L'accouchement, l'un des moments les plus marquants de la vie d'une femme, est une expérience unique qui évoque une gamme variée d'émotions, de découvertes et de défis. Chaque naissance est une porte ouverte vers un monde de nouveautés. Quelles sont les différences entre le premier et le deuxième accouchement ? Est-ce que le deuxième est réellement plus facile ? Mieux vécu ? De l'aspect biologique à l'aspect émotionnel, l'accouchement est une étape fascinante, allant des premiers cris du nouveau-né à l'accumulation d'expérience vécue par la mère.
Premier Accouchement : Une Aventure Inconnue
Le premier accouchement est une toile complexe tissée d'excitation, d'anticipation et de légitime appréhension. Les premières contractions, la rupture de la poche des eaux, ainsi que le moment de l'effort et de la poussée sont autant d'événements chargés de mystère et de magie. Malgré les cours de préparation à l'accouchement et les multiples lectures, une part d'inconnu persiste toujours. Entrer dans le monde de la maternité est une expérience profondément troublante, qui se situe à la croisée du naturel et de la nouveauté totale.
Deuxième Accouchement : Expérience et Anticipation
Le deuxième accouchement se distingue du premier par son expérience et ses attentes transformées. Pour nombre de mamans, il est perçu comme plus fluide, un sentiment découlant de l'acquisition de connaissances et de la confiance engrangée lors de la première naissance. Du point de vue du bébé, la phase active du deuxième accouchement peut se révéler plus rapide que lors du premier. Le corps, déjà préparé à l'accouchement, offre une plus grande coopération. Les muscles de l'utérus et du bassin ont été précédemment étirés, offrant un passage plus aisé pour le bébé.
Bénéfices de l'Expérience Vécue
Les bénéfices du vécu de la première naissance se reflètent dans la manière dont la mère aborde le deuxième accouchement. Elle sait à quoi s'attendre, ayant déjà fait face à l'inconnu et géré ses appréhensions. Lors du premier accouchement, les incertitudes sont nombreuses, et elles peuvent parfois être écrasantes. En outre, les aspects physiques de l'accouchement peuvent être également altérés par cette expérience. Le temps de la deuxième phase de l'accouchement peut souvent être plus court, car le corps de la mère a déjà été traversé et étiré par le processus de la première naissance. Bien que chaque accouchement reste unique en son genre, les nuances entre le premier et le deuxième accouchement sont clairement discernables. La connaissance accumulée, la compréhension des sensations et la préparation mentale de la mère créent un environnement plus serein pour la deuxième naissance.
Réactions Corporelles : Différences Notables
L'un des points saillants des différences entre le premier et le deuxième accouchement est la manière dont le corps de la mère réagit. Une des distinctions majeures réside dans la vitesse de la dilatation du col de l'utérus. Habituellement, au cours du premier accouchement, cette dilatation progresse à une moyenne d'environ 1,2 centimètre par heure. Cependant, pour les accouchements suivants, elle peut accélérer et atteindre un rythme de 1,5 centimètre par heure. Les muscles abdominaux, ayant gagné en flexibilité après la première grossesse, jouent un rôle crucial dans la réaction du corps. Ils se détendent plus aisément et retrouvent plus rapidement leur forme d'avant la grossesse.
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Intensité des Contractions
Par ailleurs, le deuxième accouchement peut être perçu comme plus intense. Les contractions, qui sont souvent plus intenses, et les sensations plus aiguës peuvent rendre l'expérience plus exigeante sur le plan physique. Cette intensité accrue peut être liée à la réactivité accrue du corps, qui répond de manière plus alerte aux processus en cours.
Accouchements Multiples : Une Accumulation d'Expériences
Pour les mères ayant déjà vécu trois accouchements ou plus, l'expérience s'inscrit dans le contexte d'une accumulation des grossesses précédentes. Les différences qui se manifestent lors de ces accouchements reposent en partie sur la transformation continue du corps maternel. Les contractions, bien qu'elles puissent être familières, peuvent parfois jouer des tours. Côté mère, il est indéniable que le corps porte les marques des grossesses et des accouchements précédents. Malgré cette fatigue accumulée, les réflexes du corps restent actifs, rappelant l'expérience passée.
Déroulement Général de l'Accouchement par Voie Basse
Tout au long du travail, votre corps se transforme pour permettre à votre bébé de se frayer un chemin vers le monde extérieur. Les contractions sont de plus en plus fortes et rapprochées. C’est le moment de partir à la maternité.
