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Alan Roura : Un Parcours Exceptionnel dans le Monde de la Voile

Alan Roura, un nom qui résonne dans le monde de la voile, incarne la passion, la détermination et la précocité. Son parcours, marqué par des défis audacieux et des succès remarquables, témoigne d'un engagement sans faille envers son rêve : conquérir les océans. Ce récit retrace son ascension fulgurante, de ses premières navigations sur le lac Léman à ses ambitions pour le Vendée Globe.

Une Passion Précoce

Né à Genève, Alan Roura a été bercé par le clapotis des vagues dès son plus jeune âge. Son enfance, passée sur le voilier familial, l'a initié aux embruns de l'Atlantique, des Caraïbes et du Pacifique. À son compteur, déjà 60 000 milles parcourus à la voile, dont 20 000 milles en solo. Cette immersion précoce a forgé sa passion pour la voile et son désir de repousser les limites. Dès l'âge de 13 ans, il prend une décision audacieuse, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie et s’acheter son premier bateau.

Les Premières Courses en Solitaire

À 20 ans, Alan Roura participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l’Atlantique en solitaire, à bord d’un voilier de 6.50m). L’année suivante, il récidive au chapitre du solo sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Ces premières expériences en solitaire sont riches d'enseignements et le préparent aux défis futurs. Ces trois chemins riches d’enseignements qui le mèneront au départ du 8ème Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années.

Le Vendée Globe : Un Rêve Devenu Réalité

Le Vendée Globe, course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, représente l'Everest des mers pour tout navigateur. Alan Roura, qui fête son prochain anniversaire le 26 février, est le plus jeune participant dans l’histoire du Vendée Globe. Son bateau, Superbigou a été imaginé et construit par son compatriote Bernard Stamm en 1997, lequel a signé deux victoires dans le tour du monde en solitaire avec escales.

Vendée Globe 2016-2017

Le skipper suisse Alan Roura a franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne lundi 20 février 2017 à 9heures 12 minutes et 32 secondes (heure française), il prend la douzième place de ce Vendée Globe, tour du monde qu’il boucle pour la première fois, à l’aube de son 24ème anniversaire. Son temps de course est de 105 jours 20 heures 10 minutes 32 secondes. Le skipper de La Fabrique a parcouru 28 359 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 11,16 nœuds.

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Après les fortes émotions du départ, Alan Roura est entré dans la compétition au sein de l’arrière-garde de la flotte. Lors de la descente de l’Atlantique, malgré les moments stressants à cause des nombreux cargos, le marin suisse a choisi une option payante à l’ouest des Canaries. Cavalant au portant à une moyenne de 16 nœuds, il s’offre le plaisir de doubler Rich Wilson ( Great American IV), Kojiro Shiraishi ( Spirit of Yukoh ) et Romain Attanasio (Famille Mary - Étamine du Lys) lors du passage du cap Vert. Au passage du Pot au noir La Fabrique subit une avarie de l’antenne Fleet et, durant plusieurs jours, il ne dispose alors plus de tous les fichiers météo. Il doit se rapprocher des côtes brésiliennes, afin de télécharger les indispensables logiciels nécessaires à la réparation du système. Un détour qui lui vaudra une importante perte de terrain sur ses concurrents.

Alan Roura découvre les conditions musclées des mers du sud, avec des vents atteignant les 50 nœuds et une houle imposante, lorsqu’il doit faire face à un problème concernant la fixation de son safran tribord. Après une nouvelle séance de réparation, le jeune homme accélère pour revenir dans le peloton. Le 20 décembre, le skipper de La Fabrique en termine avec l’océan Indien et lorsqu’il franchit la longitude du cap Leeuwin à Noël, il entre dans le Pacifique en douzième position. Alors qu’il navigue dans un petit groupe de cinq bateaux, le 2 janvier le marin informe son équipe qu’il a heurté un OFNI et que son safran tribord est cassé. L’incident a provoqué une voie d’eau à l’arrière du bateau qu’il faut colmater avant de changer le safran. Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) s’échappent devant le jeune suisse ralenti par son avarie. Le marin ayant également perdu son rasoir dans la bagarre, on le découvre sur les images avec une barbe qui s’allonge au fil des milles ! Alan double le cap Horn le 16 janvier, après 71 jours de course.

Le 29 janvier lors d’une manœuvre sur La Fabrique, un winch s’est détaché de sa base, nécessitant encore une grosse session de bricolage. A l’équateur au 3 février, après 89 jours de course, Alan Roura rentre dans l’hémisphère nord pour un finish dans l’Atlantique qui met ses nerfs à rude épreuve, car les prévisions évoluant constamment, les choix de route sont difficiles. Il décide de faire un crochet à l’ouest pour contourner les conditions anticycloniques. Les tous derniers jours, Alan Roura est très ralenti dans une zone de hautes pressions. « Se retrouver bloqué, si proche du but, c’est vraiment atroce. Je n’avance pas, j’ai eu jusqu’à 24 cargos autour de moi dans la nuit, ils passent à 200 mètres de moi, c’est horrible !» se désole Alan, peu avant de terminer la boucle. Le skipper de La Fabrique, qui achève son premier Vendée Globe, est déterminé à revenir en 2020 avec un bateau plus performant et tire sa conclusion de cette expérience « Il y a une part de peur mais au moins j’aurais fait un beau Vendée Globe. Je me serais battu du mieux que je pouvais.

