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L'Allaitement du Bébé Otarie : Informations Essentielles

Introduction

La naissance d'un bébé otarie est toujours un événement spécial, suscitant l'enthousiasme tant chez les équipes animalières des zoos que chez les visiteurs. Cet article explore en détail l'allaitement et le développement des jeunes otaries, en s'appuyant sur des observations récentes et des connaissances générales sur ces mammifères marins fascinants.

Naissance et Premiers Jours

Une otarie de Californie est née au zoo d’Amiens le mercredi 7 juin. La présentation du chiot (nom donné aux petites otaries) a suscité l’enthousiasme de l’équipe animalière du zoo d’Amiens, mais aussi des visiteurs. En effet, la dernière naissance d’une otarie amiénoise remonte à dix ans. La mise bas de Mona, la mère de l’otarie de 50 cm et de 5 kg, a eu lieu sur la terre ferme, car le bébé otarie ne sait nager à la naissance. Les deux individus sont ensuite restés une semaine au sec.

Les soigneurs ont commencé à désensibiliser le bébé à leur présence, toujours avec l’accord de la mère qui a vraiment été très cool avec eux dès le début. Après, ils lui ont donné accès au petit bassin qu’ils ont à l’intérieur, avec une pente très douce, pour qu’il apprenne à nager. Et, aujourd'hui, première sortie dans le grand bassin. Il suit maman et ça se passe super bien. On a fait une rencontre avec tout le monde hier (ndlr, les autres otaries), en contact direct.

Les petites otaries, appelées « chiots » à leur naissance, voient le jour sur la terre ferme et sont dans un premier temps incapables de nager. C’est pour cette raison qu’au Zoo d’Amiens, les deux nouveau-nés n’ont eu accès au bassin d’eau salé, situé dans les coulisses de l’installation des otaries, qu’à partir de 5 jours, avant de découvrir le bassin principal. Pour le premier petit, la première baignade n’a duré que quelques secondes avant que celui-ci ne remonte sur la plage.

L'Allaitement : Une Période Cruciale

L’allaitement va durer près d’un an, mais le chiot commencera à s’intéresser aux poissons dans quelques semaines. Il jouera avec, dans un premier temps, avant de les manger. Après quelques heures d’observation, les soigneurs ont pu constater que le nouveau-né tétait naturellement sa mère qui l’aidait à accéder à ses quatre mamelles en s’allongeant sur le flanc.

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Le lait maternel est essentiel pour la croissance rapide du jeune otarie. Il est très riche en graisses, fournissant l'énergie nécessaire pour maintenir la température corporelle et développer une épaisse couche de graisse isolante. Ce lait est bien plus qu'un simple aliment ; c'est une poudre, mais c’est plus que du lait concentré.

Il est strictement interdit de caresser les bébés otaries. Les mères otaries reconnaissent leurs petits à l’ouïe et à l’odorat. Un bébé peut prendre jusqu’à 7 kilogrammes dans ce laps de temps.

Transition Alimentaire

Bien que l'allaitement soit la principale source de nutrition pendant environ un an, les jeunes otaries commencent à s'intéresser aux poissons dès les premières semaines. Ils jouent avec, apprenant à les manipuler avant de les consommer.

La transition vers une alimentation solide est progressive. Les jeunes otaries imitent le comportement de leur mère, apprenant à chasser et à se nourrir de poissons, de calmars et de crustacés. Cette phase d'apprentissage est cruciale pour leur survie future.

Vocalisations et Communication

Par ailleurs, le petit et la mère ont échangé des vocalises. Les otaries utilisent une variété de sons pour communiquer, notamment des cris pour se reconnaître et maintenir le contact. Ces vocalises sont particulièrement importantes pendant l'allaitement, permettant à la mère et au petit de rester en contact dans l'environnement bruyant des colonies.

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La Vie en Groupe et les Défis

Les otaries de Californie vivent au sein de la zone Rivages du zoo d’Amiens. Elles font l’objet d’un programme européen de conservation (EEP), coordonné par l’Association Européenne des Zoos et Aquariums (EAZA). Leur présence dans le parc permet de sensibiliser le public aux problématiques environnementales telles que la pollution des océans et les dangers du plastique sur les animaux marins.

Les deux bébés otaries resteront au sein du groupe amiénois pendant près d’une année. Comme dans le milieu naturel, ils seront écartés par le mâle dominant du groupe lors de la prochaine saison de reproduction et devront alors être transféré dans un autre parc zoologique.

"Ce sont des animaux qui vivent vieux, qui ont des cycles de reproduction longs. On se doit de ne pas avoir une surpopulation", indique le directeur du zoo. "On se coordonne au niveau des zoos européens pour ne pas faire tous les ans tous des bébés. On a une forme de planning familial au niveau européen. "On ne prélève plus d’animaux dans le milieu naturel. L’idée est que toute la population vivante actuellement en captivité dans les zoos puissent assurer les besoins des parcs zoologiques dans les années futures. C’est pour ça qu’en plus d’avoir régulièrement des naissances, on fait des échanges d’animaux.