Arrivée à la Maternité
Vous vous rendez directement aux urgences gynécologiques et obstétriques de l’hôpital. Vous allez peut-être devoir patienter en salle d’attente. Votre accompagnateur aura pour mission de vous rassurer et vous rappeler de respirer profondément et calmement. Il s’occupera de donner les papiers nécessaires. Pendant ce temps, vous allez traverser les phases de l’accouchement jusqu’à la naissance de bébé.
L’accouchement est décrit par le Collège national des gynécologues et obstéticiens français (CNGOF) comme « l’ensemble des phénomènes qui conduisent à l’expulsion du fœtus et des annexes (placenta, liquide amniotique et membranes) après 30 semaines d’aménorrhée ». Lors d’un accouchement par voie basse (voie vaginale) normal, la femme enceinte passera par ces trois phases classiques.
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Il n’est pas possible de prédire exactement la durée de chacun de ces stades, car elle varie d’un accouchement à l’autre. La durée de l’accouchement dépend de plusieurs critères : le poids du bébé, la présentation par le siège, si la maman est primipare (premier accouchement)… Un premier accouchement durera généralement plus longtemps qu’un deuxième. Le temps moyen présumé d’un premier accouchement en France est de 8 heures environ.
Examen Initial et Phase de Pré-Travail
Une sage-femme (généralement) vous invite à passer en salle de consultations afin d’examiner votre col. La dilatation totale est à 10 centimètres. Si vous êtes à plus de 3 cm, vous entrez en salle de naissance. Avant d’atteindre ce taux, la future maman peut être invitée à repartir chez elle avec un traitement si le col est à peine modifié. Identique à une chambre d’hôpital, la salle de prétravail vous permet d’attendre plus sereinement que le travail démarre. La sage-femme viendra vous voir lorsque vous l’appelez, dès que vous avez trop mal. Votre accompagnateur vous rassure, vous aide à respirer.
« Au début, les contractions sont généralement de faible intensité. Souvent, elles sont irrégulières et ne durent pas très longtemps. Essayez de rester calme et n’oubliez pas de dormir et de manger. Vous pouvez prendre un bain ou une douche si vous le voulez. « C’est une période qui peut durer plus ou moins longtemps et pendant laquelle vous devez être patiente. Si ces faibles contractions diminuent ou disparaissent, il s’agissait peut-être alors de ce qu’on appelle communément le « faux travail ». « Le début du travail est souvent précédé par la perte du « bouchon muqueux » (écoulement de glaires épaisses et brunâtres par la vulve).
Durant cette phase de pré-travail, les contractions sont plus ou moins régulières et douloureuses, mais le col se modifie peu et sa dilatation reste inférieure à 3 cm. La pose d’une analgésie péridurale n’est pas encore recommandée à ce stade, car certaines femmes finalement ne sont pas en travail.
Phase de Travail Actif et Dilatation
On vous emmène alors en salle de travail. Elle ressemble aujourd’hui à des chambres équipées en matériel de surveillance. « Puis, la force des contractions augmente graduellement et le col s’ouvre progressivement jusqu’à 10 cm (dilatation complète). À 8 ou 9 cm, les contractions sont souvent très douloureuses. Vous aurez l’impression qu’une vague envahit votre corps. Quand vous sentez qu’elle arrive, pensez selon la méthode choisie à une image positive et à votre point d’appui comme vous avez appris en sophrologie ou bien respirez très profondément comme lors de vos séances de préparation. Cette phase bouleverse votre corps et votre mental : il se peut que vous ayez peur, que vous viviez beaucoup d’émotions fortes, ou encore que vous ayez besoin de faire des sons ou de crier.
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« Vous pouvez avoir l’impression de perdre le contrôle et que ça ne finira jamais. Pensez aussi à changer de position : assise, sur le côté, debout… Vous êtes libre de vos mouvements durant cette phase. Si vous le souhaitez ou pour des raisons médicales, vous pouvez bénéficier de la péridurale. Un monitoring est souvent installé pour écouter le rythme cardiaque du bébé. Ne vous étonnez pas si vous sentez un liquide chaud entre vos jambes. La sage-femme a peut-être percé la poche des eaux. Elle vient vous ausculter régulièrement, votre accompagnateur pourra l’appeler. La porte reste ouverte. Dans le langage courant, on parle d’ouverture du col « à un ou deux doigts » pour mesurer à combien de centimètres le col est-il ouvert.
