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Allaitement Maternel au Québec : Législation, Pratiques et Enjeux

L’allaitement maternel est un sujet de santé publique majeur, dont le succès ne dépend pas uniquement de techniques théoriques universelles. Cet article explore les aspects législatifs de l’allaitement en public au Québec, les pratiques courantes, les défis rencontrés par les mères, et les recommandations des organisations de santé.

L'Allaitement Maternel : Un Enjeu de Santé Publique

L’allaitement maternel est bien plus qu’une simple méthode d’alimentation infantile; il s’agit d’un enjeu de santé publique crucial. En France, par exemple, environ 69,7 % des mères allaitent, partiellement ou exclusivement, à la maternité. Cependant, pour beaucoup, l’allaitement se transforme en un parcours semé d’obstacles dès les premiers jours.

Les défis rencontrés par les mères

De nombreuses mères expriment une perte de confiance en elles, accompagnée de sentiments d’incompétence et de culpabilité lors des consultations d’allaitement. Ces consultations peuvent durer de soixante à cent vingt minutes lors de la première rencontre, ce qui exige une grande disponibilité de la part des professionnels de santé.

La santé du bébé demeure au centre des préoccupations, avec une attention particulière portée à son état général, son tonus, sa coloration et sa réactivité. Les mères ont besoin de comprendre le fonctionnement de leur corps et la succion de leur bébé.

L'importance du soutien et de l'information

Il est essentiel que les mères soient encouragées à observer leur bébé et à identifier les signes d’une tétée efficace. La surveillance pondérale du bébé est un indicateur clé pour orienter les conseils et rassurer la mère. La prise de poids est une source de gratification et de réassurance pour la mère.

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Gestion des difficultés courantes

Plusieurs situations peuvent compliquer l’allaitement, nécessitant des approches adaptées.

Utilisation des bouts de seins en silicone

Dans certains cas, le port de « bouts de seins » en silicone peut être proposé pour soulager les mamelons douloureux, en cas de mamelons ombiliqués, plats ou invaginés, ou pour aider le nouveau-né ayant été nourri au biberon. Ils peuvent également être utiles pour certaines pathologies du nourrisson comme un frein de langue restrictif buccal ou une fente labiopalatine, ou pour atténuer un réflexe d’éjection fort.

Cependant, l’utilisation de ces « écrans de silicone » doit être prudente, car elle peut entraîner une diminution de la production d’ocytocine et, par conséquent, une baisse de la lactation.

Engorgement mammaire

En cas d’engorgement, il n’est pas recommandé de limiter le nombre de tétées ni d’en restreindre la durée, au risque de diminuer la lactation. Il est préférable de proposer des tétées à la demande pour maintenir la production lactée. Les compressions mammaires sont également indiquées pour un drainage efficace du sein et le transfert du lait sans effort de la part du nouveau-né.

La mère peut autopalper ses seins avant et après chaque tétée pour s’assurer de l’efficacité. Il n’y a pas de règle générale, car cela dépend de la capacité de stockage mammaire propre à chaque femme. Il existe une asymétrie physiologique de la production de lait entre les seins. Dès que la mère ressent le besoin (sensation de plénitude du sein, engorgement), elle ne doit pas hésiter à proposer le sein à l’enfant.

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Reprise du travail

Il est possible de continuer à allaiter malgré la reprise du travail. La législation du travail autorise la mère à tirer son lait en journée (une heure par jour, dans des locaux dédiés).

Fièvre et frissons

En cas de fièvre et de frissons, il est important d’identifier la cause de cet état fébrile : interrogatoire, examen clinique, recherche d’un lien avec l’allaitement (observation du sein, présence d’un engorgement, d’une rougeur, uni-/bilatéral, dernière tétée…). Si des traitements sont contre-indiqués pendant l’allaitement, la mère peut continuer de tirer son lait (sans le proposer à l’enfant) pour maintenir la lactation jusqu’à la fin du traitement.

Diversification Alimentaire et Recommandations de l'OMS

Le lait maternel est l’aliment le plus adapté au nourrisson en raison de sa nature et de sa composition, qui évolue en fonction de l’environnement, de l’âge du bébé et du moment de la tétée.

Introduction des aliments de table

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande l’allaitement maternel pour au moins deux ans, avec une période initiale de six à douze mois d’allaitement exclusif. L’introduction des aliments de table est recommandée dans la deuxième partie de la première année de vie, entre six et douze mois. Le bébé doit montrer un intérêt pour les aliments de table, être capable de les mastiquer avec ses gencives, maîtriser le geste pour apporter des aliments à sa bouche, et pouvoir s’asseoir sans assistance.

Quel que soit le choix d’alimentation des parents (végétariens ou omnivores), les besoins nutritifs des bébés allaités, même partiellement, doivent respecter les recommandations d’alimentation infantile de l’OMS, basées sur la recherche scientifique.