Les Différentes Espèces d'Otaries et Leurs Particularités

Dans la famille des otaries (les Otariidés), on distingue lions de mer d'une part et otaries à fourrure de l'autre. Ces dernières, plus petites, se démarquent également par leur abondante fourrure, des nageoires plus longues et un museau retroussé plus court et plus fin. Comme les autres pinnipèdes ce sont des mammifères marins qui se nourrissent en mer où elles évoluent avec agilité et vivent en groupes plus ou moins importants sous la garde de mâles beaucoup plus gros (jusqu'à 5 fois le poids d'une femelle !) qui défendent jalousement leur territoire et leur harem. On identifie 8 espèces d'otaries à fourrure dans les mers et océans de l'hémisphère sud (genre Arctocephalus) et 1 espèce (la plus grosse) qui vit dans l'hémisphère nord (genre Callorhinus).

Il est objectivement difficile de distinguer les différentes espèces d'otaries à fourrure entre elles si ce n'est leurs zones géographiques de présence. Autrefois abondamment chassées (et parfois encore aujourd'hui) pour leur fourrure et leur chair, les otaries à fourrure ont des statuts de sauvegarde variables : l'otarie à fourrure du Nord a le statut d'espèce 'Vulnérable' et celle des Galapagos est 'En danger'.

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Sur l’archipel, deux espèces d’otaries cohabitent : l’otarie des Galápagos (Zalophus wollebaeki) et l’otarie à fourrure des Galápagos (Arctocephalus galapagoensis). L’otarie des Galápagos est la plus facile à observer. Elle est plus grande, au corps élancé, avec un pelage court et lisse, brun à doré. Très sociable, elle se laisse approcher facilement et n’hésite pas à venir se reposer sur les plages, les quais ou même les bancs publics des ports. À l’inverse, l’otarie à fourrure des Galápagos est plus petite, au corps plus trapu, et surtout dotée d’une épaisse fourrure dense qui lui donne un aspect plus rond et touffu. Elle a aussi de grands yeux adaptés à la pénombre, un museau plus court et pointu, et de longues vibrisses. Beaucoup plus discrète, elle préfère les zones rocheuses et ombragées, en particulier sur la côte ouest des îles comme Fernandina ou Isabela. Un détail important : les deux espèces possèdent de petites oreilles externes visibles, ce qui les distingue des phoques, mais leurs oreilles ne suffisent pas à les différencier l’une de l’autre.

Sur le plan du comportement et de la répartition, ces deux espèces ne partagent pas les mêmes préférences. L’otarie à fourrure fréquente surtout les zones rocheuses isolées, en particulier sur la côte ouest des îles comme Fernandina ou certaines parties d’Isabela, où elle trouve de l’ombre et de la tranquillité.

L'otarie de Kerguelen

L'otarie de Kerguelen est un otariidé au corps grand et épais. Le mâle mesure jusqu'à 2 m, la femelle jusqu'à 1,40 m. La tête est petite, le museau court et pointu, le nez petit et le cou long. Les vibrisses* de couleur crème sont très longues, elles mesurent de 35 à 50 cm. Les pavillons de l'oreille sont bien visibles, ils sont longs, proéminents et nus à leur extrémité (6 cm de long chez le mâle, 4,5 cm chez la femelle). Sa formule dentaire se compose de 36 dents acérées et coniques soit 3 incisives sur la mâchoire supérieure, 2 sur la mâchoire inférieure, 1 canine sur chaque côté de la mâchoire supérieure et inférieure, 4 prémolaires sur chaque côté de la mâchoire supérieure et inférieure, 1 molaire sur chaque côté des mâchoires supérieure et inférieure.

L'otarie de Kerguelen présente une grande variété de couleur de pelage. Le mâle adulte est brun grisâtre foncé à anthracite, il développe une crinière grisonnante sur la poitrine, le cou et le dessus de la tête. Les flancs et le ventre sont plus pâles voire teintés de roux. La femelle est gris moyen sur le dos, plus claire sur le ventre et les flancs. Les nouveaux nés sont noirs.

Les nageoires antérieures sont larges et sombres. L'otarie subantarctique Artcocephalus tropicalis est reconnaissable à sa poitrine jaune-brun, à son museau plus court et à la touffe de poils dressés sur sa tête. Les otaries de Kerguelen se nourrissent de krill antarctique Euphausia superba, mais également de poissons et de calmars. Les femelles privilegient le krill, surtout en période de reproduction. Les otaries de Kerguelen atteignent leur maturité sexuelle à partir de 3 ans. Les mâles ne se reproduisent pas avant l'âge de 7 ans. La période de reproduction commence au début du mois de décembre sur les côtes rocheuses. Le harem d'un mâle est composé de 5 à 20 femelles. Elles sont enceintes de la saison précédente. Environ une semaine après la mise bas, elles seront prêtes à s'accoupler à nouveau. Le bébé otarie est allaité jusqu'à l'âge de 4 mois. L'otarie de Kerguelen nage en ramant avec ses palmes antérieures. C'est une excellente nageuse qui peut faire des bonds hors de l'eau. Elle peut marcher à terre et se déplacer agilement sur des terrains rocheux.

Menaces et Conservation

Bien que l’espèce soit aujourd’hui classée en « Préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), il est important de surveiller ses effectifs et de travailler à endiguer les menaces qui pèsent sur elle et son environnement naturel.

La place des otaries au sommet de la chaîne alimentaire leur fait accumuler de grandes quantités de PCB et de DDT (des composés chimiques synthétiques) dans l’organisme, affaiblissant leur système immunitaire et leur taux de reproduction.

L'espèce a été sévèrement décimée de 1778 à 1907 par les chasseurs de fourrure. Elle est actuellement classée comme préoccupation mineure par l'UICN*. Cela signifie que cette espèce n'est pas considérée comme étant en danger immédiat d'extinction.

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