La dilatation totale est à 10 centimètres. Grâce aux contractions, le fœtus est poussé vers le col de l’utérus engendrant une dilatation du col. La phase de latence correspond à la période où la dilatation est généralement lente, jusqu’à 6 cm. La durée de cette phase varie d’une patiente à l’autre. À dilatation complète, si le monitoring fœtal ne montre aucune souffrance chez le bébé, nous lui laissons entre 1 à 4 heures pour qu’il descende le plus possible dans votre bassin. Vous pouvez demander que l’anesthésiste vienne poser une péridurale pour soulager la douleur liée à vos contractions. L’analgésie péridurale est réalisée par un médecin anesthésiste-réanimateur. Son objectif est de supprimer ou limiter les douleurs de l’accouchement. La péridurale est mise en place à la demande de la maman, si les conditions obstétricales le permettent. Elle n’est pas toujours réalisable.
Phase d'Expulsion
Le col est maintenant complètement dilaté. Le bébé commence sa descente par le bassin. Son menton est appuyé contre sa poitrine. Vous le sentez en train de se frayer un passage en vous. Il est possible que l’envie de pousser arrive avant que le col ne soit complètement dilaté. Pour aider l’utérus, vous allez contracter vos abdominaux et pousser fortement. Votre effort doit coïncider avec la contraction. Le médecin ou la sage-femme vous y aidera. Dès qu’une contraction arrive, prenez une profonde inspiration, bloquez votre souffle en contractant le bas de votre corps et poussez. Entre deux contractions, récupérez.
« Il arrive que des selles soient expulsées pendant ce stade. C’est tout à fait normal. Il arrive aussi qu’au passage du bébé, les tissus du périnée n’aient pas le temps de s’étirer adéquatement et qu’ils se déchirent. Cette déchirure guérit généralement bien après l’accouchement », avertit l’Institut National de Santé Publique du Québec. Parfois, une épisiotomie est pratiquée : il s’agit d’une incision du périnée pour éviter une déchirure complexe. Cette étape dure entre 5 et 30 minutes (au-delà on utilise le forceps). L'épisiotomie n'est pas obligatoire et est même à éviter au maximum pour le périnée.
La vulve s’étire, s’écarte, le crâne de votre bébé est posé contre le périnée. À ce moment-là, arrêtez de travailler, l’équipe médicale va sortir le bébé lentement.
Délivrance du Placenta et Surveillance Post-Partum
Vous aurez encore quelques contractions utérines moins fortes. Elles permettent de décoller le placenta présent dans l’utérus. Le médecin ou la sage-femme appuie alors dessus et la maman pousse une dernière fois en serrant bien le ventre. Le placenta est expulsé de lui-même. Le placenta, une sorte de disque épais recouvert de vaisseaux sanguins, a permis les échanges vitaux entre la maman et le bébé. Il est examiné scrupuleusement afin de vérifier qu’il a été entièrement expulsé. Dix à vingt minutes après la naissance, de nouvelles contractions permettent l’expulsion du placenta.
Une fois l’accouchement terminé, une sage-femme contrôlera vos organes génitaux et suturera les éventuelles ruptures, ce qui se fait toujours sous anesthésie. Si la rupture est importante, elle sera suturée par un obstétricien. Vous restez ensuite environ deux heures sous surveillance en salle de naissance. Ce moment est un temps privilégié d’intimité avec votre bébé.
La sage-femme effectue l’accouchement, la délivrance du placenta et la suture périnéale si elle est nécessaire. Elle est généralement secondée par une infirmière qui aide à la surveillance des constantes maternelles (pression artérielle, fréquence cardiaque, température) et administre les médicaments prescrits par la sage-femme.
Césarienne : Programmée ou Imprévue
Programmée ou imprévue, la césarienne est une intervention chirurgicale. Elle se déroule au bloc opératoire situé en salle de naissance, sous anesthésie générale ou locorégionale : rachianesthésie ou péridurale. La césarienne sous péridurale permet de rester consciente et d’accueillir votre bébé dès sa naissance. À la sortie du bloc césarienne, une surveillance en salle de réveil est obligatoire pendant quelques heures. Vous ne pourrez pas recevoir de visite.