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Importance des consultations et du soutien

Pour les mamans ayant des difficultés ou des questions sur une contre-indication à l’allaitement maternel, des associations comme La Leche League France peuvent offrir une aide précieuse. Une consultation individuelle avec une consultante en lactation diplômée IBCLC est également possible.

Dans le cas où une maman ne souhaite pas allaiter elle-même, il est possible de nourrir son enfant avec le don de lait d’une autre femme, selon les recommandations de l’OMS. Les recommandations de l’OMS concernant le lait en don sont les suivantes :

  1. Allaitement directement du sein de la mère.
  2. Lait tiré de la mère.
  3. Don de lait d’une autre femme.
  4. Lait d’une banque de lait.
  5. En derniers recours, une préparation pour nourrisson, à base d’un lait d’une autre espèce, commercialisée.

De même, les « laits » végétaux qui ne sont pas vendus en tant que « préparation pour nourrisson » ne sont pas adaptés aux besoins nutritifs et digestifs des nourrissons.

Diversification alimentaire pour les bébés végétariens ou omnivores

À partir de trois ou quatre mois, un bébé peut montrer des signes d’intérêt pour les aliments de table. Cependant, cela ne signifie pas nécessairement que son système digestif est prêt à digérer ces aliments. L’OMS recommande une introduction aux aliments de table entre six et douze mois, lorsque le bébé peut rester assis sans assistance.

Il s’agit d’une introduction, et non d’un remplacement du lait maternel. Les aliments de table sont une source de calories en complément à l’allaitement maternel. Bien que le lait maternel assure entre 100 % et 97 % des besoins nutritifs jusqu’à l’âge de 36 mois, un bébé allaité aura besoin de calories supplémentaires ainsi que d’un éventail de micronutriments. Il convient d’ajouter des calories provenant des aliments de la table familiale, hachés et non en purée, en respectant la séparation des aliments sans les mixer, en privilégiant des aliments riches en fer, zinc, protéines et calories, faibles en fibres et en eau, et en évitant de grandes quantités de blé.

Bénéfices à long terme de l'allaitement

Le lait maternel est un lait vivant, plein de facteurs immunologiques et nutritifs, toujours bénéfique pour la santé, quel que soit l’âge du consommateur. Bien qu’un minimum d’allaitement maternel existe, il n’y a pas de limite d’âge maximum de consommation du lait humain. L’OMS recommande un allaitement d’au moins deux ans, commençant avec un allaitement exclusif de six à douze mois. Le sevrage commence avec l’introduction des aliments de table et, en respectant les besoins biologiques et le contact corps à corps avec la mère, prend plusieurs années.

Bien que la durée de l’allaitement au sein soit un choix personnel, la durée biologique normale correspond à l’âge auquel le système immunitaire devient mature, l’âge auquel les dents de lait tombent et l’âge auquel le besoin de succion cesse, entre l’âge de six et sept ans.

Conseils pour l'introduction des aliments de table

Il est recommandé de proposer les aliments de table un par un, en attendant quelques jours, voire une semaine, avant de proposer un nouvel aliment afin de vérifier l’absence de réaction d’intolérance. Dans toute la mesure du possible, il convient d’utiliser des aliments issus de l’agriculture biologique, des produits frais, et de préparer les repas de famille soi-même. Il est inutile, voire nocif, d’alimenter un bébé avec des plats préparés commerciaux.

Lorsqu’un bébé est prêt à digérer et déguster les aliments de table, il peut partager les repas traditionnels de sa famille, en ayant pour sa portion des aliments faiblement, voire pas salés, hachés ou éventuellement cuits un peu plus longtemps. Les « aliments pour bébé » commercialisés contiennent souvent de l’amidon et d’autres dérivés des aliments, et sont très souvent riches en sel ou en sucre, et d’autres composants de « remplissage » sans intérêt nutritionnel. Il est important de lire les étiquettes des « aliments pour bébé » commercialisés pour se rendre compte des dangers pour la santé.

Le choix des premiers aliments de table dépend de la culture de la famille. Un bébé appréciera et reconnaîtra d’abord les goûts des aliments que sa mère aura consommés lors de la grossesse et des premiers mois d’allaitement. Des bouillies de céréales infantiles préparées ne présentent aucun intérêt nutritif pour le bébé en âge de manger des aliments de table. Cependant, si les bouillies de flocons d’avoine ou d’autres céréales (en contournant le blé en raison de sa teneur en gluten) font partie des aliments traditionnels de la famille, il convient de les mélanger avec du lait maternel.

