au public et tout s’est fait intelligemment. Elle a toujours pris la musique de manière thérapeutique et elle avait besoin de sortir tout ça.

Elle cite Sheryl Crow, Alanis Morissette et les Cranberries comme influences musicales de son enfance. En France, elle admirait la chanteuse de Niagara. Elle a d'ailleurs repris "Je dois m'en aller" car elle a toujours adoré ce titre à plusieurs périodes de sa vie et pour des raisons différentes. Le texte est très adulte, très sensuel et on peut l’entendre de plein de manières différentes. Elle a vécu ce genre d’histoire dans sa vie personnelle et dans sa vie professionnelle, à un moment, ça devenait nocif et il fallait qu’elle parte pour prendre un peu de recul. À force de ne plus savoir qui elle était, elle allait suffoquer donc il fallait qu’elle s’en aille.

Autres Projets : Théâtre, Cinéma et Doublage

Anaïs Delva est une artiste aux multiples talents. Elle est remontée sur les planches dans « I love Piaf » au théâtre de la Tour Eiffel. Être sur scène est une bouffée d’oxygène pour elle car elle ne fait que son travail d’interprète, contrairement à l’album qui était plus personnel. Elle voulait avoir une petite fenêtre pour souffler un peu (sourire). Elle avait envie de le faire car elle adore Piaf et qu’elle est sur scène avec Jacques Pessis qu’elle adore !

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Elle continue également à travailler en tant que comédienne sur des tournages et du doublage. Elle voudrait faire plus de cinéma car elle a commencé à peine. Elle a toujours eu des rôles de caractère et c’est ça qui lui plaît.

Fausse-couche Tardive et Deuil Périnatale

Il y a quelques mois, Anaïs Delva était victime d’une fausse-couche tardive. En avril dernier, la musicienne expliquait sur Instagram avoir été victime d’une fausse-couche tardive.“Aujourd’hui, je pense à ma petite Alma, ma petite fille que j’ai portée et perdue in utero. Je pense à mon entrée, sereine, dans le second trimestre de grossesse et à sa mort foetale tardive et asymptomatique, survenue peu de temps après, dont on ne connaîtra jamais la cause. Je pense à l’interminable silence qui a précédé le moment où le médecin m’a annoncé que c’était fini et à ce 31 août 2021, lorsque j’ai accouché de son petit corps sans sa vie”, déclarait-elle sur le réseau social. Une tragédie que la chanteuse âgée de 36 ans a évoqué auprès de Konbini.

Anaïs Delva a expliqué que face à cette fausse-couche, elle a eu le choix de faire une aspiration ou de faire un accouchement par voie basse. Et l’ancienne candidate de N’oubliez pas les paroles a décidé d’accoucher de son enfant. “Quand le bébé est encore petit, on peut vous proposer de faire une aspiration […] mais je ne pouvais pas la laisser et j’avais extrêmement peur d’être vide. Je préférais être un cimetière qu’être vide. Je ne voulais pas me séparer d’elle", a-t-elle confié. Et Anaïs Delva a également tenu à passer du temps avec sa fille. "On l’a vue et elle était magnifique. On a des photos d’elle. Il y a des gens qui trouvent ça certainement répugnant et choquant mais c’est ma fille. Évidemment que je voulais la voir à ce moment-là”, a-t-elle expliqué, émue.

Aujourd’hui, Anaïs Delva est enceinte d’un petit garçon. Mais sa fille n’a pas disparu de son coeur. “Jai cette chance d’être enceinte d’un petit garçon, ce qui différencie beaucoup de ma grossesse précédente. Mais des fois, je n’arrive pas à me dire que ce n’est pas elle qui va venir au monde”, a-t-elle confié. Et Anaïs Delva veut briser le tabou sur le deuil périnatal. “Il faut arrêter de vouloir cacher la mort. La mort n’est pas laide. Elle fait juste partie de la vie. Il faut absolument que les gens qui entourent un couple qui attend un enfant et le perd soient conscients de ça et présents”, a déclaré la chanteuse, qui est confiante envers l’avenir et le bonheur de donner naissance prochainement à son petit garçon.

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