Une consultation pré-anesthésique doit être réalisée systématiquement au moins 48h avant toute intervention programmée. Vous serez hospitalisée le matin même de l’intervention, ou la veille dans certains cas particuliers (diabète antérieur à la grossesse notamment). L’intervention est réalisée dans un bloc opératoire avec des mesures d’asepsie chirurgicale. Sauf circonstances particulières, une personne peut vous accompagner lors de la césarienne. L’anesthésie est dans la grande majorité des cas de type loco-régionale (rachianesthésie). Dans certaines circonstances, une anesthésie générale est parfois nécessaire. Une incision horizontale d’environ 12cm est habituellement réalisée quelques centimètres au-dessus du pubis. Parfois, une incision verticale est requise du fait des antécédents ou de circonstances particulières. L’ouverture de l’utérus permet d’extraire l’enfant qui est confié à la sage-femme ou au pédiatre.
Les suites d’une césarienne et la durée d’hospitalisation sont un peu plus longues que celles d’un accouchement par les voies naturelles. La durée habituelle du séjour à la maternité est de 4 nuits. La douleur abdominale est habituelle, surtout les deux premiers jours. Un traitement antalgique compatible avec l’allaitement est systématiquement prescrit pour limiter ces douleurs post-opératoires. Il comporte des comprimés à avaler et des ampoules à boire. Il ne faut pas attendre la douleur pour les prendre.
La césarienne est une intervention courante dont le déroulement est simple dans la majorité des cas. Cependant, le risque d’hémorragie est augmenté en cas de césarienne par rapport à un accouchement par les voies naturelles. Dans les rares cas d’hémorragie sévère, une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang peut être nécessaire. Les lésions d’organes de voisinage de l’utérus (blessure intestinale, des voies urinaires ou des vaisseaux sanguins) demeurent très rares, et nécessitent une prise en charge chirurgicale spécifique. Parfois, un hématome ou une infection (abcès) de la cicatrice peuvent survenir, nécessitant le plus souvent de simples soins locaux. Comme toute chirurgie, la césarienne peut comporter très exceptionnellement un risque vital ou de graves séquelles. Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents ou par un traitement pris avant l’opération.
Durée de l'Accouchement
La durée d'un accouchement varie d'une femme à l'autre. Généralement, le travail est plus rapide pour un deuxième enfant. En moyenne, pour une première naissance (primipare), une femme peut mettre quelques heures à plus de 24 heures pour accoucher. Pour le deuxième et le troisième enfant, les multipares, l'accouchement est généralement plus rapide, notamment au niveau de la phase de maturation du col. "La femme enceinte a environ trois à quatre heures en moins de travail pour un deuxième enfant", indique la spécialiste.
La durée d'un accouchement après la pose de la péridurale dépend du moment où la péridurale a été administrée à la femme enceinte. "Si la future maman veut la péridurale dès que c'est possible, on la pose lorsqu'elle est à 3-4 cm d'ouverture de col, il reste en général 6 heures pour enclencher la dilatation, puis il y a la phase d'engagement (phase d'expulsion), et la délivrance", souligne la soignante. "En moyenne, un accouchement par césarienne prend 20 minutes. Ce qui est le plus long, c'est l'après, lorsqu'il faut remettre l'utérus en place et faire les points de sutures", déclare l'experte. S'il y a un caractère urgent, la césarienne peut être réalisée plus rapidement.
Accouchement avec un Utérus Cicatriciel
Vous présentez une cicatrice sur votre utérus d’origine gynécologique (par exemple ablation de fibromes) ou obstétricale (antécédent de césarienne). On parle alors d’utérus cicatriciel. Cela entraine un certain nombre de conséquences pour les grossesses et les accouchements à venir. Pour autant, la présence d’une cicatrice sur votre utérus ne constitue pas à elle seule une indication de césarienne (sauf cas particulier de cicatrice fragile). L’accouchement par les voies naturelles est possible, si certaines conditions sont réunies. Le choix du mode d’accouchement sera déterminé conjointement par vous, le médecin ou l’équipe qui vous prend en charge en fonction de différents éléments.
Pendant la grossesse, vous devrez ainsi nous apporter toutes les copies de vos comptes-rendus opératoires. Ces informations sont primordiales pour décider de la voie d’accouchement (type de cicatrice sur votre utérus, complications éventuelles dans les suites opératoires). Nous nous assurerons également qu’il n’y a pas d’anomalie de la localisation placentaire (placenta recouvrant, placenta accreta). En fin de grossesse, nous vérifierons les mensurations de votre bassin par scanno-pelvimétrie (36-37 SA) et estimerons le poids de votre bébé par échographie fœtale, afin de juger des possibilités d’accouchement par voies naturelles. Si toutes les conditions sont remplies, nous vous autoriserons à accoucher par les voies naturelles.