Sur les pontons du Vendée Globe, une centaine de mètres à peine sépare le voilier Suisse "La Fabrique" du monocoque "Great American IV". Mais depuis plusieurs jours, Alan Roura 23 ans et Rich Wilson 66 ans se retrouvent souvent, pour une photo ou pour partager quelques moments, ensemble. "On ne peut être que respectueux devant ce grand monsieur de la voile, explique le jeune Helvète. Lors de cette 6e édition, Rich Wilson avait, à 58 ans, bouclé son tour du monde en 121 jours de mer prenant ainsi la 9e place du Vendée Globe. Cette année-là, Alan Roura avait 15 ans.

Préparation pour le Vendée Globe 2024

Avec moins de 1000 jours avant le départ de la dixième édition du Vendée Globe, la manufacture horlogère suisse Hublot s'est associée au skipper Alan Roura. Pour sa troisième participation consécutive, le navigateur genevois pourra compter sur la manufacture horlogère suisse Hublot comme partenaire titre, avec un objectif de taille : tenter de remporter l’édition 2024 de l’Everest des mers, course à la voile la plus difficile au monde. À bord de l’IMOCA 60 HUBLOT, il participera dans cet optique à l’ensemble des courses du calendrier des trois saisons à venir, avec notamment 4 transatlantiques au programme, avant de repartir pour un tour du monde en 2024. Une aventure humaine unique et un défi sportif au sommet dans lesquels il embarque la manufacture horlogère suisse, à bord d’un bateau à la technologie ultime, foiler futuriste de dernière génération au cockpit entièrement fermé.

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L'IMOCA 60 HUBLOT

L’IMOCA HUBLOT, mis à l’eau en 2019 pour le skipper britannique Alex Thomson,et construit pour la victoire, est le bateau volant le plus extrême et le plus innovant de sa génération. Caractérisé par des foils novateurs et un look unique, avec son cockpit fermé révolutionnaire, il est également 100% autonome en énergie grâce à son pont entièrement recouvert de panneaux solaires. Acquis par Alan Roura en octobre dernier, le bateau se trouve à un stade de maturité optimale, après deux ans de mise au point et de fiabilisation. Cette nouvelle monture ultra-performance propulse ainsi le Genevois dans une nouvelle dimension en lui offrant l’opportunité d’aspirer à de nouvelles ambitions sportives. Et c’est dans les couleurs noires, jaunes et blanches de Hublot que le bateau d’Alan partira à la conquête de l’Atlantique.

Hublot Sailing Team

En devenant partenaire titre d’Alan Roura, c’est au projet et à l’équipe toute entière que la manufacture Hublot donne finalement son nom. Depuis 2017, c’est en effet une véritable écurie de course qu’a bâti le jeune Suisse, reposant sur des collaborateurs et des infrastructures solidement installés à Lorient La Base. Le Hublot Sailing Team, c’est ainsi une équipe de 8 personnes à temps plein, nombre d’intervenants extérieurs, un hangar, des bureaux et un pool de partenaires secondaires. Alors que plusieurs entreprises ont en effet rejoint le projet à différents niveaux d’investissement, plusieurs opportunités de partenariats restent encore ouvertes afin d’optimiser le budget de fonctionnement annuel nécessaire aux objectifs fixés.

Hublot et la voile

C’est une histoire qui remonte à la création même de Hublot en 1980 avec ce design emblématique d’un hublot de bateau caractérisant la lunette surmontée de vis. La première rencontre avec le Vendée Globe pour Hublot c’est en 2004-2005, avec la remise de la Palme de l’Émotion et 3 montres chronographes “Vendée Globe” numérotées récompensant les 3 premiers skippers de cette course mythique : Vincent Riou, Jean Le Camm et Mike Golding.

Une Source d'Inspiration

Alan Roura incarne la détermination et la passion, inspirant les jeunes générations à poursuivre leurs rêves. Son parcours démontre que l'âge n'est pas une barrière et que la persévérance est la clé du succès. Ses récits de progression, ses premières fois et ses apprentissages captivent. Des figures comme Alan Roura, Ellen MacArthur et Clarisse Crémer inspirent et attirent partenaires.

Conseils pour les Jeunes Navigateurs

Alan Roura est le plus jeune skipper à avoir pris le départ du Vendée Globe, le 6 novembre 2016, à 23 ans et 9 mois. Il est aussi le plus jeune finisher, ayant bouclé l’édition 2016-2017 à 24 ans. Il n’existe pas d’âge minimal réglementaire. L’inscription dépend des critères de qualification fixés par la Classe IMOCA, de l’expérience hauturière et du respect des normes de sécurité.

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Pour les jeunes navigateurs qui aspirent à suivre ses traces, il conseille de :

  • Construire un parcours réaliste: qualifications IMOCA, saisons en course au large, et milieux formateurs (Figaro, Class40).
  • Choisir un IMOCA éprouvé, fiabilisez le bateau, sécurisez un budget pluriannuel et entourez-vous d’une équipe technique.
  • Travailler météo, sommeil, sécurité et procédures d’avarie.
  • Prévoir un budget pluriannuel: achat ou location d’IMOCA, refit/fiabilisation, voilerie, électronique, salaires de l’équipe, logistique et communication.
  • Sécuriser des partenaires principaux et techniques, et planifiez un calendrier de courses pour générer ROI médiatique.
  • Mettre en place des siestes polyphasiques courtes, alarme redondante, monitoring de la charge mentale et routines de check du bateau.
  • Utiliser capteurs simples (fréquence cardiaque, variabilité) et des protocoles de micro-récupération.
  • Fiabiliser structure, gréement, appendices et énergie. Procédures d’homme à la mer, incendie, voie d’eau, et dématage. Vérifier radeau, balises, combinaisons, pharmacie. Check-list de veille, inspections journalières, et plan d’avarie écrit.

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