Alice Belaïdi, actrice française talentueuse et polyvalente, captive le public par son naturel désarmant et son sourire éclatant. Son parcours, marqué par une enfance avignonnaise, des débuts au théâtre et une ascension fulgurante au cinéma, témoigne d'une personnalité attachante et d'un engagement artistique sans faille.
Une enfance loin des projecteurs, bercée par le théâtre et l'engagement social
Née à Nîmes le 18 mars 1987, Alice Belaïdi grandit à Avignon dans une famille où l'art et l'engagement social occupent une place centrale. Son père, Mouloud Belaïdi, maçon d'origine algérienne, fonde une compagnie de théâtre, Le Fils du muet, tandis que sa mère, française, dirige un centre culturel dans un quartier populaire. Cette éducation, ancrée dans la transmission et la conscience sociale, forge la personnalité d'Alice et influence son parcours artistique.
« Mes parents sont vraiment des hippies, dans la transmission. Ma mère lisait du Dolto. Mon père a monté sa compagnie de théâtre. Ils m’ont donné une conscience », confie-t-elle à Marie Claire.
Paradoxalement, le cinéma ne fait pas partie de son quotidien durant son enfance. « On n’allait pas souvent au ciné, on n’avait pas le magnétoscope » résume l'actrice.
C'est au théâtre qu'Alice Belaïdi découvre sa passion et révèle son talent. Dès l'adolescence, elle fréquente le Théâtre du Chêne noir à Avignon, où elle est repérée par le directeur et metteur en scène Gérard Gelas. Il lui confie le rôle principal dans la pièce « Confidences à Allah », une expérience qui marquera un tournant dans sa vie.
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Révélation théâtrale et premiers pas au cinéma
En 2010, Alice Belaïdi est consacrée par le Molière de la révélation théâtrale pour son interprétation dans « Confidences à Allah ». Cette récompense prestigieuse lui ouvre les portes du cinéma. Elle fait ses premières apparitions sur grand écran dans « Fleurs du mal » de Davidussa, « L’Oiseau » d’Yves Caumon et « Les Tribulations d’une caissière » de Pierre Rambaldi.
Parallèlement, elle se fait remarquer à la télévision dans la série « WorkinGirls », diffusée sur Canal+, où elle incarne avec brio l'un des deux réceptionnistes odieux. Son tempérament comique et son énergie débordante séduisent le public et les professionnels du secteur.
Ascension cinématographique et diversification des rôles
Forte de ses premières expériences, Alice Belaïdi multiplie les projets au cinéma. Elle participe à des comédies populaires telles que « Radiostars » de Romain Lévy, où sa prestation est remarquée par la réalisatrice Audrey Dana, qui l'invite à rejoindre le casting de « Sous les jupes des filles » aux côtés d'Isabelle Adjani, Vanessa Paradis, Sylvie Testud et Laetitia Casta.
Elle enchaîne ensuite les comédies, notamment « Maestro » de Léa Frazer, « Un petit boulot » de Pascal Chaumeil et « L’Ascension » de Ludovic Bernard. En 2017, elle retrouve Audrey Dana pour « Si j’étais un homme », puis renouvelle leur collaboration cinq ans plus tard avec « Hommes au bord de la crise de nerfs ».
Alice Belaïdi démontre également sa capacité à incarner des rôles plus dramatiques et complexes. Elle interprète une interne en médecine sensible dans la série « Hippocrate » et une recrue de Daech glaçante de duplicité dans « Le Bureau des légendes ».
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Consciente des stéréotypes qu'elle a dû affronter dans sa carrière, elle affirme : « On a essayé de me cantonner à des rôles de ’l’Arabe de service’, mais j’ai toujours refusé. Je veux qu’on me voie avant tout comme une actrice ».
Consécration avec « Un p’tit truc en plus » et futurs projets
En 2024, Alice Belaïdi connaît un immense succès grâce au film « Un p’tit truc en plus », réalisé par Artus, qui dépasse les 11 millions d’entrées. Elle y tient le rôle principal féminin et confirme sa place dans le paysage du cinéma français.
À 37 ans, Alice Belaïdi est à un tournant de sa carrière. Elle sera la maîtresse de cérémonie des César 2025, une consécration pour cette actrice talentueuse et engagée.
En parallèle de sa carrière cinématographique, Alice Belaïdi reste attachée au théâtre, sa première passion. Elle est également la marraine de la 20ème édition de Mon Premier Festival, un festival de cinéma destiné aux enfants. « Je trouve ça génial de donner accès au cinéma à des enfants », déclare-t-elle.
Secrets de beauté et confidences
Alice Belaïdi partage également quelques secrets de beauté et confidences. Elle révèle que son meilleur réflexe beauté est de boire de l'eau citronnée chaude le matin au réveil, un rituel qu'elle a hérité de sa mère. Pour prendre soin de ses cheveux, elle utilise les produits Furterer, notamment l'Huile Essentielle pour cuir chevelu, le complexe 5.
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Elle confie également être une grosse dormeuse et apprécier les grasses matinées. Son parfum préféré est le musc, et les odeurs de son enfance sont le patchouli et les beignets à l'acacia que faisait son père.
En matière de séduction, elle avoue être maladroite et préférer l'humour, même si cela peut effrayer certains garçons.
Une vie privée discrète
Si sa carrière est en pleine lumière, Alice Belaïdi préserve sa vie privée. Elle a vécu une histoire avec le comédien Gianni Giardinelli, mais leur relation s'est terminée en 2017. Depuis, elle n'a pas officialisé de nouveau compagnon. Elle n'a pas d'enfant et assume pleinement son choix de préserver cette part d'intimité.
Elle vit aujourd'hui à Paris, dans le quartier du Marais, dans un appartement qu'elle a entièrement fait rénover par l'architecte Pauline Lorenzi-Boisrond, du Studio Etthem.
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