Des purées de légumes ou des compotes de fruits ne présentent aucun intérêt sur le plan du développement et de la dextérité des bébés et jeunes enfants, ni sur le plan nutritif pour les bébés allaités au lait maternel. Des fruits frais ou des fruits séchés après trempage sont idéaux pour une introduction des aliments de table sucrés, mais il est de la responsabilité des parents de surveiller un bébé qui mange des fruits frais en raison du risque d’étouffement. Mastiquer les morceaux avec les gencives fait partie d’un travail de dentition normale et permet à un bébé d’augmenter sa dextérité en saisissant les aliments avec ses doigts. Un adulte peut assurer l’alimentation d’un bébé à table, en le nourrissant par les doigts, pour assurer un bon apport des calories. Une fois l’auto-alimentation par les doigts acquise, un bébé sera d’autant plus apte à apprendre la maîtrise d’une cuillère.

Les céréales entières et les légumineuses doivent être cuites longuement et lentement. Les huiles végétales crues peuvent être ajoutées aux légumes et aux bouillies. Chauffer ou cuire les huiles les rend nocives à la consommation. Seules les huiles vierges, pressées à froid et issues de l’agriculture biologique, sont bénéfiques pour la santé. Les graines germées sont à proposer comme les légumes. Il faut veiller à ne pas assaisonner les aliments avec des condiments industriels, tels que le ketchup, en raison de sa teneur en sucre. Il faut aussi limiter l’usage du sucre et du sel.

Exemples d'alimentation planifiée pour un bébé de 6 mois à 1 an

Les portions doivent être adaptées à la taille de l’estomac de l’enfant et non pas à la taille de l’estomac d’un adulte.

  • Lait maternel : À volonté, ne dépassant pas 100 ml si donné au biberon.
  • Fruits (réduits en petits morceaux ; autres que des agrumes) : Avocat, pomme, pêche, banane, poire, abricot, raisin, baies diverses (vers 1 an). Fruits séchés ou trompés, pêches, abricots, raisins et figues : 1-5 c.
  • Aliments protidiques (cuits et tamisés) : Noix et beurres de noix (amande, cajou, pignon, noix, pécan, pistache, cacahuète), Ne pas introduire le fruit à coque et cacahuète avant l’âge de 1 ans, si terrain allergique familial avant l’âge de 4 ans. Légumineuses (haricots variés, pois cassés, lentilles) attention a ne pas introduire de forte quantité de légumineuse système digestif de l’enfant immature, attendre l’âge de 10 mois : 6-18 c.
  • Légumes (cuits et tamisés) : 2-12 c.
  • Huiles végétales : 2 c.
  • Céréales : 4 c.

Suppléments

La priorité des bébés est de manger à sa faim et de le laisser choisir parmi les aliments de table proposés ce qui lui convient. Si les seins sont correctement stimulés, la production lactée sera parfaitement adaptée aux besoins du bébé. Autrefois, les nourrices allaitaient jusqu’à 15 bébés. Si le transfert de lait maternel est compromis, des suppléments de lait peuvent être nécessaires afin d’assurer l’apport calorique nécessaire pour son bon développement. Dans ce cas, les suppléments de lait peuvent être donnés au sein avec un DAL. En outre d’une insuffisance de production lactée, les suppléments de lait, eau, tisanes ou gouttes ne présentent aucun intérêt pour le bébé, sauf en cas de carences maternelles, notamment en vitamine D et en vitamine B12.

En période de grande chaleur, le lait maternel se modifie naturellement pour assurer une hydratation parfaite pour le nourrisson. Pour la vitamine D, une carence peut être dépistée par un dosage sanguin de la vitamine D. La vitamine D est synthétisée lors d’une exposition au soleil. En cas de besoin, on peut administrer des suppléments de vitamine D au bébé diversifié. La supplémentation systématique est recommandée surtout en période hivernale. Pour la vitamine B12, une carence peut être dépistée par un dosage sanguin de la vitamine B12 et de l’acide méthylmalonique. Il est indispensable que la mère végétalienne prenne régulièrement un supplément en vitamine B12 (sous forme de comprimés ou d’aliments enrichis) car cette vitamine ne se trouve actuellement de manière fiable dans aucun aliment d’origine végétale.

Risque de carence en fer

Le fer non hémique représente 100 % du fer que l’on retrouve dans les aliments du règne végétal, et son taux d’absorption est de 2 % à 5 %. On peut améliorer son assimilation en combinant des aliments contenant du fer à des aliments riches en vitamine C. La vitamine C permet la transformation du fer non hémique en une forme plus absorbable par l’intestin. Une dose de vitamine C au cours d’un repas permet d’augmenter l’absorption jusqu’à 12 %. Lorsque le lait maternel (ou préparation lactée pour nourrisson) n’est plus la principale source d’alimentation, l’enfant végétalien doit recevoir un don de supplément en vitamine B12, sous forme de comprimés ou d’aliments enrichis en B12 avec un dosage adapté à l’enfant. Comme pour l’adulte, on peut aussi envisager une supplémentation en vitamine D (si l’exposition au soleil n’est pas suffisante) et en acides gras polyinsaturés DHA et EPA (si l’alimentation n’est pas riche en acides linoléique et alpha-linolénique). Il est important de surveiller la courbe de poids et de croissance de votre enfant, « une cassure de courbe » ou une mauvaise prise de poids peut être le signe d’une nutrition inappropriée.