Plus de 3 fois sur 4, la tentative d’accouchement par voie basse après césarienne est couronnée de succès. Cela évite la constitution d’une seconde cicatrice, source de problèmes ultérieurs. Les suites de l’accouchement sont plus simples, la durée du séjour plus courte. Le travail sera surveillé attentivement. Une analgésie péridurale est tout à fait possible, et même recommandée. La dilatation du col devra être régulière et harmonieuse. Le déclenchement d’une patiente ayant un utérus cicatriciel est tout à fait possible. Néanmoins, on ne déclenche une patiente avec un utérus cicatriciel que sur indication médicale (dépassement de terme par exemple) et si les conditions cervicales sont favorables, c’est-à-dire un col suffisamment mature. En cas de deux cicatrices sur l’utérus suite à 2 césariennes (utérus bi-cicatriciel) une tentative d’accouchement par voie basse peut être réalisée sous certaines conditions. L’accord dépend entre autres de l’indication des deux premières césariennes. Il vous sera donc demandé, comme précédemment cité, vos comptes-rendus opératoires.
Accouchement en Siège et Grossesse Gémellaire
En l’absence de contre-indication, une version par manœuvre externe (VME) vous sera proposée entre 36 SA et 37 SA. Elle sera réalisée par un des médecins séniors du service. Après un premier monitoring et un repérage échographique, le médecin poussera votre bébé avec ses mains sur votre ventre pour l’inciter à se retourner. Si un accouchement par les voies naturelles est envisagé, vous serez suivie de façon régulière par une sage-femme au Centre d’explorations fonctionnelles à partir de 40 SA. Le travail est surveillé comme tous les accouchements en contrôlant le rythme cardiaque du fœtus par monitoring et en appréciant la dilatation du col. Pour un accouchement en siège, la pose d’une analgésie péridurale est très fortement recommandée car elle permet d’optimiser la coopération avec l’équipe médicale. L’accouchement se déroule en présence de l’équipe médicale complète (anesthésistes, obstétriciens, sages-femmes et pédiatres). L’obstétricien pourra dans certains cas entreprendre des manœuvres pour faciliter l’accouchement.
En cas de grossesse gémellaire, un accouchement par les voies naturelles est tout à fait possible et la césarienne n’est pas systématique. Votre gynécologue-obstétricien évaluera avec vous si l’accouchement par les voies naturelles est possible. En général, un déclenchement est effectué entre 37 et 39 SA si l’accouchement n’a pas eu lieu avant. L’accouchement du premier jumeau est semblable à un accouchement standard. Pour le deuxième jumeau, l’accouchement peut avoir lieu comme un accouchement normal s’il se présente tête en bas et qu’il descend facilement dans votre bassin. Si l’accouchement a lieu après 36 SA, le plus souvent vos bébés pourront rester auprès de vous après la naissance.
Préparation à l'Accouchement et Bien-Être
Préparer son corps à l'accouchement se fait de façon globale, même pour un deuxième enfant. La préparation à la naissance classique vous permettra de prendre confiance en vous, d'accentuer la sécurité affective et de bien vous informer sur l'harmonie entre la mécanique de votre bébé lors du travail et votre accompagnement corporel, qui est nécessaire (placement du bassin, mouvements en lien avec les différents temps du travail).
Vous pouvez également accompagner votre corps dans ses changements. Faites alors ce qui, en complément de la préparation, vous convient le mieux : yoga, vibration sonore, natation… Quant au périnée, il se travaille par une prise de conscience et des exercices type rééducation pendant la grossesse, puis par des massages en fin de grossesse.
Quand l’Accouchement Commence-t-il Vraiment ?
Le corps travaille de diverses manières à chaque phase de l’accouchement. Il est tout à fait naturel que les futurs parents aient envie de savoir combien de temps durera l’accouchement, comment il se déroulera et quelle sera l’intensité de la douleur. Malheureusement, il est impossible de répondre à ces questions, car chaque accouchement est unique et vécu de manière très personnelle. Oubliez donc toute planification et laissez-vous guider par la nature.
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