Allaitement et Reprise d'Activité Professionnelle

La poursuite de l’allaitement avec la reprise d’une activité professionnelle est possible en suivant quelques conseils.

  1. La fréquence moyenne des tétées jusqu’à l’âge de 12 mois est de 8-12 tétées par 24 heures.
  2. Pour une séparation de durée typique d’un emploi (6-10 heures).
  3. Profitez de la pause allaitement légale (Code du travail ordonnance n° 2007-329 de 12 mars 2007 qui remplacent les anciens articles L225-l à L-224-5) de 60 minutes, divisible en 2 fois, en tirant votre lait avec un tire-lait électrique double pompage pendant 20-40 minutes jusque les 12 mois de lactation.
  4. Divisez le lait tiré dans les petites quantités, tel que les sacs de glaçons pour congeler. Petites quantités protègent contre le risque de gaspillage.
  5. L’alimentation au lait maternel est le meilleur choix pour l’enfant et pour la mère. L’alimentation au DAL au doigt est le choix par excellence pour le don du lait dans l’absence de la mère, afin de protéger la technique de succion au sein, et aussi pour des raisons d’hygiène. Un bébé peut boire au gobelet dès la naissance, mais boire du lait maternel précieusement tiré pose un risque de gaspillage, jusqu’à l’enfant maîtrise la déglutition au gobelet sans recracher une partie. Le biberon reste le dernier choix d’alimentation pour un bébé allaité, même en cas de séparation de la mère, en raison de la tétine artificiel qui sabotage la technique de succion au sein. Si toutefois, le biberon est utilisé pour alimenter l’enfant, ce dernier ne doit jamais être utilisé dans la présence de la mère. Une tétine ne devrait pas être utilisé en présence de la mère. Le besoin de succion est normal jusqu’à l’âge de 7 ans, l’âge auquel le système immunitaire devient mature et l’âge auquel l’enfant perd les dents de lait.
  6. Tétées à volontés au retrouvailles et weekends, jusque 12 mois de lactation, ce qui permet un, deux ou trois tétées par jour minimum (selon les individus) pour entretenir une …

Allaitement en Public : Législation et Perception Sociale

En France, la loi ne dit rien qui interdise d’allaiter dans l’espace public. La juriste Martine Herzog-Evans explique qu’il n’est plus possible d’opposer aux mères un « attentat à la pudeur », car cette notion a disparu du système juridique depuis 1994. L’exhibition sexuelle, qui a remplacé cette notion, exige un acte exécuté en public avec une intention sexuelle, ce qui n’est pas le cas de l’allaitement.

Normalisation et acceptation sociale

Pour certaines femmes, allaiter dans les lieux publics sans se cacher est une façon de rendre cela normal. Des initiatives comme des événements où des femmes se réunissent pour allaiter ensemble dans un lieu public visent à normaliser et banaliser l’allaitement « en public ». Des projets photographiques ont également vu le jour dans ce but.

Défis et solutions

L’allaitement en public peut être un apprentissage. Il est normal d’essayer de l’éviter, de le cacher, de le couvrir au début. Cependant, à mesure que la confiance grandit, il devient possible d’envisager d’arrêter de se cacher.

Il est important de ne pas mettre trop d’énergie dans une signalétique « amie de l’allaitement » et des endroits confortables où s’asseoir au fond des magasins. Rappeler au monde doucement et régulièrement que les bébés ont aussi besoin de déjeuner peut avoir le même effet que les piqûres qu’on fait à un enfant allergique pour le désensibiliser, avec des doses petites et fréquentes de l’allergène qui le faisait réagir.

Des commerces (cafés, restaurants, boutiques…) s’affichent comme « breastfeeding-friendly », assurant ainsi aux femmes qu’elles peuvent y allaiter l’esprit tranquille.

Les opinions des mères

Certaines mères pudiques appréhendent d’allaiter à l’extérieur, tandis que d’autres allaitent partout sans problème. Certaines qui n’ont aucun problème pour allaiter en présence d’inconnus ont plus de mal devant des proches. D’autres, qui allaitaient partout sans problème un bébé, hésitent à le faire quand l’enfant grandit.

Les bébés n’aiment généralement pas se retrouver « sous cape », et les « bavoirs d’allaitement » aboutissent souvent à l’effet inverse de celui recherché : au lieu d’être discrète, on se fait remarquer.

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